Et me revoilà! (j'ai réussi à tenir le coup :D)

Disclaimer: Bleach est à Nirvana. Le manga du même nom est à Tite Kubo.

Note de l'auteur: Je suis de retour! Je publie, je publie! (pour l'instant c'est encore lisible, mais ça devient vite n'importe quoi... u_u) C'est mon retour mais aussi celui d'Aizen! Le grand psychopathe qui est à l'origine de tous les maux dans Bleach! (non c'est faux, en fait il est bien dans le rôle du méchant charismatique). J'aime beaucoup les remarques de Byakuya, je ne sais pas pourquoi... Il dit des trucs profonds, non? Enfin bref. J'espère que ce chapitre (plus long!) vous plaira aussi! ^^

Réponse aux reviews:

shili: Merci beaucoup! Je suis vraiment contente de voir que tu aimes toujours autant ma fiction malgré le retard(au point de crier de joie quand tu vois le chapitre!)! Dans ce chapitre, on comprend un peu plus, parce qu'Aizen est là pour nous expliquer l'inexplicable! O.o J'espère que ce chapitre te plaira!

mlle driiiiing: Merci beaucoup pour ta review! Je me demande ce qui t'a surprise dans le dernier chapitre? Oh mon dieu, le hitsu/matsu... C'est assez louche en fait, mais disons que... Ils vont se rapprocher. Moi aussi j'aurais bien voulu écrire cette fiction, surtout que c'est assez amusant d'imaginer Byakuya perdre le contrôle parfait qu'il a sur lui-même pour attaquer Toushiro! Si tu es sadique, ne t'en fais pas, moi aussi! Merci encore et voilà le chapitre 5!


Chapitre 5:

Toushiro leva les yeux au ciel. Encore une réunion. La routine avait repris depuis quelques jours, et étrangement, il aurait préféré mourir plutôt que de revenir dans cette salle.

— Bienvenue, Hitsugaya taichou, déclara solennellement Yamamoto, dont la voix butait sensiblement sur les syllabes de sa phrase. Nous espérons tous qu'après cette convalescence, vous irez mieux.

Toushiro hocha la tête en signe de remerciement. Inutile de préciser qu'il ne respirait pas. Il n'avait pas soif, mais il ne voulait pas perdre son grade de capitaine après avoir assassiné plusieurs de ses collègues. L'apnée était plutôt dure à tenir, au début, mais il avait vite remarqué qu'il n'avait pas tellement besoin de respirer. Il pouvait retenir ce réflexe vital pendant beaucoup plus de temps qu'un pauvre humain.

La réunion avait été organisée pour lui souhaiter la bienvenue. Il n'avait pas voulu y assister, de peur de perdre la tête, mais Unohana avait pris ses précautions. Il avait bu plusieurs litres de sang (à l'origine douteuse) avant de venir. Aussi, il n'avait vraiment pas soif, il avait même très mal au ventre, comme s'il souffrait d'une indigestion.

Il jeta un rapide coup d'œil à Byakuya. Il était encore très pâle. On pouvait voir le dessin de ses veines sur son visage et un bandage au niveau de son épaule. Il avait toujours du mal à bouger le bras. Toushiro ressentit une vague de culpabilité. C'était de sa faute, après tout. Ou de celle d'Aizen. C'était lui qui l'avait empoisonné, après tout.

— Tu vas mieux, Hitsugaya-kun ? demanda Ukitake en venant vers lui.

Toushiro fronça les sourcils. La réunion était déjà finie ? Le temps était passé plutôt vite.

— Oui, fit le jeune garçon en souriant. Je vais beaucoup mieux.

Et je bois du sang, songea-t-il. Mais il valait mieux ne pas inquiéter le capitaine de la treizième division qui avait une santé fragile.

— Tes yeux sont redevenus normaux, remarqua Ukitake. C'est une bonne chose. Comment cela est-il arrivé ?

— Euh… C'est revenu à la normale après quelques heures, bafouilla Toushiro.

— Très bien.

Après un moment, Ukitake soupira.

