Chapitre 2 : Emi

Une grande salle, une foule de gens, ils se disputaient et se battaient pour passer devant, pour être testés, pour être évalués, pour essayer de se faire remarquer entre tant d'autres personnes et pour avoir une chance d'être pris. Deux seuls entre tous ses gens, deux seuls seront acceptés. Pour entrer dans une aussi grande équipe que les Snow-kids, il ne faut pas savoir jouer, il ne faut pas se débrouiller avec un ballon, il faut vraiment être doué et ce n'était pas donné à tout le monde, être pris par une telle équipe demande aussi bien d'être doué que d'être fair-play, d'avoir une bonne technique avec un ballon, d'avoir de l'ambition et de la rigueur.

Rocket, l'officiel entraîneur des Snow-kids essayait tant bien que mal de repérer deux bons joueurs, ils en avaient absolument besoin, au moins d'un seul nouveau joueur pour le match amical du lendemain.

Le jeune homme à la peau basanée analysait minutieusement chaque geste des volontaires, au bout de deux heures, il restait encore une cinquantaine de jeunes présents. Le jeune capitaine commençait à s'ennuyer et prêtait de moins en moins d'attention, même ses paupières lourdes se fermaient momentanément.

Mais un événement le fit résonner et retrouver ses esprits, une des personnes, était entrée dans l'hollo-traîneur et faisait usage du Souffle, Rocket n'attendit pas plus avant de se dire que cette personne là serait parfaite.

Quand il vu les tirs que l'hollo gramme du gardien des Xénons encaissait, il fit même un bond de son fauteuil. C'était à présent confirmé, ce joueur ferait l'affaire.

Après son passage, personne n'impressionna Rocket plus qu'elle, et oui, c'était une fille.

Rocket annonça à tout le monde qu'il garderait leur dossier mais qu'il avait élu cette jeune fille en particulier pour son phénoménal usage du Souffle.

Le jeune entraîneur lui demanda de rester et lui annonça son choix qui était bien sur de lui faire intégrer l'équipe.

« Bienvenue chez les Snow-kids » Dit celui-ci d'une voix un peu rauque.

La jeune fille sourit, c'était extraordinaire, fantastique, incroyable, magnifique, époustouflant, phénoménal de pouvoir être élue au sein de l'équipe triple vainqueur de la Galactik football cup et envié par la plupart des gens.

Elle sourit.

oOo

Dans la réplique du Black Manta, où naviguait Sonny et son fidèle équipage de pirates.

« Alors Benett, tu as finalement trouve d'où provient le signal hollo téléphonique ? » Dit l'homme aux cheveux courts et blonds.

« Justement, et nous devons apparemment légèrement pivoter vers le Nord-est pour arriver devant le portail à énergie. » Répondit le jeune pirate.

« Un portail ? » Ajouta Sonny ayant l'air légèrement surpris.

« Tout à fait, ce portail devrait nous dans la galaxie de la planète où se trouvent les disparus. »

Sonny répondit par un hochement de tête et murmurant un : « Mhmm » traduisibles par un bref « oui », ensuite il fit une dizaine de pas et s'écria :

« Corso, tu as entendu ? Cap au Nord-est. »

Un petit « Ok Sonny » arriva comme réponse depuis la cabine de pilotage. Ensuite le chef des pirates quitta la « salle centrale » et se rendit dans une cabine à la porte entrouverte. Un vaste silence régnait dans l'obscure cabine, Sonny appuya sur un interrupteur puis la lumière s'alluma, c'est alors qu'il aperçut le corps immobile de son fils reposant sur une des litières. Il dormait à point fermé, la respiration lente et rythmée. L'homme à la veste rouge sourit en regardant le jeune attaquant roux plongé dans ses rêves.

Il aurait tant aimé avoir vécu, avoir prit soin de lui étant jeune enfant, ça le rendait malheureux le fait de réaliser qu'il l'ai vu pour la première fois déjà âgé de quinze ans ainsi que le fait qu'il l'ai cru mort pendant toutes ces longues tristes années.

Mais il se sentait vraiment heureux quand il réalisait que ce qu'il avait cru durant tout ce temps n'était pas vraiment réalité et qu'il avait au moins réussi à le retrouver.

