Note de l'auteur: Voici le chapitre six! Stangerson revient en force! J'espère que ça vous plaira à tous! Donnez moi vos avis hein?
RAR:
Miss Lilith Samael AshleeSnape et Raliie, merci pour vos reviews et Voilà pour vous une Stangerson plus que garce dans ce chapitre (j'ai l'impression que vous l'adorez!)
Monrose: Merci pour ta review et oui il lui a dit de trouver quelqu'un d'autre parce qu'il pense qu'il est trop vieux, trop moche, trop...pour elle!
Hermione Jane Rogue: Merci pour ta review et j'espère que tu seras pas trop décue parce que là j'ai sauté de cinq ans, l'entrevue avec Dumby s'était arretée là! Dis moi se que tu en penses ok?
Merci aussi aux review de Ste7851 miss-svetlana-black NatsuShizu floflo68110 P'tite jiji et manon. Merci beaucoup, je le dis et je répéte: ma fic continue d'exister seulement grace à vous donc continuez!
Merci à ma beta correction Love Gaara of the Sand.
Maintenant place à la lecture!
Ah j'oubliaii, rien ne m'appartient mais à J.K ...on connait tous le registre quoi!
Correction : Love Gaara of the Sand
Chapitre 6 : Pourquoi vous êtes revenue Miss Granger ?
-Hermione, ça ne peut plus continuer comme ça et tu le sais bien.
Ils étaient dans un bistrot moldu. Sam lui prit les mains entre les siennes, très douces. Hermione le voyait venir, mais elle ne dit rien. Elle ne voulait pas faire le premier pas. Il reprit après quelques secondes de silence :
-C'est comme si tu n'avais jamais été là Hermione. Je n'arrive pas à voir dans tes yeux de l'amour à mon égard. De la tendresse, de l'amitié oui, mais de l'amour jamais. Quand je te fais l'amour, quand tu jouis j'aperçois parfois même de la tristesse. Je n'arrive pas à expliquer ton comportement et je le respecte si tu ne veux pas me le dire, mais je ne veux pas être la cause de ta souffrance encore plus longtemps.
Il s'interrompit et baissa la tête. Sa voix s'était étranglée, mais il reprit, avec plus de difficulté :
-Tu sais, je t'aime vraiment, et ce depuis le premier jour et c'est la seule raison qui me pousse à agir ainsi. Je viens de constater que tu ne m'appartiendras jamais. Que tu appartiendras toujours à lui…
Tout en parlant, il avait resserré son emprise sur les mains de la femme.
-Il faut que tu saches une chose Sam : tu ne m'as jamais fait souffrir ni été une cause de mes tourments. Au contraire, tu as été un soutien et tu m'as aidé bien plus que tu ne le penses…Mais je dois admettre que tu as raison sur les autres points, ça ne pourra pas continuer ainsi. Je suis en train de te gâcher les plus belles années de ta vie…Je me sens tellement égoïste, je suis tellement désolée
-Ne le sois pas ! Ne le soit pas Hermione. Sache que tu pourras toujours compter sur moi et revenir quand tu voudras. Je t'attendrai et je t'aimerai…
-Chuuuut…Tu regretteras ces mots quand je reviendrai dans vingt ans et que je te trouverai avec une jolie épouse, trois enfants et une jolie maison, dit-elle d'un ton plaisantin, mais, merci Samuel, merci pour ta compréhension. Ton épouse sera une femme chanceuse et comblée ! Je l'envie déjà…
-Cette femme peut très bien être toi, tenta-t-il une dernière fois.
Elle caressa sa joue d'un geste tendre, presque maternel et releva sa tête pour planter son regard dans le sien :
-Tu sais aussi bien que moi que non, mais ne soit pas triste, tu m'oublieras bien plus vite que tu ne le penses !
-Ce n'est…
Mais déjà elle avait placé un doigt sur la bouche du brun lui indiquant de se taire. Elle se leva, prit son sac à main puis fit le tour de la table pour arriver à son niveau. Elle se pencha et lui glissa dans l'oreille : «Sois heureux Samuel » avant de déposer un bisou sur sa joue et de partir.
Hermione Jeanne Granger, du haut de ses vingt-trois ans, diplômée, au chômage et célibataire ne savait pas quoi faire de sa vie.
