You-ouh ! Déjà le deuxième chapitre ! Et oui, vos commentaires m'ont encouragé ! Donc un grand merci à tous et à toutes ! J'espère que cette suite vous plaira.
Lamy, ravie de te revoir à bord, cap' tain ! Et encore merci de tes coms !
Quant à toi, Sweet-Dream-Madness, ma très chère semblable aux rêves étranges, sache que je rêve régulièrement que je me fais avaler par un poisson rouge - original, n'est-il pas ? Et mici de me soutenir dans cette fic ! Ce n'est pas vraiment la fin du monde, mais ça y ressemble fortement, je dois admettre ^^' Sauf que le scénario est bien différent de 2012 et encore heureuse ! J'ai horreur de faire du copier-coller. Au fait, tant que je te tiens, grouille-toi d'écrire la suite de ton histoire, chère collègue et merci de prendre en compte mes goûts originaux ! XD
Rose-Eliade... hum, comment dire ? Tu suis toutes mes histoires ou quoi ? XD Non pas que ça me dérange, bien loin de là... en tout cas merci !
Break-sama, merci à toi aussi de m'encourager à la suite et, comme tu peux le constater, vos commentaires ont fait de l'effet et voici déjà le deuxième chapitre ! Merci à toi !
DISCLAIMER : je te bénis, ô toi, Jun MOCHIZUKI, maman suprême de Pandora Hearts - et l'histoire est toujours de moi ! XD
RATING : K+
Bonne lecture !
Break somnolait presque, la joue appuyée contre son poing, l'œil mi-clos tourné vers le paysage qui défilait en quelques tâches vertes et brunes baignant dans une lueur d'or et de rose, parfois de bronze et de bleu. L'océan se dévoilait enfin à eux, scintillant sous les rayons du soleil couchant, agité par une légère brise fraîche. Au-dessus d'eux, le ciel d'un bleu pâle était dégagé et parcouru de mouettes et de goélands qui tournoyaient au gré des courants aériens, poussant des cris caractéristiques à répétition. Sharon, quant à elle, observait les couleurs chatoyantes d'un air émerveillé. Elle n'était jamais allée à la mer.
L'albinos poussa un long soupir, avant de secouer la tête pour chasser les idées noires et les questions qui le taraudaient, pour prendre l'air enjoué d'un vacancier détendu et serein, ce qu'il n'était pas du tout en réalité. Bien loin de là pourtant l'image de Reim inquiet et agité qui était restée immobile sur les marches à leur faire des signes gauches et raides.
Sharon tira sa manche d'un geste sec, excitée qu'elle l'était de lui montrer son savoir sur la différence entre les mouettes mâles et femelles. Il se retint de pouffer et fit semblant de l'écouter étaler tout son savoir sur les volatiles marins. N'empêche, il ne pouvait pas rire. Ses yeux brillaient comme des diamants, déjà amoureuse de la mer et de ses merveilles. Elle n'y pouvait rien. Elle était encore douce et innocente, elle ne connaissait pas la rancœur et l'amertume des regrets qui rongeaient l'homme en fin de vie qui avait encore beaucoup trop de désirs pour le criminel qu'il était.
Enfin, le fiacre s'arrêta dans un crissement, résultat des roues se débattant dans le sable. Quand Break foula le sable et que ses poumons s'emplirent de l'air iodé, il se sentit un peu mieux, et nostalgique à la fois.
La première fois qu'il était venu au bord d'un océan, c'était avec la petite Sinclair...
Il refoula sa culpabilité et se força à garder son air made-in vacancier flemmard. Il tendit sa main à Sharon, qui l'a prit et descendit du fiacre en sautant dans le fiacre, oubliant un peu son statut de petite-fille de duchesse pour rire et inspirer pour la première fois l'air particulier des bords de mer.
Une tendresse particulière s'installa dans le regard de Break.