Il décida de laisser son fils plongé dans son profond sommeil, il n'avait aucune raison de le réveille, mais il ne parvint pas à accomplir sa décision qui voua à l'échec il fit renverser un objet, un objet lourd et brouillant au choc avec le sol qu'il ne parvenait pas à identifier.

Le jeune garçon se retrouva d'un coup subitement assis sur la litière, un peu comme les morts-vivants quand ils surgissent leur torse de leur tombe.

« Papa ? » Dit-il en se frottant les paupières.

« Oui, c'est bien moi fiston, prépare toi et viens prendre ton petit-déjeuner. »

« J'arrive tout de suite. » Répondit le roux un énorme sourire se dessina sur ses lèvres c'était la première fois dans toute sa ville que son père le réveillait le matin et l'invitait à prendre le petit-déjeuner avec lui et il s'en réjouissait.

Sony sortit de la cabine en prenant bien le soin de fermer la porte derrière lui.

Dès qu'Artie, le plus jeune des pirates à bord l'aperçut il s'écria :

« Ah, Sonny je te cherchais, Clamp essaie de te joindre depuis le calculateur central. »

Sony acquiesça et se dirigea vers le prénommé « Calculateur central ».

C'était le grand ordinateur de bord. Sony s'assis sur le fauteuil devant l'appareil et accepta l'appel. Le visage du scientifique apparut sur l'écran.

« Bonjour Sonny. » Dit le petit vieux aux lunettes légèrement colorées.

« Bonjour, Locknor, que me vaut le plaisir de cet appel ? » Répondit le pirate d'un air sérieux qu'il gardait toujours au bon moment, il savait quand plaisanter et quand pas.

« Eh bien, je voulais juste savoir où vous en étiez. »

« Tu es un grand impatient Clamp, cette fois ci il le dit d'un air ironique puis il reprit l'air sérieux, nous savons tout simplement que dans peu de temps nous arriveront devant un portail à énergie qui nous téléportera directement dans la galaxie d'où provient le signal. »

« J'espère que vous les ramèneriez sains et saufs, à tout à l'heure Sonny. » Continua Clamp pas très réjouit.

« Oui je l'espère aussi… » Soupira Sony, cette phrase marqua la fin de cet appel.

oOo

Rocket qui était officiellement l'entraîneur de l'équipe depuis la tragédie avait prit le soin de demander au reste de l'équipe d'être présents dans l'hôtel après trois heures au maximum du moins dans leurs chambres respectives. C'était le temps qu'il avait estimé pour parvenir à achever les fameux tests.

Et apparemment il avait plus ou moins bien estimé après trois heures et demie, il arriva à l'hôtel en compagnie de Clamp et de la jeune recrue.

Il était d'une humeur qu'on ne pouvait connaître plus désagréable. La disparition de deux des meilleurs joueurs de l'équipe, l'accusation et l'enfermement d'un élément important et indispensable de l'équipe : leur entraîneur, l'accusation et la dispension de D'jok, la disparition soudaine de Sinedd, tout ces problèmes suivis avaient provoqué sa dispute avec se petite amie.

D'une part, certes, il était un peu réjoui, il avait réussi à la quitter, il sentait déjà avant qu'il ne l'aimait plus. Il avait constaté que tout ça avait été un amour considéré pour lui comme « erreur de jeunesse » puisqu' à leur mise en couple ils n'avaient que seulement quinze ans. Cependant ils avaient mûri au sein de l'équipe, ils avaient acquis les vingt-et-un ans. Mais d'une part, il se maudissait d'avoir mis un terme si terrible à leur longue aventure amoureuse qui avait duré six longues années.

Dès qu'il entra dans son grand bureau, il se dirigea vers le micro. Pendant dix secondes il songea à ce qu'il allait leur transmettre comme message oral, finalement il s'y décida et se lança. Il appuya sur le bouton :

« Snow-kids, tous dans la salle commune. »

C'était la célèbre phrase qu'il avait héritée de son oncle à force de l'entendre.

Tout d'abord entrèrent les jumeaux dans la salle commune, ensuite on eut le droit à une Tia et à un Mark totalement démoralisés.

Quand les quatre seuls Snow-kids prirent place sur les fauteuils et tabourets, Rocket fit son entrée soudaine.

