Bonjour, bonjour (hum, il est une heure du matin u_u).
Disclaimer: Bleach, c'est super, n'empêche. Mais ça ne m'appartient pas. Je le saurais si j'avais fait un truc aussi génial.
Note de l'auteur: Que dire, sinon que ce chapitre est l'avant dernier... (hum, ceci explique la longueur anormale de mon post). J'ai eu quelques problèmes avec mon ordinateur, mais tout va bien maintenant (on s'en fout, bien sûr). Un nouveau personnage apparaît, Aizen fait des révélations et nous laisse sur notre faim u_u (je ne sais pas où est Gin, cependant. Il a dû s'enfuir quelque part). Donc, voilà, nouveau chapitre! En espérant qu'il plaise! :)
Chapitre 13:
Toushiro reprit conscience dans un endroit sombre, une sorte de caverne. L'odeur qu'il avait sentie emplissait la pièce, mais d'autres parfums semblaient livrer une bataille sans merci avec celle-là.
Il scruta la grotte avec attention, mais ne remarqua rien d'extraordinaire. Il remarqua que sa tête le faisait atrocement souffrir, et il lâcha un petit gémissement.
— Oh, je vois que notre petit protégé se réveille enfin ! se réjouit une voix, celle d'Aizen sans doute.
— Ai… zen… J'ai mal…
— Je sais, je sais, mais c'est nécessaire ! Il faut que tu reprennes conscience.
La voix d'Aizen était affreusement douce, mais pourtant pas si hypocrite. Cela surprit Hitsugaya. Il constata qu'il était allongé sur un lit. Il tenta de se redresser, mais une douleur fulgurante dans son crâne le fit renoncer. Il vit l'homme qu'il détestait s'approcher de lui, tenant un chiffon apparemment humide. Il le lui passa sur le front.
— Ca va mieux, Hitsugaya-kun ? s'enquit l'homme brun.
— Pourquoi… ?
— Tu ne comprends pas pourquoi je t'aide, n'est-ce pas ?
Hitsugaya ne répondit pas.
— C'est pourtant simple. Je ne veux pas que tu meures, car sans toi, mon plan tombe à l'eau.
— Je… savais bien… que tu étais… un salaud, articula difficilement le jeune homme.
— Ah, mais je vais continuer à te border, mon petit. Tant que tu n'auras pas retrouvé toute ta mémoire, tu seras vulnérable. Je pourrais en profiter pour te tuer, mais cela ne servirait à rien.
— Ma… mémoire ?
— C'est vrai que tu ne connais pas toute l'histoire. Le soi-disant poison utilisé pour te transformer n'en est pas un, en réalité.
— Alors comment… ?
— C'est juste un révélateur. Le révélateur de ta nature avant ta mort. On peut ainsi vérifier si le sujet est véritablement humain. Ce n'était pas ton cas. Ni le mien.
— Tu es… un vampire ?
— Bonne déduction ! le félicita Aizen. Je parie que ces gamins, Kazuma et Yumi t'ont intrigué… Ce sont aussi des vampires.
— Impossible ! Tu mens, Aizen ! hurla Toushiro avant de s'arrêter en poussant un cri de douleur.
— Tu devrais éviter de t'énerver, conseilla le traître dans un sourire. Et non, je ne mens pas, à moins que tu ne veuilles vérifier par toi-même en leur injectant le « poison » ?
— Où sont-ils ?
— Tu n'es pas autorisé à le savoir. Bref, tu étais un vampire avant de mourir. J'étais ton professeur.
— Mon professeur ?
— Arrête de m'interrompre. Tu étais très doué, mais tu reniais ton état de vampire. Tu faisais tout pour qu'on te prenne pour un humain. Malheureusement pour toi, lorsque tu avais soif, tu ne pouvais pas te retenir et tu tuais la première personne que tu trouvais. C'est à ce moment qu'on m'a appelé. Je suis arrivé, et j'ai tout de suite pris des mesures de sécurité. Tu n'avais plus le droit de sortir le jour, au grand désarroi de ta sœur.
— Ma sœur ?
— Oui, tu avais une fausse jumelle. Elle était tout le contraire de toi. Rayonnante, joyeuse, elle était comme le soleil de la maison, comme un feu brûlant de bonheur. Toi, tu étais froid, distant avec tout le monde, sauf elle. Tu l'aimais beaucoup.
— Elle est morte, elle aussi ?
— Non, mais depuis ta mort, c'est tout comme. Mais revenons à ce dont je te parlais. Je t'ai appris tout ce que tu devais savoir. Tu avais beaucoup de respect pour moi.
Au fur et à mesure qu'il parlait, Toushiro voyait de plus en plus distinctement ses souvenirs, tandis que sa douleur à la tête s'estompait. Il vit le doux visage d'une jeune fille, très belle, aux yeux bleu-vert, tout comme lui. Elle lui ressemblait beaucoup, mais elle n'avait pas cet air renfrogné qui l'accompagnait.
Il aperçut également Kazuma et Yumi, qui semblaient être ses meilleurs amis. Une autre femme, aux cheveux blonds vénitiens et aux yeux bleus attira son attention, car il semblait très proche d'elle et elle était le portrait craché de Matsumoto. Non, c'était Matsumoto.