Albus Dumbledore avait toujours tout planifié à l'avance. Il voulait toujours tout contrôler et tout maîtriser de façon à ce qu'il ne se retrouve jamais (ou presque) dans des situations urgentes ou embarrassantes. De plus, il avait toujours pensé à un plan B…Mais là, il fallait avouer qu'il était coincé : se retrouver sans professeur de métamorphose deux jours avant la rentrée, ça ne lui était jamais arrivé. Il faut dire qu'il commençait à devenir vieux. Il devrait suivre l'exemple de Minerva et prendre sa retraite…Un peu de soleil et beaucoup de friandises lui feraient beaucoup de bien.
Il était en train de faire les cent pas quand quelqu'un frappa à la porte de son bureau, il lui demanda d'entrer. C'était Severus Rogue, tout de noir habillé, l'air ronchon et la mine maussade. Toujours fidèle à lui-même.
-Albus, commença ce dernier après un hochement de tête en guise de salut, je suis venu chercher mon emploi du temps.
-Il est là, quelque part sur le bureau Severus, dit il l'esprit ailleurs, attends je te les apporte.
Qu'Albus n'utilise pas la magie pour des sortilèges aussi simples qu'un accio voulait dire qu'il avait des soucis. Et Severus était sur que c'était le cas :
« Quelque chose ne va pas professeur ? Demanda le maître de potions au plus vieux, penché sur une pile de papiers, pensif.
-Il se trouve, répondit ce dernier dans sa barbe, que je n'ai pas encore de professeur de métamorphose. J'ai complètement oublié que Minerva avait pris sa retraite. Cela fait trente-cinq qu'elle est ici. Je ne m'habituerai pas à son absence aussi vite
Severus maudit le caractère trop sentimental des Gryffondors, mais répliqua quand même :
« Vous devriez contacter le directeur de l'EESM, Morpeus Wickram. Il doit sûrement avoir quelqu'un à te conseiller. Un élève peut-être.
-Ah Severus, tu es mon homme de la situation. Pourquoi je n'y avais pensé plus tôt ?
-Parce que vous vieillissez Albus.
Ce dernier eut un sourire typiquement Albusien et se pencha sur le parchemin s'adressant à son vieil ami. Il griffonna quelques mots puis convoqua Fumseck et lui confia la lettre.
« Emmène ceci à Morpeus Wickram et ne reviens pas sans la réponse »
Et aussitôt l'oiseau s'envola dans le ciel bizarrement gris. Il resta planté à contempler la personne de Severus.
-Hum Hum, grogna celui-ci, j'attends toujours.
-Oui oui, ça vient.
D'un accio, il sortit le dossier d'une pile d'autres feuilles et le dirigea vers Severus. Le maître le prit précipitamment et se dirigeait déjà vers la porte, mais le directeur le retint :
-Pas si vite Severus, j'ai encore à te parler.
« Pourquoi suis-je venu ici ? » murmura Severus en se retournant lentement vers le bureau directorial. Il fixa le directeur, agacé.
-Je me demandais, lâcha Albus après quelques secondes de silence, si tu accepterais d'être mon directeur adjoint. Il faut avouer que ça aussi, je n'y avais pas pensé et…
-Non, l'interrompit Severus, je ne veux pas. Déjà il repartait vers la porte.
-Severus, la voix de l'homme n'était qu'un murmure, qui n'annonçait rien de bien, tu ne vas pas me lâcher maintenant, dans une situation tellement embarrassante. Tu as toujours été là pour moi. Ne me lâche pas maintenant.
Il lui lâchait le coup de la culpabilité. Typiquement Albus. Cette fois, il est décidé à ne pas céder.
-C'est justement pour ça Albus, je me suis consacré à toi ses vingt-cinq dernières années alors j'ai le droit de vivre moi aussi. Et puis quelle vie ? Entre les cours, les missions que tu m'infliges encore, le stock de potions de l'infirmerie et celui de l'ordre, je n'ai même plus le temps de prendre un bain de plus de quinze minutes. Alors non, je n'accepte pas plus de responsabilités.
-Severus, mon garçon, ne t'énerve pas comme ça ! Ce n'est qu'un titre. Tes responsabilités ne s'alourdiront pas encore plus. Crois-moi et puis tu me dois bien ça Severus. Après tous ce que j'ai fais pour toi. Un tout dernier service comme celui-là ne devrait pas te déranger, contre argumenta le directeur, le scrutant par-dessus ses lunettes en demi-lune.
