Cette fic est dédiée à… tous ceux qui ont chaud !
Joyeux Noël
Domeki se réveilla ce matin-là complètement frigorifié. Il n'aurait pas été contre un bol de chocolat chaud, des pancake au sirop ou… ne soyons pas trop exigeant ! un petit Watanuki blotti contre lui aurait très bien pu faire l'affaire pour le réchauffer. Mais voilà ; il était seul dans son lit, et aucun medium ne chantonnait dans sa cuisine en préparant le petit déjeuner, pour la bonne raison que Watanuki n'était pas chez lui.
Domeki se leva et, pour une fois, regretta de ne pas avoir mit de pyjama. Premièrement parce qu'il avait froid, et deuxièmement parce que penser à l'employé de la boutique ésotérique dès son réveil avait aussi réveillé son petit soldat, qui ne demandait qu'a tirer un bon coup de canon (Nda :Eum… C'est pas un peu trop imagé, là ? O.o)
Il se tourna vers la fenêtre pour voir qu'il avait oublié de la fermer la veille. Ce qui n'aurait pas été grave si on était pas en décembre. D'ailleurs, on était le 24 décembre. A minuit, ce serait Noël. Comme chaque fête depuis la mort de son grand-père, Domeki serait seul. Yuko avait prévu une petite fête(une autre occasion de boire, oui !) pour Mokona, les petites et Watanuki. Même Himawari avait été invitée. Mais pas lui. On ne voulait pas de lui dans la boutique occulte.
Il avait neigé durant la nuit, et Domeki voyait le parc du temple couvert de neige. Il y avait aussi de la neige au sol, et Domeki passa une main dans ses cheveux pour se rendre compte qu'ils étaient plein de givre. P'tain, il allait attraper la crève. Il se dirigea vers la salle de bain après avoir fermé la fenêtre, et se glissa sous l'eau chaude. Appuyé contre le carrelage du mur, il se réchauffa lentement. Il aurait préféré être réchauffé par le corps d'un amant aux cheveux noirs et aux yeux bleus, mais il faisait avec ce qu'il avait. En outre, l'eau chaude avait la faculté de détendre ses muscles. Mais il avait toujours froid.
Froid à l'intérieur de lui.
Rien ne pourrait le réchauffé. La morsure du froid qu'il ressentait n'avait d'égale que la brûlure lorsqu'il voyait Watanuki. A trop penser à ce petit con, Domeki se sentait mal. En mal de petites mains maladroites sur son corps, d'une bouche candide contre la sienne, d'un souffle chaud et erratique contre son oreille, d'un corps fin contre le sien, aussi nu et mouillé que le sien, de hanches pressées contre les siennes… Il était en mal de ce fichu medium, terriblement seul dans sa douche, obligé d'en venir à certains travaux pour venir à bout de sa frustration… pour le moment.
Il s'habilla, descendit l'escalier et se dirigea vers la cuisine. Sur le comptoir, il sourit en voyant un portrait. Il s'approcha de la photographie et caressa le visage de l'une des deux personnes représentées.
-Joyeux Noël, mon amour… murmura t'il.
Il déposa le cadre et s'éloigna vers le réfrigérateur. Dans son cadre, Watanuki continuait a parler avec Himawari en riant. Domeki prit un plat de reste et le mit à chauffer, avant de regarder l'horloge. En ce moment même, Watanuki devait être en train de préparer le repas du réveillon. Il avait presque envie de l'appeler, seulement pour l'enquiquiner. Pour lui montrer qu'il ne l'avait pas oublier. Ils ne s'étaient pas vus des vacances de Noël, et même s'il devinait que Watanuki devait en être très joyeux, cela l'attristait, lui…
Il mangea sans appétit le repas qu'il avait réchauffé. Vivement qu'il retourne à l'école. Là au moins, il était sur de ne pas mourir de faim ; il avait les bentos de Watanuki pour se régaler. Si le jeune medium avait apprit rapidement après s'être retrouvé tout seul, Domeki n'avait pas eu cette chance après la mort de son grand-père. Il était et resterait un piètre cuisinier. Il avait réussit a faire brûler son maïs soufflé, lorsqu'il l'avait mit au micro-onde ! C'était le comble ! (Nd/a : Expérience personnelle…) Quoique même du vivant de son grand-père, Domeki n'avait pas droit à la grande gastronomie. Son grand-père avait toujours compté sur sa femme pour cuisiner, et s'était retrouvé dépourvu à sa mort. Lorsque les parents de Domeki étaient décédés, et qu'il avait été recueilli par son grand-père, le gamin avait du engloutir,à tous les repas, l'infâme mixture que son aïeul appelait « un repas ». Il avait vite découvert que son grand-père prenait des aliments au hasard dans le réfrigérateur et les balançait dans le mixeur, créant ainsi une bouillie aux couleurs toujours étrange.
