Hé oui, je suis rapide. Trop forte hein ? Bref, voici un peu la suite ! Pour aller plus vite, je vous dis un grand merci à tous pour vos commentaires qui me motivent à fond ! La preuve est là. Deux chapitres en une journée.
J'espère qu'il vous plaira.
DISCLAIMER: l'univers et les personnages de Pandora Hearts appartiennent à Jun MOCHIZUKI pour qui j'ai beaucoup de respect et l'histoire est de moi.
RATING: K+
Bonne lecture !
Le blond s'avança sur la plage, raclant le sable de ses bottes, baignant dans la lueur du petit matin, son visage teinté de rose et de doré, lui donnant un air doux, malgré son regard déterminé. Son pas était constant, il ne s'arrêtait presque pas, il avançait inlassablement à travers la foule des petits promeneurs matinaux, qui lui jetait de petit regards curieux. Il ne prenait même pas la peine de masquer son revolver et sa tunique tâchée de sang. Au contraire, s'il voulait que ces imbéciles heureux lui obéissent, il suffisait de les effrayer un peu, comme des animaux sans défense devant le grand lion sauvage, qui toisait ses victimes, immobiles et observant de leur grand yeux vides le prédateur se rapprocher sans pour autant reculer.
Enfin, il se plaça au centre des badauds et tira un coup en l'air.
- Arrêtez-vous immédiatement ! ordonna t-il.
Tous s'immobilisèrent, tétanisés.
Bande d'imbéciles. Que croyez-vous ? Un homme armé qui traverse la plage avec du sang sur lui, il me semble que c'est assez explicite. Pourquoi ne fuyez-vous pas ? Mais je ne vais pas me plaindre, petits agneaux…
- Tous à l'eau ! Allez, plus vite que ça ! cria t-il.
Comme il ne réagissait pas, il tira dans le tas et un vieil homme s'écroula sur le sable, mélangeant or et sang. Il pointa son arme sur une femme et son enfant, fronçant les sourcils.
- Ne m'obligez pas à tirer, les prévint-il.
Alors, toutes les personnes présentes se ruèrent dans l'eau sous les yeux vairons du blond. Sauf une. Un homme de grande stature, visiblement très mécontent.
Quoi ? Un problème, mon cher ? Oh, mais, par mille peluches, vous êtes armé. Un agent des forces de l'ordre ?
L'agent pointa un revolver sur lui et lui cria de « cessez cette mascarade ».
Hmm ? Vous m'avez parlé ? Pauvre agneau.
- Qu'attendez-vous ? Jetez votre arme à terre !
Ben voyons… tout de suite, monsieur l'agent.
Vincent tira sans même une once d'expression et se retourna vers les promeneurs effrayés, maintenant de l'eau jusqu'au bassin. Il abaissa son arme et se posa tranquillement dans le sable, étalant ses jambes comme un félin, puis s'asseyant avec lenteur.
Bloup… bloup… venez par là, gentils Sobrangarows. Serpenter entre vos victimes, jouez avec elles, je veux voir par moi-même de quoi vous êtes capables.
Soudain, des tentacules surgirent de sous la surface pour attraper quatre passants d'un seul coup et les tirer dans l'eau.
Pas même une bulle ? Hmm, impressionnant, je le concède.
Les otages se mirent à hurler et à vouloir se ruer vers la plage, mais les bestioles étaient déjà sur eux. Le blond se releva et s'épousseta, avant de repartir tranquillement, sans un œil pour l'effroyable spectacle qui se livrait. Il passa un doigt pensif sur son arme, observant les nuages s'étioler paresseusement dans le ciel teinté de rouge et d'or.
Ce matin, le ciel est similaire à mes yeux. Peut-être est-ce un signe ? Un jour de chance ? Peut-être le retrouverais-je plus vite…
Il marqua une pause et observa une dernière fois les tentacules disparaître sous la surface dans un dernier cri. Un d'eux vint caresser les bottes de l'homme mais celui-ci tira sans ménagement sur lui, tandis qu'un liquide verdâtre s'écoulait de la blessure.
- Hum, mauvaise idée de s'en prendre à moi tant que je ne suis pas sûr de la sécurité de mon frère.
Il se remit en marche.
J'arrive, Gilbert.
Là, juste là.
Il ne savait plus où il était.
Regarde-le.
Il fit un tour sur lui-même, paniqué. Que se passait-il ? Pourquoi cette voix résonnait-elle dans sa tête ? Que fallait-il qu'il regarde ? Pourquoi se trouvait-il aux côté de Xerxes puis ici, sur une plage, d'un coup ? Comment s'était-il retrouvé transporté du village désert qu'ils étaient en train d'inspecter à là ? Que se passait-il ?
Regarde-le. Regarde la vérité.
Quelle vérité ? Non ! Laissez-le tranquille ! Il ne voulait plus supporter cette horrible voix sifflante qui lui vrillait les tympans.
Imbécile. Regarde autour de toi.
Il y vit plus clair. Comme s'il retrouvait ses lunettes. Autour de lui… le chaos. Il se trouvait dans de l'eau salée, une sorte de bras de mer, mais peu profond. Devant lui, la mer d'une couleur obscure et rougeâtre. Des bouts d'algues verdâtres et visqueuses étaient disséminés un peu partout, flottant sur l'eau, trainant sur le sable humide. Une chaloupe échouée était faiblement ballotée dans le petit bras de mer. Il se dirigea vers la chaloupe. Personne. Rien. Juste le petit bateau. Il se retourna pour aller voir ailleurs, explorer cet étrange phénomène.