Il reconnut Aizen, qui paraissait plus jeune, discutant avec deux personnes. Une très belle jeune femme blonde aux yeux bleus et un homme tout aussi beau, blond également, mais aux yeux verts. Une seconde plus tard, il les vit à nouveau, vidés de leur sang, le regard vide, Aizen derrière eux, souriant, du sang souillant ses lèvres. Toushiro émit un grognement.
— Tu les as tués ! gronda-t-il. Tu les as tués !
— Tu te souviens de tout, alors…
Hitsugaya se jeta sur Aizen, les larmes aux yeux.
— Tu as tué mes parents, gémit-il. Pourquoi ? Ils avaient confiance en toi ! Pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
— Mais parce que je te voulais, Hitsugaya-kun. Je te voulais pour moi tout seul, ils ont refusé, alors je les ai tués. Mais tu t'es enfui avec ta sœur, Kazuma, Yumi et Matsumoto, la femme que tu aimais.
— C'était une humaine… Je la voulais, mais je l'ai tuée en essayant de la transformer en vampire. Elle n'a pas supporté la douleur.
— Tout à fait. Mais vous vous êtes retrouvés. Vous avez de la chance.
— Tout le monde croit que je me suis suicidé, mais en fait c'est…
Le visage en pleurs d'une jeune fille brune lui vint à l'esprit.
— Hinamori ?
— Non, non, elle lui ressemble, mais ce n'est pas elle. C'est ma fille. Je me suis servi d'elle pour te faire assassiner, pour que tu me rejoignes. J'ai laissé des indices prouvant ta culpabilité. Elle a mis du temps à comprendre, mais elle a finalement réussi à te tuer. De toute façon, tu étais trop attristé par la mort de Matsumoto pour tenter quoi que ce soit.
— Tu t'es suicidé et tu m'as fait porter le chapeau ?
— Oui ! Tu m'avais vu tuer tes parents, alors j'ai préféré me tuer avant que ce soit toi qui le fasses… Je suis désolé.
— Comment peux-tu l'être ? Tu as tué mes parents, tu m'as séparé de ma sœur ! Je te hais encore plus, Aizen. Je te hais de tout mon être.
Aizen parut chagriné. Il tenta de poser sa main sur le visage de Toushiro, mais celui-ci la repoussa violemment. Il se rassit sur le lit, fixant l'objet de sa haine d'un regard hautain.
— Maintenant que tu sais tout, je ne peux plus rien tirer de toi, se désola Aizen. C'est vraiment dommage. La haine gâche ton beau visage.
— J'aimerais tellement voir comment on peut faire taire un vampire de ton espèce, siffla Toushiro. En t'arrachant la langue ? Serait-ce suffisant ?
— Je vois que toute tentative de te raisonner serait vaine.
— Me raisonner ? Comment un être privé de raison pourrait-il me raisonner ?
— Je vais devoir te réveiller.
Aizen disparut avant que Toushiro ne lançât une réplique cinglante. Il revint quelques secondes plus tard, portant trois corps. Matsumoto, Kazuma et Yumi.
— Voilà qui pourrait te faire réfléchir.
— Tu les as transformés ? s'indigna Toushiro. Tu as transformé Kazuma et Yumi en vampires ?
— Non, je leur ai juste rendu leur véritable identité. Ils ne sont que des vampires faiblards, car beaucoup trop jeunes et sans expérience, un peu comme toi avant de redevenir ce que tu es, et ils n'ont pas une grande utilité.
— Alors pourquoi ?
— Mais juste comme ça, Hitsugaya-kun. Juste comme ça.
Il les réveilla avec douceur. Matsumoto ouvrit les yeux la première, suivie de près par Yumi et Kazuma. Toushiro remarqua avec horreur qu'ils avaient changé. Ils semblaient avoir pris quelques années, et n'étaient plus des enfants.
— Comment est-ce possible ?
— C'est très compliqué, mais les vampires étant immortels, lors de leur retour à la normale après leur mort, ils reprennent l'apparence qu'ils avaient juste avant de mourir. Au fait, lorsqu'un vampire meurt, son existence est effacée, il devient un humain normal et peut rajeunir de plusieurs années. En clair, le vampire est mis en « veille » jusqu'à ce qu'il soit rappelé par quelque chose en particulier, donc ce poison.
— Taichou !
Toushiro se tourna vers la source de la voix. Matsumoto le regardait, surprise.
— Vous parlez avec cet homme affreux ?
— Matsumoto, je vais t'expliquer…
— Vous êtes son allié ?
— Matsumoto, je te prie de te calmer tout de suite. Tu es en présence de quatre vampires dont je ne connais pas le sang froid. Donc tais-toi.
La jeune femme plissa les yeux et tourna la tête dans un mouvement théâtral, paraissant bouder. Hitsugaya, exaspéré, se tourna vers Yumi et Kazuma. Ceux-ci le regardaient comme s'il était un ange.
— Hitsugaya-sama, s'écria Yumi, vous êtes vivant !
— Non, je suis mort, et vous aussi, d'ailleurs. Et puis c'est quoi cette façon de mettre « sama » derrière mon n…
— Ce que ma sœur voulait dire, c'est qu'il ne vous est rien arrivé de grave, expliqua Kazuma. Nous sommes très heureux, Hitsugaya-sama.