— Si tu crois que c'est mieux de mentir, libre à toi. Mais je ne pourrais pas t'aider si je ne sais pas ce qu'il t'est arrivé, et sans doute ce qu'il t'arrive encore.

— Il ne m'arrive rien.

— Tes yeux étaient rouges. Pourquoi ?

— Arrêtez, Ukitake taichou. Vous ne devriez pas chercher à savoir des choses qui ne vous regardent pas.

Ukitake fut surpris par l'attitude glaciale et distante de l'enfant. Unohana s'approcha d'eux en souriant.

— Hitsugaya, le traitement agit bien ?

Le traitement. Autrement dit, le sang qu'elle lui procurait. Toushiro acquiesça lentement, comme exaspéré.

— Je suis heureuse que vous alliez mieux, ajouta-t-elle.

— C'est grâce à vous, Unohana taichou.

Il se dirigea rapidement vers la sortie. Il avait l'intention d'aller à sa division pour prendre des nouvelles de Matsumoto. Ils n'avaient pas beaucoup parlé, après l'incident survenu quelques jours auparavant.

Il était devant la porte de son bureau. Il hésitait. Matsumoto avait beau le nier, elle était traumatisée. Elle refusait catégoriquement de se trouver seule dans la même pièce que son capitaine. Elle ne voulait plus lui parler, et faisait tout pour qu'il ne lui crie pas dessus. Toutes les parades étaient bonnes, du moment qu'elles l'empêchaient de se retrouver dans la même situation, celle qui l'avait forcée à se retrouver face à la pire facette de son capitaine.

Il tourna la poignée et pénétra dans son bureau. Elle dormait sur le canapé. Comme d'habitude. Toushiro soupira.

— Matsumoto… Combien de fois faudra-t-il que je te dise que mon bureau n'est pas une chambre…

Au son de sa voix, elle tressauta et ouvrit les yeux. Elle faillit pousser un cri de terreur en croisant le regard glacial de son capitaine.

— Taichou, vous m'avez fait peur !

— J'avais remarqué, fit froidement le jeune garçon. C'est un bel accueil que tu m'as donné. J'adore.

Matsumoto parut prise de remords, mais elle ne bougea pas. Toushiro s'assit à côté d'elle.

— Il faut que je comprenne, souffla-t-il. Pourquoi es-tu si effrayée en ma présence ?

Son vice-capitaine sembla réfléchir, puis elle lui sourit timidement.

— Taichou, je suis vraiment désolée. On efface tout et on recommence ?

Toushiro leva les yeux au ciel. Décidément, elle allait le rendre fou ! Il secoua la tête en soupirant.

— Matsumoto, tu m'exaspères. Vraiment. J'en ai plus qu'assez de te voir me fuir, pour ensuite me dire que ce n'était rien d'important. Pendant combien de temps vas-tu continuer à me mentir ? Je n'en peux plus. Je ne peux rien pour toi, si tu ne m'expliques pas. J'aimerais comprendre. Mais tu ne m'aides pas.

— Oubliez, je vous dis. Je ne suis qu'une idiote. Voilà, j'ai été traumatisée, j'ai peur de vous. Mais en même temps, qui ne serait pas effrayé en se trouvant dans la même pièce qu'un vampire ? C'est ce que vous êtes, non ? Vous buvez du sang. Je vous ai vu sous votre pire facette, un monstre assoiffé de sang, amnésique, cruel, dangereux… Je ne peux plus supporter cette vision d'horreur. Je vous ai longtemps admiré, taichou. Mais maintenant, je ne suis qu'effrayée par votre présence, et si je le pouvais, je serais partie depuis longtemps.

Toushiro semblait comme abasourdi par cette révélation. Il eut un petit sourire triste et ses yeux commencèrent à briller.

— Je vois, Matsumoto. Tu me hais, tu as peur de moi…

— Taichou, l'interrompit la jeune femme. Je n'ai pas dit que je vous haïssais !

— Tais-toi !

Matsumoto s'arrêta de parler, surprise de voir son capitaine au bord des larmes.

