Bonjour à tous ceux et celles qui lisent cette histoire.

Merci pour les messages, cela fait vraiment plaisir de lire vos commentaires. Surtout quand on retrouve des personnes.

Je suis heureuse de vous retrouver, Aude77, Mrs Esmée Cullen, Onja.

Et pour répondre à une question, j'ignore absolument le nombre de chapitres que je vais écrire. Je n'ai pas fait de synopsys pour cette fic. J'ignore même ce qui va se passer après un certain moment. On verra bien.

Je vous souhaite à tous une excellente lecture. Je sais, ce chapitre est court. Désolée.

Chapitre 5

En arrivant à la maison, je garai la voiture. Néanmoins, quelque chose me dérangeait, m'alertait. Tout était trop calme, trop silencieux. Jetant un coup d'œil à Alice, je vis que, manifestement, elle était impatiente.

- Alice… C'est normal ?

- Quoi ? demanda-t-elle, un air angélique sur le visage.

- Ce silence, aucune lumière dans la maison, alors que je sens bien que tout le monde est là. Enfin, en tout cas, ils sont tous passé par là récemment.

- Ce n'est rien, répliqua-t-elle joyeusement. Allez, viens.

- Et les paquets ? fis-je, pendant qu'elle m'entraînait vers la demeure.

- Plus tard. On aura tout le temps plus tard.

C'était clair, elle me cachait quelque chose. Et puis, après tout… Ce n'était pas important. Il ne pouvait rien arriver de terrible, n'est-ce pas ? En tout cas, ça la rendait heureuse, indubitablement. Elle marchait en sautillant, comme les enfants qu'on emmène à la fête foraine. Un de ces jours, elle allait se faire déborder par son enthousiasme.

Elle poussa la porte d'entrée et entra. Je la suivis, curieuse de savoir ce qu'elle me cachait. Dès que je pénétrai dans la maison, les lumières s'allumèrent, éclairant tout le salon.

- SURPRISE !

Toute la famille se trouvait là, sur son 31, en train d'applaudir. Carlisle, Esmée, Emmett, Rosalie, Jasper, Edward, Bella, Nessie et même Jacob. Il ne manquait personne. Les voir en tenue de soirée était déjà surprenant, mais que dire de la pièce ? Des meubles modernes et design étaient installés. Mais ce n'était pas cela qui me faisait écarquiller les yeux. Non. C'était plutôt la décoration. Des guirlandes partout, des ballons de couleur flottaient, des confettis étaient répandus sur le sol… Trois paquets se trouvaient sur la table basse. J'étais trop stupéfaite pour parler.

Carlisle et Esmée s'avançèrent. Emue, je ne pus que leur offrir un sourire un peu crispé.

- Nous voulions fêter ton arrivée dans la famille, me dirent-ils en me serrant dans leurs bras.

- C'est trop, murmurai-je. Il ne fallait pas vous donner tant de peine.

- C'était un vrai plaisir d'organiser cela.

Emmett s'approcha à son tour, deux verres à la main.

- Tiens, fit-il en m'en donnant un. Trinquons à ta venue !

Tous levèrent leur verre. Même Nessie en avait un. Celui de Jacob n'était pas rempli de sang, mais d'un liquide clair avec des bulles. Du champagne ? Moi qui l'avait souvent vu à moitié vêtu, cela me faisait étrange de le voir avec un costume. Il avait même mis une cravate ! D'ailleurs, ça lui allait plutôt bien. Je portai le verre à mes lèvres et bus une gorgée. Je fronçai les sourcils en sentant le goût. Ce n'était pas mauvais, loin de là. C'était juste…étrange. Je savais que c'était du sang, là-dessus pas de doutes. Mais je n'en avais jamais bu qui avait ce goût-là. Je regardai mon frère avec un air interrogateur.

- C'est du simple sang de bœuf, agrémenté avec un peu de whisky, m'apprit-il. Mais si tu préfères, il y en a du nature aromatisé à la cannelle.

- Il est très bien comme ça.

- Fais quand même attention.

- A quoi ?

- Les vampires aussi sont sujets à l'ivresse, fit-il, d'un air de conspirateur.

- Tu as des paquets à ouvrir ! s'écria Alice.

Nous nous approchâmes tous de la table basse. Jasper se saisit d'un paquet cadeau, Jacob en prit un autre et Rosalie donna le dernier à Carlisle.

- En plus du téléphone, dit simplement Jasper, me donnant un cadeau rectangulaire, enveloppé dans du papier vert.

- Il ne fallait pas…

- Tatata, intervint Alice. Ouvre plutôt, au lieu de dire des bêtises.

Tremblant légèrement à cause de l'émotion, je défis l'emballage et découvris un I-pod dernier cri.

- Merci Jaz', fis-je.

- Après tout, tous les jeunes de ton âge en ont, répliqua-t-il, avec un sourire.

Jacob s'approcha ensuite.

