Bonsoir à tous!

Je voudrais d' abord vous remercier pour vos review, vos mises en alerte et vos mise en favoris, ça me fait très plaisir!

Voici donc le premier chapitre de cette fic et j'espère vraiment qu'il vous plaira...

N'hésitez pas à me dire ce que vous en penser avec une petite review

Gros bisous à tous!

Chapitre 1

Déjà deux heures que j'étais revenu à mon appartement le cœur à moitié en vie. C'était toujours comme ça depuis six ans avec mon amour. Nos cœurs sont morts, vides, et secs lorsque nous nous séparons. Mais cette fois, le mien n'est pas revenu complètement à la vie après son sms comme il l'aurait fait en temps normal. Non, cette fois, mes larmes, qui coulaient encore il y a deux heures sur le toit, ces larmes qui n'ont cessées de couler depuis trois mois ont lacérées mon cœur trop profondément pour qu'il cicatrise au moindre mot d'elle. Cette fois j'ai été trop loin. Nous avons été trop loin. J'ai voulu en finir. Et ça, je ne l'ai jamais ressenti lors de nos précédentes séparations. Cette fois, le feu qui me dévorait était trop puissant pour être éteint. Je sais ce que signifie ce sms. Elle me revient. Peut être trop tard. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis heureux et malheureux à la fois. Je me rappelle encore notre dernière séparation avant celle-ci. Cette fois encore j'avais été trop loin. Je suis trop possessif. Je le sais. Je l'ai toujours su. Mais ça ne m'a pas empêché de l'être et de continuer à l'être. C'est comme ça. Je suis comme ça.

Flash Back

Nous nous retrouvions dans mon appartement, une fois de plus, le sien étant « moins chaleureux » à son goût. Pour moi ça n'avait aucune importance du moment que nous étions tout les deux. Enlacés sur mon canapé en cuire noir, nous étions emmitouflés sous ma couette, une tasse de chocolat chaud à la main qu'elle nous avait préparé. Nous parlions des futurs achats de noël que nous devions faire et nous étions arrivés à aborder le sujet du nouvel an. Et là tout à dérapé.

« Jacob m'a invité pour la soirée du nouvel an à la Push, et je me suis dis que comme il y a la soirée que donnent tes parents tout les ans et que tu n'aimes pas aller à la Push, chacun aurait pu aller à sa soirée et on se retrouverai après, qu'en penses tu ? Me demanda t-elle en se levant pour aller déposer sa tasse dans l'évier.

Voyant que je ne répondais pas, elle revint vers moi, s'agenouilla et pris mes mains.

« Bébé ? Tu n'y vois pas d'inconvénient pas vrai ? ». Pas d'inconvénient ? Putain SI j'en voyais et des tas même. Aucune chance qu'elle aille là bas sans moi. Alors pas plus fort qu'un chuchotement, je lui répondis.

« Tu n'iras pas là bas sans moi ». Je ne la regardais pas en lui disant ça sachant très bien comment elle allait le prendre.

« Pardon ? s'exclama t-elle incrédule.

« Tu. N'iras. Pas. Là bas. Sans. Moi. ». Répétais-je un peu plus fort accentuant bien sur le « sans moi ». Son teint passa du blanc au rouge vif en un quart de seconde.

« Et en quel honneur tu décides pour moi de ce que je dois faire ou non Edward ? ». S'écria t-elle en se levant et s'éloignant de moi.

« Tu sais très bien pourquoi, on en a déjà discuté de nombreuses fois ». Rétorquais-je commençant à m'énerver. « Pourquoi faut-il qu'à chaque fois tu lui donnes des preuves pour espérer quelque chose avec toi ! C'est dingue ça, merde ! ».

Elle se figea, puis me lançant un regard noir, haineux, s'avança lentement vers moi.

« Attends, attends là… quoi ? ». Elle rit sarcastiquement, me décontenançant complètement. « Tu es en train d'insinuer que je l'allume ? J'y crois… ».

« Ce ne serait pas la première fois… ». Répondis-je glacial. Elle pâlit, s'éloigna dans la chambre puis revint avec ses affaires. Elle s'avança vers la porte d'entrée puis se stoppa pour me faire face.

