Me revoilà! J'ai passé le choc de la JE, et de Harry Potter et les Reliques de la mort... Cela m'a donné l'occasion de... lire du Drarry...
Disclaimer: Bleach n'est pas à moi, et j'avoue avoir un peu décroché... Mais en ce moment, il n'y a que des HS T_T
Note de l'auteur: Bonjour, tout le monde! Je me suis rendu compte que j'allais partir une semaine dans un autre pays... enfin bon, je n'arrive plus qu'à parler japonais (baragouiner serait plus juste) et anglais. Donc ce chapitre, terrible, haha. Les deux OC sont à moi. Je ne les aime pas particulièrement, mais bon... (sérieusement, créer des personnages que l'on n'aime pas? Je suis bizarre u_u)... Donc, un nouveau chapitre, yatta!
Réponses aux reviews anonymes:
mlle driiiiing: Merci pour ta review et merci de ta fidélité! ^^ (je ne la mérite sans doute pas u_u) Ah, j'espère que tu as réussi ton brevet! (je me souviens quand je l'ai passé, c'était plus drôle que le bac de français en tout cas!). Merci pour les félicitations, je m'en suis pas mal sortie (en fait j'ai raté l'oral, cartonné à l'écrit et réussi très moyennement le TPE -_-'). Ah, Hitsu... Je ne sais même pas où je l'ai emmené en fait. Mais il se préparait pour ce chapitre je suppose. Et pour Aizen. Ah merci, la famille Kurosaki est juste hilarante... Elle me manque un peu, mais bon. Ah les amours maladroites des adolescents... Ca donne du Ichihime. Voina! Nouveau chapitre, en espérant qu'il te plaise! :)
tsuyoshi: Merci pour ta review! En effet, Aizen va revenir bientôt, et on va apprendre des choses particulièrement... bizarres, à propos de Toushiro et lui. Voilà un nouveau chapitre! Enjoy :)
Chapitre 11:
Une silhouette encapuchonnée se tenait sur une colline du Rukongai, attirant tous les regards. Elle scrutait quelque chose, au loin, qui semblait être le Seireitei. Alors qu'elle descendait de son perchoir, des voix fusèrent.
— Qui es-tu ?
— Ce doit être un sbire d'Aizen !
— Va-t'en !
— Et si c'était ce capitaine disparu dont tout le monde parle ?
— N'importe quoi ! C'est un intrus ! Il faut l'empêcher d'aller au Seireitei !
Un groupe d'hommes armés s'avança, l'air menaçant. L'un d'entre eux se jeta sur l'étranger, qui para son coup avec une facilité déconcertante. L'homme imprudent s'écroula sur le sol, blessé. L'inconnu paraissait hors de lui, le sang de son ennemi tachant son visage.
— Disparaissez ! ordonna-t-il d'une voix impérieuse.
Les curieux s'écartèrent lentement, tandis que l'objet de leur crainte passait une main sur son visage et léchait consciencieusement le liquide rouge qui souillait sa peau.
— Disparaissez ! répéta-t-il.
Toutes les personnes présentes frissonnèrent. L'étranger avait libéré son reiatsu contrôlé, et, bien que ce fut avec modération, certains s'évanouirent.
— Calmez-vous, monsieur, murmura une petite voix. Je sais que ce sont de parfaits abrutis, mais ils ne méritent pas de mourir.
L'inconnu se tourna vers la personne qui venait de parler. Une petite fille brune aux yeux chocolat lui faisait face. Il lui sourit.
— Comment t'appelles-tu, petite ?
— Yumi. Yamashita Yumi, déclara l'enfant en se courbant.
— Je vois… Et qui est ce garçon qui me regarde avec inquiétude ?
— Oh, c'est mon grand frère, répondit Yumi le plus naturellement du monde. Il s'appelle Saruwatari Kazuma. Un idiot. Ne faites pas attention à lui.
L'intéressé écarquilla les yeux et commença à insulter la gamine, qui haussa les épaules en soupirant.
— Tu as une énergie spirituelle, je me trompe ? remarqua l'inconnu, qui, vu de plus près, semblait être un adolescent.
— Non. Vous êtes vraiment fort !
— Merci du compliment.
Celui qui se nommait Kazuma s'approcha des deux jeunes gens qui continuaient à discuter comme de vieux amis. Il était méfiant, mais il ne broncha pas lorsque le jeune garçon lui sourit.
— Yumi, nous devrions rentrer, lança Kazuma. Tu sais comment ça va finir, si on ne rentre pas.
