CHAPITRE SIX
Merci pour vos commentaires!
P.s : je pense faire une fiction de dix chapitres environs. Ca vous irait :) ?
LET'S ENJOY !
Bouge. Bouge, disait sa tête. John fit jouer ses articulations, laissant son manteau au sol, et finit par se lever, le regard flou, mais l'esprit clair. Sherlock était seul avec l'assassin, quelque part dans le bâtiment, et ce n'était pas le moment de flancher. Il fit appel à ses réflexes de soldat, et se mit à avancer vers le fond de la pièce tout en rechargeant son arme. Il n'aimait pas ce silence. Cette obscurité. Dehors, le soleil avait à peine débuté son levé.
« Sherlock ? »
Toujours pas de réponse.
"..."
Le brun caressa distraitement le bouton rouge. Foutue, foutue punaise…
« Si je la tue, je serais comme toi, Moriarty. Je ne vaudrai pas plus, pas moins.
-Depuis quand te préoccupes tu de l'avis des autres ? »
Sherlock se retourna, le bras tendu vers l'abdomen de l'assassin. Il ne souriait pas.
« Depuis que j'ai connu John.
-Tu es si décevant… »
Moriarty le tenait également en joue. Il était terriblement frustré de la réaction du détective. Il pensait l'avoir suffisamment manipulé pour qu'il craque, et ce refus l'agaçait prodigieusement. Soudain, sur l'écran, apparu John. Il poussa un cri rauque, et se précipita vers la jeune femme, la détachant le plus rapidement possible. Il murmurait des phrases incohérentes en arrachant les cordes, alors que le corps de Sarah s'affaissait doucement sur la chaise. Sherlock le regarda la prendre doucement contre lui, lui caresser les cheveux, lui parler. Ses lèvres exprimèrent un rictus furieux.
« Alors ? On regrette ? Tu peux encore la tuer…Tu sais, c'est simple de viser…
-Laisse tomber, Jimmy, tu as passé ton tour, et tu as perdu ta reine. C'est à moi de jouer.
-Tu vas me tuer, chéri ? »
Moriarty pencha la tête sur le côté, jetant sa cigarette loin de lui. Il ricana, et lâcha que jamais le brun ne pourrait .
« Tu oserais supprimer l'unique chose qui te fait te lever le matin ? Tu t'ennuies, sans moi, Sherlock, sans mes puzzles, tu te défonces à la cocaïne, tu joues du violon à quatre heures du matin, tu te bousilles le cerveau. Tu aimes mes énigmes, mes meurtres. Tu aimes ne trouver qu'au tout dernier moment. Tu aimes perdre pour gagner ensuite. Tu deviendras fou, Sherlock.
-Je suis déjà fou. Et cesse de croire que tu as de l'importance pour moi. Narcissisme insupportable.
-Tu ne vises pas mon cœur, chéri, tu ne veux pas me tuer. »
"..."
« Sarah…Oh, Sarah, réponds-moi… »
Le médecin sentait le pouls régulier de la jeune femme, mais la piqure sur son avant bras l'inquiétait. Elle avait été droguée. Il laissa ses yeux couler sur la totalité de son corps, et ne pu contenir un soupire de soulagement : un ou deux hématomes, mais aucune blessure visible. Il ne l'avait pas torturée. Sarah dedelina de la tête, et ses paupières tressautèrent. Le blond la posa contre son torse, concentrant ses sens sur l'arrivée possible d'un ennemi.
« J…John ?
-Oui, Sarah, je suis là…
-Il…Moriarty…
-Je sais, je sais… »
La demoiselle se redressa doucement, s'accrochant sans complexe au cou du médecin.
« …Il…Il faut partir…Moriarty…
-Ne t'inquiète pas, tu es sécurité, je vais t'amener dehors.
-Il…La bombe… »
Le blond sentit que sa gorge s'asséchait instinctivement. Bombe ? Bombe. Quelle bombe ? Sarah commençait à perdre conscience, et il lui demanda sourdement de quoi il retournait. Devant son manque patent de réaction, il se saisit de son portable, envoyant un message paniqué à Sherlock.
