Bonjour, bonjour !

Nouveau chapitre – nouveau suspens, attendez, oh ! – et bien évidemment, re-bonjour Breaky, Reimy et Sobrangy ! – j'admets, Sobrangy, c'est nul XD

Comme d'habitude, merci à mes revieweuses préférées ! Lamy, Rose-Eliade, SweetDreams-Madness, breaksama, Kisara Hamagasaki… et je crois qu'on est bon ^^

DISCLAIMER : l'univers et les personnages appartiennent à Jun MOCHIZUKI et l'histoire est de moi.

RATING : K+

Bonne lecture !


Vincent appuya sur la gâchette et l'albinos serra les dents, ne bougeant pas d'un cil. Mais, contre toute attente, il ne se passa rien. Les sourcils froncés, Vincent secoua violemment son arme, l'air particulièrement contrarié.

- Mais… MAIS ? s'exclamait-il.

Tandis que ce cher blond sadique s'apercevait que son chargeur était vide et s'énervait sur son revolver, Reim appuya son front brûlant contre la nuque de Break dans un soupir soulagé.

Xerxes se retourna et prit doucement ses mains entre les siennes, le faisant s'asseoir sur le long fauteuil, le brun posant sa tête sur les genoux de son amant, crispé sous la vive douleur qui le prenait dans toutes les fibres de son être. Sharon se précipita à leurs côtés et observa le contaminé de deux grand yeux embués. Elle caressa ses cheveux et s'agenouilla, lui murmurant des paroles de réconfort. Oz laissa à Gil le bon soin de faire taire Vincent et partit fouiller dans le chalet pour dégoter tout ce qui pourrait atténuer sa douleur. Quand à Alice, elle compatit – une fois n'est pas coutume – face au désespoir de l'albinos et de ses amis.

Gilbert, tout en tentant d'arracher son « jouet » à son frère, se demandait de quelle façon il allait leur faire entendre raison. Comment dire aux autres qu'il n'y avait plus aucun espoir, qu'il n'y avait plus rien à attendre ? Comment les convaincre d'abattre leur meilleur ami, leur valet, leur amant, leur proche ?

Le brun tira d'un coup sec sur les mains de son blond de frère et entreprit de ranger le revolver dans sa ceinture. Même s'il était déchargé, il fallait s'attendre à tout de Vincent. Il le laissa donc planté là à bouder comme s'il l'avait juste empêché de jouer avec son pistolet à eau et non de faire un massacre sanglant.

Soudain, Reim se sentit plonger dans une profonde léthargie et il ferma les yeux, incapable de lutter, sentant ses sens l'abandonner, tandis que ses amis autour de lui tentait de le tenir éveillé, en vain.

Gilbert observa sans rien faire. Il était impuissant. Il détestait se sentir impuissant. Le brun se dit que depuis le début de ces drôles de vacances, ce devait être lui qui devait se creuser le plus la cervelle. Et il n'avait pas complètement tort. Mais il restait tout de même une question cruciale à laquelle il était incapable de répondre : s'il le fallait, serait-il capable d'abattre Reim de ses propres mains ?

-Tombe, tombe la pluie-

-Tombe, tombe l'eau-

-Tombent, tombent les larmes-

-Tombe, tombe son esprit-

-Tombe, tombe son corps-

-Tombent, tombent vos armes-

-Tombent, tombent vos larmes-

-Tombent, tombent vos espoirs-

-Tombe, tombe loin-

-Tombe, tombe dans ma main-

-Tombe, tombe dans mes crocs-

-Tombent, tombent ses os-

-Tombe, tombe loin des siens-

-Tombe, tombe, comme un chien-

-Tombe, tombe à mes pieds-

-Tombe, tombe prosterné-

-Tombe, tombe sans te relever-

-Maintenant, est-elle creusée ?-

-Viens là, je t'attends-

-Viens là, dans mes bras-

-Viens là, à l'encontre de ton faucheur-

-Ne bouge plus, mon petit-

-Tu es prit-

-Dans mes filets-

-A jamais-

Il eut l'impression de tomber très loin. Trop loin. Puis le choc. Tout son corps se brisa. Il avait l'impression de ne plus avoir de consistance. Il tenta de bouger et là il ouvrit les yeux.

Que se passait-il ?

Quels étaient ces étranges choses autour de lui ?

Il ne voyait plus que des tâches de couleurs aux contours indécis. L'une d'un noir d'encre se mouvait autour de lui, laissant une traînée parme derrière elle. Il en émanait une puissante auréole blanche, presque aveuglante. Tous les sons lui parvenait en assourdi. Juste des froissements, des bruits très désagréables. Il avait l'impression que sa tête allait exploser. La chanson qu'il avait entendu résonner dans sa tête pendant des heures s'étaient enfin tue. Une odeur des plus alléchantes lui parvint et il sentit son ventre gargouiller. Il avait faim. Très faim.