— Oui, tu as raison, concéda tristement la gamine. Au revoir ! dit-elle à l'intention de l'inconnu.
Elle n'avait pas fait un pas vers son frère que l'adolescent la retint par le bras.
— Attends, petite ! Et si vous deveniez shinigamis, toi et ton frère ? proposa-t-il. Vous avez une énergie spirituelle importante, vous pourriez être gradés facilement.
— Mais… On ne peut pas, pas vrai, Kazuma ?
Le petit garçon avait l'air d'être en proie à une grande réflexion. Il soutenait le regard bleu-vert de l'inconnu avec aplomb.
— Je suis d'accord avec vous, finit-il par dire. Devenons des shinigamis, Yumi. Ce n'est pas une vie pour nous.
— Kazuma… Depuis quand… Depuis quand as-tu pris une telle décision ?
— Cela fait longtemps. On y va, « monsieur le shinigami » ?
L'interpellé acquiesça avec étonnement. Des deux enfants, Kazuma était celui qui avait l'air le plus méfiant. Il n'avait jamais cru qu'il aurait accepté.
— Mais papa ? s'interposa Yumi. Si on part sans rien dire, il va…
— Ne fais pas la naïve, Yumi ! s'emporta Kazuma. Tu sais aussi bien que moi qu'il est… Ce serait stupide d'essayer de le convaincre. Autant partir tout de suite.
Il prit la main de l'étranger qui était de plus en plus surpris. Yumi serra l'autre main du jeune homme.
— Vous n'avez pas d'effets perso…
— Arrêtez de poser des questions, l'interrompit Kazuma.
— D'accord…
L'adolescent se dirigeait rapidement vers le Seireitei. Il remarqua que Yumi lançait souvent des regards vers l'endroit d'où ils venaient. Vers leur passé.
Alors qu'ils s'approchaient de leur but, l'étranger s'arrêta devant une maison.
— Vous pouvez entrer, si vous voulez, fit-il en souriant.
— On peut entrer chez les gens qu'on ne connaît pas comme ça, quand on est shinigami ? demanda Yumi.
— Je connais la personne qui habite ici, ne t'inquiète pas.
Il pénétra dans la maison, suivi des deux enfants. Ils restèrent près de la porte, alors que le jeune homme s'enfonçait dans l'obscurité.
— Tu ne trouves pas effrayant qu'on ne voie pas son visage, Kazuma ?
— J'ai l'impression de le connaître. Je lui fais confiance.
— Tu ne fais confiance à personne, d'habitude.
— Débile. Ce n'est pas la preuve qu'il est digne de confiance ?
Yumi hocha la tête avec circonspection.
Des éclats de voix les sortirent de leurs pensées.
— Sortez de chez moi ! Je ne vous connais pas !
Une vieille femme apparut, suivie de leur ami le shinigami. Elle paraissait très énervée. L'homme qu'elle traînait se figea brusquement.
— Je suis vraiment désolé, obaa-chan. À cause de moi, tu t'inquiètes beaucoup trop. Regarde-toi, tu as maigri. Alors que je n'en vaux pas la peine.
La grand-mère resta abasourdie devant les paroles du jeune homme. Il baissa son capuchon. Son regard bleu-vert mélancolique, ses cheveux blancs…
— Toushiro ! s'écria-t-elle. Tu es revenu !
Elle tenait son visage en coupe, souriante.
— Comme tu as changé ! continua-t-elle. Tu as tellement grandi ! Regarde ça, tu dois te baisser pour me faire face ! Arrête de me regarder aussi sérieusement ! … Tu veux des pastèques ? Et qui sont ces enfants, derr…
— Obaa-chan, calme-toi… Ces gamins sont de futurs shinigamis. Arrête de me tripoter ! hurla le garçon en voyant que la vieille femme lui tirait les joues et tâtait à peu près tout son corps.
— Tu as enfin grandi ! Moi qui croyais que cela n'arriverait jamais… Rester bloqué à un mètre trente-trois… Tu mesures combien ?
— Tu t'intéresses à ce genre de futilités, s'exaspéra Toushiro. Je mesure environ un mètre quatre-vingt, si ça te convient.
— Tu as pris autant de centimètres en à peine deux mois ? C'est... magnifique ! Merveilleux !