« Voilà, j'ai fini les passages des volontaires. »

« Alors ? As-tu déniché quelqu'un de spécialement doué ? » Interrogea Thran.

« Oui, et je vous présente CE quelqu'un ! »

La jeune fille entra dans la salle. Elle remarqua que les quatre membres de l'équipe faisaient de grands yeux. Elle aussi d'ailleurs.

« Voilà, donc, j'vous laisse… » marmonna Rocket, il se retourna et ouvra la porte.

« Attends Rocket, alors, tu nous l'a présente même pas ? » S'écria Mark qui se trouvait subitement debout devant son tabouret.

« Vous ne savais pas faire connaissance ? Demanda celui-ci, je ne la connais pas plus que vous. » Rétorqua-t-il déjà au fond du couloir.

Mark se lança finalement après cette réponse.

« Hum, comment t'appelles-tu ? Quel âge as-tu ? »

La jeune fille baissa la tête mais pas de honte, c'était une réaction pour on ne sait qu'elle raison. Du coup, ses cheveux noirs tombèrent sur son visage, elle grommela un petit son à la limite muet.

« Hein ? J'ai pas entendu. » Reprit Mark intrigué.

Du coup, elle redressa la tête, ses cheveux laissèrent enfin place à un visage légèrement pâle et à deux petits yeux sombres.

Elle hésita un moment puis répéta :

« Je m'appelle…hum…Sorène et j'ai dix-sept ans, bientôt majeure. »

Les quatre Snow-kids clignèrent des yeux et restèrent immobiles bouche bée.

« Au fait, pourquoi Rocket t'as sélectionnée toi en l'occurrence ? » Demanda Tia de sa douce voix. Sorène passa ses yeux sur chacun d'eux.

« Parce que je possède le Souffle. » Souffla-t-elle.

Elle posa une main sur le mur d'une couleur entre le gris et le bleu pour s'en servir d'appui.

« Tu possèdes le Souffle ? » S'étonna Ahito en sortant d'un sommeil superficiel.

« Tout à fait, je suis originaire d'Akillian.

« Exactement comme moi, je possédais déjà le Souffle quand Aarch me testa. » Précisa la jeune blonde, un grand sourire de fierté à ses lèvres.

« Euh une petite question vu que ça circule partout qu'Aarch et D'jok aient apparemment enlevé deux Snow-kids et un groupe d'enfants, ça ne dérange pas tes parents le fait que tu intègres les Snow-kids ? » Demanda Thran. Son frère se retourna vers lui et souffla ironiquement :

« Toi et tes questions pertinentes venant tout droit de ton esprit informatique ayant tout analysé à l'avance… »

Thran sourit à son frère et fixa sa cible attendant patiemment la réponse à sa question.

Elle eut l'air d'être gênée par cette question qui lui perturbait l'esprit, elle avait l'air de se trouver perturbée sans pouvoir trouver de réponse.

« Ils n'sont pas au cou…euh…nah, désolée, en fait je les ai perdus. »

« Oh, sincèrement désolé pour tes parents… » Dit Ahito, Thran eut un drôle de regard, on pouvait même deviner qu'il faisait des recherches et analyses en tête comme sur le web.

« Attends deux secondes, t'étais sur le point de nous dire qu'ils ne sont pas au courrant… »

Elle sursauta, prit un air sérieux en croisant les bras.

« D'où tu sors ça ? T'as des hallus. » Pouffa-t-elle, elle s'approcha su fauteuil, tira Tia par le bras et l'entraîna dans les couloirs.

« Tu me fais visiter, capitaine ? » Tia hocha la tête.

« Je te présente alors ta nouvelle chambre, s'écria Tia en ouvrant la porte coulissante d'une chambre, c'est la chambre de Yuki qui nous a quittés pour les Eléktras ! »

oOo

Dans la salle commune, Mark s'en alla d'un pas décidé, laissant en tête à tête les deux frères.

« Etrange les réactions de cette fille, elle a des secrets. » Dit l'aîné passant une main sur son menton encore plongé dans son esprit.

« Tout le monde à ses petits secrets, Thran. » Ahito souria, le défenseur quitta les yeux du sol, et fit une drôle de tête envers son frère. »

« T'en as aussi ? Je parie que toi aussi tu me caches quelques p'tites choses par-ci par-là. »

« Mais non, le cadet des jumeaux mit la main sur l'épaule gauche de son frère, je peux rien cacher à mon frère préféré. »

« Ah, perce que t'en as un autre que tu préfères moins ? » Ahito fit échapper un rire court.

« Tu m'as eu… »

« Je t'ai toujours, p'tit frère. »

Une voix résonna dans la salle poursuivie par son écho.

« Salle d'entraînement ! »

Thran se redressa rapidement et tendit la main à son frère.

« Au boulot ! » Ahito attrapa la main tendue et se leva, ils sortirent rapidement de la salle.

oOo

Ahito balançait ses pieds, ils se cognaient contre le bas du banc, ça créait un rythme, il chuchotait des fragments de paroles. Des petits sons s'échappaient des trois écrans se trouvant dans la salle, Rocket lui criait quelques ordres et conseils, Dama-Simbaï parcourait l'écran de ses yeux bleus pour ne manquer aucune anomalie, Clamp pianotait sur un clavier sans cesse.

Thran ne faisait qu'observer ce qui se passait dans la salle. Tia et Mark étaient dans l'hollo-traîneur où Clamp lui-même avait programmé une formation destinée aux milieux de terrain.

Les deux joueurs se trouvaient dans une salle complètement blanche, forte affaire était de parvenir à différencier le mur du sol.

Une voix cria dans leur oreille.

« A ton tour Tia ! » La petite blonde leva la tête et ferma les yeux, elle ne s'exécuta pas, elle refusait. La voix de Rocket résonna de nouveau dans son oreillette.

« Je suis l'entraîneur, si tu refuses de m'obéir, c'est simple quitte les Snow-kids. »

« C'est toi qui devrait nous quitter, ou laisser ta place à quelqu'un qui le mérite vraiment ! » Rétorqua-t-elle. A l'extérieur de l'hollo-traîneur, Rocket prit appui sur le clavier et s'approcha fortement à l'écran où l'on pouvait voir le visage de la jeune fille.

« Ouais, et tu crois que toi tu le mérites ? » Hurla-t-il, Thran se leva du coup, il se mit rapidement aux cotées de Rocket.

« Calme toi Rocket ! » Il posa une main sur son dos, celui-ci tourna la tête, fixa le défenseur d'un regard noir.

« Que je me clame ? Tu vois pas qu'elle se fout complètement de moi ? »

Sorène qui était arrivée dans la salle un peu plus tard fût surprise de voir Rocket aussi nerveux. Elle sentit même une peur à un moment, lentement, elle s'assit aux cotées d'Ahito qui ne dormait pas.

« Que se passe-t-il ? C'est toujours comme ça chez les Snow-kids ? »

« Ben depuis ce qui est arrivé rien n'est plus comme avant. » Répondit-il, elle le regarda un moment et se concentra sur la scène.

« Rocket, calme toi voyons. » Dit doucement Simbaï, elle avait peur que la situation ne dégénère. D'un geste brusque, l'entraîneur quitte subitement la salle.

« Je pense que ce sera mieux ainsi, lâcha le petit scientifique technicien, qu'il aille se calmer dehors. »

« Que c'est il passe ? Demanda Mark depuis son oreillette.

« Rocket est parti se calmer, continuez à vous entraîner ! » Affirma Clamp avant de continuer à pianoter sur son clavier, sur ce fait, un ballon apparut aux pieds de Tia.

La jeune fille recula de quelques pas,

Le Souffle d'une teinte bleuâtre commença à parcourir le corps de la jeune Snow-kid,

Elle se lança dans son élan,

Elle heurta la balle de son pied droit,

Le ballon fit sa trajectoire qui s'arrêta dans le trou du mur qui se referma au passage de celui-ci.

« Waouh, sacré tir Tia ! » Encouragea son coéquipier tout en applaudissant.

« Merci. » Elle se replaça.

« Mark, c'est ton tour, je compte sur toi pour faire de ton mieux. » Mark acquiesça d'un léger hochement de tête.

Il était prêt, il prit son élan, se lança puis frappa le ballon de sorte qu'il monte verticalement très haut, déterminé il se lança à sa poursuite d'un bond parcourut par le Souffle. Il tira de toutes ses forces, le ballon fonça à toute vitesse et entra directement. Le jeune joueur chuta au sol sur ses pieds ayant provoqué un amorti.