- Je ne savais pas trop ce qui te ferai plaisir, mais j'ai pensé que cela te conviendrai, dit simplement le jeune homme.

- Oh Jacob, c'est magnifique ! m'exclamai-je en découvrant son présent.

Il s'était servi des photos contenues dans les médaillons qu'Emmett et moi avions. J'ignorais comment, mais il avait réussi à agrandir celle où je me trouvais avec mon frère et il l'avait fait encadrer. C'était probablement la seule photo qui existait encore du temps où Emmett et moi étions mortels.

- Merci beaucoup.

- Ce n'est pas grand-chose, marmonna-t-il, rougissant.

- Tu te trompes. Mais c'est sûrement parce que tu es jeune encore.

- Je suis plus vieux que toi, je te rappelle.

- Si cela te fait plaisir, concédai-je, souriante.

Enfin, ce fut le tour de Carlisle. D'un geste solennel, il me tendit le troisième paquet.

- En espérant que cela te plaise.

- Je suis persuadée que oui.

Presque fébrile, j'ouvris la boîte rectangulaire. Et j'oubliai de respirer pendant une seconde.

- Je… je ne sais que dire… « Merci » me semble trop peu, balbutiai-je, en regardant Carlisle et Esmée.

- Alors ne dis rien, déclara tendrement Esmée. Laisse-moi juste te l'accrocher.

- Naturellement.

D'une mais, je relevai la masse de mes cheveux, dégageant mon cou. Avec douceur, Esmée prit le collier qui reposait dans son écrin et le passa autour de mon cou. C'était une magnifique chaîne en argent, avec un pendentif ovale. Un peu plus grand que celui d'Alice, plus petit que celui de Rosalie, le blason des Cullen ornait à présent ma gorge.

- Bienvenue dans la famille, murmura Esmée, en rabaissant ma chevelure.

- Quand l'avez-vous fait faire ? demandai-je.

- J'avais discuté avec Esmée de ton éventuelle intégration dans la famille au moment où tu me posais toutes tes questions et lorsque tu as essayé notre régime alimentaire.

- Nous avions remarqué que tu parlais volontiers avec Jacob, que tu acceptais Nessie comme si de rien n'était, que tu t'intéressais réellement à notre façon de vivre, poursuivit la jeune femme. Et puis ta complicité naturelle avec Emmett… Nous avons fait ce collier juste après ta première chasse végétarienne.

- Nous étions persuadés que tu nous rejoindrai, tôt ou tard, reprit Carlisle. Malgré tes hésitations, cela nous semblait une évidence.

- Merci infiniment, tati et tonton, fis-je, leur adressant un clin d'œil.

- Et si nous montions voir le reste, proposa Rosalie.

- Le reste ? relevai-je, étonnée.

Tout en montant l'escalier avec toute la famille, je laissais mes pensées dériver.

Mon Dieu ! Comment peuvent-ils être aussi gentils avec moi ? C'est incroyable. Dire que je ne les connaissais pas il y a encore quelques semaines. Je les prenais pour des excentriques ! Comment ai-je pu me tromper sur eux à ce point ? Et là, ils en font plus pour moi en quelques jours que Thomas et Carole n'en ont jamais fait en des décennies ! J'ai l'impression que je vais éclater de joie ! Dire que je fais partie de cette famille formidable !

- Ce serait dommage, dit tout d'un coup Edward, en souriant.

- Pardon ?

- Si tu éclates, cela va faire désordre.

- Toujours en train d'écouter ?

- Bien sûr.

- Alors, tu pourrai me dire ce qui m'attends ?

- Navré, mais on ne triche pas, rétorqua-t-il.

- Vraiment injuste, grommelai-je.

Nous étions parvenus devant la porte de ma chambre.

- Ferme les yeux, m'intima Alice.

Je jetai un dernier coup d'œil à Edward, mais rien dans son expression ne m'aidait à deviner ce qu'il y avait dans ma chambre. J'obtempérai à l'injonction d'Alice. J'entendis distinctement la porte s'ouvrir. Heureusement que mon cœur ne battait plus, parce que là, il n'aurait peut-être pas résisté à l'afflux de bonheur qui m'envahissait. Je me sentais à la fois heureuse et pleine d'appréhension.

Soudain, je sentis des bras m'enserrer, des mains se saisirent de mes poignets, et ma tension baissa d'un seul coup.

- Je crois qu'il vaut mieux que ce soit moi qui te guide, fit Jasper. Détends-toi, on ne va pas te manger.

- C'est bon, je suis prête, lui assurai-je, reconnaissante pour la nature de son don.

Jasper me fit avancer, doucement. Mentalement, je visualisais la pièce telle que je l'avais vue la première fois. D'après la direction que me faisait prendre mon guide et le nombre de pas qu'il y eut avant que l'on ne s'arrête, je savais que nous nous trouvions au centre de la pièce.

- Tu peux ouvrir les yeux, m'informa Alice.

J'obéi. En fait, je fis plus qu'ouvrir les yeux. Je les écarquillai littéralement.