Kazuma écoutait la conversation avec attention. L'homme qui leur avait promis un avenir de shinigami était le capitaine dont tout le monde parlait depuis plusieurs années ? Pourtant, on lui avait dit que ce capitaine, Hitsugaya Toushiro, avait l'apparence d'un gamin d'une dizaine d'années et une puissance qui n'allait absolument pas avec ce fait. Kazuma avait toujours admiré le jeune garçon. Il avait toujours rêvé de le rencontrer. Mais maintenant qu'il se trouvait près de lui, il ressentait une peur incontrôlable.
— Kazuma, appela sa petite sœur. Kazuma, ce garçon est un capitaine du Gotei 13, n'est-ce pas ?
— Oui, Yumi. Comment…
— La manière dont tu le regardes, dit-elle en souriant. Tu n'admires personne, mais lui… Il n'y a qu'un capitaine pour te mettre dans cet état, et c'est Hitsu…
Kazuma plaqua sa main contre la bouche de sa sœur, au moment même où elle allait prononcer le nom de celui qui venait de se tourner vers eux, l'air suspicieux.
— Alors, Yumi, Kazuma, vous venez ?
— Tu ne restes pas ? déplora la vieille femme.
— Désolé, obaa-chan… Je reviendrai, je te le promets !
Après de dernières embrassades et un sourire, Toushiro lâcha sa grand-mère pour se rapprocher du Seireitei, suivi des deux enfants.
— Dites, monsieur, vous êtes un… commença Yumi.
— Chut ! murmura l'adolescent avec autorité. On arrive bientôt. La porte gardée par Jidanbô.
— Vous n'avez pas peur ? demanda Kazuma avec curiosité. Vous semblez sûr de vous.
— Je n'ai pas peur. Pour passer, il faut battre Jidanbô. Il n'a aucune chance face à moi.
— Vous ne vous vantez pas un peu, monsieur ? s'indigna Yumi.
— Non. Absolument pas.
Il s'arrêta net devant un colosse gardant une porte derrière lui. Les deux enfants frissonnèrent de peur. Mais ils ne savaient pas qui les effrayait le plus. Jidanbô, avec sa force brute apparente, sa silhouette imposante, ou leur compagnon, qui commençait à ricaner comme un dément, malgré son corps fluet.
— Vous ne pouvez pas passer, déclara Jidanbô.
— Je vais passer, affirma Toushiro. Vous ne pourrez pas m'en empêcher.
L'atmosphère changea brutalement, devenant lourde, oppressante. Jidanbô écarquilla les yeux.
— Ce reiatsu est… Digne d'un capitaine. Qui êtes-vous ?
— Hitsugaya Toushiro, capitaine de la dixième division du Gotei 13.
— Hi… Hitsugaya taichou ? s'exclama Jidanbô, de plus en plus surpris. Mais… Vous aviez disparu… Vous… Vous êtes revenu ?
La capuche du jeune garçon retomba, dévoilant au gardien de la porte un visage familier bien que beaucoup plus mûr.
— Je n'ai pas l'intention de battre contre toi. Je veux juste voir Yamamoto sou taichou.
— Je comprends. Vous avez la permission de passer.
— Si facilement ? s'étonna Toushiro.
— Vous n'avez pas été déclaré comme traître. Et nous avons reçu l'ordre de vous recevoir avec tous les honneurs.
— Oh… Je vois. Merci beaucoup.
Jidanbô adressa un sourire franc au jeune capitaine et aux deux enfants qui semblaient encore sous le choc. La porte fut rapidement ouverte, et les trois jeunes gens entrèrent dans le Seireitei, sous le regard bienveillant de Jidanbô.
— Entrée de trois personnes suspectes ! Un reiatsu inquiétant ! signala une voix dans la douzième division.
— Oh… Mais ne serait-ce pas notre cher capitaine Hitsugaya qui revient après deux mois d'absence ? susurra Kurotsuchi Mayuri. Cela promet d'être intéressant.
— Doit-on signaler sa présence, Mayuri-sama ? demanda Nemu.
— Impertinente ! Sotte ! Bien sûr que non ! Il faut voir à quel point son niveau s'est amélioré ! Vu la modification profonde de son reiatsu, il y a des chances pour qu'il nous surprenne…
...
Matsumoto regardait les hommes de sa division, ceux dont elle avait la charge, depuis que son capitaine avait pris la fuite. Depuis deux mois. Elle pensait à lui en permanence, mais elle ne pouvait plus espérer. Malgré les mesures prises par Yamamoto, certaines personnes commençaient à douter du statut de Hitsugaya et affirmaient même qu'il était un complice d'Aizen !