« IL Y A UNE BOMBE DANS LE BATIMENT. IL FAUT PARTIR ! JE SUIS AVEC SARAH »
John se leva, prenant Sarah sur son dos, le cœur battant. Ou était donc passé le brun ? Etait-il, à cet instant, en train de se battre avec l'assassin ? Il traversa une nouvelle fois la salle pleine de bâches, redescendit les escaliers, et se mit à patauger dans la neige. Et maintenant ? Il devait la mettre à l'abri le plus vite possible, et la conduire ensuite à l'hôpital.
« La bombe, murmura t -elle, attention à la bombe… »
John traversa la rue avec difficulté, et déposa la jeune femme sous la devanture d'un magasin, lui murmurant qu'il allait vite revenir. Ensuite, il composa un numéro sur son téléphone, cria le nom de la rue, et raccrocha, prêt à retourner dans l'antre maudite.
« Ne me laisse pas ! John…Je t'en supplie… »
Elle pleurait. Fort.
« John…N'y retourne pas…Il n'a pas besoin de toi… »
La phrase le piqua durement par sa véracité. Sherlock n'avait pas besoin de lui. C'était aussi sur que deux et deux font quatre. Le blond la pressa une nouvelle fois contre lui, et lui indiqua simplement qu'il avait besoin de Sherlock, et qu'il ne pouvait rien faire contre ça. Ensuite, ignorant ses protestations, il couru dans le local.
"..."
« Une bombe ? Je te pensais plus inventif.
-Pourquoi le loup changerait-il quand les agneaux restent les même ? Tu es faible, Sherlock. Tellement sensible aux compliments.
-Tu es pire que moi.
-Qu'attends-tu pour tirer ? »
Sherlock réalisa en fronçant les sourcils qu'ils étaient réellement seuls, ici. John était sorti pour aider Sarah, il avait donc cinq précieuses minutes sans le blond. Cinq minutes pour tuer l'assassin, ou bien le faire désamorcer la bombe. Une grimace déforma ses lèvres.
« Tu n'as pas osé ? »
Moriarty ouvrit doucement sa veste, révélant un gilet d'explosif. Il se lécha les lèvres.
« Alors, mon chéri, on hésite ? Il fait noir, tu n'arriveras jamais à viser ma tête. Et si tu ne fais pas attention…Boum ! Exit Moriarty. Exit Sherlock. »
Le brun garda son arme levée, et murmura simplement que John n'était plus en danger, là ou il se trouvait. Il pouvait donc faire exploser le bâtiment sans crainte. Moriarty émit un petit cri aigue, et siffla qu'il n'était tout de même pas assez stupide pour les faire exploser tout les deux volontairement. Mais Sherlock gardait un sérieux impénétrable.
« Tu te suiciderais, Sherlock ! Tu exploserais avec moi !
-Mais le monde serait débarrassé. Et je ne m'ennuierais plus.
-Et John ?
-Il y a Sarah, dehors… »
Moriarty ouvrit une bouche subitement ronde, et le détective lâcha un petit rire. Son raisonnement ne tenait décidemment pas debout.
« Je ne laisserais jamais John à Sarah. C'est pourquoi je vais te tuer ici-même. »
D'un bond de jaguar, le sociopathe se jeta sur Moriarty qui en lâcha son arme. Ils tombèrent sur le dos, et se mirent à se battre avec une frénésie contenue, la bombe restant une menace considérable.
"..."
« SHERLOCK ? SHERLOCK ? »
John bondit dans les marches, et cette fois se mit à appliquer des coups d'épaules brutaux sur la porte. Le verrou allait céder, rouillé comme il l'était. Ce n'était qu'une question de temps. De temps. Il entendit des cris rauques à l'intérieur de la pièce, et cria une nouvelle fois le prénom de son amant.
