- Vous pourriez peut-être demander l'avis d'Edward ou le miens en autre, non? Je voudrais pas lui faire faire un détour je laisse pas Bella finir sa phrase que je la coupe
- Ca ne me dérange pas ne t'inquiète pas et puis c'est moins risqué qu'un taxi seule en pleine nuit pour une femme seule.
- Bon d'accord alors, mais je voudrais vraiment pas te déranger.
- Il habite pas loin de chez toi Bella ne t'inquiète pas ça ne dérange pas mon frère. s'empresse de rajouter Alice, décidément j'ai l'impression qu'elle a quelque chose derrière la tête.
Sur ce on se dirige tous vers les vestiaires afin de récupérer nos affaires et pour ensuite se diriger vers nos voitures respectifs. Après avoir dit au revoir à tout le monde j'ouvre la portière à Bella pour ensuite faire le tour de ma Volvo afin de m'y engouffrer à mon tour, et de me retrouver à nouveau seul avec cette magnifique jeune femme.
PDV BELLA
Edward m'ouvrit la portière tel un gentleman et je m'y engouffra, après avoir fermer ma portière je le vois faire le tour de la voiture et il s'y installa à son tour.
- Par où je dois aller? Me demanda-t-il en démarrant.
- Direction Madison Street pour le moment c'est pas très loin de la 4éme avenue ensuite.
- OK, effectivement tu habites pas loin de chez moi.
- Ah oui. J'y ai emménagé y a à peine 1 mois, Marion Street pour être exact.
- Alors nous somme voisins j'habite également Marion St, au n°172. Me dit-il avec un sourire. Oh mon dieu il habites vraiment pas loin.
- Hmm moi c'est au 164, effectivement on est voisins quasiment.
- Il semblerait. Dit-il s'en se départir de son adorable sourire.
Un silence s'installe, ni gênant, ni pesant, un silence tout simplement agréable. Bizarrement je ne me sens pas mal à l'aise comme je l'avais crains, Edward à vraiment l'air d'être quelqu'un de charmant et je me sens bien à ses côtés. Au bout de quelques minutes il interrompt pourtant ce silence.
- Donc vu que tu a réussis à échapper à la journée shopping de ma sœur pour demain que comptes-tu faire ce week-end?
- Heu, pas grand-chose… Si le temps le permet j'emmènerais mon fils au parc, sinon ça va être un week-end assez calme, et toi?
- Pareil, pas grand-chose de prévu, j'irais probablement me balader avec mon appareil et faire un peu de photos pour mon plaisir et dimanche j'irais chez mes parents comme tous les dimanches d'ailleurs.
- Tu as l'air de t'entendre plutôt bien avec ton frère et ta sœur, c'est pareil avec tes parents?
- Oui, on forme tous les cinq une famille unie, ma mère nous cuisine tous les dimanche un merveilleux repas qu'on partage en tous ensemble, elle tiens à ses repas.
- C'est important la famille, c'est bien que ta mère vous rassemble tous comme ça.
****
PDV ED
Bella me dit ça et je peux voir une lueur de tristesse dans ses yeux. Je me demande ce qui peux bien la rendre triste comme ça.
- Oui tu as raison, Et toi tu t'entends bien avec tes parents? J'ai pas pu m'empêcher de lui poser la question, bien que je me doute que vu la tristesse dans ses yeux que ça ne doit pas être vraiment le cas, mais je me demande quoi.
- Non pas vraiment, même pas du tout si on peu dire. Ils ont coupés les ponts avec moi après que le père de mon fils m'ai quitté. Tout en disant ça, je vois une larme couler sur ça joue, j'aimerais tellement la prendre dans mes bras pour la consoler, mais se serais déplacé, on se connais à peine, mais pourtant sa peine me touche sans que je le comprenne vraiment pourquoi.
- Désolé, mais je ne voudrais pas être indiscret je comprend pas vraiment pourquoi, au contraire ils auraient du se rapprocher plus vu que tu étais seule avec ton fils.
- Oui c'est ce que ferais des parents en tant normal, mais pas les miens… mais je vais pas t'ennuyer avec mes ptits soucis… Je vois biens que ça la rend triste et je m'en veux de lui en avoir parlé…
- Tu ne m'ennuis pas, mais si tu veux pas en parler je le comprend.
- Merci. Me dit-elle avec un sourire timide.
- De rien. Nous sommes arrivés.
- Oh. Merci encore de m'avoir ramené, ça m'a fait plaisir de te rencontrer, à bientôt peut-être.
- Moi aussi ça m'a fait plaisir, A bientôt, bonne nuit Bella. Je lui embrasse délicatement la joue et l'a laisse sortir de la voiture. Je l'a regarde entrer dans son immeuble et repars en direction de chez moi. Le baiser m'a laisser une sensation de picotement sur mes lèvres.
Je rentre chez moi et m'installe directement à mon piano, je n'ai aucune envie de dormir. Je laisse mes doigts glisser sur les touches de mon piano et mes pensées vont pour cette magnifique brune et me demande quand je l'a reverrais. C'est l'amie d'Alice ce qui me laisse une chance de pouvoir revoir Bella grâce à ma sœur.
