CHAPITRE TROIS

Le soir de Noel. Enfin :)

LET'S ENJOY IT !


"Quand j'y repense, c'était tout de même un Noël magique.

-Sherlock, si je n'étais pas amoureux de toi, je te casserais la gueule pour de telles paroles..."


24 Decembre.

Quand Sherlock se réveilla, il était seul entre les draps. Il s'étira longuement, réalisant une fois de plus que Noël n'avait rien d'exceptionnel. Voyant qu'il n'avait pas de message sur son portable, il s'apprêta à retourner réfléchir dans le lit, mais vit le petit paquet plat mal emballé sur la table de chevet, et un léger sourire étira ses lèvres. Il le saisit doucement, et déchira l'emballage, animé d'une soudaine curiosité.

A l'intérieur, deux places hors de prix pour l'Opéra, et un mot « Je suis sûr que tu as envie d'un thé. »

Sherlock n'eut pas besoin de se concentrer pour deviner l'astuce, et sauta du lit, enfila un boxer et trottina jusque dans la cuisine. Un long paquet, cette fois. Le brun se força à ne pas essayer de deviner le cadeau.

Un archer. De très bonne qualité. Sherlock l'admira de haut en bas, avant de déplier le petit carré blanc accompagnant le présent. « Ce midi, Tu iras surement manger chez Angelo… ». Il n'était que dix heures, soit bien trop tôt pour aller quémander le cadeau que John avait certainement confié à l'homme. Sherlock se décida donc pour essayer son nouvel archer, sa bonne humeur étant telle qu'il ne remarqua pas toute la neige entassée dans la rue.

"..."

Je me demande s'il aime mon jeu de piste. Oh, il doit vraiment se dire que je suis idiot…

John se remit au travail, jetant toutes les minutes un coup d'œil à son téléphone dans l'attente d'un message de son amant. Et s'il en avait fait trop ? Il le savait, en plus, que le détective n'aimait pas Noël, mais c'était plus fort que lui, il adorait faire des choses comme ça. Sirotant son café, il eut une pensée pour sa famille qui avait été laissée dans l'incompréhension, en effet le médecin n'était pas encore capable de s'assumer devant sa sœur et ses parents. Cela viendrait, peut-être, un jour prochain.

« John, il y a un homme sans consultation, je te le passe ?

-Hm ? Oui, bien sur ! »

Le blond s'ébroua, et se leva en tendant une main au visiteur qui, de dos, refermait la porte en enlevant son chapeau.

«Bonjour, je suis le- »

John resta la main en suspend alors qu'un petit revolver se plaçait sous son menton. Le brun lui fit un clin d'œil en ouvrant sa veste de ses doigts libres.

« Joyeux Nöel, chien-chien. »

Le médecin laissa retomber sa paume, déglutissant sous la pression du métal froid, puis fixa ses yeux dans ceux de l'assassin :

« Je suis sous une forte protection. Ils doivent surement déjà être là.

-Oh, non, j'ai vingt minutes devant moi, chéri, mais je vais faire vite, ne t'inquiète pas.. Je voulais juste que tu dises à Sherlock que je ne l'ennuierais pas pour les fêtes…

-Je ne suis pas un messager. Et je ne te crois pas. »

Moriarty éclata de rire, glissant qu'il avait bien raison, et se colla contre l'ancien soldat qui ne pu s'empêcher de frémir, une foultitude de souvenirs revenant à lui sans qu'il puisse l'empêcher. L'assassin lui caressa la joue, murmurant qu'il était devenu superbe, et qu'il aimerait bien en profiter une autre fois. L'autre ne daigna pas lui répondre.

« Mais…Je ne vais rien te faire. Je vais faire mal autrement.

-Sherlock ?

-Non, non, pas lui, pas directement. Tu n'as toujours pas compris, Johnny ? Je te fais du mal pour qu'il ait mal. C'est d'une simplicité enfantine, mon ange… »

Un biper sonna. Moriarty eut une grimace, gronda que ces salauds du MI6 commençaient à être compétent, et se décala vers la porte.