« TU N'AS PAS LE DROIT DE ME RESSORTIR CA A LA MOINDRE DISPUTE QU4ON PEUT AVOIR ! Hurla t-elle. « C'est bas et totalement injuste… ».

J'explosais.

« C'est injuste ? INJUSTE ? ». Criais-je. « Et ce que tu m'as il y a un an alors c'est quoi ? Tu ne crois pas que j'ai des raisons d'être méfiant ? ».

« J'ai fais une erreur. Okay. Mais je croyais qu'on en avait fini avec ça ! ». Rétorqua t-elle acide. « Et je te rappelle que tu n'es pas tout blanc non plus ».

« De toute façon c'est clair et net. Tu n'iras pas là bas sans moi. Point barre. ». Tranchais-je.

Elle hocha la tête, un air de dégoût sur le visage puis ne dit glaciale.

« Tu sais Edward, un jour je vais me tirer pour de bon à cause de ta putain de possessivité ». Puis elle claqua la porte fortement.

« Tu reviens toujours ». Murmurais-je pour moi-même.

Fin flash back

Elle s'était bien tirée. Mais était revenue au bout de deux semaines, le manque l'un de l'autre se faisant trop lourd, étouffant. Et elle était venue avec moi au réveillon de mes parents.

Toujours assis dans mon fauteuil, mon portable à la main, je bus la fin de ma bouteille de Whisky. Ma gorge complètement en feu, je ris à n'en plus m'arrêter, me faisant presque peur. De forts coups à la porte me tirèrent de mon délire, mais je décidais de ne pas y faire attention. Mais c'était évidemment sans compter sur la ténacité de mon visiteur. Alice.

« EDWARD ! OUVRE CETTE PORTE TOUT DE SUITE JE SAIS QUE TU ES LA ! ». Cria t-elle.

« Tires toi ». Tonnais-je méchamment. « Je veux voir personne ».

« Ca fait trois moi que tu veux voir personne ! tu crois pas qu'il est temps de tourner la page ? elle est partie Edward. PARTIE ». Assena t-elle durement.

Je me levais d'un bond de mon fauteuil et ouvris d'un grand coup, faisant sursauter ma sœur. Je lui lançais un regard noir, glacial, ce qui eu le don de l'effrayer. Elle recula d'un pas.

« Maintenant tu la fermes. Toi. Vous tous. Vous ne comprenez rien. Vous avez jamais rien compris. Vous me saoulez avec votre putain de compassion, de pitié. Je ne veux pas vous voir ni vous parler. Je ne veux qu'une seule chose. ELLE. Et elle va revenir. Elle est toujours revenue et cette fois ce sera pareil. ». Je n'avais pas haussé le ton, mais ma voix était aussi tranchante que la lame d'un couteau. Les larmes lui montèrent aux yeux mais ça ne m'affectais pas. Après tout, c'était de sa faute si elle était partie. Du moins en partie. Je crois qu'en vérité c'était plus facile pour moi de lui rejeter la faute. C'était salaud. Mais que puis-je y faire ? Mon amour passe avant tout et tous. Pour moi, même si lors de nos disputes je lui disais pour lui faire du mal, ce n'est jamais de sa faute.

« Edward… » commença Alice la voix tremblante. « Ca fait trois mois… ».

« Elle m'a envoyé un message » la coupais-je.

« Quoi ? A…Alors quoi ? Tu vas l'accueillir et passer l'éponge comme à chaque fois ? » s'écria t-elle.

« La dernière fois c'est elle qui l'a fait ».

« Et tu te dis pas que cela a assez duré ? Je te pardonne… Je te reprends…Je te quitte…Je reviens… Ca va vous détruire Edward, ça a déjà commencé ! ».

« Peut être. Mais je n'arrêterais pas. Je suis rien sans elle. C'est comme ça ! dis-je d'une voix plate.

« Edward… »

« Vas t-en Alice… ». Sans un mot de plus, voyant que ce qu'elle disait ne servait à rien, elle partie.

Je fermais la porte et retournais sur mon fauteuil. Elle avait raison, on allait encore se détruire. Mais je crois que c'est notre destin et j'ai appris qu'on ne pouvait rien contre ça. La main tremblante, je repris mon portable et appelais le premier numéro préenregistré. Il est temps que mon cœur rebatte, que ma peau se réchauffe, que la vie réintègre mon cœur.

Le nom s'afficha. Bella.