« John, DEGAGE D'ICI ! »
En tant normal, le soldat aurait obéit aux ordres. Cette fois-ci, il injuria le détective, recula de trois pas, et défonça la porte. Il tomba au sol, roula sur le côté, et, un genou à terre, cibla la gorge de l'assassin. Il réalisa à cet instant précis que la situation allait être légèrement compliquée. Le gilet explosif , un tantinet déchiré, reposait sur la sol, à une quinzaine de mètres. Sherlock, debout contre le mur, avait les mains levées de chaque côtés de sa tête, alors que Moriarty le tenait en joue avec sa propre arme, qu'il lui avait subtilisé pendant le corps à corps. L'assassin essuya son nez en sang.
« Alors, mes amours, on fait quoi, maintenant ? Dans quinze minutes, la bombe explose. Si Johnny boy appuie sur la détente, une balle ira se loger dans le joli buste de Sherlock. »
John, consterné, secoua la tête en regardant le détective d'un air paniqué. Le brun le fixa calmement, le transperçant de ses yeux bleus, puis se tourna vers Moriarty.
« Moi, ça me va, comme programme. Tire, Jimmy, fais-toi plaisir.
-SHERLOCK ! TAIS-TOI TU ES FOU ! »
L'assassin de mit à rire, ses doigts tremblant sur la détente, et il se mit à beugler que tout allait donc se terminer ainsi, deux esprits géniaux quitteraient la Terre au profit d'un ancien soldat légèrement demeuré. John était trop choqué par les mots de Sherlock pour réagir à la provocation.
« Il doit…Y avoir un autre moyen ! »
Sherlock formula silencieusement la phrase « fais-moi confiance » sur ses lèvres, mais John gardait une peur tenace au fond de l'estomac.
« Treize minutes, mes amours…John, tu me tirerais dessus ? Moi qui ai pris soin de toi pendant presque toute une nuit…Tu me fends le cœur…
-Ferme-la, grinça le blond, Sherlock, il faut…Il faut faire quelque chose… »
Mais le brun continuait de le fixer gravement, comme pour lui faire comprendre qu'il n'y avait pas d'autres solutions. Dehors, le bruit caractéristique d'une ambulance se fit entendre. John sentit une goutte de sueur glisser entre ses yeux. La situation était désespérée, et il le ressentait dans chacun de ses muscles, contrairement aux deux autres qui semblaient détendus. Moriarty agita son pistolet en riant :
« De l'action, de l'action ! Johnny, fais donc des adieux déchirants à ton amoureux, c'est ta dernière chance avant qu'il ne se vide de son sang sur le sol… »
Mais personne ne bougeait, ni ne parlait. Mal installé, le médecin commençait à ressentir une douleur sourde au niveau de sa jambe, mais ne changea pas de position. Sherlock était perdu dans ses pensées. Il réfléchissait à toute allure, cela se voyait, il ne prêtait plus la moindre attention à ce qui se passait autour de lui. L'assassin s'agitait de plus en plus, son sourire de dément lui dévorant le visage alors qu'il piaillait :
« Aller, quoi, on s'ennuie ! Je savais que j'aurais du passer plus de temps avec toi, mon cœur, tu étais tellement mignon quand tu étais tétanisé en sentant la cigarette…
-LA FERME ! »
John le menaça de son arme, ce qui ne fit qu'accroître l'hilarité de l'assassin qui continua à déballer ses obscénités.
« Dix minutes, mes agneaux…On s'en va tous les trois ? On meurt tous les trois ? »
Les prunelles de Sherlock reprirent leurs couleurs normales. Il avait terminé son raisonnement. Il regarda quelques secondes les rayons hésitants du soleil qui éclairaient la pièce, puis Moriarty qui, les nerfs à vifs, s'agitait, et John, qui attendait. Fidèle soldat qui, loin de comprendre, obéissait malgré tout. Le détective respira un grand coup, fit craquer ses épaules, et fit un signe du menton vers le blond avant de bondir en avant, sur Moriarty :
« Maintenant ! »
Sherlock saisit les épaules de l'assassin pour le pousser contre le mur, mais il y eut le bruit sourd d'une détonation, et le corps du brun fit un brusque recul, s'effondrant au sol.
« SHERLOCK ! »
pas taper l'auteur :)
Review ? Chapitre un peu court, mais j'vous prépare la suite de ce pas...