Elle observait donc avec attention l'attitude puérile de ses subordonnés, qui se battaient pour avoir le dernier mot, à propos d'une sombre histoire d'argent et d'alcool. N'en déplaise à certains, elle s'était responsabilisée depuis le départ de son capitaine et avait arrêté de se comporter comme une gamine.
— Matsumoto fukutaichou ! interpella une voix. Vous ne sortez pas ?
— Pourquoi le ferais-je ? demanda-t-elle d'une voix lasse.
— Trois personnes sont entrées dans le Seireitei, dont une au reiatsu… Effrayant.
— C'est possible, soupira Rangiku. Que veux-tu que ça me fasse ?
L'homme qui venait d'entrer dans le bureau soupira. Il avait beau essayer de titiller la curiosité de la jeune femme, elle ne régissait pas plus qu'une vulgaire poupée inanimée.
— Rangiku-san, je vais te l'expliquer avec plus de force. Et si ce reiatsu lui appartenait ?
— C'est impossible Abarai-kun. Impossible.
— Alors c'est inutile de te demander de venir faire une ronde avec nous ?
— Nous ? s'étonna Matsumoto. Tu vas travailler avec Ikkaku et Yumichika ? Eh bien je suis désolée, mais je ne peux pas. Tu sais aussi bien que moi que j'ai des responsabilités.
— Que la Soul Society soit attaquée ne te fais rien ? Tu ne penses donc qu'à toi ? s'exclama Renji. Tout le monde sait que ton capitaine est parti. Mais je ne vois pas en quoi cela t'empêcherait de travailler normalement ! Tu as perdu ce qu'un vice capitaine doit toujours avoir.
— De quoi parles-tu ?
Renji sourit puis regarda Matsumoto avec amusement.
— De l'humour, de la motivation et un manque certain de maturité !
— Dégage Abarai ! s'écria Matsumoto en se retenant de rire. Je n'ai pas l'intention de vous aider !
Abarai lui fit un petit signe de la tête puis quitta la pièce, suivi de deux personnes. Sans doute Ikkaku et Yumichika.
— Bon courage ! hurla Matsumoto.
Elle ne reçut aucune réponse des trois shinigamis, mais elle savait qu'ils avaient entendu le message. Elle retourna dans la contemplation de ses « hommes », puisqu'à présent elle devait les appeler ainsi. Ils semblaient plutôt calmes et obnubilés par quelque chose. Matsumoto comprit lorsqu'un courant d'air glacial passa dans le bureau. Le reiatsu le plus froid, le plus puissant, le plus dangereux qu'elle n'avait jamais ressenti. Alors c'était bien lui…
Madarame regarda autour de lui. Le reiatsu qui venait de se libérer était affreusement puissant. Il était content d'être tombé sur un adversaire de cette taille.
— Je m'occupe de lui, annonça-t-il à ses compagnons.
— Tu es sûr, Madarame ? demanda Abarai.
— Fais-lui confiance, murmura Yumichika.
— Alors, montre-toi, ennemi surpuissant ! Je t'attends !
À la grande surprise des trois hommes, deux enfants apparurent devant eux, un garçon et une fille.
— Kazuma, geignit la fille, j'ai peur… Tu vois bien qu'ils sont forts.
— Vous, là, appela Kazuma, vous comptez vous battre contre notre maître ?
— Notre maître ? s'indigna la petite fille. Tu te rends compte de ce que tu dis ? Il n'est pas notre maître !
— La ferme, Yumi. Savez-vous à quoi vous vous exposez ? défia le garçon.
— Eh, gamin, j'ai pas peur de toi. Je ne sais pas qui est ton « maître », mais on doit protéger la Soul Society. Alors je dois me battre contre lui.
— C'est une excellente raison, Madarame Ikkaku. Mais pas celle qui te motive.
— Pardon ?
Un homme vêtu d'une cape sortit du même endroit que les enfants. Il paraissait jeune, malgré la capuche qui masquait son visage. Une large cicatrice au bras droit prouvait qu'il s'était battu peu de temps auparavant.
— Tu veux te battre contre moi car je suis un adversaire puissant, continua l'homme.
— Oh, mais je vois que toi aussi, tu veux te battre. Tes manches relevées le prouvent. Tu es puissant, mais pas imbattable, vu la blessure profonde que tu as au bras.
— Cette blessure ? s'étonna l'inconnu. Ce n'est pas n'importe qui qui me l'a infligée. Urahara Kisuke.
— Comment ?