Il aimait la voir comme ça, jouissant d'un bonheur innocent et enfantin. Elle le méritait tellement. Une si jeune fille passant un pacte avec une chain pour se retrouver quelques années plus tard avec l'esprit d'une jeune femme de vingt-trois ans et un corps d'adolescente sortant à peine de l'enfance.
Il attendit qu'elle ait terminé de scruter l'horizon avec un sourire empreint de joie enfantine, puis elle prit son bras et ils vinrent tous deux rejoindre les trois autres qui s'amusait déjà sur la plage.
Break remarqua que les fiacres étaient déjà repartis.
Oublie un peu ta méfiance, tu vas empêcher Miss Sharon de s'amuser !
Il se détourna pour rallier les autres au petit trot, se joignant à eux dans la fabrication fantaisiste d'un immense château de sable. Tous, les talons sur les fesses, dans le sable, riant aux éclats tandis qu'Alice pataugeait dans l'eau et en aspergeait Gilbert.
Break s'amusait. Il en oubliait même ses soucis.
Finalement, peut-être serait-ce un vrai congé, une fois n'est pas coutume.
Reim se tint, silencieux, aux côtés du Duc Barma, attentif aux paroles et aux avis des différents membres de Pandora. Notamment un des membres les plus influents nommé Sred. Il se contentait d'exposer les faits, mais la gravité de son ton laissait clairement entendre que l'impact serait énorme et surtout lourd.
- Un Lypo, disait-il, ou plus connu sous le nom de Sobrangarow, est capable de contaminer un océan entier à lui seul. Bien heureusement, sa durée de vie ne dépasse pas les deux semaines, ce qui nous laisserait largement le temps de mesurer les zones infectées et de les décontaminer. Cette espèce est connue pour son imprévisibilité et sa capacité à hypnotiser ses hôtes. En sachant qu'elle est capable de modifier les capacités physiques et l'apparence de celui-ci, elle n'en est que plus redoutable. En prenant en compte que le Sobrangarow est une espèce aquatique, il semble facile de le neutraliser. Néanmoins, s'il contamine un hôte terrestre, il peut très bien propager à une vitesse phénoménale ses spores et détruire la race humaine telle que nous la connaissons. Cette expérience mutante est redoutée par la Volonté de l'Abysse même. C'est pourquoi je pense bienvenue de déclarer tous les manoirs ducaux en quarantaine. Quand l'épidémie sera passé, il ne nous restera plus qu'à éliminer les hôtes et les infectés.
Reim toussota, les sourcils froncés :
- Excusez-moi, cher collègue, mais... ceci est tout bonnement une campagne d'extermination envers notre propre race.
Sred croisa les bras avec un rictus.
- Si vous avez une meilleure idée, je vous en prie, exposer-la, mon cher Reim. Je crains que ce ne soit la seule solution. A moins que vous ne possédiez sur vous un remède au venin de Sobrangarow que vous sortiriez de sous votre uniforme, bien entendu.
Hilarité générale.
Reim, irrité, répondit d'un ton sec :
- Nous sommes parfaitement capable de trouver un remède et ainsi éviter des pertes humaines. Je suis certain que la plupart des agents de Pandora chargés des expériences savent très bien la gravité de la situation. Et je sais également que celui ou celle qui a réussi à percer par je ne sais quel moyen l'aquarium ou se tenait tranquillement les spécimens anesthésiés, déclama calmement le brun en sondant les chargés de nuit qui s'agitaient nerveusement, a été contaminé. Or, si nous voulons que le coupable se dénonce, il serait tout de même mal avisé de lui proposer pour seule offre la mort.
Chuchotements.
- De toute manière, la mort le nargue, de quelle manière que ce soit. Il a le choix entre une mort lente et douloureuse et une mort rapide et indolore par une simple seringue, contra Sred.
- Ce n'est guère mieux. Si j'avais le choix entre lutter pour ma survie et laisser tomber en attendant que la mort ne m'emporte, je choisirais la lutte, douloureuse ou non. Je pense que le responsable est, comme toute personne normalement constituée, doté d'une certaine envie de vivre, fit Reim, les sourcils haussés.
Sred éclata de rire.
