Note de l'auteur: voici le chapitre 7 et j'epère qu'il vous plaira. Je me suis surprise moi même en écrivant ce chapitre. Je ne voulais pas que les choses se passent comme ça mais mes doigts m'ont devancé! Quant à Stangerson, c'est vrai que j'ai dis que j'allais m'en débarassé le prochain chapitre c'est à dire celui là mais j'ai resérvé le "scandale Stangerson" pour la soirée d'Haloween! En attendant, vos idées sont toujours les bienvenus...
Merci toutes (et tous?) pour vos reviews:
Hermione Jane Rogue: Merci pour ton commentaire et tu as tous deviné, maintenant Mione s'imagine des choses...
Ralliie:Merci pour ta review, j'aime bien l'idée de la faire étrangler par un biscuit ou peut être la faire noyer dans son bain, qui sais?
Eillen19: Merci beaucoup pour ta review, je trouve ton idée splendide. Mais je pense que Severus et Hermione vont ensemble lui tendre ce piège. Ça fera beaucoup plus "couple"!
floflo68110: Merci pour ta review et merci parce que tu aimes ma fic (tu vois si tu me l'avais pas dit, je l'aurai jamais su!) Et la façon delaquelle la garce va disparaitre, va être la plus théatrale que possible. J'y travaille encore et je ferai un mélange de toutes vos idées!
Miss Lilith Samael et miss-svetlana-black merci pour vos reviews, je tenais particulièrement à introduire un truc qui a un rapport avec Orgueil et préjugés parce que je suis fanatique de ce roman, et puis j'ai toujours pensé que Darcy et Rogue se resemblent.
Merci merci pour les reviews de NatsuShizu et MarvoloStoker, et voici le chapitre 7. J'espère que vous ne serez pas trop déçu parce que notre "bien-aimée" Stangerson est encore là, mais en fait, je viens de me rendre compte que je l'ai laissé encore un peu pour que vous continuiez à m'envoyer des reviews ;)
Maintenant, place à la lecture!
Chapitre 7 : Quand tout s'arrange...ou presque!
Severus était furieux. Non, il était fou de rage. Comment cette pute aurait pu faire une chose pareille ? Lui qui rêvait de ces retrouvailles avec Hermione depuis tellement longtemps ? Lui qui ne parlait pas avec Stangerson depuis presque cinq ans ?
Il aurait dû savoir que quelque chose clochait lorsqu'elle était venue demander la potion. Il aurait dû se méfier d'une machination de sa part…Mais ses talents d'espion infaillible commençaient à s'affaiblir. Il devrait penser à s'entraîner un peu !
Mais maintenant il ne devait pas penser à sa carrière. Il avait des problèmes de cœur à résoudre… (Il ne pouvait pas croire qu'il était en train de dire ça !)
Donc il sortit en courant de son bureau.
Hermione était furieuse. Non, elle était folle de rage. Comment avait-il pu faire ça ? Et avec Stangerson en plus ! Hermione n'était pas dupe. Elle avait considéré le fait qu'il ait pu avoir des aventures, mais pas Stangerson, pas la femme qui a failli briser sa vie des années plus tôt.
Et dire qu'elle venait de se ridiculiser devant lui…Et devant elle…Dire qu'elle l'aimait encore.
Ils devaient sûrement être en train de se moquer d'elle maintenant, et de sa naïveté, pensa-t-elle.
Elle faisait les cent pas dans son salon encore dénudé de décoration puis elle s'assit sur un canapé. Elle se leva et recommença sa course, mais vite elle se rassit. Elle se sentait tellement honteuse et humiliée. Il était peut-être encore temps de refuser l'offre de Dumbledore et de repartir chez elle.
De toutes les façons, ses affaires n'étaient pas encore là donc…
Quelqu'un venait de frapper la porte, pas trop doucement. Vu que personne ne réagissait, ce quelqu'un frappa encore une fois. Plus fort.
Elle se précipita pour ouvrir.
Severus était en train de courir dans les couloirs de Poudlard à la recherche de la Gryffondor, mais elle n'était nulle part.
