Bonsoir à vous tous!

Encore une fois un grand merci à tout ceux qui me lise et à vos alertes, ça me fais très très plaisir. J'espère que la suite vous plaira tout autant et attirera peut être d'autres lecteurs.

N'hésiter pas à me dire ce que vous en penser, bon ou mauvais je prends tout.

Voici le chapitre 2, chapitre un peu plus long que les précédents.

Gros bisous à tous et bonne lecture

chapitre 2

« Un grand capuccino s'il vous plaît ! »

Et c'était reparti pour au moins le vingtième de la journée ! Je n'en pouvais vraiment plus ! J'étais morte de fatigue, aussi bien physiquement que psychologiquement. Je n'arrêtais pas de penser à lui. Aux derniers mots que j'avais prononcés en le quittant trois mois auparavant. Je sais que j'y avais été un peu fort mais j'étais comme ça. Ce que je pensais je le disais que ça plaise ou non, je ne pouvais rien garder pour moi. Ce devait être probablement mon plus gros défaut. J'avais agis sur un coup de tête, sans penser à rien d'autres qu'à m'éloigner le plus possible. Je sais que j'avais toujours fuis les situations critiques et cela m'avait valu un bon nombre de problèmes malheureusement.

Mais voilà. Je crois que cette fois j'ai fait la plus grosse erreur de ma vie en le laissant, mais il fallait que je le fasse. Seulement je ne m'étais pas attendue à ce que cela dure aussi longtemps. J'avais attendu un signe de sa part, n'importe quoi qui me permettrait de me dire que je lui manquais, qu'il me voulait auprès de lui, mais surtout qu'il me pardonnait. Mais ça n'était jamais venu, et la situation s'éternisait. Trois mois. Trois mois de pure torture. Je sais que c'était surement à moi de revenir, de faire le premier pas, mais je n'ai jamais été très douée pour montrer mes sentiments, les exprimer, donc je ne savais pas comment m'y prendre.

C'est donc ici que je me retrouve, trois mois plus tard, à Forks, laissant le temps se passer, les non-dits persister, pendant que mon cœur me faisait toujours aussi mal. J'avais trouvé ce job grâce à Rosalie, la fille avec qui je partageais un petit appartement. Rose est devenue une véritable amie pour moi. Elle est au courant de tout, de mon histoire entière avec Edward, et surtout de la raison de mon départ. Elle a essayé de me convaincre des tas de fois de ne serait-ce que l'appeler pour lui dire que j'allais bien mais que j'avais besoin de temps. Mais ça je ne peux pas le faire. Ce serait pour moi admettre que j'avais tord, et ça je ne le pouvais pas.

Alice, sa sœur m'a appelé il y a à peu près un mois pour littéralement m'incendier. Je n'avais pas décroché un mot, me contentant de la laisser me broyer le cœur en me décrivant l'état lamentable dans lequel se trouvait mon homme depuis mon départ. Mais ce qu'elle me disait ne m'apprenais rien car je ressentais exactement la même chose. Mais je ne pouvais quand même pas revenir. Ce d'ailleurs pas ce qu'elle me demandait. Elle s'assurait juste je que je souffre, elle voulait probablement s'assurer qu'elle avait gagné. Je crois jamais je n'ai haie une personne autant qu'elle. C'est à cause d'elle que nous étions détruits tout les deux. Bien sûr, Edward et moi avions terminé le boulot qu'elle avait commencé mais tout cela était bel et bien son œuvre.

« Mademoiselle ? » m'appela l'homme devant moi qui commençait un peu à s'agacer de me voir plongé dans mes pensées au lieu de m'occuper de sa commande.

« Oui oui excusez moi je vous sers tout de suite » lui répondis-je en me retournant vers mon collègue. « Sam un capuccino s'il te plaît… ».

« Tout de suite beauté » me répondit-il avec un petit clin d'œil. Sam travaillait ici depuis à peu près cinq ans et c'est lui qui après avoir entendu parler de moi par Rose m'avait eu ce travail. C'était un amour avec moi. Toujours un mot gentil, il essayait tout le temps de me faire rire voyant à la mine que je portais tout les jours que ma vie n'était pas toute rose. Au fil des semaines, après avoir été engagée au café, il est devenu un bon ami pour moi. Nous parlions beaucoup, ayant plusieurs passions en commun dont la littérature. Il m'avait également intégré dans son groupe d'amis, m'invitant très souvent à sortir, même si l'envi m'en manquait.