****
PDV BELLA
Je referme la porte de mon appartement, je porte ma main sur la trace de brulure sur ma joue. Quelle soirée, je n'aurais jamais cru revoir Edward et encore moins qu'il pourrait être le frère d'Alice. Mais grâce à cette dernière j'aurais peut-être l'occasion de le revoir. Je me dirige vers la chambre de mon fils, il dort d'un sommeil bien heureux, je remonte sa couverture et lui pose un baiser sur le front en lui murmurant que je l'aime. Jasper est endormit sur le canapé, je lui dépose le plaide sur lui pour qu'il n'ai pas froid. Je me dirige ensuite dans ma salle de bain, mes pensées allant toujours vers cet homme au regard perçant. Après avoir ôter mas robe j'enfile une tenue plus confortable, je n'arriverais pas à dormir et puis Enzo devrais se réveiller d'ici trois heures autant rester debout. Je me dirige toujours en silence vers l'entrée, prend mes clefs et sors pour me diriger vers le café à côté de chez moi qui est ouvert 24h/24. Au moins je suis sûre que je réveillerais personne. Je commande un café et m'installe à table avec mon livre que j'ai pris avant de sortir. Après avoir lu quelques pages je sens une présence derrière moi.
- Bella? Cette voix je la reconnaitrais entre mille…
- Edward, qu'est-ce que tu fais là?
- La même chose que toi je suppose, je n'arrivais pas à dormir donc je suis venu prendre un petit déjeuner. Je peux m'asseoir?
Quelle question….
- Bien sûre.
Il prend place en face de moi et relève mon livre…
- Fascination? C'est une belle histoire je te l'accorde.
- Oui j'aime bien. Alors tu n'es pas fatigué de ta soirée?
- Non pas vraiment et toi? Tu ne profites pas de dormir un peu avant que ton fils se réveille?
- Non j'ai pas sommeil et vu qu'il devrais se réveiller dans un peu plus de deux heures ça sert à rien que j'essaie de dormir, j'en serais plus fatiguée après. Tu viens souvent ici?
- Oui, tous les jours après avoir fait mon jogging et toi?
- Oui, le matin aussi avant d'emmener Enzo à l'école je viens un jour sur deux à peu près c'étais pratique au début vu que je viens d'emménager mais ça me plait donc je continus de venir.
On continuais de parler de tout et de rien tout en prenant notre petit déjeuner. Au bout d'une moment je vis qu'il étais assez gêné avant qu'il me dise.
- Je suis désolé pour tout à l'heure, je n'aurais pas du te parler de tes parents et aussi du père de ton fils.
- Ce n'est rien tu ne pouvais pas savoir. Je voyais bien qu'il n'étais pas très à l'aise donc je décidais de lui expliquer. En fait je n'ai jamais été très proche de mes parents. Le père de mon fils est le fils du meilleur ami de mon père, ils ont toujours voulu nous voir ensemble. Mon père me disait toujours que c'était un homme comme lui qui me fallait, j'avais le droit de sortir uniquement si j'allais le voir lui, ma mère quant à elle, elle se fichais complètement de moi mais se rangeais toujours du côté de mon père, ils ont commencé ce petit jeu je devais avoir 16ans. Moi au début je ne voulais pas, je l'aimais bien, il étais gentil mais sans plus, au bout de quelques années j'ai fini par céder, j'avais 20ans et ça faisait 4 ans que mon père insistait, mes parents m'ont même obligé d'aller à la fac la plus proche pour que je sois obligé de rentrer chaque soirs, donc j'ai cédé en me disant que peut-être que ça marcherais et que dans le cas contraire mon père arrêterais à me prendre la tête avec ça. Les deux premières années ça aller, je le voyais essentiellement les week-end vu que j'avais la fac la semaine, on s'entendais, une fois la fac finie il a voulu absolument venir vivre ici à Seattle, ça m'éloigné de ma famille mais quand mon père a su que c'étais son idée à lui il m'a poussé à accepter. On s'est donc installer ici ensemble, j'étais tomber assez vite enceinte, ce n'étais pas une grossesse désirais mais j'en étais quand même heureuse, malgré qu'au fond de moi je ne me voyais pas faire ma vie avec lui, mais cet enfant était là et pour moi il était hors de question que j'avorte. Quand je lui ai dit, il en était heureux, j'étais à 6 mois de grossesse quand nous avons emménager à Seattle auparavant on vivais chez son père. Puis très vite les choses ont changés, il sortais de plus en plus souvent et toujours seul, il ne travaillais pas, me prenais de l'argent en cachette pour sortir, on se disputais de plus en plus, un mois avant la naissance de mon fils, j'ai découvert qu'il avait contracté des dettes à mon nom en imitant ma signature, quand j'en lui en ai parlé il s'est mis a pleuré, il m'a dit qu'il voulais pouvoir acheter ce qu'il fallait pour le bébé, sauf qu'il n'avait jamais rien ramené à la maison, puis il s'est énervé et m'a giflé en me poussant au sol, ensuite il est sortis