Voilà voilà ! Un tout nouveau chapitre - le quatrième, you ouh ! - pour votre plus grand plaisir - ou pas... bref !
J'espère qu'il vous plaira !
Lamy: merci beaucoup de ton soutien et aussi ton commentaire sur Banale journée m'a beaucoup motivée à en écrire une deuxième édition... héhé...
Rose-Eliade: coucou ! Toujours merci et encore un autre mici pour Banale journée ! D'ailleurs, je pense à la prochaine édition...
Breaksama: saches que tes commentaires me font très plaisir et participent à me motiver comme beaucoup de ceux qui commentent mon histoire et je vous voulais te dire merci aussi pour Banale journée !
SweetDream - Madness: Raaaah... qu'est-ce que ça me fait plaisir de voir autant de gens commenter... bref, bref, bref ! Merci encore pour tes commentaires chaleureux qui m'aident à poursuivre mon histoire avec entrain et dans la joie et la bonne humeur ! XD Et je voulais aussi préciser un piti merci pour Banale journée. Je pense en faire plusieurs éditions... comme un peu quelques OS quotidiens... je pense que je vais les mettre à la suite... moui.. sur le premier... il faut que je change un peu le résumé ! Bref, heu... le prochain, pourquoi pas le Break ? Ou le Gilbert ? La Alice ou bien l'Oz ? Peut-être encore le Rufus ou la Sheryl ? Bref, j'arrête mes délires ! (j'aiiiiime le "bref" !)
DISCLAIMER: comme d'habitude, tout l'univers et les personnages appartiennent à la géniale Jun MOCHIZUKI et l'histoire est de moi !
RATING: K+
Bonne lecture !
Gilbert se leva pour aller observer l'orbe argentée qui baignait le chalet d'une pâle lumière. Il s'accouda à la fenêtre et sortit une cigarette de sous son manteau - qu'il n'avait pas quitté, contenant son précieux revolver - avec des doigts tremblants.
Le calme qui régnait était oppressant, inquiètant.
Il alluma sa cigarette, ouvrant la fenêtre pour laisser entrer l'air iodé de l'océan.
Au-dehors, pas un chant de criquet, de mouette, de goéland, pas même d'aboiements de chien errant ou les miaulements plaintifs d'un chat. Encore moins de contaminé perdu trainant dans les dunes avec une bave verte au menton. Juste le paysage tranquille de la mer, dont le flux et le reflux restait le seul à percer le silence de la nuit.
Le jeune Nightray ferma les yeux et tira une bouffée de sa cigarette.
C'est seulement lorsqu'il sentit un regard glacer sa nuque qu'il se retourna.
Deux yeux brillaient dans l'obscurité.
Il faillit dégainer son arme juste avant de remarquer que ce n'était que Reim qui était assis sur le fauteuil, la tête - quelquefois grimaçante - de son meilleur ami sur les genoux.
- Vous devriez éteindre ceci, messire Nightray, et aller vous couchez, fit simplement le domestique.
Gilbert eut un sourire navré avant d'éteindre sa cigarette en l'écrasant sur le rebord de la fenêtre, puis de la jeter négligemment sur le sable. Puis il se tourna vers Reim, qui, les yeux cernés et gonflés, l'observait avec inquiétude.
- Auriez-vous des problèmes, messire Nightray ?
- Oh, trois fois rien, juste une horde de zombis à laquelle je dois survivre, rit-il.
Reim esquissa un pâle sourire avant de caresser la tête de Break pour qu'il cesse de trembler et de gémir. Gilbert, un peu gêné, détourna la tête.
- C'est souvent comme ça ? demanda t-il.
- Il fait tout le temps le même cauchemar, répondit simplement le servant des Barma. Vous savez, son passé, ses remords, tout ça...
Gilbert remarqua le regard blessé de Reim et sa main qui s'était posé sur le torse de l'albinos, à l'endroit de son Sceau. L'inquiètude et la peur de le voir s'écrouler rongeait Reim.
Dans un sens, lui et moi sommes pareil, pensa Gilbert, sauf que moi je m'inquiète pour Oz.
Finalement, Gilbert repartit auprès de son maître pour pouvoir se rendormir tandis que Reim veillait encore et toujours sur son meilleur ami.
Reim sentait son meilleur ami s'agiter furieusement contre lui, secoué de tremblements et poussant de petits gémissements, une sueur froide dégoulinant de son front et dans son dos.
Il tenta de le réveiller, de l'apaiser, mais il semblait vouloir refuser de s'éveiller et de sortir de son cauchemar.
Enfin, dans un sursaut tremblotant, il ouvrit grand son oeil couleur sang pour tenter de reprendre son souffle, haletant. Reim posa sa main sur son crâne et caressa sa chevelure immaculée pour le calmer, tandis qu'il refermait son oeil et reprenait un souffle un peu plus régulier, séchant une larme qui venait de surgir traitreusement.
Il rouvrit encore son oeil et fixa le brun, avant de détourner la tête et de remarquer qu'il faisait encore nuit au-dehors.
Soupir désespéré.
- Je sens que je vais être fâtigué, demain, sourit faiblement Break.
Il repoussa les bras de Reim qui le retenait contre lui et s'assit sur le long fauteuil pourpre, en essuyant les sueurs froides qui coulaient le long de ses tempes.
- Encore le même cauchemar ? demanda doucement le brun.
- Non, c'est le visage de votre maître qui m'est apparu, ironisa le valet.
Reim leva les yeux au ciel avant de poser son menton sur l'épaule de l'albinos.
- Je n'arrive pas à trouver le sommeil, finit-il par déclarer.
- Oh, navré de vous importunez avec mes futilités, grogna Break.
Reim ferma les yeux et releva la tête pour presque coller sa joue à la sienne.
- Non, je n'ai pas fermer l'oeil de la nuit. J'avais peur qu'il n'arrive malheur pendant mon sommeil.
- Ben voyons... c'est pas en dormant debout que vous nous serez très efficace ce matin.
Rires silencieux.
- Pourquoi nous vouvoyons-nous, déjà ? demanda le brun.
- Le protocole, l'habitude... un truc comme ça.
- Xerx... je doute que tu ne...
- Chut ! Mademoiselle Sharon grogne dans son sommeil.
Ils attendirent bien sagement qu'elle baîlle puis se retourne et redevienne silencieuse, avant de croiser leur regard et de détourner la tête.
- Regarde, fit simplement Break en enlaçant ses doits avec ceux de Reim.
Ils tremblaient horriblement.
- Xerx ! Qu'est-ce que tu as encore ? s'alarma Reim.
- Aucune idée. Tiens, vises un peu ça, Reim.
- Mmh ?
Break leva un peu plus haut leurs deux mains l'une dans l'autre avant de porter un violent coup sur le nez de Reim. L'agressé papillona un instant, sonné, avant de secouer mollement la tête. Break la fit se poser sur son épaule.
- Ben voilà, tu fermes les yeux, sourit-il, mesquin.
- Idiot, riposta faiblement Reim. Tu m'as broyé le nez, espèce de sadique.
- Ah lala, laisse-moi m'amuser un peu, je vais bientôt mourir !
Le brun fronça les sourcils, le regard soudain assombri.
- Pourquoi est-ce que tu dis ça d'un ton si dégagé ? Te rends-tu compte de l'impact de ces paroles sur les gens qui tiennent à toi ? l'accusa Reim, la voix tremblante et les yeux brillants.
Le regard de Break se fit fuyant et ses lèvres se mirent à trembler. Un silence pesant s'installa.
- Fermes les yeux et dors, finit par dire l'albinos d'une voix rauque.
Reim poussa un profond soupir avant de tourner la tête et de fermer les yeux dans les bras de son meilleur ami, tandis qu'une larme venait rouler sur sa joue et s'écraser au sol.
L'homme tint la main de la demoiselle un peu plus fort, sentant son pouls s'accélérer au fur et à mesure que le besoin se faisait de plus en plus sentir. Il fallait qu'il ose. Mais pour cela, il fallait trouver un endroit un peu plus approprié, plus romatique, plus beau, plus poétique. Et pourquoi pas la plage ? Le soleil n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez. Une magnifique demande de fiançailles au soleil levant, le sable doré voletant autour du couple baigné de lumière... Oui, ce serait parfait.
Il tira un peu sur le bras de sa compagne pour l'entraîner avec lui, hors du village.
- Que fais-tu, Tobias ?
- Viens, Lilianne ! C'est important, insista le roux.
La jolie brune leva les yeux au ciel avant de se relever du banc où ils étaient assis quelques instant plus tôt pour s'accrocher au bras protecteur de son compagnon. La silhouette svelte de la jeune femme ondula légèrement sur la surface miroitante de l'eau.
Le jeune couple, main dans la main, longeait la bras de mer d'un pas tranquille, tandis que le jeune roux espérait arriver à temps pour voir la masse de lumière lancer ses premiers rayons.
Tandis que Tobias s'adonnait à ses réflexions, Lilianne pensait à l'épidémie qui s'était déclarée dans le village. Tous avaient beaucoup de fièvres et de violentes quinte de toux. Les enfants et les vieillards crachaient du sang, sans doute à cause de leur faiblesse physique face à la maladie. Les allités étaient secoués de tremblements et de vilaines plaques verdâtre apparaissaient sur leur dos et leur ventre. Uniquement à cet endroit, ce qui ne participait pas à l'identification précise de ce mystérieux mal. Tout ce que pouvait conseiller le médecin local, c'était d'éviter les malades et de bien se nettoyer les mains.
- Hé, Lilianne ! Regarde ça ! fit soudain Tobias.
Un goéland s'était posé près d'eux, sur un rocher, ses yeux blancs et révulsés tournés vers le couple. Une mousse verdâtre était accroché à ses palmes. Lilianne poussa un cri de dégoût et enfouit son visage dans l'épaule du jeune homme, tandis que celui-ci s'avançait pour chasser l'étrange oiseau.
- Allez, ouste ! Du balai ! s'exclamait le roux.
Mais l'oiseau ne bougeait pas face aux gestes brusques de l'humain. Agacé, Tobias s'avança pour toucher l'oiseau et le contraindre à s'envoler. Au contact, la bête à plumes poussa un cri aigu et pinça la main du jeune homme, une salive vert fluo s'écoulant de son bec.
A la fois souffrant et dégoûté, il retira vivement sa main et le goéland s'envola.
Il se la massa et l'essuya sur son pantalon en toile, avant de se pencher vers le bras de mer et de se les laver dans l'eau claire et salée.
Et tandis qu'il se les frottaient vigoureusement dans le bras de mer, une paire d'yeux blanche et révulsée nuancée de vert mousse surgit de l'eau, avec l'impression de le fixer.
Tobias poussa un cri et Lilianne plaquait ses mains sur sa bouche, les yeux écarquillés.
Un tentacule visqueux et verdâtre surgit de l'eau pour s'enrouler autour de la taille du jeune homme, l'étreignant jusqu'à le faire suffoquer. Il hurla de douleur en sentant ses côtes craquer, pendant que l'immonde bête se dévoilant en ouvrant grand sa gueule hérissée de quatre rangées de dents pointues et acérées, l'odeur de la chair en putréfaction émanant du trou béant se répandant dans l'air.
Incapable d'esquisser le moindre geste, Lilianne ne put que crier:
- TOBI !
Juste avant qu'un homme n'intervienne, courant vers Tobias et la créature, brandissant un étui en cuir. Il dégaina le revolver divulgué par l'étui avant de tirer sur la bête visqueuse dans un grand coup de feu. Elle poussa un cri de douleur suraigu et partit se réfugier sous la surface dans une dernière vaguelette.
Une jeune fille toute de blanc et de bleu vêtu fixa l'eau d'un regard vide.
L'homme rangea son revolver puis posa un genou à terre et retira le gant qui couvrait sa main pour la plaquer sur le front de Tobias. Il sembla réféléchir un instant puis avisa son état lamentable et la substance verte qui collait à sa peau.
Hochement de tête insatisfait.
PAN.
Le corps sans vie de Tobias qui s'écroule.
- TOBIAAAAAS ! hurla Lilianne, en larmes.
Elle s'écroula à genoux sur le sol, tremblante et désespérée.
Elle ne vit la scène qu'au ralenti et à travers sa vue troublée par les larmes.
Le revolver de l'homme qui se pointe sur son front.
- Qui êtes-vous ? s'écria la jeune femme.
Sourire ironique.
- Le service de désinfection.
Les yeux vairons de l'homme brillèrent d'un éclat glacé puis il appuya sur la détente.
Bon, petit devinette ! Elle est facile celle-là, quand même... j'imagine que vous avez compris qui était l'homme ? Oui ? Ah, ben je m'en doutais ! Prévisible, non ?
Bref, merci de m'avoir lue et n'oubliez pas que ça fait toujours plaisir de... ?
REVIEWER ! *en choeur*
Ah lala, je les ai bien élevé... nan, je blague ! Bref, une ch'tite review, s'iou plaît ?
