Titre : Secret
Auteur : Gwenetsi
Statut : Complète
Série : N.C.I.S.
Saison : Entre la 9 et la 10, c'est à dire été 2012.
Résumé : Ils sont trois à savoir que Jenny s'en est tirée ce jour là, qu'elle n'est pas morte à LA. La révélation approche. Pas sûr que tout se passe bien, surtout avec ce russe dans les parages...
Disclaimer : L'univers et les personnages de NCIS ne sont pas ma propriété.
IMPORTANT : La saison 5 et le double épisode final sont entièrement respectés, ils ne subissent aucun changement. Je n'occulte rien de ce qu'il s'est passé dans la série. Au contraire, je me sers même de tout pour expliquer le retour de Jenny Shepard.
Note de l'auteur : J'ai demandé dans Réveille-toi si j'y incluais une intrigue originale ou j'en faisais une autre fic. Vous n'êtes pas tant que ça à m'avoir répondu de faire une autre histoire. Cependant, il y en a eu et, vu ce que j'ai imaginé, il vaut mieux pour tout le monde que je fasse deux fics bien séparées. Vous vous en rendrez compte par vous-mêmes !
Bonne lecture à tous !
Secret
Règle n° 4 : Le meilleur moyen de garder un secret : le garder pour soi. Deuxième meilleur moyen : le dire à une autre personne en cas de besoin. Il n'y a pas de troisième meilleur moyen.
NCIS, épisode n°414
Chapitre 1 - Réunion
.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures. Il avançait dans les rues sombres d'un pas régulier. Sur ses gardes, il restait à l'affut du moindre bruit suspect. La rue était à peine éclairée, mais c'était déjà trop. Il faisait attention à ne pas approcher la lumière des lampadaires.
Le ciel était dégagé, la Lune absente. Les étoiles pouvaient briller autant qu'elles voulaient, elles n'illumineraient jamais assez cette partie de la Terre. S'il ne s'approchait pas des réverbères, il resterait invisible. C'était bien. C'était ce qu'il fallait.
Une légère brise passa sur son visage. Il resserra mécaniquement son col de sa main pour l'empêcher de s'infiltrer dans ses vêtements. La température était bien assez basse pour que le vent ne vînt pas le refroidir davantage. C'était l'été, certes, mais il ne se trouvait pas sous les tropiques. Il était loin de ressentir la nécessité d'enlever sa veste pour se trouver en T-shirt.
Il passa devant une nouvelle maison aux lumières éteintes. Il longea la clôture, cherchant à s'éloigner le plus possible de la route bitumée et des véhicules qui pourraient y passer.
Il souffla de soulagement lorsqu'il reconnût la demeure qu'il cherchait. Il quitta le trottoir avec la discrétion d'un voleur. On ne devait pas le voir, pas l'entendre. C'était capital.
Il fit le tour de la maison, rejoignit l'entrée de derrière. Il vérifia les alentours, guetta un mouvement ou un son inhabituel, n'en trouva pas.
Il se colla à la porte de bois et tapa trois coups rapprochés puis deux espacés. Il attendit quelques secondes et recommença. Le silence s'installa. Il patientait.
Enfin, il entendit une clé tourner dans la serrure. La porte s'entrebâilla. Il leva les yeux vers le propriétaire des lieux.
« Je suis venu aussi vite que possible. » dit-il.
Il vit l'homme en face de lui acquiescer, puis s'écarter pour le laisser entrer. L'atmosphère changea. La douceur de l'intérieur le fit aussitôt se sentir bien, à l'abri. C'était agréable de retrouver un foyer, son foyer.
Il posa son regard sur ce qui l'entourait, appréciant de retrouver cet endroit désormais familier. Ce n'était pas chez lui, mais c'était tout comme.
Il entendit son compagnon refermer la porte. Ils gagnèrent le salon où se trouvait la dernière personne participant à leur conciliabule. Il s'installa près d'elle, sur le canapé, pendant que le maître de maison prenait place sur le fauteuil.
« On a un problème, annonça-t-il sombrement. Ils sont en ville.
- Nous savions que cela finirait par arriver, rappela le propriétaire. Nous nous y sommes préparés.
- Il est tant que cela cesse, termina l'autre. Le voile doit être levé. La vérité doit éclater. »
Il lui lança un regard agacé.
« Si on l'avait dit dès le début, si tu l'avais dit...
- J'ai fait les choix qui semblaient les meilleurs à l'époque.
- Nous devons nous en accommoder à présent, tempéra leur compagnon. Il est inutile de revenir sur le passé.
- Nous serons forcés de le faire pourtant, objecta-t-il.
- C'est vrai, mais cela arrivera après.
- En espérant que tout se passe comme prévu. Ce qui m'étonnerait grandement.
- Tu es d'un pessimisme, soupira l'autre.
- Je sais à qui on a à faire, rétorqua-t-il, c'est différent.
- Moi aussi. Jusque là tout s'est bien passé, ça ne changera pas.
- J'aimerai vraiment te croire car, dans le cas contraire, on ne s'en sortira pas et qui sait ce qui pourra leur arriver !
- Tu exagères, je trouve.
- Non, c'est toi qui oublie quelque chose.
- Quoi ?
- Gibbs est humain et, comme tout homme, il a ses faiblesses. La sienne, c'est son équipe. Si quoi que se soit ne se déroule pas comme prévu...
- Tout ce que nous aurons fait n'aura servi à rien. » termina leur camarade.