— Je suis désolé, Matsumoto. Si j'avais su, j'aurais fait en sorte de ne jamais devenir capitaine. Ça m'aurait arrangé, je n'aurais pas assisté à ces réunions ennuyeuses à souhait. Enfin… On ne choisit pas son destin.

Toushiro éclata en sanglots. Matsumoto tenta de le consoler, mais il la repoussa violemment, un sourire mauvais sur les lèvres.

— Mais j'ai compris, Matsumoto, reprit-il. Tu ne me supportes pas. Tu ne m'as jamais supporté. Tu ne me supporteras jamais. Il vaut mieux que je parte. La division se portera mieux sans un vampire dans ses rangs, et pire, à sa tête !

— Taichou…

— Arrête de prononcer ce grade sur ce ton. Ne joue pas les hypocrites. De plus, je renonce à mon grade. Cela ne te gênera pas, je suppose. Prendre la tête de sa division. C'est le rêve de tous les vice-capitaines !

— Taichou ! Arrêtez !

— Non… Tu sais très bien que j'ai des sautes d'humeurs imprévisibles… Qui sait… Peut-être que dans quelques minutes tu seras morte dans mes bras, vidée de ton sang.

Matsumoto resta interdite, cependant que son capitaine se levait et se dirigeait vers la sortie du bureau. Puis elle se reprit.

— Taichou… Restez, je vous en supplie.

— Tu n'as pas compris, Matsumoto ? Je ne suis plus ton capitaine, cracha le jeune garçon. Trouve toi un autre chef. Moi, je démissionne.

Il disparut en un clin d'œil. Matsumoto voulut le rattraper, mais elle se souvint de la force et de la rapidité incroyables de son capitaine. Même un autre gradé ne pourrait pas l'arrêter. Elle se leva et décida d'aller voir Unohana taichou. Peu importe le nombre de gens avec qui elle se trouvait, il fallait lui parler.

Lorsqu'elle arriva au siège de la quatrième division, Matsumoto était hors d'haleine et au bord de l'hystérie.

— Je veux voir Unohana taichou, cria-t-elle. Tout de suite !

Le capitaine apparut, l'air plutôt surpris.

— Matsumoto fukutaichou, quelque chose ne va pas ?

Puis elle remarqua l'expression affolée du vice capitaine de la dixième division. Aussitôt, elle ouvrit la bouche, comme horriblement choquée.

— Hitsugaya taichou, souffla-t-elle.

Matsumoto acquiesça.

— Il a renoncé à son grade de capitaine, dit-elle gravement. Il s'est enfui.

Unohana sentit son cœur s'affoler. Alors le prodige les avait laissés tomber ? Il était parti, les avait trahis, tout ça en si peu de temps.

Mais elles n'avaient pas tout vu.

Lorsqu'elles sentirent le puissant reiatsu d'Aizen, elles surent que c'était la fin.

(...)

— Alors tu es venu, lança Hitsugaya. Je croyais que tu dégonflerais, Aizen.

L'homme brun en face de l'enfant parut choqué de la remarque, mais se reprit rapidement.

— Hitsugaya-kun. Tu es content de l'effet de mon poison sur toi ?

— Oui et non, pour être franc. Cette dépendance au sang est vraiment… Énervante.

— C'était obligé. Le sang apporte les nutriments nécessaires au bon développement de tes nouvelles capacités.

Toushiro leva les yeux au ciel. Vraiment, Aizen était terriblement borné.

— Je sais que ce n'était pas pour le « bon développement de mes nouvelles capacités », Aizen. Tu es un pervers, c'est tout. La preuve, tu apparais en plein milieu du Seireitei, en face d'un homme désigné « danger public », en riant à la barbe et au nez de tous les shinigamis. Tu es un pervers.

— Toujours aussi perspicace, je l'avoue. Ta transformation n'a en rien altéré tes capacités intellectuelles, Hitsugaya-kun.

Aizen ricana.

— Tout le monde va te prendre pour un traître, Hitsugaya-kun. Tu en es conscient.