Alors qu'il voulait bouger, une douleur cuisante le cloua sur place et il resta immobile, tentant de cerner l'étrange parfum qui le narguait.

Chut, ne bouge plus. Tu n'es encore qu'un jeune. Laisse à ton corps le temps d'assimiler tes nouvelles capacités.

Toi ? Dis-moi ce qui se passe !

Vois-tu, tu n'es pas un contaminé comme les autres, puisque moi-même je ne suis pas un Sobrangarow comme les autres.

Alors, je ne vais pas mourir ?

Si tu m'écoutes, tu devrais t'en sortir.

Hmm, d'accord. Mais pourquoi ai-je aussi mal ?

Je te l'ai dit. Tu n'es qu'un novice, un inexpérimenté. Dans mon monde, on appelle ça un Pheb. Une sorte de machin pas très doué.

Quelle définition. Mis à part ça, je vais beaucoup changé ?

Héhé, pas physiquement, mais là est tout l'intérêt.

Un sombre rire résonna dans sa tête.

Tu as très faim, pas vrai ?

Oh oui !

Et bien c'est ma famine que tu ressens. Tu as également la même vue que moi, maintenant. Les mêmes sensations aussi. Le monde que tu connais est bien différent de mon point de vue.

Comment est-ce que ça fonctionne ?

Bien, nous voici dans mon domaine. La couleur dominante est le noir dans toutes les formes que tu voies. Certaines sont beaucoup plus sombres que d'autres, qui peuvent même être grises. Donc ce noir représente l'âme. Plus elle est obscure, plus son propriétaire a mal et a fait du mal. Tourmenté, en somme. Les plus clairs sont les plus innocents. Ils sont tout de mêmes meilleurs… Niark. Enfin, reprenons. Les traînés sont autant de couleurs différentes pour distinguer les proies. Chacune est unique. Quand il y en a trop ça donne un sacré mal de tête, m'enfin… les auréoles blanches représente la puissance. Plus elle brille plus le futur repas sera consistant. Le truc très noir, avec l'auréole presque aveuglante et la traînée parme, c'est ton petit chéri.

Il est très noir…

Tu t'attendais à quoi ? Tu connais son passé – et par conséquent moi aussi.

Tout de même, je pensais que…

Que quoi ? Bref, passons. Je me fous de tes états d'âme, je crève la dalle, moi ! Donc, ton petit chéri a l'air d'être assez appétissant. Le truc encore plus noir et de couleur orange pastel avec l'aura de puissance assez forte, c'est le cinglé qui a essayé de nous tuer. Le truc gris, le plus clair, c'est la blonde.

Miss Sharon ?

Moui, si tu veux. Le lapin, c'est celle qui est entre gris et noir, le blond – oui, Oz, rho – est à peu près pareil, sauf que sa couleur est vert prairie, contrairement au violet sombre du lapin. Le deuxième Nightray, le frérot du congelé du ciboulot, c'est celui qu'est assez noir, avec la couleur grisâtre. Tu t'y retrouves un peu plus, maintenant ?

Heu, je crois.

Bien. Maintenant, choisis notre repas.

QUOI ?

Inutile de me perforer la Souche. J'ai faim, t'as pigé ? Trouve-moi un casse-dalle et bouge ton popotin rebondis, avant que je m'occupe moi-même de diriger tes mains vers les fesses de ton chéri pour les peloter !

Je crois que j'ai compris. Au fait, ça veut dire quoi « perforer la souche » ?

Laisse tomber, je t'expliquerais plus tard. Occupe-toi de mon apéro.

Ce sont mes amis !

Bof, le taré, tu peux bien le liquider.

Je ne sais même pas me servir de mon nouveau corps.

Ton corps n'a pas changé d'un copeck, par contre tes aptitudes oui. Pour une fois que tu sers à quelque chose, coupe-moi ce sadique en rondelle !

C'est le frère de messire Gilbert ! Il avait raison de vouloir me tuer ! J'aurais fait pareil pour protéger mon maître ou Miss Sharon !

Même si tu devais tuer ton petit chéri ?

On est bien d'accord ! Défonces moi ce congelé du cerveau – si jamais il en a eu un.

NON !

Si t'es gentil, je te laisserais faire des cochonneries avec ton petit chéri.

et tu crois sérieusement que je vais tuer messire Vincent pour ça ?