Le phénomène t'emmerde.
Quoi ? Que… ? Qu'est-ce que c'était ?
Mon Dieu, quel hôte ai-je choisi !
Un… un hôte ?
Long à la détente, avec ça. Bref. S'il faut que je t'explique ce qu'est un hôte, en plus…
Lui ? Un hôte ? Impossible ! Un hôte n'entend pas de voix ! Il tombe malade !
Tu sais que tu deviens agaçant ? Oui, tu es un H-Ô-T-E. C'est bon, là ?
Tais-toi, maudite voix !
Sobrangarow, s'il te plaît.
Tu vas te taire, oui ? Et puis qui es-tu, à la fin ?
La première expérience de Sobrangarow. Celle que vous avez jetée dans un bocal en l'oubliant dans un placard, hum ?
Mais… non ! Jamais ils n'avaient créé un tel Sobrangarow !
T'es sourd, ma parole ? Moi, si. Justement, en parlant de ça. C'est précisément pour cette raison que vous m'avez casé dans ce misérable truc dégoûtant ! Tu te rends compte de la sensation que c'est que d'être enfermé dans un bocal répugnant ? Bande de scientifiques amateurs ! Avez-vous déjà pensé au fait que je sois, MOI, une forme d'intelligence supérieure à ces vulgaires sous-classes de Sobrangarow, et qui pourrait vous en vouloir ? Parce que le fait d'enfermer un génie de mon ampleur dans une miteuse cage de verre peut en effet entraîner certaines…
La ferme ! Il se tint la tête à deux mains, incapable d'en supporter d'avantage. Il nageait en plein délire !
Hmm hmm. Quand tu auras fini de divaguer et de pleurnicher, tu jetteras un œil là-bas, entre les rochers. Hé oui, je squatte ton misérable crâne ! Estime-toi heureux, tu n'es pas tombé sur un de mes crétins de congénères ! Lui ne t'aurais pas tapé la discute, il t'aurait tué tout de suite ! Quant à moi… je vais juste me contenter de t'épuiser mentalement, puisqu'à cause de CERTAINES PERSONNES, je suis trop affaibli pour te faire tomber malade… mais ça viendra, ne t'en fais pas. Un jour viendra où je pourrais enfin…
Il haleta. Qu'est-ce que c'était que cette horreur ? Devenait-il fou ? Allait-il lui aussi succombé à la contamination ?
Bon, c'est fini ? Je n'ai pas terminé ma tirade.
Que voulais-tu me montrer ?
L'étendue de mes talents… à part ça, le machin peu ragoûtant qui se trouve entre les rochers.
Visiblement, il n'avait d'autre choix que de coopérer. Avec un peu de chance, il le laisserait tranquille et pourrait s'en débarrasser en trouvant un remède, il en existait forcément un…
Quand tu auras fini de penser aux différents moyens de me trucider, tu pourras peut-être faire ce que je te demande depuis une demi-heure ?
Résigné, il s'avança vers les rochers et se mit à grimper, s'écorchant les mains et gémissant par moments. Puis finalement, il arriva. Tout d'abord, une odeur nauséabonde le prit à la gorge et il ravala une remontée acide. Puis il cessa de respirer. NON ! Le corps sans vie et désarticulé de Xerxes Break gisait entre les rochers, une substance verdâtre collé à sa peau, l'œil blanc et révulsé, un filet de sang dégoulinant de sa bouche, une lame en travers du corps, affalé contre la masse rocheuse.
Mort.
Non… XERX !
Il tomba à genoux, la tête entre les mains, des larmes ruisselant sur ses joues.
Ce n'était pas possible, ce n'était pas la réalité…
En effet, ce n'est pas la réalité.
…
Mais c'est ce qui va arriver.
NOOOON !
- Hé ! Reim ! Bon sang ! Qu'est-ce qui vous prends ? s'exclama la voix de Break.
Le brun releva la tête et remarqua qu'il était écroulé par terre, le visage en larmes et les bras de l'albinos autour de lui. Il se releva péniblement, reniflant et s'appuyant sur son meilleur ami, encore tout tremblant. Break lui lança un sourire rassurant et lui frotta le dos.
- Est-ce que ça va mieux ? demanda doucement son ami.
Les visages inquiets de Sharon, oz, Gilbert et Alice étaient également penchés vers lui. Il hocha la tête dans sourire et ils se remirent en marche, Break lançant des regards inquiets en direction de Reim, tandis que celui-ci tentait de faire revenir la voix. Non, rien. Non, ce n'était rien de plus qu'un délire. Surement la fatigue.
Son regard se posa sur l'albinos. Il ne put s'empêcher d'observer un moment le balancier de ses hanches avant de reporter ses yeux sur sa nuque, légèrement rouge.
J'admets qu'il est plus mignon quand il est vivant.
Voilà. Bref. Est-ce que ça vous a plu ?
Je vous avais prévenu pour le scénario catastrophe ! Après, quant à savoir si Break meure ou pas... à moi de décider, niark.
Hein ? Ah mais qu'est-ce qui t'as prit de fomenter un scénario aussi pourri ? Pourquoi je suis enfermé dans un foutu bocal, moi ? Tu sais très bien que je suis indispensable à cette histoire ! Quel ridicule, par tous les Dieux ! Non, mais tu as vu un peu le...
Bla bla bla... où est le bonton off, là-dessus ?