Avec un peu de chance, il la trouverait dans ses appartements. Il se remit à courir, mais après une courte distance s'arrêta. Il ne savait pas où se trouvaient les appartements d'Hermione.
Il fit demi-tour et partit tout aussi rapidement vers le bureau de Dumbledore qui lui fournit les informations dont il avait besoin et fit taire ses interrogations d'un simple regard.
Il se remit à courir vers le troisième étage. C'est fou ce qu'il pouvait faire pour cette femme. Heureusement que le château était vide. En même temps, il était essoufflé.
Il frappa le tableau plusieurs fois. La licorne qui dormait tranquillement se réveilla et partit tout en lançant un regard indigné à Severus. Lui, il s'en fichait royalement.
Elle lui ouvrit enfin et d'après son expression, elle devait être surprise. Il réalisa soudain qu'il manquait d'air, que sa gorge était sèche et qu'il ne savait pas quoi dire.
Elle commençait à s'impatienter, car elle avait mis ses mains sur ses hanches et elle avait haussé les sourcils.
« J'ai réfléchi », lâcha-t-il à bout de souffle.
Pour toute réponse, il reçut la porte au nez. Il ne s'attendait pas à ça. Le Severus normal aurait été furieux du comportement de la jeune fille, il serait parti, marmonnant quelques jurons. Mieux encore, il se serait remis à tambouriner ce fichu tableau pour lui hurler dessus. Mais là, ce n'était pas le Severus normal qui agissait. Il se remit quand même à frapper à la porte.
Sans surprise, personne n'ouvrit alors il s'approcha et dit d'une voix forte :
Hermione, je compte camper devant votre porte jusqu'à ce que vous m'ouvriez.
Les minutes passèrent sans qu'elle n'ouvre et il s'était adossé au mur, pensant à abandonner, lorsque le grincement d'une porte attira son attention. Il se redressa réfléchissant à toute vitesse à ce qu'il pourrait dire.
Que me voulez-vous ? Vous êtes venu vous moquer de moi c'est ça ? Pourquoi vous n'avez pas emmené votre amante avec vous, comme ça vous ne vous fatiguerez pas à lui répéter la façon de laquelle vous m'avez humilié encore une fois !
Hermione, ne vous…Ne te fais pas des histoires. Il n'y a rien entre moi et cette femme.
Alors c'est un pur hasard si elle est sortie de votre réserve, démaquillée, décoiffée et presque nue comme si elle était en pleine partie de jambes en l'air ?
C'est exactement le cas Hermione.
La prochaine fois que vous voudrez mentir, essayez d'être un peu plus crédible Professeur.
Elle s'apprêta à lui envoyer la porte au nez encore une fois, mais il ne laissa pas faire, coinçant son pied entre la porte et l'embrasure.
-Tu devrais écouter ma version des faits Hermione. Dit-il doucement en repoussant la porte.
- Et qu'elle est votre version des faits Professeur ? Demanda-t-elle le défiant du regard.
- Je pense que Stangerson le fait exprès. Elle ne veut pas te voir avec moi, elle ne veut pas nous voir ensemble.
Ce « nous » commença à briser la glace qu'elle s'était formée quelques minutes auparavant.
-Et pourquoi ferait-elle une chose pareille ? demanda-t-elle d'une petite voix.
- Ça, je ne le sais pas.
Ils turent, chacun réfléchissait.
-Et puis, elle n'est pas mon amante. Elle ne l'a jamais été…
Hermione fut surprise par cette réplique, elle leva brusquement sa tête pou rencontrer son regard.
Je n'ai jamais réussi à oublier ce qui s'était passé quelques années auparavant. Je ne t'ai jamais oublié et je vivais dans l'espoir de te revoir.
Ce que venait de dire Severus était tellement romantique et tellement mignon. Très vite, un sourire s'était formé sur le visage d'Hermione.
Et puis tu ne devrais avoir aussi peu de confiance en moi Hermione.
Mais déjà elle s'était avancée et avait posé une main sur sa joue après avoir replacé une mèche rebelle derrière son oreille.
Elle se mit sur la pointe des pieds et posa ses lèvres sur les siennes et se retira très vite.
-Tu as dit tout à l'heure que tu as réfléchi. Murmura-t-elle en glissant des mains sur les épaules de l'homme. Le tutoiement était revenu spontanément.
-Oui, en effet. Je pensais que tu apprécierais de te joindre à une conférence sur les potions à base de sang de dragon à Londres, samedi prochain. Et puis, nous aurons le reste de la journée pour nous.
Pour toute réponse, il eut droit à un sourire qui fit fondre son cœur puis à un baiser…de retrouvailles.
Hermione s'était installée dans ses nouveaux appartements le lendemain des ses « réconciliations » avec Severus. Elle n'arrêtait pas de penser à lui. Et à samedi.
La jeune femme décora son nouveau chez elle d'une manière à la fois chaleureuse et sobre. Pas trop Gryffondor au cas où Severus n'apprécierait pas. Parce que oui, elle comptait le recevoir chez elle. Et plus d'une fois.
Elle avait une seconde entrevue avec Dumbledore qui n'arrêtait pas de la regarder d'une drôle de façon. Comme s'il savait tous. Il sait tout.
Il lui avait remis trente années de travail de Minerva. Hermione n'aurait qu'à les revisiter. Il lui avait aussi expliqué Poudlard côté administration. Elle était aussi responsable des Gryffondors à présent.
Hermione était comblée. Les choses n'auraient pas pu aller mieux : elle travaillait à Poudlard. Rogue l'avait enfin accepté dans sa vie et elle sentait pour la première fois depuis des années sereines.
Elle contacta Harry pour lui faire part des derniers événements. Depuis la cheminée qui se trouvait dans son salon, elle l'appela.
-Harry, Harryyyyyyyy ! T'es là ?
-Oui, oui Hermione, j'arrive. Répondit la voix lointaine de son meilleur ami. James tu peux aider ta sœur à mettre ses chaussettes s'il te plait ?
Elle sourit en entendent Harry. Il avait désormais sa petite famille. C'est vrai qu'il était sorti avec Luna pendant la dernière année d'étude, mais disant qu'après sa rupture avec cette dernière il s'est plutôt bien remis avec Ginny. Il était maintenant père d'un James de trois ans et demi et d'une toute petite Lily Rose. Hermione était la marraine du plus grand d'entre eux.
Oui Hermione ? Je suis désolé Ginny est sortie faire les courses et je suis seul avec les enfants. Enfin tu sais comment je suis…Qu'est-ce que t'as de neuf toi ?
Tu ne devineras jamais Harry ! Je vais travailler à Poudlard. Je suis le nouveau professeur de Métamorphose, tu te rends compte ? Je vais prendre la place de McGonagall !
Mais c'est génial Hermione. Comment t'as fait pour avoir le poste ?
Rien du tout. C'est Dumbledore qui m'a contacté et j'ai sauté sur l'occasion. En plus je suis la directrice des Gryffondors.
Je suis tellement heureux pour toi Hermione. James tu as laissé ta sœur toute seule ? Et si elle tombe du lit ?
Mais papa, je zeux dire bonzour à tata Mione. S'teu plaiiiit. Gémis une voix derrière Harry.
Bon ok viens lui parler à ta tata Mione, je vais chercher ta sœur. Hermione, je reviens tout de suite, dit-il en se retournant vers son amie.
D'accord Harry. Mais déjà une petite tête brune était apparue dans son champ de vision. Jamie mon chou ? Comment tu vas mon cœur ?
Bien, Mione, à la maternelle il y a un nounours gros comme ça. Raconta-t-il en ouvrant grand les bras pour montrer la taille du nounours. Et en plus, il fait des gros câlins ! Dis Mione quand tu viens me voir ? Tu me manques beaucoup.
Très bientôt mon cœur, promit-elle souriante du brusque changement de sujet du petit.
Harry revint et demanda à son fils d'aller chatouiller sa sœur qui était dans la poussette avant que maman ne vienne jouer les rabat-joie.
- Alors comme ça tu retournes à Poudlard. C'est-à-dire que tu vas devenir collègue avec lui.
- Oui en effet. J'allais justement t'en parler. Severus et moi allons sortir ensemble samedi prochain. Tu ne trouves pas ça génial ?
- Non, du tout. Je conclus par ce que tu viens de dire que tu ne l'as toujours pas oublié. Malgré tout ce qui s'est passé.
- Je n'ai pas réussi. J'ai essayé, crois moi. Rien n'y fait Harry, c'est l'homme de ma vie.
- Tu sembles bien décidée Hermione et je ne chercherai pas à changer ton avis. Après tous, sans ton Rogue, jamais nous n'aurons pu vaincre Voldemort non ?
- Non, en effet Harry, répondit-elle en riant. Bon, je dois y aller maintenant. J'ai encore du travail.
- Ok, mais passes nous voir dimanche prochain, si tu trouves le ton, invita-t-il avec un sourire plein de sous-entendus. Ginny aimerait sûrement extirper des détails croustillants sur ton « rendez-vous »
Elle lui répondit qu'elle essayerait et repartit vers son bureau, travailler sur les feuilles de McGonagall.
La soirée passa bien vite et lendemain arriva encore plus vite. Elle n'avait jamais assisté à la matinée de la rentrée dans l'enceinte de Poudlard et elle fut émerveillée. Des elfes courraient partout, mais aussi les professeurs qui avaient des derniers détails à régler. Rusard astiquait la porte d'entrée pour la nième fois tout en criant sur un elfe de maison qui avait renversé le sceau d'eau sans faire exprès.
Elle vit le professeur Dumbledore sortir de la Grande Salle marchant à grands pas suivit de près par Severus qui avait l'air absolument furieux.
- Mais Albus, entendit-elle soupirer, vous m'aviez promis que ce n'étaient que de simples formalités. Vous n'avez jamais mentionné que je devais aller chercher les tires bouchons de première année. Hagrid peut très bien le faire.
- Non, Severus, répondit le mage d'un ton qu'on emploierait pour un bébé de deux ans, les traditions de cette école veulent que le directeur adjoint aille chercher les élèves de première année au bord du lac. C'est tout.
- Il est hors de question que j'y aille, Albus. S'obstina le professeur encore
- Comme si tu allais te perdre sur le chemin de retour. Tu le feras Severus, tu n'as pas le choix.
Maintenant ils s'étaient considérablement rapprochés d'Hermione. Ils n'avaient pas l'air de la remarquer.
- Peut être que tu m'obligeras à le faire Albus. Et si c'est le cas, alors je te promets que ces pauvres enfants auront la peur de leur vie avant même d'avoir eu un cours avec moi.
Hermione s'apprêtait à partir vers la Grande Salle, un sourire béat sur le visage, quand la voix du professeur Dumbledore l'interpella :
- Ah Miss Granger, vous êtes là. Rejoignez-nous. Il se trouve que j'ai besoin de votre aide.
Quelque chose disait à Hermione qu'un danger approchait. Elle se retourna lentement vers les deux hommes. Elle s'approcha et les salua poliment. C'était bizarre, mais elle n'arrivait pas à regarder Severus dans les yeux. Un point juste devant son oreille gauche lui sembla très intéressant quand elle lui avait soufflé un bonjour tout timide.
-Hermione, il se trouve que notre cher Severus refuse obstinément d'aller accueillir les nouveaux élèves près du lac. Je me suis dit que vous seriez la seule à le faire changer d'avis. J'ai l'impression que vous êtes l'unique personne qu'il écoutera. Je ne sais pas d'où me vient cette impression, sourit-il en lançant un clin d'oeil entendu à Hermione.
Celle-ci était totalement sidérée. « Ok, pause, analysons la situation », se dit-elle, « Dumbledore sait à propos de Severus et moi. Oui, mais de là à nous taquiner comme ça. Il veut me faire fondre de honte ou quoi. Oh, et puis regarde-moi ce rose sur les joues de Severus. Tellement chou. Ça vaut le coup d'essayer. Rien que pour voir ses joues rosir. »
-Oh, mais Severus », à présent elle ne trouvait aucun gène à le regarder dans les yeux, « je te connaissais plus obéissant », elle se surprit elle-même de son audace, « soit un gentil garçon et fais ce que le professeur Dumbledore te dis, tu seras récompensé, d'accord ? »
Severus était bouche bée, absolument troublé face à ce que venait de dire Hermione. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais rien ne sortit. Qu'allait-il dire de toutes les façons ? Il ne pouvait pas l'engueuler, il en était incapable et il maudit sa faiblesse envers cette femme. Il se rendit compte après quelques secondes que sa bouche était encore ouverte alors il la ferma et partit dans une autre direction. Il devait absolument s'éloigner de la jeune femme et du vieux fou.
-Et bien, le problème est réglé, entendit Hermione, merci pour votre intervention…subtile.
Et il partit lui aussi. Un bruit parvenant de l'estomac d'Hermione lui rappela qu'elle n'avait encore rien mangé.
Severus, de son coté ne savait pas quoi en penser. Ses jambes l'avaient mené à son bureau. Il commença à faire les cent pas devant la cheminée. Hermione était revenue, pour lui de surcroits. Il avait décidé de lui céder une place dans son cœur, il était même certain qu'il ne la laissera pas filer encore une fois. En même temps, elle était une jeune femme, donc, elle aimerait bien se faire séduire et courtiser par un homme. Mais lui, il était très mal placé pour ce genre de choses. Et puis, elle s'était mise à le taquiner devant le professeur Dumbledore. Elle l'avait même fait rougir avec ses insinuations, alors qu'il ne rougissait jamais. Après des kilomètres parcourus devant la cheminée, il décida qu'il laisserait son côté homme amoureux et passionné parler pour une fois.
La journée passa vite et la nuit s'était doucement installée. Les élèves étaient arrivés. Quand Hermione était entrée dans la Grande Salle, ils s'étaient déjà installés. L'entrée de la jeune femme ne passa pas aussi inaperçue qu'elle ne l'aurait souhaité. Des têtes s'étaient tournées à son passage et des murmures se firent entendre : « Mais c'est Hermione Granger, l'amie de Harry Potter ! » « Je me souviens j'étais en première année quand elle est partie de Poudlard » « On l'appelait la pute à Serpentard celle-là ! Qu'est ce qu'elle fait ici ? » . Hermione jeta un regard noir au Serpentard qui venait de dire ces répliques. Elle s'attendait à ce genre de réactions, mais elle ne se laissera pas démonté par ces commentaires ou ce genre d'élève. Elle s'avança d'un pas décidé vers la table des professeurs. Severus y était déjà. Elle s'installa à côté de lui. Il la regarda du coin de l'œil puis murmura un « bonsoir » plus ou moins indifférent avant de se lever et de partir.
Un vacarme régnait dans la Grande Salle lorsque Severus revint avec, derrière lui, un groupe d'enfants plus petits les uns que les autres. Il était allé les recueillir au bord du lac sagement. Il ne les avait pas effrayés comme il aurait aimé le faire, mais disons que sa réputation avait du l'aider sur ce coup-là. Un seul petit regard « innocent » et il fut épargné de leur bruit pendant le trajet de retour.
Il arriva à la Grande Salle et debout sur l'estrade il expliqua le fonctionnement de la répartition d'un ton totalement désintéressé puis commença à appeler les élèves un à un pour les répartir.
La liste interminable fut enfin finie et Severus put prendre place. Ce fut au tour de Dumbledore de se lever et de réclamer le silence. Il présenta Hermione qui se leva, intimidée par les acclamations de la plupart des élèves, mais elle se rassit précipitamment.
La voix chatouilleuse de Severus arriva à ses oreilles.
« J'ai été sage pendant toute la cérémonie. J'ai obéis à Albus et je n'ai même pas dit un mot méchant. C'est quoi ma récompense ? »
Son souffle chaud chatouillait le lobe de son oreille et elle frissonna de la tête aux pieds. Dieu qu'il lui manquait. Elle ne se tourna pas pour rencontrer son regard qu'elle devinait brûlant, mais glissa sa main sous la nappe de la table. Elle tapota doucement son genou puis remonta dangereusement le long de sa cuisse. Elle effleura son bas ventre du bout des doigts et devina que ça avait commencé à durcir.
« Ton cadeau t'attends samedi Severus »
L'homme s'était figé comme une pierre. Il avait le regard alarmé et les poings serrés. Il détourna la tête vivement et reprit la contemplation de son assiette. Décidément, il n'aurait pas dû jouer avec elle.
La semaine passa bien vite et Hermione se retrouva parfaitement à sa place. Le niveau des élèves était bien mieux qu'elle ne le pensait. Elle n'avait pas vu Severus sauf pendant les repas et même s'ils s'assoyaient côte à côte, ils ne parlaient pas beaucoup. Le vendredi soir, elle ne le croisa pas pendant sa ronde. Elle pensa avec peu de conviction que c'était mieux ainsi. Qu'elle ne devait pas faire vendredi ce qui devait être fait samedi. Elle était sure que s'ils s'étaient rencontrés, ils n'auraient pas su se retenir.
Le lendemain, elle se réveilla avec une boule dans l'estomac. Elle avait rendez-vous avec Severus à neuf heures devant les grilles de l'école, ça voulait dire qu'elle aurait…trente minutes pour se préparer !
Elle prit la douche la plus rapide du monde, sécha et lissa ses cheveux d'un coup de baguette. Elle se maquilla très légèrement d'un autre coup de baguette, mangea deux toasts beurrés en deux secondes et passa plus de quinze minutes à choisir ses vêtements. Elle opta enfin pour des jeans très serrés, un chemisier à petites fleurs au décolleté prononcé et courte veste. Elle mit des escarpins et remit une dernière fois de l'ordre dans ses cheveux. Hermione se regarda dans le miroir avant de sortir : à la fois féminine et décontractée, parfaite pour passer une journée dans le Londres moldu. Elle empoigna son sac à main et se précipita vers la sortie.
Elle arriva après seulement trois minutes de retard. Severus faisait les cent pas. Il avait l'air soucieux :
« Bon…jour » dit-il dès qu'elle fut à son niveau, mais très vite son regard avait glissé le long de sa poitrine pour s'arrêter à la naissance de ses seins.
-Tu …es en retard, continua-t-il difficilement.
-De seulement trois minutes Severus, n'en fait pas un drame. J'ai eu une panne de réveil.
Elle était radieuse et probablement flattée par l'effet que faisaient ses seins sur lui. Quant à lui, il fut agréablement surpris par le ton familier qu'elle avait prit avec lui et pria pour que cela dure l'éternité.
Il portait une chemise moldue à rayures bleues, un pantalon d'un bleu très foncé attaché par une ceinture en cuir et il tenait une veste de la même texture que le pantalon. Hermione se demandait si elle allait pouvoir tenir jusqu'au soir pour lui sauter dessus
-On y va, dit-il en lui offrant son bras.
Ils sortirent et transplanèrent dans une ruelle déserte. Ils échangèrent très peu de mots sur leur chemin vers la salle de conférence. Hermione était trop absorbée par le bras musclé de Severus qu'elle n'avait pas lâché. Lui était trop absorbé par le mouvement que faisait sa poitrine à chaque pas. Par ses joues qui rougissaient à cause de ses pas rapides et par son souffle rapide qu'il devina chaud. Il se demandait s'il allait pouvoir résister à l'envie de lui sauter dessus, car déjà sous son pantalon de moldu, il commençait à durcir.
Ils arrivèrent devant un immeuble qui, à première vue, semblait très banal. Severus glissa un papier dans ce qui semblait être une boite aux lettres et la porte s'ouvrit. Hermione glissa sa main sur le bras de Severus et elle entremêla ses doigts à ceux de l'homme. Elle lui laissa le temps de refuser cette étreinte, mais au lieu de ça, il la traîna doucement vers l'entrée.
Hermione découvrit que Severus n'était pas aussi détesté que ça dans cet univers qu'elle n'avait encore jamais exploré. Il n'était pas devenu tout joyeux et souriant, mais il semblait plus à l'aise et moins tendu.