— Non, pas Hitsugaya-sama ! Vous êtes mes meilleurs amis, non ? Alors appelez-moi comme vous le faisiez avant.
— D'accord, Hitsugaya-sama, le taquinèrent Yumi et Kazuma.
— Vous êtes les enfants qui accompagnaient mon abruti de capitaine ? commença Matsumoto. Que vous est-il arriv…
— Ils sont redevenus ce qu'ils étaient avant leur mort, développa Aizen. Dommage pour ton « abruti de capitaine » mais malgré tout ce que j'ai essayé, tu ne te souviens de rien.
— Et de quoi devrais-je me souvenir ? demanda la jeune femme avec insolence.
— Avant de mourir, tu étais ma fiancée.
Matsumoto se tourna vers son capitaine, incrédule. Il avait l'air si sérieux, mais elle ne pouvait pas le croire.
— Vous rigolez, taichou ? J'étais…
— Oui, tu étais fiancée à un vampire, et tu le savais. Tu savais que c'était dangereux. Tu m'avais connu lors d'une de mes expéditions dans la ville. Nous étions devenus amis, tu avais connu ma sœur, Kazuma et Yumi… Puis nous sommes tombés amoureux. Je t'ai appris ma véritable nature, ça ne t'a fait ni chaud ni froid. Tu m'aimais tellement ! Nous nous sommes fiancés, et…
Rangiku ne comprit pas lorsqu'elle vit des larmes naître dans les beaux yeux de Toushiro.
— Et quoi ? s'impatienta-t-elle.
— Tu voulais vivre avec moi… Pour toujours. Alors j'ai essayé de transformer. Mais j'ai échoué.
— Échoué ? répéta Matsumoto. Que voulez-vous dire par là ?
— Tu es morte, Matsumoto. Dans mes bras. Tu étais dans mes bras… Glacée… Je t'ai tuée !
— Les souvenirs sont extrêmement douloureux, ricana Aizen. Tes parents morts, ta fiancée morte, toi mort, ta sœur effondrée…
— Tu es un monstre, Aizen.
— Je suis sûr qu'elle s'est suicidée, à l'heure qu'il est. Elle n'a pas pu supporter l'immortalité sans toi, vos parents, vos amis… Elle était seule. À moins que ce soit ma fille qui l'ait tuée…
— Comment un démon comme toi peut-il avoir une fille ?
— Je l'ai adoptée.
Yumi et Kazuma regardaient Matsumoto avec tristesse. Ils savaient tout d'elle, à présent. Elle n'était pas seulement la séduisante vice capitaine de la dixième division, elle était aussi la fiancée de leur maître. Elle paraissait ne pas digérer la nouvelle.
— Tout va bien, assura Yumi. Hitsugaya ne t'a jamais voulu de mal. Sa sœur l'aurait tué.
— Mais vous… Nous nous connaissions ? hésita Rangiku.
— Oui. Tu étais très gentille. Tu t'entendais très bien avec sa sœur.
— Mon capitaine avait une sœur ?
— Oui, jumelle en plus, intervint Kazuma. Elle était aussi belle que lui, mais si lui incarnait la glace et la lune, elle était le feu et le soleil. Tout les opposait, mais ils s'adoraient.
— Oh mon dieu… C'est trop pour moi… Je ne comprends plus rien. Pourquoi fallait-il que ce poison existe ? C'est trop dur, maintenant…
— C'est vrai, admit Yumi. Mais nous devons faire avec. Nos vies ont été bouleversées. Pourtant, je suis contente de connaître la vérité. Je ne parvenais pas à saisir pourquoi notre père était si dur avec nous. C'est tout simplement parce qu'il avait peur de nous, qu'il faisait partie de ces gens qui savent tout de suite à qui ils ont affaire.
— Votre père… ?
— Yumi parle de l'homme qui nous a recueillis, dans le Rukongai commenta Kazuma. Il n'était pas des plus gentils.
Matsumoto observa son capitaine. Le ton semblait être monté entre Aizen et lui, car ses crocs étaient déjà sortis. Il était de plus en plus agressif, et elle entendit le son guttural qu'il avait émis lorsqu'ils étaient dans le bureau.
— Il déteste Aizen… Je le savais, mais pourquoi…
— Aizen a tué ses parents.
Rangiku écouta avec intérêt l'histoire racontée par Yumi. Ses mots l'avaient laissée sans voix.
— Mais… Pourquoi ne sont-ils pas ici ? Dans la Soul Society ?
— La plupart des vampires ne finissent pas à la Soul Society. Ils peuvent vivre jusqu'à l'épuisement total, ils deviennent alors poussière et leur esprit n'existe plus. Dans le cas où ils sont assassinés, ou lorsqu'ils se suicident, plusieurs options sont possibles. Soit leur âme erre sans fin – ils peuvent devenir hollow, mais dans ce cas, leur âme ne sera pas enterrée si un shinigami s'occupe de leur cas, soit les portes de l'enfer s'ouvrent pour les plus sanguinaires d'entre eux, si je puis dire. Aller à la Soul Society est quasiment impossible pour nos semblables. Si c'est le cas pour nous, c'est surtout parce qu'Aizen nous voulait tous.