La journée fut très longue et je n'avais qu'une hâte, celle de rentrer, de me coucher et laisser les souvenirs m'envahir de leur chaleur et soulager un minimum ma douleur. Rose m'attendait assise sur le canapé, son visage semblait préoccupé par je ne sais quoi et elle avait le journal à la main. Je posais mes clés sur la table ainsi que mon manteau et enfin elle daigna remarquer ma présence.

« Rose ? Tout va bien ? » lui demandais-je préoccupée par son silence.

« Oui oui pourquoi tu me demande ça ? me dit-elle avec un petit sourire.

« Ben je sais pas, peut être à cause de la tête que tu fais. Qu'est-ce-qu'il y a dans ce journal pour que tu ai l'air si soucieuse ? tu viens d'apprendre que ton magasine de mode préféré n'allait plus être publié ? » ricannais-je. Elle me fusilla du regard avant de répondre.

« Okay Bella pourquoi tu m'as rien dis ? » me demanda t-elle l'air vexée. Je la regardais complètement larguée. Rien dis sur quoi ? Elle était la seule à tout savoir de moi ici. Ou presque. Brusquement, des mots que j'ai tenté d'oublier remontèrent à la surface. Des mots que j'essayais de me convaincre ne jamais avoir entendu… et d'autres que je n'aurais jamais voulu dire. Elle continuais de me fixé, le visage neutre.

Prenant l'air le plus détaché possible, je m'assis à côté d'elle et lui répondis.

« Mais enfin de quoi tu parle ? Et c'est quoi le rapport avec ce journal ? »

« Tu me déçois Bella » me murmura t-elle sombrement. Et brusquement elle saisis le journal, ouvert à la page qu'elle était en train de lire et le plaqua sur mes genoux.

« Oses encore une fois faire semblant de rien comprendre… » asséna t-elle durement.

Et là je le vis, l'article et la photo.

Edward Cullen, un homme brisé

Le jeune pianiste de 26ans, Edward Cullen, artiste dont le talent n'est plus à démontrer a été aperçu ce jeudi dans un bar de Forks, complètement ivre, tenant des propos incohérents. Le jeune aurait paraît-il été victime d'une douloureuse rupture il y a quelques mois. En effet, selon un proche du couple, Le pianiste aurait demandé en mariage sa petite amie. Demande qui selon toutes vraisemblances aurait été refusé par la jeune femme dont nous ignorons encore à ce jour l'identité. Cet évènement aurait plongé le jeune homme dans une profonde dépression, allant jusqu'à anuler toutes les représentations prévues au cours des prochains moi.

J'avais l'impression que l'on me poignardait le cœur et le corps un millier de fois. Des larmes commençaient à couler sur mes joues, me brouillant la vue que j'avais sur sa photo. Son si beau visage, d'habitude rayonnant était meurtris, ses traits étaient tirés, le vert de ses yeux était terne, sans vie, souligné par de grosses cernes. Mais qu'est-ce-que j'avais fais bon dieu ! Pourquoi j'avais accordé autant d'importance aux propos de cette garce ! Cette fois j'avais bel et bien détruit mon amour, le privant de tout, jusqu'à son envie de jouer qui était, après moi la chose la plus importante de sa vie. C'est d'ailleurs sa musique qui m'avait séduit la toute première fois.

Flash Back

C'était à ma rentrée à la fac de Seattle. Mon amie Angela et moi, toutes deux nouvelles dans cette ville, avions décidé de sortir le samedi soir de notre première semaine ici afin de découvrir comment cette ville vivait la nuit. Angela et moi étions amies depuis quelques années déjà, depuis que j'avais débarquée dans le petit lycée de Forks trois ans auparavant. Nous avions tout de suite sympathisé, étant aussi discrète l'une que l'autre et nous étions plus quitté. Voulant toutes les deux faire des études de littérature à Seattle, nous avions travaillé dur ensemble pour enfin y arriver. Arrivées ici, nous avions donc logiquement pris un appartement à deux pour la durée de nos études.

J'avais repéré un matin en allant nous chercher des cafés au Starbucks du coin, un petit bar de Jazz et une affiche sur la devanture faisait de la publicité pour un nouveau pianiste qui débuterai dans ce bar ce samedi soir. J'avais donc convaincu mon amie d'aller y faire un tour et c'est vêtu d'une jolie robe bandeau noire arrivant à mi-cuisse et d'escarpins noirs que je me rendais avec elle là bas. J'avais ondulé mes cheveux et les avais remontés dans un chignon lâche d'où s'échappaient quelques boucles, et point de vue maquillage, seulement mes yeux étaient mis en valeur. Je n'avais pas l'habitude de me pomponner comme ça mais ce soir je sais pas, j'avais eu envi de me faire belle. Qui sait ? Peut-être trouverais-je mon bonheur ! Et je ne pouvais pas avoir plus raison.