« Je vais te laisser, repose-toi bien ce soir, les festivités vont commencer. »

John voulu répliquer, mais le brun l'embrassa à plein bouche, sa main libre lui pinçant cruellement le téton qu'il avait titillé à l'aide de sa cigarette avant de masser avec brutalité son entrejambe. Oubliant l'arme de Jim, le blond le repoussa d'une secousse, et l'assassin s'écrasa contre le mur. Son sourire n'en fut que plus accru.

« J'aime cette violence, chéri. A plus tard. »

Il rangea le pistolet dans son jean, et quitta la pièce d'un pas rapide. John se mit à souffler bruyamment, calma son début d'hyper ventilation, puis ferma un instant les yeux. Il avait réagit. Il n'avait pas été passif de l'action. La prochaine fois serait la bonne. Un frisson le fit trembler de la tête aux pieds, et il comprit que malgré tout, il ne serait jamais capable de rester parfaitement serein face aux attaques de Moriarty, que l'attouchement dure une minute ou trente.

"..."

Sherlock était arrivé chez Angelo avec dix minutes d'avance, et sentait à chaque pas la neige se refermer désagréablement autour de ses mollets. Lestrade n'avait pas envoyé de message, et cela l'intriguait, que faisait l'assassin ? N'avait-il donc rien prévu pour ce jour symbolique ? Il quitta ses pensées en pénétrant dans le restaurant, appréciant la chaleur.

« Tiens, Sherlock Holmes ! »

Un paquet plus épais, mou. Toujours le même style d'emballage catastrophique. L'homme barbu observa du coin de l'œil le sociopathe déchirer le papier avec un empressement enfantin, et sourit en voyant une énorme écharpe grise tomber sur le sol.

« Ca, c'est tricoté main, ça se voit. »

Sherlock attrapa le vêtement, et renifla. Elle sentait John. Cet imbécile d'être amoureux avait poussé le vice jusqu'à parfumer les mailles pour en imprégner son odeur !

Sherlock attendit d'avoir mangé, puis d'être dehors pour la mettre autour de son cou, la pressant contre son nez d'un air ravi. Il ne savait pas ou et comment le blond avait trouvé de telles idées, mais il les aimait, et peu lui importait.

Moriarty est entré en contact avec John. On a failli le coincer à sa sortie de la clinique, mais il a réussi à filer. On a eu deux hommes de mains. MH

Et John ? SH

Il va bien, aucun problème. Il dit qu'il faut s'attendre à quelque chose demain. MH

Sherlock ne répondit pas, le front soucieux. Si Moriarty leur accordait une journée de répit en prévision du lendemain, c'était qu'il allait frapper fort. Il n'aimait pas cette absence d'indice. D'un coup, il fouilla dans sa poche, en retira l'emballage de l'écharpe, et trouva le petit message suivant.

« Après un bon repas, une sieste s'impose, même pour toi. Retape bien ton oreiller avant de te poser dessus. »

Sherlock fut vexé de reconnaître que le blond avait mené son affaire avec une minutie extrême, ne suscitant pas le moindre soupçon de sa part.

"..."

De retour à l'appartement, il découvrit successivement une boîte de patch, un produit pour lustrer l'ami Crâne, cinq fioles d'acide nitrique -que John avait dû voler au labo de police-, une gourmette avec son nom gravé dessus et une petite poupée à son effigie probablement réalisée par Mrs Hudson. Ces présents à répétition le rendaient aussi excité qu'une jeune fille sur le point de recevoir un rencart, et il attendait le prochain avec impatience. Il n'y avait pas eu d'indice sur le lieu, simplement « attends dix-sept heures. ». Sherlock se demanda si son cadeau à lui n'allait pas faire tâche, puis secoua la tête, de toute façon John lui avait toujours assuré que c'était l'intention qui comptait, n'est-ce pas ?

« Sherlock ? Il y a quelqu'un pour vous en bas… »

La logeuse eut un sourire ému en voyant les nombreux cadeaux posés sur la table basse, et se déplaça pour laisser le détective descendre les escaliers le menant jusqu'à la rue. Le médecin était tellement plein d'attentions ! Mrs Hudson avait trouvé, ce matin, devant sa porte, un service complet à thé, en porcelaine. Délicate pensée pour la vieille dame.

"..."

« C'est vous, Sherlock Holmes ?