« Bravo Mark ! » S'écria la voix de Clamp.

Les murs blancs se déshabillèrent et laissèrent place à la réalité.

« Sorène, Ahito, Thran à votre tour ! » Clamp et Simbaï décidèrent de tester la petite nouvelle. Pour au moins réussir à identifier quel post lui conviendrait le mieux. Les trois jeunes joueurs s'avancèrent lentement mais enthousiastes jusqu'au centre du carré trace au sol.

Des murs se matérialisèrent autour d'eux à chaque limite du rectangle formant finalement un cube totalement fermé au centré de la salle d'entraînement à chaque programmation.

« C'est parti ! » Clamp programma l'hollo-traîneur.

Sorène se demandait comment un cube pas plus grand de dix mètres sur dix pouvait devenir un terrain virtuel aux dimensions réelles.

Comme pour tout le monde, la première fois était impressionnante et ce ne fut pas moins pour elle.

En quelques courtes secondes, tous les trois se retrouvèrent sur un terrain.

« Ahito aux buts, Thran défends, Sorène quand à toi…attaques, voyons voir si tu est capable de franchir la muraille formée par les deux frères. »

Les trois joueurs se mirent en place, la jeune fille fut légèrement déboussolée sur l'endroit où elle devait se placer mais elle se fit aider par le jeune défenseur.

Un premier ballon aux couleurs des Snow-kids se matérialisa aux pieds de la nouvelle joueuse.

« GO ! »

La jeune fille coura vers le camp adverse ballon aux pieds, Thran, sentant le danger s'interposa au milieu de sa trajectoire. Elle tomba nez à nez avec le défenseur qui la fixait concentré. Thran lui barrait le chemin malgré qu'elle tentait de le dribler.

Elle se retrouva au sol, Thran l'avait taclée et se trouvait à présent en possession du ballon remontant le terrain.

Une fureur s'empara d'elle, elle voulait prouver qu'elle était digne de porter le maillot des triples champions en titre.

Elle coura en direction de Thran couverte de fluide, Thran l'aperçut et tenta d'accélérer. Elle sauta par-dessus le défenseur faisant une spectaculaire acrobatie en l'air. Elle retomba devant l'aîné des jumeaux, le tacla violemment qu'il en fut plaqué au sol.

La jeune fille arriva devant les cages d'Ahito pleine de Souffle, elle ne perdit pas une seconde pour tirer sur la balle qui fonça à une vitesse inconsidérable sur le jeune gardien qui ne l'aperçut même pas arriver. Il fut propulsé dans les filets quand le ballon le heurta au ventre.

« Quelle puissance… » S'étonna Clamp.

Sorène rejoignit Thran qui était à peine entrain de se redresser.

« Je vous ai mis la pâtée ! » Thran ne semblait pourtant pas prêter la moindre attention sur elle, il avait à présent les yeux rivés autre part, il les porta finalement sur elle et fronça les sourcils.

« Me regarde pas comme ça, je vous ai marqué un but, c'est tout, faut pas être mauvais perdant. » Thran ne sembla pas convaincu.

« Tu pourrais au moins faire gaffe, t'es pire que Luur ! »

« Gaffe de quoi ? D'être plus douce pour que tu me piques le ballon ? » Reprit-elle, mais Thran était partit. Elle tourna la tête et aperçut Thran dans les cages, elle se dit donc :

« Il pense vraiment que je parviendrais pas à marquer face à deux gardiens ? »

Mais elle se rendit aussitôt compte qu'elle voyait totalement faux Thran n'avait pas en tête de se mettre comme goal aux côtés de son frère, elle avait apparemment tiré trop fort.

Thran était agenouillé aux côtés de son frère essayant tant bien que mal de le réanimer.

Elle se dit qu'elle allait sûrement se faire expulser de l'équipe tel une vieille chaussette. Le terrain laissa place à la salle d'entraînement et à ses nombreux occupants.

« Je suis désolée…» Souffla-t-elle.

Dame-Simbaï se précipita au près du jeune gardien inanimé, elle mit la main sur son front. Sorène tremblait de tous ses membres, elle venait de commettre une énorme bêtise, personne n'écouta son excuse.

Tia et Mark s'avaient également joint au groupe autour d'Ahito. Thran jeta un regard des plus noirs sur la nouvelle joueuse, celle-ci quitta la salle fondant en larmes. Elle entra dans la chambre qui lui avait été récemment attribuée et se laissa tomber lourdement sur le lit tête plongée dans un coussin. Elle pleurait, elle se maudissait d'avoir fait ça au jeune gardien, Thran devait lui en vouloir à mort sans nul doute.

Après une demi heure à sangloter, elle se retrouva à bout de larmes, elle décida d'aller jeter un coup d'œil à l'infirmerie.

Devant l'infirmerie, elle se remit à trembler et n'osa pas entrer mais prise par sa curiosité, elle jeta un coup d'œil par la rayure de la porte entrouverte et aperçut Ahito sur un des lits non loin de Simbaï qui discutait avec quelqu'un qu'elle n'apercevait pas.

Elle respira un bon coup et entra.

Thran et Simbaï la fixèrent du regard, les larmes recommencèrent à couler, elle se masqua le visage se sentant humiliée par ses actes antérieurs.

« Je suis…désolée, dit-elle d'une voix brisée, je m'en veut tellement… »

Simbaï s'approcha à elle et l'entoura d'un bras réconfortant.

« Ne te tracasse pas, un simple coup de ballon ne peut provoquer son état, tu n'est pas la seule responsable. »

Sorène retira les mains de son visage, essuyant les larmes mais son visage resta humide.

« Vous voulez dire…qu'il avait déjà un souci ? »

« Oui, j'y travaille justement. » Reprit l'herboriste.

« Elle y est quand même pour quelque chose ! Rétorqua le plus âgé des frères, je me tire !

Il sortit de la salle en claquant la porte.

« Il est fâché contre moi…»

« Mais non…il est simplement très inquiet, t'en fais pas, ça lui passera. » Dame-Simbaï partit ensuite pour une table dans l'objectif de préparer une infusion de plantes.

« Il va s'en tirer ? »

« Je ne peux te répondre avec certitude, il faut que j'exécute plusieurs analyses et savoir ce dont il soufre pour t'y répondre. Mais il devrait reprendre connaissance dans pas longtemps.»

Sorène se mordit la lèvre, puis, s'essaya à côté du lit. Dame-Simbaï jeta un rapide coup d'œil sur la jeune joueuse, elle triait une multitude de plantes et bouillait un peu d'eau.

Sorène aperçut les yeux d'Ahito s'ouvrir faiblement comme deux volets.

« Où je suis ? » Questionna-t-il parcourant le plafond de ses yeux, il s'arrêta sur le visage de Sorène.

« A l'infirmerie. » Elle posa ses coudes sur le matelas et sa tête sur ses paumes, elle lui fila un faible sourire, Ahito soupira.

« J'en ai assez de me retrouver ici… »

« Je vous laisse les enfants, je pars acheter quelques plantes. » Dame-Simbaï ferma la porte de l'infirmerie derrière elle.

« Faut dire que t'as pas de bol. »

« Ouais…tu peux me rappeler ce qui c'est passé ? »

« Eh bien…elle soupira…j'ai tiré le ballon sur toi…Thran est parti, il est fâché sur moi. »

« T'inquiètes pas pour lui, ça lui passera. »

Elle se leva de la chaise et se mit à faire les cents pas.

« Tu savais qu'on se connais ? »

« Hein ? De quoi ? »

« Eh bien on se connaît, et bien avant que je rejoigne l'équipe. »

Ahito fouilla un instant dans ses souvenirs.

« T'en est sure, je me souviens pas d'une quelconque « Sorène ».

« Ça j'en doute pas…Rah, nan, je peux pas te dire… »

« S'il te plait, dis moi, t'as éveillé ma curiosité. »

« Bah en fait « Sorène » n'est pas mon vrai nom. »

« Hein ? »

« Je vous ai mentis, désolé… » Ses larmes recommencèrent à couler quand elle cligna des yeux.

« Et tu t'appelles comment en vrai ? »

« Je m'appelle Emi. »

« Emi ? Toi ? c'est pas vrai ! »