-Aaah Severus tu es là ! S'exclama une voix derrière eux.
Le couple se retourna vers la personne et trouvèrent un homme grand et blond d'à peu près le même âgé que Severus. Hermione le trouva charmant, pas plus.
-Et en charmante compagnie en plus. Mais présente-moi donc cette charmante créature.
Hermione détestait être traitée de créature. Elle n'était pas une bête de foire.
-Julius, quel plaisir de te revoir, répondit le Serpentard d'une voix presque furieuse, Je te présente Hermione, mon amie. Hermione voici Julius, on a fait le deuxième cycle en étude de potions ensemble.
« Mon amie » Hermione trouva le terme adéquat à la situation. « Compagne » serait trop officiel et « petite amie » serait trop 'ado boutonneux'. « Amie » était parfait.
La jeune femme fut surprise par ce Julius qui avait pris sa main libre pour l'embrasser. Il resta beaucoup trop longtemps à son goût. Et celui de Severus aussi, car, il était en train de broyer l'autre main d'Hermione.
-Hum, Hum, fit Severus de sa voix grave.
Le blond quitta la main de la Gryffondor et se releva doucement. Pendant ce temps, la main de Severus avait quitté la main d'Hermione. Mais, bien vite la jeune femme se retrouva avec le bras de Severus autour de sa taille.
-Je pense, continua-t-il d'une voix trainante, que tu as compris qu'Hermione et moi sommes ensemble.
Si Hermione fut surprise, elle ne le montra pas.
-Mais oui, bien sur mon cher Severus. Mais sa main était si douce…tu es très chanceux, soupira-t-il sans quitter Hermione des yeux.
Celle-ci rougit fortement et chercha le regard de Severus, implorant de l'aide.
-Oui en effet, répondit-il avec un demi-sourire avant de se pencher vers les lèvres de la femme et les embrassa.
Hermione était dépassée par les événements et alors qu'elle s'apprêtait à répondre, il s'était éloigné. Il adressa un regard satisfait à un Julius médusé qui partit après un bref salut.
La jeune femme dirigea son regard sur l'homme et l'interrogea du regard :
- Je suis possessif de nature, dit-il innocemment.
- Tu évites la question Severus.
- Quelle question? Tu ne m'as rien demandé ma chère, argumenta-t-il avec un haussement de sourcils dont il avait le secret.
De grands potionistes de toutes les nationalités venaient le saluer. Et chaque fois, il se montrait très poli avec les hommes et un parfait Gentleman avec les femmes. Il présentait Hermione comme étant son amie. Pendant ce temps, il n'avait pas lâché la taille de la femme.
La conférence se passa dans un amphithéâtre et dura plus de trois heures pendant lesquelles les gestes d'affection entre le couple se multipliaient. Entre les chuchotements à l'oreille, les sourires discrets et les regards en coin, chacun d'eux vivait le flirt parfait.
Ils passèrent la journée à se balader dans Londres, à visiter des musées et des endroits que Severus ne connaissait pas. Hermione avait même découvert qu'il avait peur du vide ou plutôt qu'il détestait « ces machines moldues auxquelles on ne devrait jamais faire confiance ». Quand ils avaient fait un tour dans la London Eye, il était resté accroché à une poutre refusant obstinément de regarder en bas. Et lorsqu'Hermione essaya d'argumenter entre deux crises de rires, il avait expliqué que pour les balais, il pouvait toujours contrôler. Puis il avoua d'une voix basse, à peine audible que même quand il était sur un balai ou quand il volait, jamais il ne regardait en bas.
Vint l'heure du dîner et Hermione les conduisit dans un petit restaurant très intime dans une petite rue de la ville. L'ambiance était parfaite : lumière tamisée, un disque de Jazz et de toutes petites tables. Ils prirent place dans un coin isolé et dès qu'ils s'assirent, leurs jambes se frôlèrent. Pendant que Severus commandait un bon vin, Hermione retira sa veste pour se mettre à l'aise. Dès que l'homme rapporta son attention à elle, il se retrouva nez à nez avec son joli décolleté. Il releva rapidement le regard, mais déjà un sourire rusé s'était formé sur les lèvres de la jeune femme. Il avala son verre de vin d'un trait.