-Apparemment. »

Le brun considéra d'un œil méfiant la rose que le coursier lui tendit, la saisit entre deux doigts, fourra l'enveloppe blanche qui allait avec dans sa poche, et fit une croix sur le calepin. Le coursier lui fit remarquer que c'était rare de recevoir une rose pour Noël, et surtout de la part d'une femme, et Sherlock lui lança en ricanant que de la part d'un homme, cela était donc plutôt banal, et lui ferma la porte au nez.

"..."

La rose fut mise dans un vase, et posée sur la table de la cuisine. Une rose en hiver, c'était tout de même très beau. Sherlock se prit d'amitié pour cette fleur qui, ayant poussé en serre, n'avait jamais appris a côtoyer ses semblables, et devait donc être totalement décalé dans la compagnie des autres roses qui… Passons. En chemise, il alla se poser sur le canapé, et ouvrit la lettre. Un mot, et une photo. Cette fois, un léger rire alla poindre dans son giron.

« Ça, c'est une image pour sexto. Pour une fois que je t'apprends quelque chose… »

La photo était sublime. Elle représentait l'ancien soldat dans son intégralité, adossé à la porte blanche du réfrigérateur, ce qui faisait ressortir sa peau légèrement burinée. De sa main gauche, il tenait une bouteille de lait, en verre, à demi vide, alors que de l'autre il tiraillait vers le bas son boxer noir, dévoilant l'intégralité de son bassin et le début des poils pubien. Le liquide blanchâtre était présent sur son torse, son ventre, et le tissu de son sous-vêtement. Si John avait un petit sourire contrit, comme pour dire « oups, je n'ai pas fait exprès, mais j'ai du lait partout », son regard, franc et fixé sur l'objectif, était simplement jouissif.

Sherlock fixa le cliché pendant cinq bonnes minutes, posa un baiser dessus, puis alla le ranger précieusement dans son portefeuille.

"..."

« Sherlock ? »

La voix du blond était timide, presque gênée. Il réalisait après coup la totalité de ses présents, et avait peur de se confronter aux ricanements de son amant. Ricanements qui ne vinrent pas. A la place, il trouva le brun allongé sur le sofa, jouant avec sa petite poupée, les yeux dans le vague. Il passa dans la salle de bain, puis revint dans le salon, se penchant légèrement au dessus de son amant.

« Ton cadeau est sous le conifère.

-Tu…Tu m'as acheté un cadeau ? »

La surprise du blond n'était pas feinte, et Sherlock se sentit un instant légèrement désappointé, comprenant qu'il avait réellement donné l'illusion de ne rien vouloir lui offrir. John posa son manteau sur le dossier de son fauteuil, et poussa un léger cri en voyant la taille du présent.

« Sherlock…Ca bouge !

-Brillante déduction. »

Le médecin souleva avec douceur le haut de la boîte carrée, et Sherlock se redressa sur ses coudes. Un large sourire fendit le visage de John alors qu'il plongeait les bras dans la boîte, et cette expression de joie, de bonheur pur qu'il afficha fit du bien au détective. Il avait donc fait un bon choix, même si ce genre de cadeau lui aurait fortement déplu, à lui. John rayonnait, littéralement.

« Sherlock, oh, Sherlock ! Il est …Magnifique !

-Mrs Hudson va être folle de rage…

-Sherlock ! »

John se laissa tomber à genoux, et saisit le chiot dans ses bras, le soulevant sans effort. Le minuscule bouledogue se hâta de japper haut et fort tout en léchant le cou de son désormais maître. John ne tarissait pas d'éloge, tout en ordonnant a son amant de venir voir l'animal.

« Je sais a quoi il ressemble je l'ai choisis, ne l'oublie pas…

-Je vais l'appeler Gladstone.

-Il n'a pas franchement une tête de ministre… »

Mais Gladstone remua son embryon de queue, et se mit à courir dans l'appartement. John avait rajeuni de dix ans, et frappait dans ses mains en riant, déjà entiché de la petite bestiole. Le brun eut un sourire , alors que le médecin se tournait vers lui :

« …Pourquoi un chien ? Vivant, en plus ?