— Je suis déjà un traître. Depuis ma transformation.

— Qui n'est pas terminée.

Hitsugaya écarquilla les yeux. Aizen souriait encore. Il tenait un flacon entre ses mains. Un flacon rempli aux trois quarts d'un liquide argenté.

— Je ne t'ai pas administré toute la dose, murmura l'ancien capitaine de la cinquième division. Et pourtant, tu es déjà si… Développé.

— Je suis un cobaye. Comme avec la hollowmorphose.

— Qu'est-ce que cela pourrait donner si je te donnais toute la dose ? Tu serais si puissant… Si sauvage. Cela contrasterait avec l'image du capitaine froid et sage de la dixième division qui te collait à la peau.

Aizen avait l'air émerveillé face aux visions du futur qui l'assaillaient.

— Si je te donnais tout le poison que j'ai apporté, survivrais-tu ? Si c'est le cas, tu seras pire qu'un danger public, Hitsugaya-kun. Tu seras un véritable monstre, une ignoble créature faite pour tuer sans réfléchir. Tu seras pire que moi.

Toushiro gronda.

— Aizen, tu oses m'abaisser au même niveau que toi ? Je ne suis pas un sadique.

— Tu es pire que cela. Vois-tu, Hitsugaya-kun, j'avais l'air gentil. Je vous ai trahis. Toi, tu es bien pire. Tu es l'innocence incarnée parmi les capitaines. Tu as beau être froid, grossier et sujet à de violentes crises de nerfs, tu as l'apparence d'un enfant. Tout le monde sait très bien que tu n'en es pas un. Mais tu ressembles à un enfant. Tu as l'air si fragile, alors que tu es un millier de fois plus fort que n'importe quelle armoire à glace de la onzième division. Mais tu as l'air innocent et pur. C'est pour ça que les capitaines sont gentils avec toi. Parce qu'ils ressentent le besoin de te protéger. Et toi tu vas les trahir, même si tu ne le veux pas. Tu es pire que moi. Si on devait désigner un traître, tu serais le dernier sur la liste. Et tu le sais. Tu joues de tes charmes, Hitsugaya-kun.

Hitsugaya resta abasourdi par l'analyse d'Aizen. Il avait tout à fait raison. Tout le monde le prenait pour un enfant, or il n'en était pas un.

— Hitsugaya-kun… Tu es le seul compatible avec ce poison. Je suis obligé de te torturer.

— Avoue que ça te fait bien plaisir, Aizen !

Un rictus terrifiant déforma les lèvres de l'homme brun.

— Évidemment, Hitsugaya-kun. Rien ne me ferait plus plaisir que ta torture.

— Personne ne nous retrouvera ? s'inquiéta le jeune garçon.

— Ne t'inquiète pas, Hitsugaya-kun. Kyouka Suigetsu fait bien son travail. En ce moment, tes amis sont en train de courir dans tout le Seireitei après une illusion. Le Gotei 13 est tombé bien bas.

Aizen agita le flacon qu'il tenait entre deux doigts.

— J'ai une expérience à continuer.

— Tu crois que je vais te laisser faire ? feula l'enfant.

— Oui. Tu n'as pas le choix.

Hitsugaya dut se rendre à l'évidence. Aizen le tenait prisonnier. Comment, il ne le savait pas. Mais Aizen l'attirait comme la lumière attire les papillons. Autant dire qu'il allait sans doute se brûler les ailes à ce petit jeu.

Ichimaru Gin apparut juste à ce moment.

— Aizen taichou... Ton plan marche.

— Bien Gin. Regarde notre petit prisonnier. Très mignon, je dois l'avouer. Il ne le sera sans doute plus d'ici peu de temps. Il faut en profiter. Sa beauté n'était pas éphémère. Elle était éternelle. Et je vais la gâcher. Quel dommage.

— Aizen, cracha Hitsugaya. Tu veux mourir ?

Aizen esquissa un geste dédaigneux.