Ils se fusillèrent du regard pour encore quelques secondes et Severus souffla enfin :
« Qu'est ce que je dois faire ? »
Albus eut un sourire victorieux et s'apprêta à expliquer à l'homme le nouveau régime quand Fumseck l'interrompit, tendant la patte.
Albus la prit et brisa le sceau tout en remerciant son phénix puis il commença sa lecture :
Cher Albus,
Je suis très content et flatté que tu m'aies écrit et demandé une telle chose. J'ai commencé depuis quelque temps à penser que tu n'es plus parmi nous, mais quelle agréable surprise de recevoir un mot de ta part.
Et pour répondre à ta demande, je dois dire que le choix ne manque pas ici. Nos élèves font partie de l'élite des élèves du monde sorcier et ils sont tous, aussi nombreux soient-ils, absolument brillants.
Mais, il faut avouer que je n'ai pensé qu'à une seule personne dès que j'ai lu ta lettre. Elle est particulièrement brillante et dépasse le niveau des autres élèves de loin. Je l'ai suivi pendant ses cinq années d'études ici et je dois dire qu'elle peut faire une excellente carrière à Poudlard. Elle a toutes les qualités requises et elle vient tous juste d'être diplômée.
D'ailleurs, je suis sur que tu là connais. Elle a fait ses études à Poudlard.
Elle s'appelle Hermione Granger. Tu peux la contacter au 13 St Paul's way, Ratcliff, Londres.
Et je te l'assure Albus, cette fille est une occasion à ne pas rater.
Bien à toi,
M. Wickram.
Albus replia la lettre et la mit dans sa poche. Il releva la tête et fixa son protégé, un sourire malicieux accroché aux lèvres.
« -Quoi ? J'ai une culotte rouge sur la tête ?
-Non, non, mon garçon. C'est juste que je réfléchissais à l'année qui vient. Severus, est-ce que ça te dérangerait de revenir plus tard ? J'ai beaucoup à faire maintenant.
-Oui bien sur Albus. Et il partit précipitamment vers la porte, songeant à ce que voulait signifier le sourire d'Albus. Il avait un mauvais pressentiment.
Hermione était assise en tailleur sur son joli fauteuil en cuir dans son petit appartement londonien. Elle était en train de lire. Ou plutôt en train d'essayer de lire. Car Hermione n'avait pas la conscience tranquille. Elle pensait à Samuel, à son avenir, à ce qui se serait passé si elle n'était pas partie. Ils se seraient probablement mariés et auraient eus des enfants, mais jamais ils n'auraient été heureux. Ou plutôt, jamais elle n'aurait été heureuse. Elle pensa alors qu'elle était trop égoïste. Elle pensa à la première fois où elle l'avait rencontré. C'était le premier jour de la rentrée scolaire dans la prestigieuse école supérieure en magie et elle était seule. Elle ne connaissait personne. Elle s'était encore perdue dans les innombrables couloirs de l'établissement et au détour d'un de ces derniers, elle s'était pris un mur en plein visage. Ses livres et ses papiers s'étaient jetés sur l'occasion pour voler partout, trop heureux d'échapper de l'emprise trop serrée de la jeune fille. Elle s'accroupit précipitamment pour les ramasser, le rouge aux joues, maudissant sa maladresse quand une main apparu dans son champ de vision. Une main masculine, mais fine qui commença à l'aider. Hermione releva la tête et eut la bonne surprise de trouver un beau jeune homme aux cheveux aussi noirs que l'ébène et aux yeux très bleus, qui lui souriait. Il s'était présenté sous le nom de Samuel Darcy. Son père était un riche homme d'affaires moldu et sa mère une sorcière. Hermione se souvint que c'était son premier ami depuis qu'elle avait quitté Poudlard. Bien sur, elle était restée très en contact avec Harry et Ron, mais disons que Sam était son meilleur ami de l'école. Il était tellement gentil et attentionné avec elle, la faisant sentir plus femme. Chose qu'elle n'avait encore jamais espéré sentir avec Harry et Ron. Il se comportait en Gentleman et ne se montrait jamais trop coléreux et avare, ou curieux ou…Bref, s'était l'homme parfait. Il était son confident et elle lui disait tout. Et vit qu'il avait suivi ses études dans une école allemande, il ne savait de la guerre que les petits articles qu'on réservait dans les journaux allemands. Donc, elle la lui raconta en détails. Elle parla aussi d'Harry, de Ron, de Ginny et de la vie à Poudlard. Elle avait aussi parlé de Severus. Et de la courte liaison qu'ils avaient eue ensemble. Elle avoua ses sentiments à Samuel et lui dit qu'elle n'était pas prête à oublier l'homme.
Il lui avait aussi raconté sa vie. Son père trop strict, trop soucieux de son éducation, même si elle était magique. De sa mère trop affective et trop protectrice.
Ils étaient devenus de plus en plus proches au grand plaisir de Samuel, qui après trois longues années d'attente, avoua à Hermione qu'il voulait pousser les limites de l'amitié et entretenir une relation plus poussée. Il était assez intelligent pour ne pas lui avouer ses sentiments ce jour-là, car la demande du jeune homme l'avait assez ébranlée.
Elle avait réfléchi puis accepté l'offre du jeune homme. Ils avaient entretenu une relation amoureuse qui avait duré deux ans et pendant laquelle Hermione s'était forcée d'être heureuse : elle avait l'homme parfait, l'école parfaite, l'avenir qui s'annonçait parfait. Severus lui avait demandé d'avoir ce genre de vie. Maintenant elle l'avait, alors pourquoi ne se sentait elle pas heureuse…Severus, Severus…pas une nuit elle n'avait passé sans penser à lui. Pas une fois elle n'avait joui sans s'imaginer dans ses bras. Elle se trouva écoeurante pour avoir trahi Samuel d'une façon aussi ignoble. Lui au moins était sincère quand il lui murmurait des « je t'aime ». Elle, jamais. Elle voulait se convaincre, mais jamais ses sentiments pour le jeune homme n'avaient dépassé l'amitié.
Severus…pourquoi n'arrivait-elle pas à l'oublier ? Pourquoi était-il devenu une obsession pour elle ? Pourquoi n'arrivait-elle pas à se convaincre que sa joie et son épanouissement n'étaient pas liés à l'homme ?
Severus…Si elle n'avait pas quitté Poudlard cette nuit-là…Si elle était restée comme elle avait prévu de faire. Que ce serait-il passé ? Est-ce qu'il l'aurait aimé et accepté dans sa vie ? Ou l'aurait-il ignoré et oublié tout ce qui c'était passé entre eux ?
D'habitude, elle ne s'autorisait pas à penser à lui aussi ouvertement, mais là, elle était trop fatiguée pour résister.
Une forme colorée qui se dirigeait vers sa fenêtre attira son attention. L'oiseau entra et se posa majestueusement sur la table de la salle à manger. Elle resta là, à le contempler les yeux ronds, sans bouger d'un pouce. Que faisait Fumseck dans son salon ?
L'oiseau battit doucement des ailes en signe d'impatience et tendit la patte. Elle put y voir, accroché, un parchemin venu tout droit de Poudlard.
Elle se dirigea, telle une automate vers ce papier qui l'intriguait tant, le prit, le descella et le lut…Une fois…Deux fois…Trois fois. Pour la quatrième fois, elle le lut à voix haute comme pour se convaincre. Pour la première fois de sa vie, elle comprit le sens de l'expression » ne pas en croire ses yeux ! » :
Chère Miss Granger, Hermione,
Après mes salutations les plus cordiales, j'aimerais vous faire une proposition.
Comme vous le savez, la rentrée scolaire est dans deux jours seulement et il se trouve que nous n'avons pas de professeur de Métamorphose. Alors je vous propose ce poste, ayant totalement confiance en votre intelligence et en vos capacités. Et puis notre cher Morpeus m'a fortement recommandé de vous contacter.
Miss Granger, je sais que pour l'instant vous êtes libre et si vous voulez je ne vous retiendrai pas plus que cette année (si vous acceptez bien sur).
Travailler à Poudlard est très prestigieux et cela embellira votre CV.
Communiquez-moi votre réponse aujourd'hui s'il vous plait, car nous manquons sérieusement de temps.
Fumseck attendra le temps qu'il faudra.
En espérant une réponse positive, je vous salue et vous remercie de m'avoir accordé votre attention,
Albus.W.P.
Alors là, c'est ce qu'on appelle une surprise.
Qu'allait elle f aire ? Accepter cette offre, plutôt tentante, impliquerait beaucoup de choses : retrouver Poudlard, le retrouver lui et faire face à tous ce qu'elle avait fuit cinq auparavant…retrouver Stangerson !
Mais refuser serait vraiment désolant, car on ne refuse pas un poste à Poudlard pour des raisons aussi stupides et aussi personnelles. « Soit professionnelle Granger, c'est ton avenir qui se joue, là ! » lui souffla sa conscience.
Elle se mordit la lèvre inférieure et regarda Fumseck qui n'avait pas bougé.
« Qu'est ce que tu en penses toi ? »
Il pencha la tête comme pour l'inciter à accepter.
« Oh et puis pourquoi pas ? »
Elle n'était pas Gryffondor pour rien.
Elle attrapa un parchemin qui traînait et y inscrit sa réponse, positive. Elle confia le parchemin à Fumseck, ayant pour seule image dans son esprit, l'image d'un homme tout en noir habillé, lui souriant amoureusement.
Elle était en train de faire les cent pas dans son petit salon quand le messager de Dumbledore revint avec une autre lettre. Elle déchira l'enveloppe, impatiente et lut son contenu fébrilement.
Il lui demandait de venir à Poudlard ce soir pour parler des formalités. Il demandait aussi de commencer la préparation de son bagage parce qu'elle devrait venir s'installer dès demain à l'école et il la remerciait. Il avait ajouté dans un post-scriptum qu'il trouvait les chocolats pralinés absolument succulents
Elle fit ce que le directeur lui demandait et à dix-neuf heures, elle transplana à Poudlard.
Un flot d'images bascula dans sa tête. Cette fameuse soirée ou la professeur de DFCM avait voulu détruire son avenir.
Elle se surprit à se souvenir de tous les détails :
Dumbledore les avait invités tous les trois à son bureau. Il les avait interrogés un à un puis les avait confrontés. Rogue avait tout nié et avait tenu tête à Stangerson. Par manque de preuves, Dumbledore avait redonné à Hermione son diplôme et avait nié tous ces faits en public, mais le mal était déjà fait.
Hermione fut la cible des moqueries des Serpentard, des regards méfiants et indignés des Poufsouffle et Serdaigle, mais ce qui l'avait le plus blessée, c'était les regards blessés des Gryffondors, comme si elle les avait trahis. Seuls ses amis l'avaient soutenu, même si elle avait senti Ron l'observer discrètement.
Quant à Rogue, il avait disparu pour le reste de la soirée et ne s'était pas montré le lendemain lors du petit déjeuner d'adieu. Hermione se demanda si elle pouvait faire face à tout ce qui l'attendait derrière ces portes en fer.
Elle allait le savoir très bientôt.
-Ah Miss Granger, je vous attendais !
-Professeur Dumbledore, je suis désolée si je vous ai fait attendre. Je suis venue dès que j'ai pu.
-Ce n'est pas grave Hermione, je peux vous appeler Hermione n'est-ce pas ? Quelle jolie femme vous êtes devenue. Vous avez bien grandi.
-Merci professeur, répondit-elle en rougissant, c'est gentil de votre part.
-Quel mauvais hôte je fais, vous voulez un bonbon au citron, un thé ?
-De l'eau s'il vous plait. Elle commençait avoir la gorge sèche.
Elle but son eau et n'osa pas engager la conversation. L'homme devant elle l'intimidait toujours autant.
-Bon, lâcha-t-il enfin, parlant boulot. Vous allez enseigner la métamorphose à tous les élèves de l'école. Je sais, votre emploi du temps sera chargé alors je me propose de vous aider et de vous assister quand bon vous semble. Aussi, vous ferez vos rondes le lundi et le vendredi que vous partagerez respectivement avec le professeur Vector et le professeur Rogue. Votre appartement se trouve au troisième étage derrière le tableau d'une licorne noire, je vous y conduirai personnellement. Votre salaire sera de deux cent cinquainte Galions par moi et vous disposerez d'une prime de soixent quinze galions à Noël. Des questions ?
-Oui, professeur, je sais que vous allez m'aider pour mes cours et je vous en remercie, mais je pense que ce n'est pas assez…enfin, je ne connais rien du programme des élèves…j'ai plutôt oublié et ça fait cinq en que j'ai quitté Poudlard et puis…
-Excusez moi Hermione, j'ai oublié de vous précisez que Minerva a tout prévu à ma place et a laisser ses cours pour celui, ou dans ce cas-ci, celle qui la succédera. Je l'ai enverrai à vos quartiers dès ce soir. Autre chose ?
-Non, professeur. Merci beaucoup. Tout me convient. Je rentre chez moi pour l'instant j'ai encore quelques affaires à régler et je reviens demain à la première heure. Est-ce que cela vous convient ?
-Bien sur Hermione. Vous pouvez y aller. Bonne soirée à vous.
-A vous aussi professeur, répondit-elle dans un sourire satisfait.
Elle se dirigea vers la porte de sortie, pensant que peut-être les choses se passeraient mieux qu'elle n'aurait imaginé quand la voix douce du professeur Dumbledore l'interpella :
-Miss Granger, une dernière question…
Elle se retourna pour faire face à l'homme, pensant qu'il avait oublié une formalité.
-Pourquoi vous êtes revenue Hermione ?
Elle le fixa, stoïque :
-Je vous demande pardon ?...Mais enfin professeur, c'est vous qui m'avez fait la demande et…
-Pour qui êtes-vous revenue ? La coupa-t-il sans défaillir.
Elle baissa la tête consciente qu'il avait toute devinée. Décidément, on ne pouvait vraiment rien lui cacher
-Écoutez-moi Hermione, rien ne peut vous empêcher d'être ensemble maintenant.
Elle releva la tête brusquement. Mais où voulait-il en venir ? Il poursuivit :
-Vous n'êtes plus son élève. Vous êtes sa collègue. Severus a passé ces cinq dernières années très seul et il a besoin de quelqu'un, qu'il le veuille ou non. Et vous êtes la personne qu'il lui faut, Hermione.
-Il ne voudra jamais de moi. Il ne m'acceptera jamais. Il est trop têtu et…sa voix s'étouffa et elle sentit les larmes lui monter aux yeux
-Hermione, ma fille, je vous croyais plus combattante. Vous êtes une Gryffondor par Merlin. Et je sais que vous l'aimez. Ne vous basez pas sur des jugements sans avoir agi. Allez lui parler. Peut être pas maintenant, mais parlez lui, c'est le seul moyen de savoir.
« Il a raison » se dit-elle. Il a toujours raison le professeur Dumbledore.
Elle quitta la pièce. Pensive.
Hermione marchait dans les couloirs de Poudlard, sans savoir où ses jambes la menaient. Elle se remémora de nombreux souvenirs. Tellement de choses s'étaient passées entre ces murs. Poudlard lui avait tellement manqué. Elle devrait être heureuse de se retrouver dans l'établissement qu'elle considérait comme son chez-elle, mais il y avait ce poids qui l'empêchait de savourer ce retour.
Elle réfléchissait. Elle ne réfléchissait pas, elle était confuse…perdue…Elle était devant le bureau de Rogue. Que faisait-elle devant le bureau du professeur Rogue ? Elle ne devrait surtout pas être ici. Elle vit son bras se lever et sa main se diriger dangereusement vers la porte. Ses doigts frappèrent le bois trois fois. Trois coups fermes. Et elle, elle était paralysée.
Elle savait qu'elle devait obéir à Dumbledore, mais pas aussi rapidement. Elle avait prévu d'y penser avant d'agir. Maintenant elle se retrouvait à prier pour que personne ne lui ouvre.
« Entrez »
Arrrrgh. Pourquoi fallait-il qu'il soit là ?
Ses jambes avancèrent. Sa main s'empara de la poignée et le tourna. Et Hermione se retrouva devant Severus, totalement paralysé. Il avait maigri, mais il était tellement beau. Tellement virile.
Dès qu'il l'avait vu, il s'était levé (1) comme s'il avait été frappé.
-Her…Miss Granger.
Severus paraissait troublé. Il ne savait quoi dire, quoi faire. Alors comme ça, elle était revenue. Pourquoi ? Allait-elle rester ? Elle a vraiment grandi, se dit-il. Elle était tellement belle, tellement fraîche…Tellement féminine.
Elle s'avança vers lui, sans le quitter des yeux et parla
-Pro…Severus.
Il frémit.
-…Je suis revenue et c'est uniquement pour toi. Rien n'a changé depuis cinq ans. J'ai fait ce que tu m'as demandé de faire. J'ai continué mes études. J'ai trouvé un gentil jeune homme qui m'aimait. J'allais pouvoir avoir la vie parfaite que tu m'as demandé d'avoir. Mais je n'étais pas heureuse Severus, je ne faisais que penser à toi. Tu m'as promis que j'allais t'oublier, mais je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas pu t'oublier Severus. Et puis maintenant je ne suis plus ton élève alors tu n'as pas un seul vrai argument pour me rejeter. Je suis ta collègue désormais. Alors réfléchit Severus. Réfléchi et accepte-moi dans ta vie…
OK. Ni lui ni elle ne s'attendaient à une telle familiarité. À une telle franchise ou à une telle…brusquerie. Mais les mots étaient sortis tous seuls.
Hermione savait qu'elle avait ébranlé Severus, à voir son visage décomposé par la surprise et la réflexion. Elle maudit sa langue toujours aussi tordue.
Mlle Stangerson était sur son chemin vers le bureau de Dumbledore pour prendre son emploi du temps quand elle vit une forme féminine entrer derrière la gargouille qui s'était écartée devant elle.
C'était Granger. Que faisait cette petite peste ici ?
Son instinct de briseuse de ménage lui prédit que la femme irait chez Rogue après son entrevue avec Dumbledore, alors elle la devança.
Sur son chemin elle peaufina un plan qu'elle trouva brillant.
Elle entra dans le bureau de l'homme après avoir frappé bien sur. Il la gratifia d'un regard noir. Décidément, il la détestait toujours tant. Quant à elle, peut être avait-elle laissé tomber le plan de le séduire, mais jamais elle ne laisserait Granger l'avoir. C'était une question de principes. Et puisque le vieux fou ne s'était pas montré coopératif, elle s'y mettrait personnellement.
Elle demanda à Rogue une potion antidouleur pour ses pieds qui la faisait souffrir « à cause de ses maudits talons ».
Il se retint de faire un commentaire acerbe et s'apprêta à se lever pour lui apporter la potion alors elle lui demanda de rester assis qu'elle irait la chercher toute seule.
Il lui indiqua l'emplacement de la fiole. Un peu méfiant, mais de toutes les façons il vérifie toujours sa réserve avant de quitter son bureau. Il le saurait si elle mijotait quelques choses.
Donc, elle se dirigea vers la réserve et disparut dedans. Elle fit du bruit avec les fioles pour détourner l'attention. Dès qu'elle entendit une voix féminine s'élever derrière la porte. Elle sut que son plan allait marcher.
Elle déboutonna une bonne partie de sa chemise, ébouriffa ses cheveux et bousilla son rouge à lèvres et colla son oreille à la porte, attendant le bon moment pour sortir.
Elle écouta le discours de Granger…Trop chou…Mais les retrouvailles ne s'arrêteront pas à des déclarations naïves et Granger ne gagnera pas si rapidement la partie. Elle poussa la porte et sorti :
-Aaah Severus, c'était excellent ! Tu es un amour ! Je reviendr…Ah Miss Granger, vous êtes là, et bien Severus m'a…
Mais déjà Miss Granger était partie. « Quel dommage » se dit-elle et elle sourit à Rogue, triomphante.
TBC...
(1)Je me suis inspirée de la scène dans Orgueil et Préjugés le film où Lizzie arrive à Netherfield après avoir marché de chez elle et Darcy est troublé par son arrivée.
Voilà pour ce chapitre ! j'espère que ça vous à plut même s'il y beaucoup de naration et peu de conversation( moi, j'aime pas beaucoup ça!) mais je sais pas pour vous.
Je pense que je vais en finir avec cette salope de Stangerson mais je sais pas comment m'en débarasser. Alors si vous avez des idées maléfiques et sadiques de comment elle va dégager pour de bon de la vie de Sev, faites moi par de vos idées. Elles sont toutes les bienvenues.
A bientot!