-…Je ne sais pas si tu es au courant, mais malgré tous tes efforts, tu ne pourras jamais obtenir de mon corps un enfant. Alors j'ai…J'ai pensé qu'un chiot…Enfin…

-Merci. »

Il se leva, et alla déposer un baiser sur les lèvres de Sherlock avant de courir après Gladstone qui s'acharnait déjà contre le tapis de la cuisine. Surprit, le brun ouvrit sa main, y découvrant un nouveau papier.

« Va dans la salle de bain. »

Sherlock se leva, obtempérant, et ouvrit la porte de la salle d'eau. Il fut immédiatement submergé par une chaleur suffocante qui le força à ôter ses vêtements, et alla se glisser dans la baignoire – oh, la baignoire, délicieuse baignoire qu'ils venaient de faire installer…-, remplie à ras bord et pleine de bulles odorantes. Sherlock soupira de contentement, s'allongeant de tout son long, les yeux clos. John était la perfection incarnée, c'était sur, à présent.

« …Je peux me joindre à toi ? »

Rouge vif, tenant encore son caleçon devant son bassin pour le préserver des regards de Sherlock, John venait de passer la porte. Le brun se redressa, provoquant un léger remoud, et tendit simplement le bras en avant. Le médecin laissa tomber le tissu à terre, souriant, et entra dans la baignoire. Il grogna en voyant un mini raz-de-marée envahir le carrelage, mais Sherlock le cala immédiatement entre ses jambes, le faisant se poser tout contre lui, son crâne au niveau du creux de son épaule. Soupire commun.

«J'ai bien fais de la faire installer.

-Fais-moi l'amour. »

John sursauta, et le brun lui caressa distraitement le torse, murmurant qu'il retirait ce qu'il venait de dire, que cela n'était pas franchement approprié tant le moment semblait figé. Mais le médecin éclata de rire, et lâcha que son côté cru lui avait terriblement manqué, ces derniers temps. Les doigts de Sherlock titillèrent la peau tendre des tétons.

« Ca veut dire oui ?

-Je n'ai pas de préservatif… »

Le détective lui souffla à l'oreille qu'il n'y avait pas de problème, mais que des solutions. Ils avaient, après l'incident de Juillet, tous deux fait des analyses de sang.

« …Tu me fais confiance, si je te dis que je n'ai aucune maladie ?

-Je pense que oui. »

John arrêta bien vite de penser quand une caresse se fit plus demandeuse au niveau de son bas ventre, et le blond poussa un gémissement de bien être, levant un bras pour toucher les boucles soyeuses de son amant.

« Fais-moi l'amour, répéta Sherlock en l'embrassant dans le cou, John, prends-moi… »

Le médecin se rendit compte avec une légère culpabilité que cette absence d'affection envers le brun avait du terriblement lui manquer, lui qui s'était habitué à recevoir, chaque jour, certaines marques d'amour. Un manque qu'il avait caché jusqu'au bout, évidemment, Sherlock cachait toujours tout.

Ils firent l'amour en douceur, jusqu'à ce que l'eau du bain devienne tiède, puis froide, les chassant tout deux de la salle de bain. Ensuite, ils se séchèrent sans un mot, et le brun alla se coucher dans le lit alors que John enfouissait le chiot endormi dans l'un de ses gros pulls préférés. Il rejoignit son amant qui, les yeux brillants, semblait comme sourire, et le prit dans ses bras en savourant une fois encore la douceur de sa peau.

« Je suis content pour toi, John. Que…Tu ai réussi à tourner la page.

-Tu en doutais ?

-Ne sois pas idiot. »

Sherlock se cambra alors que le blond, sa bouche sur l'un de ses tétons, s'appliquait à le faire rougir. Comment avait-il fait pour se passer si longtemps de son parfum, sa peau, ses cris lors de l'orgasme ? Comment avait-il fait pour oublier la couleur de ses yeux lorsqu'ils se fixaient soudainement dans les siens, pour oublier à quel point ses reins se cambraient de plaisir ? Comment avait-il fait pour avoir peur de ne plus aimer ce torse laiteux, ce bassin tremblant, ces bras si désireux, forts et tendres à la fois lorsqu'ils se nouaient autour de son cou ? Comment avait-il fait pour ne plus vouloir titiller ces points sensibles, forçant Sherlock à susurrer son nom ?

