Coucou tout le monde !

Merci beaucoup de votre soutiens dans cette fic, ça me touche beaucoup !

Voici donc un tout nouveau chapitre et moi je vous retrouve en bas

Chapitre 4

BPOV

J'étais resté un bon moment sur le parking du café, le regard rivé sur la direction qu'avait prit sa voiture. Il était si furieux, si hors de lui, jamais je ne l'avais vu dans cet état même dans nos pires disputes. Mes larmes avaient finies par s'arrêter de couler et tel un robot je fis demi-tour vers l'intérieur du starbucks. Les clients chuchotaient sur mon passage me regardant avec pitié. Ils devaient plaindre la pauvre fille qui venait de se faire plaquer par son mec… je les emmerdais tous ! Edward avait eu raison de s'énerver de la sorte. A sa place ma réaction aurait été identique. C'était plutôt lui que ces gens devaient plaindre car c'était moins le monstre dans l'histoire. C'est qui l'avait quitté pratiquement sans un mot ni explication, c'est moi qui lui cachais des choses importantes, et c'est encore qui l'avais fait souffrir à cause de ces conneries. Je me faisais honte, mon comportement me faisait vomir.

Remarquant avec horreur l'état dans lequel je me trouvais, Sam se précipita vers moi et m'emmena vers les vestiaires afin que je puisse me rafraichir. Il me prit dans ses bras me berçant doucement tout en me murmurant de me laisser aller, de pleurer si cela pouvait me soulager. Mais la vérité c'est que rien ne pourrait me soulager, je n'avais plus de larmes à verser et ses bras autour de moi me faisaient plus l'effet d'une prison que d'un réconfort. J'avais besoin de sortir d'ici, de prendre l'air, mais surtout de réfléchir à ce que je pouvais encore faire afin de l'empêcher de souffrir.

Je pris congé auprès de mon patron qui voyait très bien à ma tête que je ne lui serais d'aucune utilité aujourd'hui. Je pris ma voiture et roulais sans but durant des heures. Son visage furieux continuait de me hanter, de compresser mon cœur.

Si seulement notre relation avait pu rester comme au premier jour, c'était si simple à ce moment là, si évident… Je me laissais alors partir dans mon souvenir le plus précieux à mes yeux, le soir où tout avait vraiment commencé entre nous…

Flash Back

Six ans plus tôt

Il s'était passé deux semaines depuis ma rencontre au club de jazz avec Edward. Ce soir là, nous avions discuté durant des heures. Si au début c'était tendu et maladroit entre nous, par la suite ça avait été si facile de parler avec lui. Nous n'avions pas vraiment abordé de sujets trop personnels, nous contentant seulement d'évoquer nos passions respectives.

Il m'avait évidemment parlé de musique, de ses rêves de « grandeur », de ses espoirs que chaque soir où il jouait, ici ou ailleurs, il y aurait peut être quelqu'un qui serait touché par sa musique et qui lui proposerai quelque chose de plus grand comme de faire enfin parti d'un grand orchestre symphonique, ou de proposer sa propre musique… A vrai il ne savait pas trop ce qu'il voulait, juste que ce soit « plus » que ce qu'il faisait actuellement, même si pour le moment il s'en contentait.

Edward était vraiment une personne très ambitieuse et sûr de lui. Son apparente timidité avec laquelle il m'avait abordé n'était qu'une façade je le savais. C'était un homme mystérieux et charismatique, mais également très intelligent et charmeur. Il se donnait beaucoup de mal pour me plaire et me séduire mais ce qu'il ne savait pas c'est qu'il n'en avait absolument pas besoin. J'avais été séduite dès l'instant où j'avais posé mes yeux sur lui, dès le moment où j'avais entendu cette douce mélodie…

Nous nous étions quitté n'omettant pas d'échanger nos numéros de téléphone et de se promettre de nous revoir très vite. Angela nous avait volontairement laissé seuls toute la soirée sans revenir à notre table et je l'en remerciais grandement. Apparemment elle aussi avait passé une excellente soirée au bar à flirté avec le barman. Sacré Angela, elle ne pouvait pas s'en empêcher ! J'admirai tellement ce côté-là chez elle. Ce côté sûre d'elle, séductrice sans paraître trop facile, c'était une seconde nature chez elle quand chez moi cela ressemblait à un parcours du combattant pour arriver à attirer et draguer un garçon. Sauf avec Edward. Bizarrement, avec lui tout avait été naturel, j'étais moi, et ça suffisait pour lui plaire.

Je me retrouvais donc comme je le disais deux semaines plus tard, m'ennuyant ferme dans notre appartement, Angela étant sortie avec un gars de sa classe, Ben. Edward n'avait pas manqué de m'appeler et m'envoyer des texto régulièrement durant ce temps et à chaque fois, mon cœur se réchauffait étrangement, il battait plus vite et c'était limite si je ne sautais pas sur place et entamais une dance de la joie dès que j'avais de ses nouvelles… J'avais disjoncté !

