Comme vous avez dû le remarquer, cette fic est complète (et une fic courte, une !). Ce chapitre n'est pourtant pas vraiment le dernier, il manque l'épilogue, mais on reparle de ça tout à l'heure.
J'ai perdu des reviewers. J'espère vous retrouvez avec ce chap' !
WJ : Ça te réconcilie avec tout, quoi ! Dans ce chapitre tu vas enfin savoir pourquoi Tony et Jenny se "disent" frère et sœur.
Ayahne : *s'en va loin, trèèès loin*
PBG : On aura une super grande cellule et du chocolat à volonté !
lili : Pour les explications, on fait ça en mp. Pas de TBC, mais je pense te ravir avec ce chapitre sur Jen et Tony.
Bones : Oui, je vois très bien ton enthousiasme. C'est ce qui doit donner un temps si beau chez moi !
Andrea : J'ai vu ton com sur Personne (Merci pour ça!). Je suppose que tu lis celle-là aussi. J'espère un 'tit avis de ta part dessus !
Merci à vous pour ces reviews !
Dans ce long chapitre : Pourquoi Tony et Jenny se considèrent comme frère et sœur.
Le flashback est en italique. Comme l'autre dans le bureau, je crois que c'est ce que j'ai préféré écrire dans cette histoire. Question cependant, comment appelle-t-on la relation Tony/Jenny ? Teny ? Nan, c'est horrible comme mot.
Bonne lecture !
Chapitre 16 – Frère et sœur
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Tony mit le point final à son rapport. D'un clic, il enregistra le fichier. D'un autre, il lança l'impression.
« Fini ! » dit-il satisfait à l'ancien directeur.
Jenny leva une main du clavier du pc portable sur lequel elle tapait depuis plusieurs heures.
« J'y suis presque ! »
L'agent se leva et attrapa les feuilles crachées par l'imprimante. Il les agrafa, signa et les abandonna sur la table pour éteindre son ordinateur.
« Il va être l'heure de dîner, annonça-t-il après un regard pour sa montre.
- Tu t'en occupes ? demanda Jenny les yeux rivés sur l'écran.
- Pizza ?
- Ça me convient. »
Il attrapa son téléphone. Les autres lui avaient laissé quantité de message pour les tenir au courant de l'avancée de l'affaire.
« Gibbs a des aveux signés, lut-il.
- Bonne nouvelle.
- Ils leur restent la paperasse à faire, comme nous.
- Je ne la finirai jamais si tu m'interromps tout le temps ! »
Il sourit à la remarque et passa dans la cuisine attraper des verres et passer sa commande.
Lorsque le livreur arriva un quart d'heure plus tard, elle avait terminé. Son rapport alla rejoindre celui de Tony et elle prit place sur le canapé à ses côtés.
« Je me suis dit qu'il valait mieux qu'on reste à l'eau ce soir, commenta-t-il en lui tendant un verre plein.
- Excellente initiative.
- Pizza ?
- S'il te plait. »
Attrapant son couteau, il découpa rapidement plusieurs parts.
« Ça s'est bien passé avec Gibbs ?
- J'imaginai autrement les retrouvailles.
- Comme ?
- Plus antipathiques.
- Et ?
- Vous lui avez fait quoi pour qu'il soit doux comme un agneau ?
- Piment sur ta pizza ? esquiva-t-il. »
Il tendait un petit sachet de sauce piquante.
« Un pichet d'eau ne sera pas suffisant.
- J'ai du lait.
- Ce serait plus approprié avec le piment effectivement.
- J'ai aussi des serviettes.
- Tu as peur que je tâche ta chemise ?
- Je déteste me ruiner en pressing.
- Tu n'emmènes pas ce genre de t-shirt là-bas, si ?
- J'y tiens beaucoup.
- Moi aussi. »
Il attrapa une serviette de papier et la lui tendit.
« Une seule tâche et tu dors sur le canapé. »
Elle s'en empara.
« C'est uniquement parce que je ne veux pas te ruiner, répliqua-t-elle devant son sourire moqueur.
- Tu m'en diras tant ! »
Elle attrapa une serviette à son tour, la lui tendit.
« Je ne veux pas être la seule à me ridiculiser avec ça autour de mon cou et sur mes genoux. »
Il perdit aussitôt son sourire.
« Jen !
- Si tu veux que je te laisse une place dans le lit, mets-la.
- Mon canapé me convient parfaitement.
- Tu t'es endormi dessus la nuit dernière parce que tu étais imbibé, pas parce que tu voulais être galant. »
Il attrapa la serviette.
« C'est uniquement parce que je ne veux pas me ruiner.
- Tu m'en diras tant ! »
Il lui jeta un regard noir.
« Comment ça s'est passé avec Ziva ? demanda-t-elle sans s'en soucier.
- On avait dit plus de secret.
- C'était un cas de force majeure. Je suis sûre qu'elle le comprendra.
- Y a intérêt, sinon...