« J…John… »

John n'avait plus peur. Il avait comme redécouvert l'amour, le sexe et Noël en une seule soirée, ce qui était tout de même un score agréable. Le brun gémit quand il sentit son amant entrer une nouvelle fois en lui, mais ne ressentit pas la moindre douleur. Il écarta instinctivement les jambes, se pressant contre lui alors que les dents du médecin mordillait son cou.

« …Je suis désolé Sherlock, d'avoir mit tant de temps à-

-Arrête de t'excuser. Arrête. Tu n'as pas à le faire et ce n'est pas le moment. »

John sourit en l'entendant gronder ainsi contre son caractère facile, qui, il fallait l'avouer, était tout de même franchement pratique dans la vie de tous les jours. Se baissant, le médecin le pénétra plus profondément, arrachant au détective un râle terriblement plaisant alors que ses doigts blancs griffaient doucement les hanches de son amant pour l'inciter à aller plus vite et, comme lors de leur première fois, l'ancien soldat perdit doucement conscience de la scène pour de laisser totalement aller.

« John…C'est…Comme ça que…Que je… »

Sherlock était incapable de prononcer une phrase complète lorsqu'il subissait les assauts torrides du blond qui, masturbant le détective consultant d'une main, pressant son bassin contre le sien de l'autre, lui prodiguant des coups de butor tout en ondulant des hanches.

« Comme ça que…Que je…OH, John »

Le brun saisit son visage à deux mains pour l'embrasser, puis le laissa fourrer son nez dans son cou, poussant des cris rauques presqu'animaliers alors qu'il heurtait sa prostate avec une insistance délicieuse. Sherlock n'avait jamais eu aussi chaud, et les gémissements qui sortaient de sa gorge semblaient trop éloignés de leurs tonalités habituelles pour lui appartenir.

« Je vais jouir. » Murmura le brun dans son oreille, les yeux brillants, la bouche entrouverte alors qu'il serrait ses cuisses contre les flancs de son amant. John le pénétra violemment, et son bassin trembla alors que sa semence jaillissait dans les entrailles de Sherlock qui criait en se rejetant en arrière, la peau en ébullition. Mu par une envie soudaine, le blond tourna la tête, et ses dents vinrent marquer une nouvelle fois l'épaule du détective, jusqu'au sang, et il sentit sa jouissance tâcher les draps et leurs corps respectifs.

Ensuite, voyant ses avant bras prêt à se dérober sous lui, il s'affaissa sur le côté, laissant une main sur le torse de Sherlock, la respiration encore pleine de plaisir.

« John…Nous devrons parler de ta tendance à me marquer comme ton territoire à l'aide de tes canines…

-Je suis déso-

-C'est comme ça que je t'aime. »

Sherlock avait toujours le dernier mot. Le corps alangui du détective vint se lover contre celui de John qui ne fit aucun autre commentaire. L'espace d'une seconde, il oublia le fait qu'il aimait un homme plus jeune que lui, un homme incroyablement asocial et mystérieux, il oublia la menace de Moriarty, il oublia la guerre, il oublia son compte en banque désormais quasiment vide, il oublia la salle de bain inondée, et embrassa les lèvres légèrement salées de Sherlock.

« Tu penses trop fort.

-Joyeux Noël. »

Le brun roula sur le médecin, et lui demanda de lui passer son téléphone. L'autre grogna pour la forme, tendit le bras, et remarqua les appels manqués. Huit. Et les messages. Treize. Sherlock fronça les sourcils, se saisissant de l'appareil rapidement tout en s'asseyant sur le bassin de son homme. –Mauvais pressentiment, trop de message, il est une heure du matin, et… -

Les yeux du détective doublèrent de volume, se rétrécirent, et il sauta soudainement du lit, mettant ses vêtements à la va vite.

« Lestrade ? Un meurtre ?

-Un enlèvement. Moriarty a envoyé une vidéo accompagné du curriculum vitae de la victime.

-Qui est-ce ? »

John, qui enfilait son boxer en essayant de sortir de sa douce torpeur, sentit ses os se glacer en entendant la réponse qui fusa, destructrice, mais se voulant douce :

« Sarah Bright. »


Un léger Lemon, de vraies retrouvailles, pleins de cadeaux, et un enlèvement. Que demander de plus :) ?

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