— Tu m'as déjà dit ça, auparavant. Et tu avais faux sur toute la ligne. Gin ?

Toushiro sentit deux bras vigoureux l'encercler. Il tenta de se dégager, mais l'étreinte n'en fut que plus forte.

— Aizen ! hurla-t-il.

Il se démenait comme un diable, mais Gin ne lâchait pas prise.

— Ce poison, déclara Aizen, provient du Hougyoku. C'est une substance qu'il sécrète. Je l'ai testée sur quelques-uns de mes Arrancars. Ils sont morts. Ils n'étaient pas assez résistants. Je n'ai pas voulu le tester sur mes Espadas, alors je l'ai fait sur tous les shinigamis.

— Tous ? s'indigna Toushiro.

— Tous, répéta Aizen. Et il n'y a que toi qui as réagi aussi violemment sans mourir. Les autres n'ont rien remarqué, ou, pour les capitaines, ont ressenti une légère perturbation de leur reiatsu. Il n'y a que toi qui t'es transformé. Je veux mener à bien cette expérience. Tu ne m'en empêcheras pas.

Aizen sortit une seringue de son shihakusho. Il s'approcha de Hitsugaya et enfonça violemment l'aiguille dans le bras du jeune garçon. Celui-ci poussa un hurlement déchirant.

Matsumoto retint son souffle.

— Taichou ! cria-t-elle. C'est mon taichou ! Que lui fait-on ? Pourquoi a-t-il crié ?

— Calmez-vous, Matsumoto fukutaichou, murmura Byakuya, qui participait activement à la recherche. Vous êtes au bord de la crise de nerfs.

Aizen ricana. Il vida tout le contenu de la seringue dans le bras de l'enfant.

Toushiro hurla à nouveau. La douleur que le transperçait était bien pire que la première fois. Il respirait difficilement, et c'est à peine si son cœur battait normalement.

— La transformation a véritablement commencé, Hitsugaya-kun. Cependant, elle sera plus efficace si je te donne tout le poison, non ?

Il prit le flacon qu'il tenait toujours et le vida dans la bouche de Toushiro. Aussitôt que le flacon fut vide, Aizen la referma, de peur que l'enfant recrache le poison, bien que, vu son état, il n'en était absolument pas capable.

Toushiro brûlait. Aizen l'avait mis sur un bûcher et l'avait enflammé. Non. Ce n'était pas ça. Ses veines brûlaient, ses poumons, sa bouche, son estomac. Tout le brûlait. Il allait mourir de douleur. Il n'avait plus de forces. Il ne pouvait même plus crier. Il entendait Aizen rire comme un dément, et Gin rester coi devant lui.

— Aizen taichou, souffla Gin, ses yeux…

— Ils sont un indicateur de sa transformation. Ils sont rouges. Ce n'est pas terminé.

Gin contempla l'enfant qui se convulsait. Ses yeux étaient devenus rouges et ses crocs étaient déjà sortis. Aizen ricana à nouveau.

— Il est passé au stade supérieur, Gin. C'est… Fascinant.

Aizen était obnubilé par le petit garçon. Il ne regardait que Toushiro, et s'était agenouillé près de lui.

Toushiro ne pensait plus à rien, si ce n'est qu'il allait bientôt mourir et qu'il sentait déjà son esprit partir.

— Aizen…murmura-t-il. Aizen…

— Aizen taichou, fit Gin, de plus en plus inquiet. On dirait qu'il va mourir.

— Impossible, assura Aizen. Il est compatible. Il souffre, mais ne peut pas mourir. Il est compatible.

Gin supposa qu'Aizen avait perdu la tête, si ce n'était pas déjà le cas. Mais il avait raison. Regarder un enfant comme Hitsugaya se transformer en un vampire, c'était excitant.

Des reiatsus se rapprochaient d'eux. Aizen fronça les sourcils.

— On s'approche. Ton amie Matsumoto fait partie des unités de recherche. Elle est toute proche.

— J'avais remarqué, déclara Gin d'une voix amère.

— Gin ?