Arrivées sur place, nous avions eu le surprise de découvrir un charmant petit bar, très cosy, très chaleureux où flottait dans l'air une douce musique de jazz et un parfum de cigare et de brandy nous enveloppant dans une douce chaleur. Nous avions repéré une petite table pas très loin de la scène où se trouvait un groupe revisitant de vieilles musiques des années 40. Un serveur vint prendre notre commande, puis quelques minutes plus tard, alors que dégustais mon cocktail, l'éclairage se tamisa plus qu'il ne l'était déjà et un air envoûtant de piano emplit la salle. Levant les yeux de mon verre, j'eu littéralement l'impression de prendre une immense gifle. Devant moi se trouvait l'homme le plus beau que j'ai jamais vu. Les yeux d'un vert étincelant, des cheveux cuivrés en batailles à l'aspect si soyeux que l'on avait envi de passer inlassablement ses doigts dedans. Ses épaules carrés, ce torse mis en valeur par sa chemise noire cintrée, ses manches relevées aux coudes laissant apercevoir les muscles de ses bras tandis qu'il jouait, tout cela ma rendit tellement humide que j'avais l'impression de me consumer sur place. Le jeune pianiste releva ses yeux vers moi et l'espace d'un instant nos regards se fondis l'un dans l'autre. Mon corps se réchauffait instantanément, la chaleur parcourant la moindre parcelle de ma peau. Visiblement conscient de l'effet qu'il me faisait, le jeune homme esquissa un sourire en coin complètement sexy qui m'acheva cette fois complètement.

Mon amie me fit revenir sur terre par un léger coup de coude.

« J'ai bien l'impression qu'il te fait de l'effet ce sexy man hum ? Remarque vu comment il te dévore des yeux on dirait bien que c'est réciproque. Veinarde, ça m'arrive jamais à moi ça ! » me dit-elle se laissant tomber sur la table. Je détournais le regard rougissant jusqu'à la racine des cheveux.

« Je… Je je…Je vois pas de quoi tu parles » lui répondis-je regardant dans toutes les directions sauf vers lui ou Angela.

« Bien sûr bien sûr… En attendant je te conseil de retrouver l'usage de la parole parce qu'il se dirige vers toi… je vais nous commander d'autres boissons ». Quoi ? Il a déjà fini de jouer ? Merde j'étais tellement captivée par lui que je n'avais même pas fait attention à ce qu'il jouait !Elle commença à s'éloigner avant que je ne la retienne.

« Non attend me laisse pas toute seule » lui demandais-je complètement paniquée.

« Ohhhhh mon pauvre bébé, elle est toute timide » s'esclaffa t-elle. « C'est pas moi qu'il vient voir je te signal, donc comme la grande fille que tu es, tu va lui dire bonsoir, lui parler et faire sa connaissance okay ? Moi je vous laisse je veux pas tenir la chandelle » . Sur ce, elle me tourna le dos et partie vers le bar secouant la tête en souriant.

Je la fusillais du regard avant de me tourner vers la divine apparition qui venait d'arriver à notre table. Il me fit un sourire charmeur ( sourire qu'il devait servir à toutes les filles je pensais) et m'adressa la parole dans un doux ténor qui me fit frissonner de désir. C'est pas vrai reprend toi ma grande !

«Bonsoir » Sa voix chaude semblait caresser ma peau langoureusement.

« Bonsoir » murmurais-je en retour me mordant la lèvre inférieure. Ses yeux furent immédiatement attirés par mon geste et s'assombrirent. Je rougissais de plus bel.

« Est-ce…Est-ce que je peux m'assoir ? » me demanda t-il en désignant la chaise à côté de moi du doigt.

« Oui bien sûr » Je le regardais quelques instants puis décidais de prendre la parole. « Je vous félicite… pour ce soir… c'était vraiment magnifique, vous avez beaucoup de talent » murmurais-je doucement. « Au fait, je suis Bella ». Il prit ma main qui était posée sur le pied de mon verre et tout en me regardant dans les yeux, la porta à ses lèvres. Si douces, si chaudes, furent les premières pensées que j'eu à ce moment là.

« Edward Cullen. Je suis ravi de vous connaître Bella ».

« Bella ! »

Fin flash Back

« Bella ! ». La voix de Rosalie me sorti de mes souvenirs brusquement. Je levais les yeux, la trouvant devant moi soucieuse.

« Racontes moi » chuchota t-elle doucement.