— Ah celui-là, j'aimerais bien le tuer !
Yumi eut un léger sourire, puis se tourna vers son frère.
— Ils vont se battre, Kazuma ?
— Non, affirma le jeune homme. De toute façon, Aizen a l'intention de s'enfuir, et Hitsugaya ne lui fera rien. Il ne peut rien contre lui. S'attaquer à Aizen, c'est se mettre à dos tous ses alliés. Et puis, Aizen tient encore à Hitsugaya. Il ne pourrait pas le tuer. Il n'a d'ailleurs jamais essayé de le faire.
— Tu as raison.
La conversation entre Hitsugaya et Aizen prenait des allures de négociation entre ennemis.
— Tu sens les palpitations dans ton cœur ? Elle est dans la Soul Society, tu le sais, Hitsugaya-kun.
— C'est… Impossible, souffla Toushiro.
— Et pourtant… Haru est bel et bien là-bas. Hitsugaya-kun, je sais que tu me détestes, mais prends ça.
Il lui lança un flacon contenant le liquide argenté qu'il connaissait bien.
— Tu en auras besoin pour l'antidote, et pour Haru. Adieu, car tu ne te souviendras sans doute pas de moi après ça…
— Ai…
Le traître disparut, emportant avec lui l'odeur écoeurante qui flottait dans la pièce.
— Il faut sortir, avertit Toushiro. Le connaissant, il ne nous laissera pas trop de temps. Allons-y !
Ils cherchèrent une sortie, qu'ils trouvèrent rapidement, sans trop d'efforts, comme si Aizen leur avait permis de vivre. Pour l'instant. Dès qu'ils aperçurent la lumière du jour, ils n'en crurent pas leurs yeux.
— Nous ne sommes pas au Hueco Mundo, nota Kazuma, étonné, mais dans le monde réel !
— Raison de plus pour partir au plus vite, avança Hitsugaya en ouvrant un portail vers la Soul Society. Et dès que nous arriverons, nous donnerons le poison à Unohana pour qu'elle se charge de nous donner un antidote.
Ils traversèrent rapidement le portail et se retrouvèrent dans la Soul Society. Maintenant, il fallait trouver Unohana. Mais Matsumoto voyait la détermination dans les yeux de son capitaine. Il ne pensait pas qu'à l'antidote. Peut-être à Haru ?
...
Quand Unohana vit arriver quatre personnes énervées dans son bureau, elle resta coite.
— Hitsugaya taichou ! s'écria-t-elle. Vous vous êtes enfui ? Avec Matsumoto et les deux enfants ?
— Oui, sinon je ne serais pas devant vous avec eux, fit remarquer le jeune homme, cynique. Je ne suis pas venu ici pour vous prouver cela, mais pour vous donner quelque chose d'important.
Il lui tendit le flacon contenant le poison. Unohana reprit tout son sérieux.
— Je vais faire de mon mieux, Hitsugaya taichou. Vous pouvez aller vous reposer.
— Merci beaucoup, Unohana taichou. Tu viens, Matsumoto ? appela-t-il en voyant son vice capitaine complètement sous le choc.
Matsumoto avait bien vu qu'il n'y avait pas tout le poison dans le flacon. Pourquoi avait-il pris le poison source de toutes ses souffrances ?
— Vous aviez disparu depuis plusieurs jours, tout de même ! l'informa Unohana. C'est normal que vous soyez si épuisés.
— Oui, oui, accorda Matsumoto, perdue dans ses pensées.
Elle suivit son capitaine après avoir pris congé d'Unohana. Yumi et Kazuma les entouraient comme s'ils étaient un couple princier. Mais pour les vampires, on n'était sûr de rien…
— Nous allons au Rukongai. Je dois aller la chercher.
— Bien, Hitsugaya-sama, enchaînèrent Yumi et Kazuma.
— C'est pour Haru, n'est-ce pas ? voulut comprendre Matsumoto. Haru est votre sœur ?
— Je ferais tout pour elle, comme pour toi. Je l'aime tellement. Je t'aime tellement, murmura-t-il en se tournant vers elle. Si tu veux te reposer, tu peux.
— Non, je vais voir à quoi ressemble Haru. Après tout, c'est votre sœur. Je veux la voir !
— Bon d'accord… On va essayer d'aller lentement pour toi !
Après cette petite promesse, Toushiro se volatilisa, suivi de Kazuma et Yumi. Rangiku tenta de les talonner, avec beaucoup de difficultés. Ils arrivèrent à Junrin'an, devant la maison de la grand-mère de Hitsugaya.
— Dis donc, Hitsugaya, tu l'aimes beaucoup, ta grand-mère ! s'amusa Kazuma.
— Tais-toi ! Je vais juste lui demander quelque chose !
Toushiro entra dans la demeure. Il n'y vit personne.
— Obaa-chan ? appela-t-il.
— Toushiro, c'est bien toi ? demanda une voix.
— Oui. Peux-tu descendre, obaa-chan ?
— J'arrive.
La vieille femme apparut, souriante. Elle embrassa Toushiro.
— Ta voix semblait légèrement différente, alors je me suis méfiée, expliqua-t-elle.
Matsumoto en conclut qu'après avoir retrouvé sa mémoire, un vampire retrouve tout ce qu'il avait avant sa mort, y compris sa voix. Elle tendit l'oreille et s'aperçut que la voix de son capitaine était plus sombre, plus effrayante. Cela faisait donc partie de la transformation.
— Obaa-chan, aurais-tu vu une fille me ressemblant dernièrement ?
— Une fille qui te ressemble… Maintenant que tu le dis… J'en ai bien vu une. Il y a un moment… Elle semblait chercher quelque chose…
— Alors elle est dans ce quartier ? s'enquit Toushiro.
— Oui. Mais qui est-ce ?
— Je crois bien que c'est ma sœur.
Toushiro fit signe à ses compagnons de partir, sous le regard inquiet de la vieille femme, et celui dubitatif de Matsumoto.
Ils interrogèrent la population, mais personne ne put dire avec certitude qui était la jeune fille recherchée. Hitsugaya commençait à se décourager, lorsqu'une voix l'interpella.
— Vous cherchez quelque chose ?
Il se tourna vers la personne qui venait de parler avec espoir. C'était une petite fille, qui devait mesurer un peu plus d'un mètre trente. Elle avait de beaux yeux bleu-vert et des cheveux blancs raides et longs.
— Tiens, c'est étrange, vous avez des cheveux blancs comme moi, et des yeux de la même couleur que moi. Je n'avais jamais vu quelqu'un me ressembler autant…
— Haru ! Viens ici ! ordonna une femme qui se tenait debout devant une maison. Ne t'ai-je jamais dit de ne pas embêter les adultes ?
— Mais elle ne nous embête pas le moins du monde, assura Toushiro.
Matsumoto vit le sourire de prédateur de son capitaine. Il voulait l'enfant. Il la voulait à tout prix, et cette femme, si elle résistait, allait sans doute mourir.
— Dites, souffla-t-elle à Yumi et à Kazuma, mon capitaine est bizarre…
— C'est normal, l'éclaira Yumi. Hitsugaya a toujours renié sa nature de vampire. Il n'en reste pas moins l'un des plus dangereux et sanguinaires. Il se contrôle très bien, mais dès qu'il a soif – ce qui est le cas, ou dès qu'il se met quelque chose en tête, ses instincts de vampire reprennent facilement le dessus.
— Ca explique ses sautes d'humeurs et son caractère de cochon ! s'exclama Matsumoto.
— Je t'entends, Matsumoto ! grogna Toushiro.
La jeune femme pouffa, sous les yeux surpris de la petite fille.
— Alors, si je ne vous embête pas, pourrais-je savoir ce que vous cherchez ? les pressa l'enfant.
— Oh, nous cherchons une petite fille du nom de Haru, répondit Toushiro.
— Je m'appelle Haru, se réjouit la petite fille. Hitsugaya Haru. C'est moi que vous cherchez ?
— Oui, sans aucun doute.
La voix de Toushiro était devenue subitement plus grave et rauque, ce qui fit reculer Haru. Elle paraissait surprise, mais n'avait apparemment pas peur.
— Monsieur… Vous… Vous avez des grandes dents ! C'est bizarre.
— Non, absolument pas.
La mère adoptive de Haru s'apprêtait à faire barrage de son corps pour protéger sa fille, lorsque Toushiro s'accroupit et passa la main dans les cheveux de son enfant.
— C'est trop bizarre ! répéta Haru en tâtant les crocs du jeune homme. Et ça coupe ! remarqua-t-elle en sentant une vive douleur et en voyant une goutte de sang perler au bout de son doigt.
— Tu permets ? demanda Hitsugaya en montrant la blessure.
La petite acquiesça et Toushiro se saisit du doigt délicatement. Il le posa contre ses lèvres et souffla dessus. Puis il lécha consciencieusement le sang qui s'y trouvait, tandis que Haru rougissait. Celle-ci regardait attentivement le manège de son aîné et observait ses crocs et ses yeux. Elle hoqueta quand elle vit la couleur de ces derniers changer.
— Vos yeux ! Ils sont… Rouges ?
Il ne lui laissa pas le temps de se plaindre. Il la serra dans ses bras, alors qu'un grondement sourd montait de sa poitrine.
— Haru ? s'inquiéta la femme chargée de l'enfant. Lâchez-la ! Laissez Haru ! Et que viennent faire des shinigamis ici ?
Toushiro desserra son étreinte à grand regret. Il se tourna vers Matsumoto, et lui fit signe de découvrir son cou. Kazuma répondit à la place du capitaine, pendant que celui-ci s'éloignait avec Rangiku.
— Nous cherchons quelqu'un, et c'est votre fille, Hitsugaya Haru.
— Mais pourquoi ?
— Connaissez-vous le nom de l'homme qui vient de partir ? l'interrogea Yumi.
— Non, mais…
— C'est le capitaine de la dixième division, Hitsugaya Toushiro, récitèrent en chœur la sœur et le frère. Il est aussi le jumeau de Haru.
— Son jumeau ?