Aizen se tourna vers Ichimaru. Il le toisait d'un air glacial.

— Ne me parle plus sur ce ton.

— O… Oui, Aizen taichou.

— Nous devrions partir, sinon ils vont nous trouver trop facilement. On y va.

Un sourire se dessina sur les lèvres du plus grand traître de la Soul Society.

— Au revoir, Hitsugaya-kun…

Aizen et Gin disparurent dans le Hueco Mundo.

Matsumoto arriva trop tard. Les deux traîtres étaient déjà partis, et son capitaine était mourant. Elle se précipita auprès de lui, l'illusion de Kyouka Suigetsu ne marchant plus.

— Taichou ! Taichou !

Elle comprit avec horreur qu'Aizen était venu finir le travail. Les yeux de son capitaine étaient devenus entièrement noirs et il écumait, comme s'il était atteint de la rage. Ses convulsions devenaient inquiétantes et ses crocs étaient bel et bien sortis. Instinctivement, elle le recouvrit de son corps.

— Matsumoto, dit Yamamoto, que se passe-t-il ?

— Partez, partez, sanglota Matsumoto. Ne regardez pas mon taichou ! Ne vous approchez pas !

Elle sentit les petites mains de son capitaine s'agripper faiblement à elle.

— Matsumoto, chuchota-t-il.

Sa voix était brisée. La jeune femme se tourna vers lui. Il avait les yeux grands ouverts et murmurait des choses incompréhensibles.

— Taichou…

— Matsumoto, écarte-toi, ordonna Yamamoto.

Elle ne bougea absolument pas et Yamamoto commença à s'énerver.

— C'est un ordre, Matsumoto ! Tu seras relevée de tes fonctions !

— Non… Ne venez pas… Laissez-le… Laissez-nous…

— Matsumoto, je saurai te faire payer ce manque de respect !

Unohana et Byakuya se précipitèrent vers Matsumoto. Elle ne voulait pas montrer le corps de son capitaine. Byakuya tenta de la soulever, elle cria de plus belle. Unohana examina le corps de Toushiro. Personne à part elle, Byakuya et Matsumoto ne pouvaient le voir. Elle poussa un petit cri de surprise en découvrant l'état du jeune capitaine.

— Qu'y a-t-il, Unohana taichou ? demanda Yamamoto, visiblement inquiet.

— Je… Je demande la permission d'emmener immédiatement Hitsugaya taichou à la quatrième division, et d'autoriser uniquement Matsumoto Rangiku, Kuchiki Byakuya et moi-même à rester auprès de lui. Sa survie en dépend.

Yamamoto parut hésiter un instant.

— Unohana taichou, vous cachez des choses importantes aux capitaines, et pire, à la Soul Society. Ce secret aurait-il un rapport avec la sécurité de la Soul Society ?

Unohana acquiesça.

— Soit. Accordé. Cependant, je voudrais être tenu au courant de l'état de Hitsugaya taichou, et, évidemment, savoir quel est ce secret. La santé de Hitsugaya taichou est plus importante que nos états d'âme et nos soupçons.

— Merci, Yamamoto sou taichou.

Unohana fit signe à Matsumoto de prendre son capitaine sur son dos. Elle s'exécuta aussitôt. Byakuya, Unohana et Matsumoto partirent rapidement. Pas assez pour éviter une vision d'horreur à tous les shinigamis présents. Ils avaient tous vu les yeux entièrement noirs du jeune capitaine. Mais c'était Yamamoto qui avait vu le pire. Le sourire mauvais qui déformait le visage de l'enfant en dévoilant des crocs acérés.

— Hitsugaya taichou, murmura-t-il, profondément choqué. Que vous arrive-t-il ?

Ukitake, lui, était au bord de l'évanouissement. Courir dans tout le Seireitei l'avait beaucoup épuisé. Voir son jeune protégé dans un tel état l'avait achevé. Aizen avait fait preuve de la plus grande perversité avec cet enfant.


Wouh. Je pense que maintenant certaines choses sont... plus claires :D

Une petite review s'il vous plait?