Les cinq personnes présentes – Abarai, Yumichika, Madarame, Kazuma et Yumi, avaient poussé ce même cri de stupeur en entendant le nom de cet homme.
— Cela vous surprend ? Mais vous savez, je ne suis pas n'importe qui.
L'homme encapuchonné se saisit de quelque chose dans son dos, qui n'était autre que son zanpakutô. Madarame sortit le sien avec impatience.
— Une invitation directe au combat… J'aime ça !
L'inconnu se contenta de ricaner, puis sa lame transperça l'épaule d'Ikkaku.
— Co… Comment…
Le troisième siège de la onzième division croisa le regard froid de son adversaire. Il sourit à son tour.
— On dirait que j'ai en face de moi un adversaire inattendu. Je vais devoir me battre avec toutes mes forces ! Allonge-toi, Hôzukimaru !
Son zanpakutô et son fourreau prirent la forme d'une lance qui tomba sur l'épaule de son adversaire. Celui-ci para le coup et en asséna un autre directement, au niveau du ventre.
— C'est insensé ! désespéra Abarai. Ce combat est déséquilibré ! Ikkaku ne pourra pas…
— Rassure-toi. Ikkaku sera heureux d'avoir pu combattre avec quelqu'un de ce niveau, assura Yumichika. Mais il y a quelque chose qui me turlupine. Regarde les shunpôs de cet homme. Je n'en ai jamais vu d'aussi rapides. Et autre chose. Ses attaques sont comme animées par une envie sanguinaire de meurtre. Mais plus qu'une envie… Un besoin.
Renji observa le combat et remarqua les mêmes choses que Yumichika, à une chose près. Cette façon de combattre, il la connaissait, et la seule personne à l'utiliser…
— Il est effrayant, notre maître.
— Euh…
— Désolé, Abarai Renji, c'est ça ? Je m'appelle Saruwatari Kazuma, et elle, c'est ma sœur, Yamashita Yumi. Nous sommes des enfants qu'il a trouvés dans le Rukongai. Il me fait peur. On aurait dit qu'il voulait tous nous tuer.
Madarame éclata de rire. Il venait de rouvrir la blessure faite au bras de son rival.
— J'ai enfin réussi à te toucher, jubila-t-il. Ce qui m'énerve dans ta façon de combattre, c'est que tu ne me laisses pas une seconde de répit. De plus, tu connais déjà mes méthodes de combat, ce qui veut dire que tu m'as déjà vu à l'œuvre, et vu comment tu maîtrises ces connaissances, je crois bien que tu es plutôt proche de moi !
— Bonnes déductions, monsieur le détective. Je vois qu'on ne peut rien vous cacher. Mais ce n'est pas grave. Parce que ce combat m'ennuie et je vais y mettre un terme.
Le reiatsu glacial qui s'échappait du corps de l'inconnu prit de l'ampleur, jusqu'à être presque insupportable.
— Dommage, cela va lever le voile sur mon identité… Souten ni zase, Hyourinmaru !
Un dragon de glace impressionnant se jeta sur Madarame qui tenta de dévier le coup. Lorsque Hyourinmaru disparut, Ikkaku se trouvait sur le sol, inconscient. Celui dont tout le monde connaissait l'identité rangea son zanpakutô, presque ennuyé.
— Bah, il faut croire que je suis devenu trop puissant, soupira-t-il, sous les yeux ébahis de Yumichika et Abarai.
— Impossible…
— Et pourtant, Abarai, c'est ce qui arrive aux gens comme moi… Qui ont eu la malchance d'être un jouet d'Aizen. Kazuma, Yumi, on y va.
— Où… Où allez-vous, Hitsugaya taichou ?
— J'ai l'honneur de me faire appeler par mon grade. Je vais voir Yamamoto sou taichou. Il faut bien qu'il soit au courant de mon retour.
Hitsugaya disparut avec les enfants. Abarai restait figé, tandis que Yumichika se précipitait vers Madarame. Ce dernier était blessé, mais pas sérieusement. Il souriait.
— Je savais que c'était lui… Bon sang, il est vraiment fort. Je n'aurais jamais cru…
— Ecoute, tu ne pouvais pas savoir qu'il avait été le sujet d'expériences d'Aizen…
— Ah bon ?
— C'est ce qu'on dit… Ce ne sont que des rumeurs, admit Yumichika.