— Il est mort bien avant elle. Il a été assassiné, continua Kazuma. Elle a dû se suicider car elle avait tout perdu, ses parents, son frère, ses amis…
— Mais alors pourquoi ? Vous venez me la prendre sous prétexte qu'elle est la sœur d'un de vos capitaines ?
— Nous ne sommes pas encore shinigamis, rappela Yumi. Nous ne sommes que de simples civils.
— Okaa-chan, que fait-il ? s'enquit innocemment Haru en voyant Toushiro caresser Matsumoto.
— Rien, ma chérie… Votre capitaine est vraiment… ! lâcha-t-elle en direction des deux autres vampires.
— Il n'est pas notre capitaine, murmura Kazuma.
— Par contre, il est notre maître et notre meilleur ami ! s'emporta Yumi. Vous n'avez pas à le rabaisser ainsi !
Toushiro sentait la colère monter dans le cœur de ses deux amis, surtout à cause de leur soif. Ils pouvaient tenir plus longtemps, mais cela était déjà assez dur. Il avait calmé Matsumoto, maintenant il pouvait se servir. Il enfonça ses crocs dans le cou de sa subordonnée, en faisant mine de l'embrasser. Rangiku jouait le jeu, elle aussi, mais elle restait moins vive que son capitaine, sans doute parce qu'il lui prenait le liquide qui lui était indispensable pour vivre.
— Taichou ? appela distraitement Matsumoto.
— Hm ?
— Vous savez, le poison que vous avez pris pour Haru… Je sais que c'est dur de voir votre sœur ne pas vous reconnaître, mais allez-vous lui faire endurer les mêmes souffrances qu'à vous ? Toute la douleur liée au retour du vrai corps, des souvenirs, des vrais besoins… Croyez-vous qu'elle pourrait supporter cela ?
Hitsugaya s'arrêta de boire. Il regarda Matsumoto droit dans les yeux, en essuyant le sang sur sa bouche.
— Elle pourrait supporter cela. Mais je ne vais pas lui donner le poison, Matsumoto. Tu as raison, ce serait vraiment horrible de lui donner cela en connaissance de causes…
— Monsieur, vous buvez le… Vous buvez le sang de la dame ! s'horrifia Haru, qui se trouvait tout près d'eux.
Toushiro tenta de sourire pour la calmer.
— Ne t'inquiète pas, je ne lui ferais aucun mal. Je te l'ai promis, mais tu ne dois sans doute pas t'en souvenir…
— Si vous me l'avez promis, vous devez tenir parole !
— Il ne m'a rien fait, j'étais d'accord, intervint Matsumoto. Si je n'avais pas accepté, il t'aurait fait du mal, ou à n'importe qui d'autre.
— Vous êtes vraiment dangereux, reprocha l'enfant. Il faut se contrôler !
— J'ai un peu de mal, avoua Toushiro, embarrassé. Tu étais meilleure que moi à ce jeu.
— Moi aussi je buvais le sang des gens ? s'étonna Haru. Mais… Mais…
— Ce n'est pas de ta faute. Nous sommes nés comme ça, avec des besoins différents des autres.
Haru écarquilla les yeux. L'homme en face d'elle lui était si familier, et pourtant, il était différent d'elle.
— Nous partons, les informa Hitsugaya. Il faut aller voir les résultats des recherches de Unohana taichou.
— Attendez ! fit la petite voix de sa sœur. Je viens avec vous. Je suis désolée, okaa-chan, mais ce garçon est mon jumeau, je dois partir avec lui. Je dois l'aider. Adieu.
La femme s'effondra, mais laissa partir sa fille qui s'agrippa au bras de son frère.
— Tu as dit que j'étais ton jumeau, lança-t-il.
— Tu me croyais aussi naïve que ça, Toushiro ? s'indigna Haru. J'ai peut-être perdu tout ce que se rattache à mon côté vampirique, mais je sais reconnaître mon jumeau quand je le vois !
Matsumoto resta bouche bée. Alors le rôle de la petite fille candide n'était qu'une façade. En fin de compte, elle parlait de la même façon que son frère. La jeune femme soupira. Deux Hitsugaya pour le prix d'un. Déprimant.
— Tu as tout compris si rapidement, admira le jeune capitaine. Plus rapidement que moi. Je savais que tu étais plus intelligente que…
— Je te signale que tu étais accompagné de Kazuma, Yumi et Rangiku ! le coupa Haru. J'ai compris grâce à ça, et aussi à ton comportement si glacé et tendu. Cela te ressemble tellement, onii-chan !
— Eh, je suis peut-être né avant toi, mais pour cinq minutes, tu ne vas pas recommencer à m'appeler comme ça ?
— Pour l'instant, c'est moi la plus jeune, alors je dis ce que je veux.
Toushiro, en voyant qu'il dépassait Haru de plusieurs têtes, dut rendre les armes. Il paraissait bien plus vieux qu'elle en ce moment.
— Mais c'est étrange de voir mon jumeau plus âgé que moi. Je trouve ça triste. Moi aussi, j'aurais voulu être une jolie fille qui attire tous les regards, comme Matsumoto ! se plaignit Haru.
— Ignorez-moi, surtout, bouda Yumi.
— Pour Matsumoto, tu as du chemin à faire, Haru ! la taquina Toushiro. Passer d'une planche à pain comme toi à elle, c'est quasiment impossible !