et n'est pas rentré de la nuit, il ne répondait pas au téléphone. Le lendemain je suis allé travailler je n'avais toujours aucunes nouvelles, le soir en rentrant, l'appartement était vide, il avait pris toutes ses affaires mais également la plupart des meubles, il m'avait seulement laisser mon lit, la table et les chaises de la cuisine ainsi que le micro-ondes, il avait pris tout le reste. J'avais plus rien, plus de meubles et plus d'argent. J'ai appelé mes parents pour leur dire ce qu'il c'était passé, ma mère m'a dit que c'était de ma faute que je n'étais qu'une bonne à rien, que de toute façon je finirais seule, puis mon père m'a insulté de traînée et de tous les noms d'oiseaux, il ma dit que j'étais la seule responsable, que je n'avais pas su garder un homme, et je n'étais plus sa fille et qu'il ne voulais plus jamais entendre parlé de moi, puis il a raccroché et depuis je n'ai jamais eu de nouvelles de mes parents, ni du père de mon fils d'ailleurs. J'ai appris peu de temps après qu'il étais partis vivre en France avec une des maîtresses qu'il a eu, une certaine Laureen. J'étais enceinte de huit mois et il me rester plus rien j'étais seule, et il ne me rester que un mois pour tout organiser pour l'arrivée de mon fils. Mais j'y suis arrivé, petit à petit j'ai tout racheter. J'ai tout fait seule, j'ai vite trouvé un nouvel emploi après la naissance de mon fils, chez « moda » et l'ancien propriétaire qui n'a aucune famille m'a « légué » en quelque sorte le magasine. Donc voilà pourquoi à part Rose et Jaz personne ne sais ce qu'il c'est passé avec le père de mon fils, j'en ai déjà assez honte j'ai pas besoin que les gens après me regarde avec pitié.
Pendant tout mon monologue Edward, n'avait rien dit, cependant je voyais bien par moment dans ses yeux de la colère ou même de la tristesse, mais il ne m'a pas interrompu. Je n'arrive d'ailleurs pas à croire que je lui en ai parlé, à part Rose et Jaz je n'en avais jamais parlé, et encore j'ai mis du temps à leur en parler et ils ont appris les choses petit à petit, M. Barnner savait que j'avais des problèmes d'argent mais ne connaissais pas toute l'histoire, alors pourquoi j'avais tout dit à Edward, comment pouvais-je me sentir suffisamment en confiance avec lui pour tout lui dire? Comment allait-il réagir à ça? Je fixait son regard et je voyait bien qu'il ne savait pas quoi dire.
- Donc voilà maintenant tu sais pour mes parents et le père de mon fils.
- Bella, je..je ne sais même pas quels mots utiliser, te dire que je ne suis pas choqué serais un mensonge, cet homme est une ordure et c'est peu dire, il t'as manipulé et t'as traité comme une moins que rien, et te frappé alors que tu étais enceinte, et de son propre enfant… c'est pire qu'une ordure, et tes parents, désolé de te le dire ils ne valent pas mieux, ils auraient du te soutenir et t'aider à faire face, ils t'ont laissés seule, c'est inadmissible. Tu as su faire preuve de courage et de force face à ce que tu as vécu et tout ça tu le doit que à toi, tu n'as pas avoir honte, c'est eux qui devrait avoir honte pas toi, et quant à la pitié j'en éprouve aucune mais plutôt de la compassion et un grand respect face à ta force de caractère.
Pendant tout mon monologue, je n'avais versé aucunes larmes, j'étais resté froide comme si l'histoire que je comptais n'été pas la mienne, mais à ces mots je n'ai pu retenir mais larmes pour finir pas sangloter à la fin de son récit. Edward s'est donc levé pour se rapprocher de moi et me prendre dans ses bras pour me bercer et me susurrer des paroles réconfortantes. Une fois calmer, il reprit sa place.
- Ca va mieux?
- Oui merci, désolée.
- Tu n'as pas t'excuser, je me doute que c'est pas évident pour toi d'en parler, mais tu dois pas avoir honte de ce que tu as vécu.
- Oui peut-être.
- C'est même sûre. Je sais qu'on vient juste de se rencontrer mais si un jour tu as besoin d'en parler n'hésites pas, si tu veux me parler je serais là, OK?
- OK, merci beaucoup.
Il m'offrit un sourire réconfortant, ça m'avait fait du bien d'en parler, sa réaction m'avait surprise, j'espérais juste qu'une fois sortie de ce café il ne ferais pas en sorte de m'oublier complètement et de ne plus jamais me parler.
- 6h45, il va falloir que j'y ailles mon fils devrait plus tarder à se réveiller, merci beaucoup encore à toi pour tout, tu dois me prendre pour une folle pour t'avoir tout raconter tandis que l'on se connait à peine, mais merci à toi.
- Je ne te prend pas pour une folle ne t'inquiètes pas. Je te raccompagnes chez toi?
- Oh c'est pas nécessaires je suis à 50 m.
- D'accord rentre bien, et à bientôt.
- A bientôt bonne journée.
Sur ce il m'embrassa sur la joue, et je rentrais chez moi retrouver mon fils.