- Le coupable, comme vous dîtes si bien, sera facilement démasqué. Il va tomber malade et sera fiévreux et nauséeux. La suite ne se faira pas attendre, ricana Sred.
Il mima un coup de fusil et fit un "pan" significatif avec sa bouche.
Un silence pesant s'installa.
Puis la débandade d'un agent de nuit, qui prit ses jambes à son cou.
- Démasqué, sourit férocement Sred en pointant son revolver sur lui.
PAN.
L'homme tomba à terre, baignant dans une flaque de sang. Une substance verdâtre particulièrement repoussante s'écoula de sa bouche et de ses oreilles, tandis qu'elle semblait glissée vers une autre victime.
PAN.
La substance émit un son horriblement répugnant avant d'entrer en ébullition et de disparaître, comme évaporé.
- De toute façon, elle serait morte même si je n'avais pas tiré. Elle est aquatique, mais je crois vous l'avoir déjà précisé, continua Sred, imperturbable, tout en rangeant son revolver dans sa veste.
La plupart des agents s'étaient soigneusement écartés du cadavre, répugnés et horrifiés.
Reim voulut protester mais Sred le devança.
- Ceux qui sont pour l'éradication lèvent la main.
Seulement deux ou trois personnes restèrent immobiles. Tous les autres avaient brandi le bras en l'air, comme si c'était le salut. Rictus de la part de Sred.
- Je crois que la question est réglée. Personne ne sort du manoir avant trois semaines. Ensuite, nous tuerons tout les infectés et les hôtes restant.
Tous rangèrent leurs affaires, les discussions s'engageant aussitôt.
- Vous allez laissé agonisé tous ces pauvres gens qui ignorent tout de cette affaire ? s'exclama Reim, haussant le ton.
Sred se tourna de nouveau vers lui, menaçant.
- Nous ne parlons plus de sauvetage causé par un vulgaire Sobrangarow, Reim. Nous parlons de préservation de l'espèce humaine face à une centaine de ces erreurs de la nature. Tout ce qui est en contact en ce moment-même avec l'océan est déjà considéré comme mort.
Reim se pétrifia.
- Êtes-vous au courant que Mademoiselle Sharon est en ce moment-même au bord de la mer, ainsi que B-Rabbit, Oz Vessalius, Gilbert Nightray et Xerxes Break ?
Sred se crispa, le regard soudain déterminé.
- Alors ils sont morts.
Silence horrifié.
Reim put lire l'horreur sur les visages du Duc Barma, d'Oscar Vessalius, de Vincent Nightray et de la Duchesse Rainsworth, sans compter le sien.
Après cette étrange réunion, cinq personnages bien singuliers se précipitèrent sur lui comme des rapaces. La Duchesse, Le Duc, Oscar et Vincent. Tous le pressèrent de faire quelque chose. Et bien oui, quoi, après tout, il était Reim. Non, non, pas le génie de la bande et l'as au combat. Le larbin de service.
- De toute manière, je comptais déjà enfreindre les règles instaurées pour aller les chercher, éluda t-il avant même que l'un d'entre eux ne lui expose sa requête.
Silence. Regards significatifs. Deux "fait attention à toi" et deux "débrouille toi pour me les ramener en bonne santé et plus vite que ça".
- Alors, qu'est-ce que tu attends ? Bouge ton popotin paresseux ! s'écria le Duc Barma, le houspillant.
Reim retint un grognement et se glissa discrètement entre les membres de Pandora pour rejoindre la porte centrale et se ruer au-dehors.
Alarmes.
Bruits de pas effrénés.
Reim piqua un cheval à un messager rapide, l'enfourcha et le lança au galop, tandis que le propriétaire de la bête restait quelque peu interloqué, figé.
Les gardes se tinrent prêt à la poursuite. Mais Sred les en empêcha.
- Il est sortit de l'enceinte du manoir. Ce n'est plus notre problème, désormais. Il n'a qu'à mourir si ça lui chante, déclara t-il froidement.
Alors que Gilbert, Oz, Sharon et Break étaient paresseusement étalés dans le sable à profiter des derniers rayons du soleil, Alice revint avec l'air victorieux du conquérant, une mouette en main.
Oz se leva et observa drôlement la mouette.
- Elle est blessée ? demanda t-il.
Attention, Oz le sauveur des animaux est dans la place, pensa Break avec un sourire en coin.
Le petit blondinet voulut prendre la bête entre ses mains mais Sharon poussa un cri dégoûté.
- Ne la touche pas, Oz ! C'est répugnant ! s'écria t-elle.
Il eut un sursaut en arrière en apercevant l'espèce de chose verdâtre qui était attaché à la pauvre bête par endroit. On aurait dit des algues, mais des algues drôlement fluo, alors.
Break eut un soupçon, mais...
Non, impossible, je suis parano. Reim m'aurait prévenu. N'empêche, il vaudrait mieux éviter de la toucher. Ah, Alice, quelle parfaite andouille tu nous fais !
- Alice, où l'as-tu trouvé ? demanda l'albinos, les sourcils froncés.
- Elle flottait sur l'eau.
- Tu t'es baigné ? fit Break.
- Et bien quoi ? Ce n'est pas interdit, stupide clown ! s'outra la brunette.
- Non, mais... oh, et puis, laisse tomber, je divague. Allez vous baigner, on ira au chalet après.
Oz et Alice poussèrent des cris de joie et se ruèrent dans l'eau, tous deux déjà en maillot de bain, tandis que Gilbert souriait et les rejoignait, se défaisant de ses habits, tout en restant en maillot - n'exagérons rien.
Sharon s'assit sur le sable, se redressant. Elle jeta un sourire à Break et se blottit contre lui.
- Tu ne vas pas te baigner ? demanda t-elle.
- Oh, je... je n'ai pas envie pour le moment, répondit-il, détournant le regard.
- C'est le fait qu'on puisse voir ton Sceau qui te dérange, pas vrai ?
Break soupira.
- Inutile de vous rappeler le fait que j'ai tué des centaines de personnes.
Sharon posa une main sur sa joue et déposa un baiser fraternel sur celle-ci.
- Tu sais, on s'en fiche, nous. Le passé est le passé. C'est fait, c'est dit, c'est immuable. C'est tout. Je ne veux pas que ça t'empêche de t'amuser. Cesse de te murer derrière tes souffrances et tes peines, ouvre-toi un peu à nous, Xerx.
L'albinos lui sourit et, après une courte hésitation, il prit la main qu'elle lui tendait, et se mit sur ses pieds. Puis ils se changèrent tous les deux, avant de se diriger vers la grande bleu toute scintillante dans le soleil couchant.
Break observa un moment Alice, Oz et Gilbert d'un air inquiet, redoutant qu'ils ne lui jettent des regards assassins en lorgnant son Sceau.
Mais il n'en fut rien.
Ils l'éclaboussèrent et il se joignit à eux comme si de rien n'était, leurs cris et leurs rires se perdant dans l'immensité céruléenne.
Au loin, deux formes sombres tournoyaient, guettant ses proies.
La nuit était tombée.
Reim avait un mal de reins fou. Cela faisait maintenant trois heures qu'il galopait ainsi. Mais il ne pouvait pas s'arrêter. Il ne devait pas arriver malheur. Il devait arriver avant que l'un d'entre eux ne soit contaminé ou devienne un hôte.
Soudain, les dunes. Le flux et le reflux de la mer. Victoire ! Il était arrivé !
Pourvu qu'il ne se soit rien passé...
Merci, ô vous, jeunes - ou pas - lecteurs et lectrices de m'avoir fait l'immense honneur de votre lecture ! XD
Bref, j'arrête mes conneries et je vous dis merci pour tous ces coms et même pour votre simple lecture ! Sachez qu'un simple "j'aime" en tant que review me fait énormément plaisir et c'est pourquoi je rabâche mes mercis à mes commentatrices/teurs pour la longueur de leur coms !