— Comment ? Tu me traites de planche à pain ? Tu as mauvaise mémoire, on dirait ! Voudrais-tu que je parle de la taille de ce truc que tu as entre les jambes, qu'on rigole ?
Matsumoto préféra ne pas dire un mot, devant la complicité et l'intimité des deux Hitsugaya. Elle était un peu jalouse, si ce n'est plus, cependant elle ne voulait pas y penser. Mais c'était plus fort qu'elle. Son capitaine n'avait pas vraiment été intime avec elle, sauf pour boire son sang. C'était un certain échange, mais il ne la fréquentait pas plus que ça. En même temps, il venait à peine de rentrer, c'était donc normal. La chose qui avait déclenché ce soudain attachement pour elle, c'était sa transformation en vampire. Il lui avait fait sa déclaration, puis avait disparu, et était revenu, après on ne sait quelles aventures.
À force de réfléchir à tout cela, elle comprit que s'il perdait la mémoire, comme l'avait dit Aizen, il oublierait tous leurs moments, déjà rares, et ne saurait plus rien de leur relation, sinon qu'il était son capitaine, et elle son vice capitaine. Une immense tristesse l'envahit et elle commença à pleurer.
— Qu'y a-t-il ? s'inquiéta Kazuma, qui était le seul à ne pas se disputer avec les autres. Tu pleures ?
— Euh, non, non, ce n'est rien !
— Il y a un problème, Matsumoto ? demanda la voix de son capitaine.
Elle se tourna vers lui. Lorsqu'il vit les larmes rouler sur ses joues, il ouvrit de grands yeux.
— Matsumoto ?
— Ce n'est rien, taichou ! Je… Je vais rentrer, je suis vraiment très fatiguée !
Elle s'enfuit loin d'eux, avant que Toushiro ne pût la rattraper. Il allait d'ailleurs réparer cette erreur, mais Haru le retint par son haori.
— Haru, lâche-moi ! gronda-t-il.
— Laisse-la seule. En nous voyant ensemble, elle a dû réfléchir et se rendre compte qu'elle allait te perdre si tu prenais l'antidote.
— Mais pourquoi ? Tu as bien réussi à retrouver la mémoire sans prendre de poison !
— En fait, j'ai triché, reconnut Haru. Je t'en ai pris un peu… Quand tu te nourrissais…
— Mais tu es complètement malade ! Sais-tu à quel point c'est dangereux de prendre ce truc ?
— Oui, tu as raison, admit-elle en lui tendant le peu de liquide argenté qu'il restait. J'ai presque tout bu, mais je n'ai pas encore mal…
Elle s'interrompit pour pousser un gémissement. Elle s'écroula rapidement par terre.
— Non ! s'écria Toushiro. Pourquoi as-tu fait cela ?
— Pour… Être avec toi, onii-chan… Parce que c'est la seule chose qui compte…
Haru perdit connaissance, mais cela n'empêcha pas Toushiro de la prendre sur son dos et d'ordonner à Yumi et Kazuma d'aller au Seireitei. Il s'empressa de les suivre, inquiet pour sa jumelle et pour la femme qu'il aimait.
Au bout de quelques minutes, Toushiro remarqua que Haru devenait de plus en plus lourde. Il tourna légèrement la tête, et s'aperçut, horrifié, que sa sœur grandissait à vue d'œil.
— Pourquoi ? râla-t-il. Tu n'avais pas besoin de faire ça…
Il arriva à la quatrième division quelques secondes après ses amis, devant Unohana, de plus en plus surprise.
— Hitsugaya taichou, qui est cette femme sur votre dos ? le sollicita-t-elle.
— Ma sœur. Occupez-vous d'elle, elle a ingéré le poison…
— Attendez. Vous ne m'aviez pas donné tout le poison ? s'étonna Unohana. Vous rendez-vous compte à quel point cette décision est irresponsable ?
— Oui… Mais prenez soin d'elle, je vous en prie. Je n'en ai pas pour longtemps, enfin, je l'espère.
Il déposa délicatement le corps de Haru sur un lit. Elle lui tenait la main, il dut la forcer à le lâcher.
— Désolé Haru, murmura-t-il en l'embrassant sur le front, mais nous ne sommes pas seuls au monde.
Il s'éclipsa aussitôt, pour retrouver Matsumoto. En interrogeant les shinigamis, il la retrouva rapidement, dans leur bureau, allongée sur le canapé.
— Matsumoto ! s'écria-t-il, soulagé, tu m'as fait si peur !
— Ca me rassure, soupira Rangiku. Je croyais que je ne comptais pas pour vous.
— Qu'est-ce que tu racontes ? Ne pas compter pour moi ?
— Haru et vous semblez si heureux ensemble… Vous n'êtes pas comme ça, avec moi. Ne suis-je donc qu'un garde-manger pour vous ?
— Mais… Non ! Non, tu n'es pas un garde… Eh, tu es jalouse ? Tu es jalouse de Haru ? Tu l'as toujours été, mais j'aurais cru que…
— Taisez-vous ! Comment pouvez-vous… Comment osez-vous vous montrer devant moi, avec ce ton léger ? N'avez-vous pas compris que vous allez… Que vous allez…
— Que je vais t'oublier ? termina Toushiro. Je ne veux pas y penser, c'est tout. Mais je vois que j'aurais peut-être dû réfléchir avant de penser ainsi. Tu m'aimes donc à ce point ?