-Alors Severus, tu ne travailles pas sur un nouveau projet ? J'ai entendu dire que tu…
Et une conversation des plus intéressantes s'entama. Un garçon se présenta et ils commandèrent une salade de fruits de mer en entrée. Un filet grillé pour Severus et de l'escalope marinée à la sauce tartare et à la crème fraîche.
Ils mangeaient et parlaient, ne se quittant jamais des yeux sauf pour Severus, qui avait de plus en plus de mal à détacher son regard de son copain : le décolleté. Ils en étaient à leur seconde bouteille de vin, et Severus avait très chaud. D'un geste très spontané et d'une extrême lenteur, il leva lourdement sa main et détacha nonchalamment les deux premiers boutons de sa chemise. Hermione était absolument hypnotisée par ce qu'elle venait de voir. Elle en avait même oublié de parler.
-Hermione ? Est-ce que tout va bien ? Tu étais en train de parler, mais tu t'es interrompue soudainement !
-Oui, désolée Severus, se reprit-elle rapidement, je vais aux toilettes me rafraîchir.
- D'accord, marmonna-t-il perplexe.
Il prit sa coupe pour une gorgée de vin pendant qu'Hermione se levait. D'abord, elle lui offrit une vue extraordinaire de ses seins pendant qu'elle se penchait. Il put même voir son soutien-gorge. Puis elle lui tourna dos pour se diriger vers la salle d'eau, lui offrant une autre vue mais de ses fesses cette fois. Elles étaient parfaites. Severus ne pouvait en détacher les yeux…Et puis ses hanches et ses cuisses, mises en valeur par ses jeans et ses talons. Elle avait ce qu'il fallait où il le fallait, et Severus avait oublié de décoller la coupe de vin de ses lèvres.
Lorsqu'elle revint, le Serpentard avait une érection phénoménale et il était affreusement mal à l'aise. Il essaya du mieux qu'il pouvait de le cacher à Hermione. Il pria aussi pour que le dessert ne contienne pas beaucoup d'aliments aphrodisiaques, parce que sinon, il exploserait dans ce putain de pantalon moldu avant même d'arriver à Poudlard.
-ça te dérangerait si je choisis le dessert pour toi ? Ils font le meilleur fondant au chocolat ici, demanda la jeune femme en plaçant ses cheveux derrière sa nuque, donnant à l'homme une vue parfaite de son cou et de sa poitrine.
Un « non » échappa involontairement de la bouche de Severus et aussitôt il regretta ce mot.
Le dessert arriva beaucoup trop vite au goût de Severus et ils mangèrent dans un silence presque gênant :
-Qu'est ce que tu en penses ? Demanda-t-elle
-C'est très bon Hermione, excellent choix, répondit-il sans la regarder.
-Severus, est-ce que ça va ? Tu es tout rouge !
-Oh, vraiment ? Interrogea-t-il, mais le cœur n'y était pas, « c'est sûrement le vin, on devrait y aller ».
Hermione ne sut comment ils avaient payé ni comment ils étaient sortis, encore moins comment elle se trouvait à l'instant devant le tableau qui cachait son appartement avec un Severus très tendu en face d'elle.
Un silence trop gênant s'installa entre eux et Hermione avait beaucoup attendu ce moment. Elle voulait lui sauter dessus maintenant.
-Bon et bien, bonne nuit alors…
Elle se mit sur la pointe des pieds et effleura sa bouche d'un baiser papillon.
-Bonne nuit Hermione, répondit-il après s'être reculé.
Il partit presque en courant dans l'autre sens et la laissa plantée devant sa porte.
TBC...
Oui, c'est déjà terminé pour aujourd'hui mais si je reçois beaucoup de reviews, vous aurez votre chapitre bientot!
N'hésitez surtout pas à me faire part de vos avis, même s'ils sont négatifs.
À bientôt.