Profitant néanmoins du calme de l'appartement pour écrire tout en écoutant un fond de classique et buvant un bon verre de vin, je n'avais pas de suite entendu mon portable sonner à côté de moi, étant trop concentrée. Regardant qui m'appelait, mon cœur manqua un battement quand je reconnu le nom. Edward. Je m'empressais de répondre.

« Hey ! » répondis-je ne prenant même pas la peine de dissimuler la joie que je ressentais.

« Salut beauté ! je te dérange ? » Questionna t-il hésitant.

Comme si LUI pouvait me déranger !

« Non pas du tout, pourquoi ? » m'enquis-je curieuse tout de même de son appel tardif.

« Et bien, j'aimerai te montrer un endroit que j'adore et je me demandais si tu étais libre ? »

« Tout de suite ? » m'étonnais-je regardant ma tenue composée d'un petit short gris et d'un débardeur noir.

Je pouvais presque le sentir sourire. Il répondit amusé.

« Oui tout de suite » déclara t-il

Il m'avait donc donné une adresse où il était prévu que l'on se retrouve d'ici 45min, le temps que je me prépare. Ayant pris ma douche en début de soirée, je sautais donc cette étape et m'habillais d'un jean avec un petit pull noir, ainsi qu'une paire de botte et ma veste en cuire noire.

Je me retrouvais donc devant l'immeuble en question, attendant Edward qui arriva 5min plus tard. Il avait l'air surexcité, presque comme un enfant sur le point d'ouvrir ses cadeaux de noël. Remarquez, moi je veux bien être son cadeau de noël qui qu'il me déballe si c'est l'envie qu'il a… Il prit subitement ma main, m'emmenant d'un pas pressé vers le haut de l'immeuble, sur le toit.

Une fois passés la porte de celui-ci, j'eu le souffle coupé devant le spectacle affiché sous mes yeux. Il avait éparpillé des bougies blanches un peu partout, pour éclairer l'endroit, la lumière de la rue étant très faible, et avait installé au centre une couverture assez épaisse, avec de petits coussins. Il se dirigea vers un sac, d'où il sorti une bouteille de… jus d'orange ?

Il se rapprocha de moi alors, d'un pas hésitant, un peu penaud.

« Désolé j'ai organisé tout ça à la dernière minute et le jus d'orange c'est tout ce qu'il me restait dans mon frigo… je voulais faire un truc…bien…mais je ne suis pas vraiment doué pour tout ces trucs…romantiques… »

Je le regardais fixement, intensément, me disant que ce qu'il venait de faire pour moi était, parfait. Je ne voulais pas forcément de tout ce romantisme entre nous, ça n'était pas vraiment mon truc non plus. Mais tout ces efforts qu'il venait de faire…pour moi, c'en était presque bouleversant. Personne n'avait jamais fait ça pour moi. Et si lui avait voulu que cet instant soit parfait, moi je ne le voulais pas. C'était cette imperfection, cette maladresse que je voulais. Et puis c'était exactement lui.

Ne voulant pas le laisser se fustiger plus, et parce que j'en avais une envie folle aussi, je me jetais presque sur lui et l'embrassais. Si au début il ne réagit pas, probablement surpris par ma réaction, il se reprit néanmoins très vite et me rapprocha brutalement de don corps, ses lèvres se faisant plus pressantes, plus dures contre les miennes. Je gémissais de plaisir. Nos bouches se mouvaient avec passion et empressement quand je sentis sa langue, douce, chaude, quémander l'accès à la mienne ce que je m'empressais de lui accorder. Notre baiser était, fort, brutal mais c'était ce que je voulais. La tendresse n'avait pas sa place à ce moment, seulement le désir, un désir presque bestial. Mon cœur battait à toute vitesse. Il me fit reculer jusqu'à ce que mon dos heurte brusquement le mur du bâtiment derrière nous. Une de ses mains se perdit dans mes cheveux, amenant mon visage encore plus proche, soudant son front au mien. Son autre main, elle, descendit le long de mon corps, en caressant chaque courbe, jusqu'à arrivée sous ma cuisse qu'il ramena subitement sur sa hanche, collant mon corps au sien. Je pouvais sentir son érection contre mon ventre. Je manquais d'air, lui aussi mais aucun de nous ne voulait s'arrêter. Il descendit alors ses lèvres dans mon cou, ses dents le mordillant presque férocement avant de le sucer. Mon cœur battait tellement vite et tellement fort que je crus qu'il allait exploser. Mon désir de faisant plus puissant je me frottais sans aucune gène contre sa dureté nous gémir par la même occasion.