Jasper, t'as pas intérêt à faiblir. Parce que là, tout de suite, je suis tout, sauf zen.

Des tapis de style persan recouvraient le sol. Un grand canapé d'angle en cuir trônait au milieu de la pièce. Juste derrière lui se trouvait un bureau en bois clair avec un ordinateur portable, une imprimante, des stylos. Je vis aussi un chéquier et une carte de crédit flambant neuve posé à côté de l'ordinateur. Un fauteuil assorti au canapé complétait le bureau. Une table basse en verre était posée devant le canapé. En face, une télévision immense était accrochée au mur, au-dessus d'un lecteur DVD. Sur le sol, il y avait trois énormes coussins, chacun faisant 1,5m de large, de couleurs vives. Il y avait aussi une grande étagère, remplie de livres, une chaîne Hi-Fi dernier cri, des piles de CD et de DVD.

Il y avait même un nouveau mur, qui prenait toute la largeur de la pièce, dissimulant la porte d'accès à la salle de bain. Il était composé de plusieurs panneaux de tissus, reliés les uns aux autres, allant du plafond jusqu'au sol et posés sur des rails.

- Je ne sais que dire, à part un énorme merci à tous, déclarai-je, une fois que ma voix fut revenue.

- Alors, pour ton information, commença Emmett, la bibliothèque et l'ordinateur sont de Carlisle et Esmée, la chaîne Hi-Fi, le lecteur DVD et les CD viennent d'Edward et Bella. Derrière le mur amovible, tu trouveras ton dressing, bien garni par Alice et Rose ainsi que ta salle de bain, qui contient tous les produits de maquillage qu'elles ont pu trouver, ainsi que quelques babioles. Le reste, c'est de moi.

Après les avoir tous remercié, nous redescendîmes au rez-de-chaussée. Mais il était dit que je n'étais pas au bout de mes surprises. Nous traversâmes le salon pour gagner l'arrière de la maison.

Et là, au milieu de la pelouse, se trouvait une superbe voiture. Grâce au cours d'Edward et de Rosalie, je savais exactement ce que c'était. Une Audi R8 Spider V10 FSI Quattro. Une merveille de technologie et de rapidité. 525 chevaux, une vitesse maximale de 313km/h, moins de 13 secondes pour atteindre les 200km/h. Son aspect sportif était un véritable régal pour les yeux. Une vraie voiture de rêve !

- Si la couleur ne te convient pas, je peux la changer, fit Emmett, souriant devant mon ébahissement.

- C'est parfait, affirmai-je, m'approchant de la voiture. Comment savais-tu que j'aimais le violet ?

- J'ai demandé à Edward, répondit simplement mon frère.

- Quand nous regardions les différents modèles de voiture, tu les imaginais souvent de cette teinte, compléta le jeune époux.

- Je croyais que tu avais dit « pas de triche ». Bella, il est toujours comme ça ?

- Oui, répondit la jeune mère. Quand c'est pour faire plaisir, tous les moyens sont bons.

- Si tu trouves que c'est de trop, je peux arranger ça, déclara Jacob, regardant ma voiture.

- Tu rêves ! répliquai-je aussitôt. Mais je veux bien que tu m'accompagnes pour la première sortie, si tu veux.

- Parfait. Je prends ça pour une promesse, fit le jeune homme, souriant.

Soudain, de la musique jaillit dans la nuit. Venant du salon, Jasper et Rosalie se prenaient pour des DJ ! D'ailleurs, ils arrivaient, tenant chacun une bouteille de sang. Après avoir remplis nos verres (et une fois que Jacob soit allé chercher du champagne pour lui et du sang aromatisé pour Nessie), nous commençâmes à faire la fête. Nous dansions comme seuls des vampires peuvent le faire, avec une grâce inconnue des mortels et pouvant allier la vitesse et la lenteur sans difficultés. La lune et les étoiles furent les seuls témoins de cette nuit. Nous nous laissions aller, bien que Carlisle et Esmée demeurassent attentifs à ce que nous ne buvions pas de trop.

Jamais je ne m'étais autant amusée, virevoltant et riant pendant des heures. J'étais vraiment aux anges. D'ailleurs, lorsque l'aube arriva, je me trouvais dans le même état que beaucoup d'entre nous : un peu grise. Emmett m'avait prévenue : les vampires aussi sont sujets à l'ivresse. Je me sentais bien, légère et heureuse. Edward, Bella et Nessie furent les premiers à quitter la fête. Il fallait bien avouer que la petite était fatiguée. Jacob leur emboîta le pas une heure plus tard. A 7h30 du matin, nous commençâmes à ranger le salon. On s'était bien amusé à se lancer des cotillons et des confettis, mais qu'est-ce que c'était énervant quand il fallait nettoyer ! Nous dûmes passer plusieurs fois avant d'être certains qu'il n'en restait pas un seul. Les serpentins s'avérèrent beaucoup plus aisés à retirer. Cela avait été une fête vraiment merveilleuse.