- Sinon rien. J'ai dit que je m'occupais de Gibbs, pas d'elle. Tu te débrouilles avec ta coéquipière et moi avec le mien.
- Et les autres ?
- Ducky prendra en charge Jimmy, toi McGee et je prends Vance. Ils ne diront pas grand chose de toute manière.
- Je sais. C'est Abby qui m'inquiète.
- Elle a pris mal le secret ? Je n'en avais pas l'impression. Je trouvais qu'elle l'avait pris plutôt bien même.
- Ce n'est pas ça.
- Quoi alors ?
- Elle sait que tu ne portes pas mes vêtements uniquement parce que tu n'avais rien d'autre à te mettre. Elle a compris que je ne lui avais pas tout dit. C'est ma petite sœur, Jen ! »
La jeune femme baissa la tête.
« Je vois. »
Elle se débarrassa de sa serviette et se leva.
« Je vais chercher le lait.
- Jenny !
- Tu veux que je te ramène quelque chose ?
- Ne fais pas ça ! »
Elle était déjà dans la cuisine. Avec un soupir, il quitta le canapé pour la rejoindre. Elle sortit la bouteille du frigo. Il rabattit la porte et l'obligea à lui faire face.
« Je te l'ai dit dès mon retour, tu n'es pas seule. »
Enfin, il était à la maison. Jamais il n'avait été aussi content de rentrer, de tous les retrouver. Il n'y avait qu'elle qu'il n'avait pas encore pu voir. Il savait qu'il ne pourrait y aller ce soir là. Il passait la soirée avec eux. Abby ne le lâcherait pas et il tenait à être avec eux. La laisser seule ne lui plaisait pas cependant.
Malgré les propositions des autres, il rentra chez lui. Il voulait retrouver ses affaires. Il savait que Ducky avait pris soin de son appartement. Le seul souci résidait en la nourriture, mais ce n'était pas un frigo vide qui lui poserait problème.
Il s'était effondré sur son lit épuisé. Il n'avait pas eu beaucoup de temps pour dormir ces derniers jours. Il n'eut pourtant pas le loisir d'en profiter. Sa porte maltraitée lui indiquait qu'on voulait le voir. Il avait ouvert en étouffant un bâillement, soutenu par le montant pour garder l'équilibre sous la fatigue.
« Jenny ? s'était-il exclamé surpris.
- Ça te fait très plaisir de me voir, on dirait. »
Il avait ouvert la porte en grand.
« Non, avait-il répliqué en la faisant entrer. Enfin, si je suis content de te voir, mais... Ducky sait que tu es là ? »
Elle n'avait pas répondu et s'était avancée dans la pièce, mal à l'aise.
« Je lui ai laissé un mot. »
La porte refermée, il l'avait rejointe.
« Si tu veux boire quelque chose, je n'ai que de l'eau à t'offrir.
- Non, ça va.
- Tu ne devrais pas être là, tu sais ?
- Tu veux que je reparte ?
- Je n'ai jamais dit ça ! Simplement, c'est dangereux, Jenny.
- Je suis venue sans problème.
- Pourquoi es-tu là ? Pourquoi maintenant ? Je devais venir demain.
- Je ne pouvais pas attendre. Comprends-moi, j'adore Ducky, mais je n'en peux plus de vivre terrer chez lui.
- Tu partiras bientôt, on en a discuté.
- Et je serai encore plus seule que je ne le suis déjà.
- Jen...
- Je suis forte, Tony. Je peux gérer les crises, les assassins, les cols blancs et le reste. C'est ce que j'ai fait toutes ces années. Mais la solitude, ça ne je peux pas, je ne peux plus. Ducky est là, il joue les psys avec succès, mais ça ne change rien. J'en ai marre d'être mise à l'écart, de ne pas savoir ce qu'il se passe, comment vous allez... je m'inquiète et personne ne peut me rassurer, pas même par un simple coup de fil !
- Tu n'es pas seule, Jenny.
- À Los Angeles, j'étais seule, à Washington aussi. Je n'ai fait que passer d'un médecin à un autre qui ne peut pas me consacrer beaucoup de temps. Je ne reproche rien à Ducky. Au contraire, il a été formidable.
- Mais tu te sens seule.
- Oui. »
Bras croisés, elle s'était détournée.
« Je ne repars pas, dit-il.
- Je sais.
- Tu sais aussi que ma porte te sera toujours ouverte.
- Mais tu ne seras pas là.
- Je serai toujours là pour toi, Jen.
- Ne fais pas de promesse que tu ne pourras pas tenir.
- Je ne te promets rien, j'énonce un fait. »
Elle lui refit face.
« Ton amitié m'est précieuse, Tony, plus que tu ne l'imagines, mais elle ne fait pas tout.
- Après ce que nous avons traversé, nous sommes un peu plus que des amis, non ?
- Si tu me fais des avances...
- Tu as le droit de me faire interner dans la seconde, sourit-il. »
Elle le regarda intriguée.
« Je ne sais pas vraiment ce qu'on est, Jenny, mais on est plus que des amis, c'est sûr.
- Alors quoi ?
- Un frère et une sœur ?
- Je suis fille unique, je ne sais pas ce que sait de faire partie une fratrie.
- Je suis enfant unique aussi.
- Mais ?
- Avec Abby, j'ai découvert ce que s'était d'avoir une petite sœur. Quant au bleu... ne lui dit jamais que je le considère comme un petit frère, ok ?
- Je ne dirai rien.
- Tout ça pour dire que je trouve que notre relation y ressemble beaucoup.
- À un frère et une sœur ?
- Oui.
- Donc il faut que je te partage ?
- Devine !
- Je ne suis pas prêteuse.
- Alors on va avoir un problème.
- Mais je suis arrivée après eux, je crois que je m'en accommoderais.
- Pas de jalousie alors ?
- On verra à l'usage, mais je ne promets rien. Tu seras presque tout le temps avec eux.
- Moins avec toi, mais ma porte te sera toujours ouverte.
- Elle l'est pour eux aussi, comme le reste de cette famille qu'est l'équipe.
- Dans ce cas, il te faut une chose spéciale. »
Il chercha quelque chose dans la pièce du regard.
« Où est-ce que je l'ai mise ? Ah, elle est là ! »
Il récupéra sa veste abandonnée sur un meuble.
« Ça, ils ne l'ont pas, dit-il en lui mettant sur les épaules.
- Ta veste ?
- Oui, et je serai toujours avec toi comme ça. De plus, je t'annonce solennellement que tu as l'autorisation d'emprunter toutes mes affaires !
- Toutes ?
- Oui, directeur, toutes.
- Vous n'avez pas peur de ce que je pourrais trouver, agent DiNozzo ?
- Je n'ai rien à cacher, madame. »
Elle le regarda avec un sourire.
« Je vais sans doute trouver de quoi te faire chanter.
- J'ai déjà chanté pour toi.
- Tu as gardé la guitare ?
- Je peux aller dormir ?
- Fatigué ou tu veux éviter cette conversation ?
- Les deux.
- Alors va te coucher.
- Et toi ?
- Tu partages le lit ?
- J'ai dit que tu pouvais tout emprunter.
- Tu as un pyjama ?
- Tu devrais trouver ton bonheur dans mon armoire. »
Il l'avait entraînée vers ses placards.
« Sers-toi, avait-il dit une fois ouverts. La salle de bain est à côté pour te changer. »
Quelques minutes plus tard, elle s'était glissée sous les couvertures vêtue d'un de ses t-shirts de l'université et d'un vieux short déniché en haut d'une de ses piles de vêtements.
« Tu sais, avait-elle chuchoté, je pourrais m'y habituer.
- Si tu deviens officiellement ma colocataire, je tiens à ce qu'on fasse un planning pour le partage des tâches ménagères.
- Je m'occupe des repas et du ménage.
- Si tu me prends par les sentiments...
- Tu n'as pas de t-shirt de l'agence ?
- Dans mon sac. Je ne l'ai pas déballé.
- Je m'en chargerai.
- Heu... je ne suis pas sûr que se soit une bonne idée.
- Tu as des choses à cacher ? Des photos compromettantes ?
- Non !
- Pourtant Ducky m'a rapporté une discussion que Ziva a eu avec McGee au sujet de certaines photos prises à L.A..
- À moi aussi Ducky m'a parlé de photos, de Gibbs, prises en France...
- Je ne veux pas en parler.
- Je me disais aussi.
- Bonne nuit, Tony.
- Bonne nuit, sœur chérie.
- Je vais vraiment m'y habituer.
- Tant mieux, parce que c'est loin d 'être fini. »
« Tu n'es pas seule, Jenny, répéta Tony. Ce n'est pas avec ton retour que les choses vont changer. Simplement, Abby a le droit de savoir pourquoi tu portes mes affaires. Sa tête doit ressembler à un flipper en ce moment, je lui dois des explications.
- Tu crois qu'elle acceptera de te partager ?
- Si vous ne vous mettez pas d'accord, alors ce sera la garde alternée. Et si ça ne vous convient toujours pas, je boude et je squatte chez Ziva. Elle au moins, elle est neutre.
- Ça te donnera l'occasion de mettre les choses au clair si ce n'est pas le cas.
- Ça l'est.
- Je suis prête à partager à mon frère.
- Abby sera ravie de le savoir.
- On verra ça.
- Tu partagerais ta pizza ?
- Non.
- Jen !
- Mais je partage le lait.
- Tu es sans cœur.
- Je sais. Maintenant, à table ! »
Voili, voilou, c'était le dernier chapitre. Vous en avez pensé quoi ?
Il manque juste l'épilogue à cette histoire et je mets le mots fin. Des envies ? Besoin d'éclaircissements sur certaines choses ? Vous avez la réponse à ma question du début ?
Dîtes-moi tout en review !