Edward rompit néanmoins notre étreinte, me faisant pousser un gémissement de frustration qui le fit sourire. Il colla son front au mien. Je me sentais si bien dans ses bras. Je savais que tout allait beaucoup trop vite mais je ne voulais pas y penser pour l'instant, pas ce soir.

« J'en déduis que ma petite surprise te plaît ? » souffla t-il en souriant, les yeux brillants de luxure.

Je lui souris en retour avant de me diriger, légèrement chancelante, vers le bord du toit. Il vint se poster derrière moi, son torse contre mon dos, m'enlaçant la taille. J'avais à cet instant le sentiment d'être là où je devais être, à ma place.

« Comment as-tu connu cet endroit ? » murmurais-je

Il se raidit une seconde avant de se détendre, mais ne dis rien. Je me tournais dans ses bras, étonnée de son changement d'attitude mais rien sur son visage ne laissait penser que quoi que soit clochait. J'avais probablement dus imaginer ça.

« Tu le sauras un jour…peut être… »

Fin flash Back

Les choses étaient si simples à ce moment là, rien n'était important, c'était le début, donc tout était léger.

Sans m'en rendre compte, j'étais revenue à l'appartement. En entrant je trouvais Rose en train de faire les cents pas dans la pièce marmonnant je ne sais quoi. Cela me fit sourire. J'avais remarqué qu'elle faisait toujours cela quand elle était nerveuse. Elle se tourna vers moi, et telle une tornade arriva en quatrième vitesse sur moi. Je titubais un peu face à l'impacte.

« Bella tu es revenue ! » soupira t-elle de soulagement avant de me frapper le bras.

« Aie Rose mais ça va pas tu m'as fait mal ! » gémis-je tout en me frottant le bras et le fusillant du regard. Regard qu'elle me retourna au centuple, me refrappant le bras.

« Tu m'as foutu une sacrée trouille espèce d'idiote ! » explosa t-elle. « Sam m'a appelé pour me dire ce qu'il s'était passé. Ca fait des heures que tu es partie du café et tu ne répondais pas sur ton portable ! J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose moi ! Putain jamais tu m'entends ? JAMAIS tu ne me refais ça c'est clair ? Ou c'est pas le bras que je te frappe… » finit-elle la voix chevrotante.

Mais quelle conne j'étais ! Je savais très bien que Sam allait la prévenir, j'aurais dus me douter qu'elle s'inquiéterait…

« Combien de temps je suis partie ? » hésitais-je embarassée.

« Plus de trois heures Bella ! » asséna t-elle durement.

Je fondis en larmes. Elle me prit alors dans ses bras tentant de me calmer et je lui racontais alors tout, ne pouvant plus garder cela pour moi bien longtemps. Je lui racontais, ma « discussion » si on pouvait appeler ça comme ça avec Edward, mais plus important, les raisons réelles de ma fuite.

Une fois fini, elle ne dis rien pendant de longues minutes, probablement choquée par mes révélations. Je ne disais rien non plus. Il n'y avait rien à dire, rien à ajouter de plus.

Ce que je n'avais en revanche pas prévu, c'était le comportement qu'elle avait adopté par la suite. Elle avait crée une distance entre nous, se montrant même parfois froide. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Elle avait sûrement besoin de digérer toutes les informations. Mais c'était quand même dur. C'était la seule personne qui désormais savait tout, à part la principale intéressée bien sûr et elle m'en voulait.

Les jours passèrent et Rose n'avait toujours pas desserré les dents, passant de moins en moins de temps à la maison. Les rares fois où elle était là, l'ambiance était lourde, pesante et étouffante. J'avais quant à moi repris mon boulot ce qui me permit le temps de quelques heures de faire le vide.

Je ne savais pas si Edward avait fini par parler à Alice, n'ayant aucunes nouvelles de lui, et ça m'inquiétais. Je ne savais pas si au fond je préférais qu'il soit au courant, histoire qu'il sache enfin qui étaient réellement les personnes qui l'entouraient, moi y compris, pour qu'il ne se fasse plus avoir ou si je préférais qu'il ne sache rien pour l'empêcher de souffrir de tout ça.

Nous étions mercredi et les clients avaient nombreux et chiants aujourd'hui. Malgré tout, je ne voulais rentrer chez moi pour subir cette ambiance pourrie. En fin de journée, après avoir fini mon service je partie pour rejoindre ma voiture et aperçue, à ma grande surprise, Rosalie appuyé dessus. Je marquais un temps d'arrêt avant de m'avancer prudemment vers elle. Elle me dévisagea longuement avant de soupirer et déclara déterminée.

« Tu vas aller le et les retrouver. Je crois qu'il est temps que cela cesse. Il hors de question que je laisse cette pouffe détruire la vie mon amie sans rien faire ! » Persiffla t-elle durement. Puis elle ajouta. « