Me revoilà ! Je sais, vous désespériez d'avoir la suite.
Bones : Ne pas les tuer, je veux bien. Mais c'est vraiment parce que je ne veux pas terminer en rondelles. La suite aura été longue à venir, mais vu le nombre de chapitres postés aujourd'hui, je pense que ce petit désagrément est oublié. Non ?
WJ : Je suis sûre que tu vas aimer ces chapitres aussi. Enfin, j'espère. *prépare des munitions de pizzas au cas où il y aurait erreur*
Dil : Tu as rattrapé tout ton retard. Je t'adore ! Moi, fan de Disney ? Naaan, quelle idée ! *grand sourire* Mais si j'ai mis ça en message, c'est surtout que c'est passé dans le langage courant. Et en anglais ça fait que deux mots. Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles en disant « qu'une personne masculine ne va pas être facile à gérer après son petit mail ». après, tu peux te faire ton propre avis.
Miryam : Tu n'auras pas que la scène 2, mais tout l'acte ! Je ne suis pas sûr que le piège de Youri soit grandiose, mais ce qu'il va se passer risque de t'intéresser. Par contre, Gibbs ne met pas de slap au pc, pas cette fois en tout cas. Va falloir que je relise ce que j'ai mis. Et j'espère que cette désignation restera culte !
PBG : Je ne peux pas dire s'il y aura du TBC. Je ne voudrais pas te spoiler. Tu comprends ?
Ayahne : La pixellisation n'a pas grand intérêt, contrairement à Gibbs. Je me suis bien amusée aussi à imaginer sa réaction.
Kim : T'as vu, ça me réussit de ne pas avoir internet. Je poste plein de chapitres ! Ce n'est pas comme si tu allais avoir encore plus de reviews à faire à cause de ça...
mario77 : Merci pour la mise en favori. J'attends maintenant un petit com de ta part.
Merci à vous pour tous ces coms !
Vous avez attendu un moment cette suite. Pour la peine, je vous poste six chapitres. Oui, six !
Bonne lecture !
Chapitre 8 – Post Scriptum
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Lorsqu'on se descendait une demi-bouteille de bourbon, le réveil était difficile. C'était ce que pensait Jenny en ouvrant les yeux. Sa tête était le théâtre d'un concert de marteaux piqueurs. Bien que ce ne fut pas sa première gueule de bois, ça ne rendait pas les choses plus faciles pour autant. Et puis cela l'irritait d'être dans cet état après une demi-bouteille seulement.
Se redresser fut terrible. Elle ne put retenir un grognement de douleur. Ses mains encadrant chaque côté de sa tête, elle chercha à calmer son mal de crâne. Elle savait que faire ça était stupide, mais ça ne la dissuada pas d'essayer.
« Je t'ai préparé de quoi le faire passer. » annonça Ducky en entrant dans la chambre.
Elle leva son visage surpris vers lui.
« T'es là ? » marmonna-t-elle.
Il sourit.
« Oui, je suis là.
- Tony ?
- Au NCIS, en train de gérer sa gueule de bois et un Gibbs exécrable.
- Il est arrivé en retard, hein !
- Pas tant que ça.
- Je ne l'ai pas entendu partir.
- Je sais. »
Il déposa sur la table près d'elle une tasse fumante.
« Un café fort comme tu l'aimes.
- Comme il faut pour la gueule de bois plutôt.
- Si cela marche...
- On va espérer. »
Il s'éloigna.
« Je suis dans la cuisine. » dit-il avant de passer la porte.
Elle attrapa le mug et le porta à ses lèvres. La seule gorgée qu'elle avala lui brûla la langue et l'œsophage. Elle grimaça sous la douleur et l'amertume du breuvage, puis reposa la tasse sur la table de nuit.
Un tour d'horizon de la pièce l'amena à découvrir le billet sur le coussin à ses côtés. Elle sourit en reconnaissant l'écriture de Tony.
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Je suis encore en retard à cause de toi !
Pour la peine, tu as intérêt de m'aider à cacher le cadavre et me couvrir auprès de Ducky. Je suis sûr qu'il va dire que c'est de ma faute si tu as la gueule de bois !
Ton frère adoré à qui tu dois une bouteille
PS : Si tu empêches Gibbs de me tuer lors de la grande révélation, je te dis où est l'aspirine.
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Elle éclata de rire. Tony ne changerait jamais et c'était tant mieux.
« Tu as encore fouillé dans son armoire. » remarqua Ducky lorsqu'elle le rejoignit.
Elle était vêtue d'un jean de l'agent spécial et d'un de ses t-shirts siglé NCIS.
« Mes affaires sont à laver, s'expliqua-t-elle, le reste est chez toi.
- Je les ai amenées. Je me suis dit que cela te serait utile. Elles sont sur le canapé.
- Merci d'y avoir pensé.
- Mais tu ne te changeras pas pour autant, n'est-ce-pas ? »
La question était purement rhétorique. Il savait qu'elle ne le ferait pas. Lorsqu'elle était inquiète et que Tony n'était pas près d'elle, même si lui était là, elle mettait une de ses affaires, généralement une veste. Elle n'avait pas voulu lui en donner la raison les rares fois où il lui avait demandé. Cependant, il pouvait la deviner, en partie. À sa grande surprise, cette fois, elle s'expliqua.
« Mettre ses affaires me rassure. J'ai l'impression qu'il est là à veiller sur moi. Je sais que c'est stupide, mais ça me fait du bien. »
Il la contempla quelques instants. C'était rare qu'elle parlât de ça aussi explicitement.
« Ce n'est pas stupide, Jenny.
- Tu ne le penses pas.
- Je comprends. »
Elle haussa les épaules, pas vraiment convaincue.
Elle avait changé depuis sa disparition. Elle était plus fragile. Ce n'était guère visible, mais c'était la vérité. Et il soupçonnait Tony d'en avoir encore plus conscience que lui. Il était celui à qui elle s'ouvrait, son confident. Lui n'avait pas la même relation avec elle. Être plus vieux changeait les choses. Elle restait intimidée face au « grand sage » qu'il était comme disait Anthony.
Leurs conversations avaient surtout pour sujet sa disparition et le bon vieux temps. Tony ne pouvait prendre part au second que comme oreille attentive. Quand au premier, il évitait d'en parler, se refermant sur lui-même, culpabilisant encore et toujours de ce qu'il s'était passé. Aucun d'eux n'arrivait à lui faire plus qu'évoquer ces moments.
« C'était de ma faute, Ducky. Pour cette nuit. »
Il secoua la tête. Des enfants, voilà ce qu'ils étaient.
« Tu cherches à le protéger comme si j'allais vous punir.
- C'est déjà arrivé, fit-elle remarquer avec un sourire.
- Vous aviez vidé toute ma réserve de whisky et vous avez été tellement malades que j'ai dû appeler un médecin pour avoir de quoi vous remettre sur pied. »
Elle grimaça à ce souvenir. C'est vrai qu'ils avaient été pires que des ados sur ce coup là.
Il l'observait amusé. Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle agissait comme Tony il y a peu.
« Tu devrais être au NCIS, reprit-elle.
- Anthony m'a demandé de venir m'assurer que tu allais bien, expliqua-t-il.
- Je suis assez grande pour m'occuper de moi ! s'énerva-t-elle.
- Il s'inquiète pour toi. »
Il tendit la main vers sa tenue.
« Il a raison. »
Elle avait sa fierté. Elle ne répondit pas.
« As-tu faim ? questionna le légiste.
- Où en êtes-vous ? répliqua-t-elle. Avec Youri.
- Il te faudra poser la question à Anthony.
- Qu'est-ce-que tu me caches ? »
Ils étaient mal, très mal même !
Découvrir la photo de Jenny sur l'écran plasma lors de son retour dans l'open space lui avait permis de comprendre que le problème était grave. Il saisissait à quel point seulement maintenant. Heureusement que Ducky était parti dès qu'il l'avait laissé en salle d'autopsie. Laisser Jenny seule aurait été du suicide.
« J'ai revérifié de nouveau, patron, déclara McGee. Elle n'est pas truquée. »
Le visage de Gibbs ne laissa rien transparaître. Il ne quittait pas l'écran des yeux.
« C'est peut-être quelqu'un qui lui ressemble. » tenta Ziva.
Aucun d'eux ne croyait à cette hypothèse. C'était Jenny, ils en étaient sûrs.
« Qui l'a envoyé, McGee ? interrogea Gibbs.
- Je ne sais pas. Je n'arrive pas à remonter sa trace.
- Est-ce vraiment utile ? » s'enquit Ziva.
Jethro se retourna brusquement vers elle.
« Je veux dire, on sait quoi faire pour découvrir la vérité. »
Elle pointa du doigt l'objet du message : Arlington, 11h45.
« Aller au rendez-vous. » termina Tim.
Elle acquiesça.
« Ça peut être un piège, objecta Tony.
- Qu'est-ce-qui te fait dire ça, DiNozzo ?
- Enfin, Gibbs ! Une photo avec Jenny vivante, une heure et un lieu ! Ne me dis pas que tu crois à un canular ou une invitation à déjeuner ?
- Ziva a raison, trancha-t-il. Y aller est la seule manière de savoir de quoi il retourne. »
Tony se retint de l'attraper par le bras alors qu'il leur ordonnait de se préparer et se dirigeait vers l'ascenseur et le labo. Si Gibbs allait voir Abby, il irait ensuite forcément un étage plus bas parler avec le légiste. Il devait absolument les prévenir.
Son portable vibra. Il s'en empara avec précipitation.
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J'ai caché le cadavre, mais ça ne changera pas grand chose. Je te paierais une bouteille si tu me dis ce qu'il se passe au NCIS.
Ta sœur chérie prête à TOUT pour savoir.
PS : J'ai trouvé l'aspirine.