Ben ouais… bon, tu me gonfles ! Ne m'oblige pas à me servir de toi comme Réflecteur !

Réflecteur ?

Comme d'un Hôte, si t'as pas compris la subtilité.

Tu peux te servir de mon corps ?

Oui, mais c'est franchement désagréable d'avoir sans cesse envie de reluquer le croupion de ton chéri et de m'accoupler avec lui, alors…

hum, heu…

C'est vrai, quoi, c'est chiant de vouloir lui sauter dessus alors que je veux le bouffer !

Tu peux arrêter tes jérémiades deux minutes ?

Nan ! J'ai faim !

J'ai compris, c'est bon. Maintenant, si tu pouvais m'expliquer quelle était cette chanson qui résonnait dans ma tête ?

Tombe, tombe ?

Oui.

Oh, ça c'était moi.

Qu'est-ce qui t'as prit ?

Je ne sais pas, j'avais envie de pousser la chansonnette… non mais tu réfléchis de temps à autre ! C'était l'envoutement. Sans ça, je ne pouvais pas te contrôler à ma guise.

Et bien excuse-moi de ne pas savoir ce que j'ignore !

Et si tu pouvais t'excuser d'être aussi con, aussi, tant que t'y est…

des fois, j'ai envie de t'exploser la tête contre un mur.

Oh, va-y si ça t'amuse, mais en prenant en compte que c'est toi qui est mon Réflecteur... remarque, ce serait amusant.

Hum. Bon.

Comme tu dis. BREF ! Bouffe-moi ce taré !

Comment est-ce que je m'y prends ?

Ah, enfin une question intelligente. Tu t'approches de lui et tu me laisses faire. C'est tout. Tu crois que tu vas pouvoir y arriver ? Haahahaha !

Très drôle ! Et bien maintenant je sais comment faire pour t'empêcher de leur faire du mal. Je ne bouge plus.

RAAAAAAH ! T'es vraiment couillon !

Va te faire voir.

J'ai faim ! C'est quand même pas dur à retenir comme ordre. Même un chien serait plus dégourdi que toi !

Ne crois pas que je te laisserais faire du mal à mes amis.

Attends, je vais te montrer un truc, mon petit. Héhé…

Reim se sentit aussitôt attirer vers le haut, comme s'il remontait un long tunnel. Il prit une grande goulée d'air et put observer le visage inquiet de son Xerxes penché vers lui. Sans contrôler ses mouvements, il posa ses lèvres sur celles de son amant et ferma les yeux, emporté dans un langoureux baiser.

Machinalement, l'albinos répondait, sans savoir qu'il se condamnait.

Une forme se détacha de Reim, flottant dans l'air. Elle n'avait pas de faciès, ni de corps. C'était juste une ombre. Une ombre aux grands yeux orangés.

Elle posa son regard sur son Réflecteur et sa nouvelle victime.

Reim reprit enfin le contrôle de lui-même et comprit que le Sobrangarow l'avait libéré de son emprise, tandis que tous avait les yeux rivés sur l'immense ombre aux deux yeux de feu qui luisaient dans la pénombre du chalet.

Xerxes tint fermement la main de son compagnon en sentant le dérangeant regard de la créature sur eux.

Reim et lui levèrent leurs visages vers le Sobrangarow, dont le regard brillait d'une lueur affamée.

- J'ai faim.

Sa voix résonnait comme un grondement, tel les prémices d'un violent orage.

-Tombe, tombe la pluie-

-Tombe, tombe l'eau-

-Tombent, tombent les larmes-

-Tombe, tombe son esprit-

-Tombe, tombe son corps-

-Tombent, tombent vos armes-

-Tombent, tombent vos larmes-

-Tombent, tombent vos espoirs-

-Tombe, tombe loin-

-Tombe, tombe dans ma main-

-Tombe, tombe dans mes crocs-

-Tombent, tombent ses os-

-Tombe, tombe loin des siens-

-Tombe, tombe, comme un chien-

-Tombe, tombe à mes pieds-

-Tombe, tombe prosterné-

-Tombe, tombe sans te relever-

-Maintenant, est-elle creusée ?-

-Viens là, je t'attends-

-Viens là, dans mes bras-

-Viens là, à l'encontre de ton faucheur-

-Ne bouge plus, mon petit-

-Tu es prit-

-Dans mes filets-

-A jamais-


Alors, ça vous a plut ?

Quoi, j'ai coupé à ce moment là pour le suspens ? Plaignez-vous à SweetDreams-Madness, c'est sa faute… XD

J'espère que vous avez passé un bon moment et à bientôt pour le prochain chapitre !