— Peu importe. Je ne pensais pas pouvoir me battre contre quelqu'un d'aussi fort… Tu sais, Yumichika, à un point culminant du combat, ses yeux sont devenus rouges, comme s'il était vraiment excité par le combat… Ou par autre chose. Je crois que c'est pour ça qu'il a voulu terminer le combat… De peur de me faire du mal.
— Oh mon dieu… Je ne sais pas si c'est une bonne idée de le laisser près de Yamamoto sou taichou !
Toushiro écoutait attentivement la discussion des deux hommes et soupira de soulagement lorsqu'il comprit qu'ils n'allaient pas le poursuivre. Il allait reprendre sa route quand Abarai se plaça devant lui.
— Hitsugaya taichou !
— Abarai fukutaichou ? singea le jeune homme avec amusement.
— Vous savez très bien que cela ne me regarde pas, mais… Matsumoto-san…
— Elle n'est pas ma priorité, lâcha Hitsugaya. Et puis, vu les circonstances, elle doit me haïr… Non, vraiment, je dois aller voir Yamamoto…
— Voulez-vous que je vous accompagne ? s'écria Renji. Cela évitera des blessés inutiles !
— Bon, d'accord, tu peux venir…
Abarai sympathisa rapidement avec les deux enfants qui avaient, eux aussi, une puissance étrange.
— Toi aussi, tu as remarqué ?
— Pardon, Hitsugaya taichou ?
— Leur reiatsu est plutôt important pour des gamins comme eux… Cela m'intrigue. Au fait, tu as abandonné Ayasegawa et Madarame…
— Bah, j'en avais assez. Nous sommes arrivés.
Yumi et Kazuma regardèrent avec émerveillement l'endroit. Ils y pénétrèrent sans problèmes et se retrouvèrent devant la porte du bureau de Yamamoto Genryuusai Shigekuni. Ce dernier n'était pas dupe. Il avait senti leur présence.
— Abarai, qui diable m'as-tu amené ? demanda le vieil homme.
— Laissez-nous entrer, supplia Renji. Il ne vous veut aucun mal. Il veut juste vous annoncer quelque chose.
— Oh… Eh bien, entrez.
Renji poussa la porte et fit entrer les deux enfants et le jeune capitaine. Yamamoto gardait un air dubitatif tandis que l'homme encapuchonné prenait place en face de lui.
— Bonjour, Yamamoto sou taichou. Je suis très honoré de vous revoir.
— Je vois. Vous comptiez vous cacher plus longtemps, Hitsugaya taichou ?
— Vous êtes perspicace.
Hitsugaya baissa son capuchon et dévoila son visage fendu d'un doux sourire aux personnes présentes.
— Je suis venu vous prévenir car vous êtes au courant, et vous savez ce qu'il me faut.
— Oui, je comprends, murmura Yamamoto. Cependant, je ne connais qu'une seule personne capable de vous en fournir rapidement.
— Unohana taichou ? hasarda Toushiro.
— Non, non. Je parlais de Matsumoto.
Toushiro resta abasourdi devant cette révélation.
— Mais… Matsumoto ne peut pas, hésita-t-il, elle pourrait… Elle pourrait en mourir.
Yamamoto guetta les réactions d'Abarai et des enfants. Puis il se tourna vers le jeune homme en l'observant sérieusement.
— Elle pourrait en mourir, certes, mais vous vous contrôlerez. C'est soit ça, soit vous attendez quelques jours, le temps de rassembler…
— C'est bon, l'interrompit Hitsugaya. J'irai la voir. Attendre quelques jours dans mon état est complètement impossible. Je vous laisse Abarai, il est clair qu'il ne peut pas me suivre jusque-là…
Le vieil homme hocha la tête et regarda le capitaine de la dixième division partir avec les deux enfants qui semblaient de plus en plus admiratifs.
— Abarai, je ne peux te laisser partir. Fais-moi un rapport complet de ce que tu viens de voir.
— Mais… ?
— C'est un ordre. Je dois savoir si tu n'en as pas trop appris.
— Dans ce cas, permettez-moi de vous dire que Madarame Ikkaku et Ayasegawa Yumichika ont été avec moi tout le temps du combat. Et ces enfants aussi.
— Je les convoquerais. Quant aux enfants, ils sont les protégés de Hitsugaya, alors je les lui laisse.
HA. Voilà un gentil et mignon chapitre!... Non, peut-être pas. Donc voilà. J'ai du mal à imaginer Hitsu en plus grand, mais ce n'est pas grave. Il baisse aussi beaucoup son capuchon. C'est bizarre.
Une petite review, s'il vous plaît?