Il s'assit à côté d'elle et lui caressa les cheveux.
— Vous m'énervez, taichou, grommela Matsumoto, rougissante. Et puis, non, je ne vous aime pas.
Elle observa la réaction de son capitaine. Il affichait un petit sourire triste, et ses yeux brillaient de chagrin.
— Tu ne m'aimes pas, répéta-t-il lentement. Tu ne m'aimes vraiment pas. Tu ne ressens rien pour moi. Alors pourquoi ?
— Je…
— Pourquoi avoir été si proche de moi ? Tu voulais de la reconnaissance ? Tu voulais qu'on soit fier de toi ?
— Non !
— Mais pourquoi ? Si tu ne m'aimes pas ?
— Mais… Je…
— Ne ressens-tu pas quelque chose, en ce moment ?
Il se plaça au-dessus d'elle, à quatre pattes, puis posa ses lèvres sur les siennes, doucement. Ensuite, il se laissa tomber sur elle et ferma les yeux.
— Taichou ! protesta faiblement Matsumoto. Que faites-vous ?
— Tu étais ma fiancée. Comment peux-tu penser une seule seconde que je ne t'aime pas ? se fâcha Toushiro.
Il posa sa tête contre le cou de son amante. Ses doigts jouaient avec les mèches blondes de la jeune femme.
— Je t'aime, Matsumoto. Et tu le sais. Pourquoi… Pourquoi faudrait-il que je t'oublie ?
Rangiku sentit quelque chose d'humide coulant dans sa nuque.
— Vous aussi, vous ne voulez pas oublier, chuchota-t-elle.
— Évidemment. Te voir pleurer me fait tellement mal.
— Mais pourquoi seriez-vous le seul à pouvoir pleurer ? Si vous oubliez tout ce qu'il s'est passé dernièrement, comment pourrais-je vivre ?
— Tu t'en sortiras. Et tu me forceras à me souvenir.
Les bras de Matsumoto vinrent entourer le corps de Hitsugaya.
— Vous savez, comme ça, vous me faites penser à un gamin, s'amusa-t-elle.
— Matsumoto !
— On devrait peut-être aller voir Unohana taichou, pour l'antidote. Je ne veux pas vous voir souffrir plus longtemps.
— Tu es sûre de vouloir rester ?
— Je veux être là, quand vous vous réveillerez. On y va ?
— Je t'attends.
— Je vous rappelle que vous êtes sur moi, taichou.
— Je sais, mais j'aime être comme ça.
— Moi aussi, mais vous n'êtes pas aussi léger qu'avant.
Toushiro se leva, blessé dans son orgueil, mais tendit la main à Matsumoto pour l'aider à quitter sa position. Ils se dirigèrent vers la quatrième division plutôt rapidement.
— Hitsugaya taichou ! Vous arrivez à temps ! s'exclama Unohana. Je viens d'administrer l'antidote à tous ceux qui étaient contaminés. Il ne reste plus que vous.
— Je suis prêt. Tu tiens vraiment à venir, Matsumoto ?
— Oui !
Unohana les conduit vers une chambre vide. Toushiro était légèrement déçu, il aurait voulu être avec sa sœur, mais la voir souffrir n'aurait rien arrangé. Il s'assit sur un lit.
— Matsumoto fukutaichou, vous pouvez vous asseoir ici, proposa Unohana en lui montrant une chaise.
Le capitaine de la quatrième division prit une seringue qu'elle remplit d'un liquide bleu. Elle l'enfonça dans le bras de Hitsugaya, qui serra les dents.
— Je sais que cela fait mal, mais c'est pour optimiser les chances de guérison. Maintenant, avalez ça, ordonna-t-elle en lui tendant un verre remplit du même liquide.
Toushiro obéit en grimaçant. Apparemment, l'antidote avait un goût affreux.
— Le poison était meilleur que ça, se plaignit-il.
— Sans doute. Je vous laisse, je dois m'occuper des autres. Matsumoto fukutaichou, veillez sur lui !
— Bien, opina la jeune femme en s'asseyant près de son capitaine.
Unohana les quitta. Toushiro, mal en point, regarda Matsumoto.
— Je t'aime, souffla-t-il, au bord du malaise.
— Je vous aime aussi, taichou.
Il ferma les yeux, épuisé. Rangiku l'observa pendant un moment, puis le suivit dans le monde des rêves, trop fatiguée pour tenir. Elle sentit qu'il avait mal, mais elle ne pouvait rien faire pour lui, si ce n'est attendre et espérer.
Unohana revint dans la pièce pour voir ce qu'il se passait. En apercevant Matsumoto et Hitsugaya, entrelacés dans leur sommeil, elle ne put s'empêcher de sourire. Leur amour était si visible, si puissant. Mais allait-il survivre à une perte de mémoire ?
Mouahahaha. Et après on aura droit à des crises de nerfs. Hum. L'usage que je fais de ces personnages est pour le moins effrayant.