« Je peux pas. Pas maintenant. Désolée . » Mes larmes coulaient désormais librement sans s'arrêter sur mes joues. Mon amie vint s'assoir près de moi et me prit dans ses bras, me berçant doucement.

« Il faut que tu l'appelle ».

« Je peux pas Rose. Je n'ai pas le droit. »

« J'y comprends rien à tout ça Bella mais ce que je sais c'est que tu souffre et apparemment lui aussi. Il faut que vous vous parliez ! ». Elle essayait désespérément de capter mon regard, l'inquiétude inondant ses yeux bleus. Mais je ne pouvais pas. Elle reprit. « chérie je sais que votre relation n'a pas été facile et qu'elle ne le sera visiblement jamais avec votre manière de vivre. Je sais pas non plus ce qu'il c'est passé ce jour là. Ce que je sais c'est que tu souffres depuis trois mois et j'ai horreur de ça. Je te connais pas depuis suffisamment longtemps pour juger quoi que ce soit mais sache que si tu as besoin de parler je suis là pour toi… »

« Rose » la coupais-je, mais elle leva une main pour me faire taire.

« Attends j'ai pas fini. Je pense ce que je t'ai dis. Tu crois que je t'entends pas le soir pleurer ? Tu crois que je vois pas la peine sur ton visage ? Bordel Bella parles lui ! Tu me dis que tu veux tourner la page, que ce qui s'est passé empêche tout retour en arrière mais c'est de la foutaise ! Tu es incapable de tirer un trait, et tu ne le sera pas tant que vous ne vous serez pas expliqué ! » elle commençait à s'énerver de mon manque de réaction.

« Tu ne sais pas tout ce qui c'est passé… je…je »

« Et bien dis le moi alors ! tu sais tout sur moi Bells, fais moi confiance…c'est quoi, c'est sa garce de sœur qui t'effraie à ce point ? »

Alice. Je haïssais ce nom et tout ce qu'il représentait. Mais je ne pouvais rien dire. Epuisée, je me levais sans un mot, embrassant juste la joue de mon amie et partie dans ma chambre. Je passais la nuit les yeux rivés au plafond pensant à ce que Rose m'avait dis. Ce serait si simple de retourner vers lui en faisant fis du reste et de ce jour maudit. Mais ce que je sais aussi c'est que nous retomberions dans cette routine destructrice et j'avais peur qu'un jour nous ne finissions par nous haïr. Nous avions toujours vécu comme ça, il fallait que l'on s'affronte en permanence jusqu'à se faire mal, rendant la vie à deux totalement impossible. Pourtant, nous ne pouvions jamais vraiment nous séparés. C'était…au-delà du passionnel, de la fusion, comme deux forces d'égale importance qui, pour se fondre l'une en l'autre n'avaient pas le choix de se rentrer dedans quitte à exploser ensemble. Cet amour, c'était comme une drogue pour moi, c'est pour ça que je revenais à chaque fois, et que j'aurais continué à revenir si d'autres données n'étaient pas rentrées dans l'équation cette fois-ci.

Les jours suivants se passèrent dans le flou le plus total pour moi, j'étais en mode zombie, m'attirant les foudres de mon patron pour mon je cite « je m'en foutisme » au travail. Rose ne revins pas sur le sujet mais la manière dont elle me regardait me montrait clairement qu'elle n'avait l'intention ni d'oublier, ne de renoncer.

Moi qui pensais qu'à force de temps, de persévérance, je finirais, PEUT ETRE un jour à tourner la page, il se trouve qu'en faite que je m'étais bien foutu le doigt dans l'œil. Mon passé me revenait telle une rafale en plein dans ma « nouvelle vie ».

On échappe pas à son destin. Où qu'on se cache, où qu'on fuit, il finit toujours par nous retrouver. Et c'était le cas d'Edward Cullen. Il fallait que je l'affronte, lui, elle, que j'affronte ce qui me faisait tant peur. Rose avait raison. Je resterai prisonnière dans cette non-vie tant que je n'aurais pas réglé mes problèmes.

Je pris donc mon portable et envoyais un sms qui je le savais lui ferait comprendre ce qui allait se passer. « comment vivre quand le destin me ramène sans cesse à toi ».

Quelques heures plu tard, mon portable sonna le nom qui s'afficha fit cogner mon cœur durement dans ma poitrine. A savoir si c'était de peur ou d'anticipation, là je ne savais pas. Je décrochais, tentant d'empêcher ma voix de trembler et avant qu'il ne puisse dire un mot je parlais.

« Il faut qu'on parle ».