Après cela, sa bouche était plus qu'heureuse de goûter les petits plats de Watanuki ! Même si elle aurait préféré Watanuki lui-même…
Après avoir manger son maigre repas au goût fade, Domeki se préparaà accueillir les fidèles du temple qui viendraient prier en ce jour de Noël. Il passa l'après-midi dehors, seulement vêtu de la toge que portait son grand-père dans le temple, à souhaiter la bienvenue aux fidèles. Il aurait préféré embêter le médium.
Le soir venu, il mangea le repas qu'une habituée du temple lui avait apporté pour le remercier, puis se laissa tomber sur le canapé du salon, le cadre alors posé sur la table basse devant lui.
Quand donc avait-il commencé a éprouver quelque chose pour l'employé de Yûko ? Depuis un moment, déjà… Depuis qu'il avait réfléchi sur le pourquoi il sauvait toujours Watanuki, au risque de se blesser soi-même, se blessant souvent aussi, tout ça pour protéger l'autre garçon.
Sa froideur et son indifférence n'étaient qu'une façon de se protéger, comme toujours. Pour cacher ses réels sentiments. Ils étaient aussi le résultat du froid qu'il avait en lui depuis toujours.
Quand pour la première fois avait-il ressentit la brûlure ? En le serrant dans ses bras… Watanuki avait faillit tomber dans un précipice, et il l'avait retenu de ses bras, l'avait plaquer contre lui pour lui éviter la chute. Le dos de l'adolescent contre son torse, il avait alors ressentit une chaleur sans nom parcourir son corps et lui arracher des frissons de plaisir.
Puis, cela avait empiré… D'abordà partir d'un simple contact de leur peau, comme lorsque le medium le frappait. Puis, suite à un effleurement du au hasard. Une parole l'avait ensuite brûlé. Et maintenant, un regard…
Bientôt, pensé seulement à ce petit crétin le transformerait en brasier.
Onze heures cinquante. Plus que dix minutes. Dix minutes et ce serait Noël. Domeki pourrait ensuite aller dormir.
Il ne restait plus que cinq minutes lorsqu'il entendit cogner à la porte. Il se leva en gromelant.
-Qui ça peut bien être ? Je reviens, mon amour…
Il regarda une dernière fois le cadre, puis s'éloigna vers la porte, bien décidéà renvoyé l'indésirable visiteur et de retourner au portrait avant que ne sonne minuit.
Plus que trois minutes.
Il ouvrit la porte, mais il n'y avait personne. Seulement un énorme paquet. Il haussa les sourcils. Il chercha un moment une carte, il n'y en avait pas. Lentement, il défit le ruban, puis déchira le papier. La boîte blanche n'avait aucune inscription.
Plus que trente secondes.
Il tira sur un coin du rabat pour ouvrit la boîte, mais faillit tomber à la renverse lorsque la boîte s'ouvrit d'elle-même.
Plus que quinze secondes.
Domeki cligna des yeux en voyant Watanuki devant lui, debout dans la boîte. Le medium pointa le ciel de son doigt, et Domeki leva la tête pour voir une branche de gui accrochée en haut de la porte. Il baissa les yeux pour voir Watanuki face à lui, à quelques centimètres de son visage.
Plus que dix secondes.
Il se pencha et déposa ses lèvres sur celles de son camarade, alors qu'une main se posait derrière a nuque.
Il interrompit le baiser en entendant sonner minuit. Le front appuyé contre le sien, son souffle sur ses lèvres, Watanuki lui sourit.
-Joyeux Noël, mon amour…
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Qui moi, une romantique finie ? Tout a fait. Je ne m'en cache pas. Si cela ne vous plait pas, zavez qu'a pas lire ! Je sais que c'est gnangnan. Mais c'est ce que j'écris. Bon !
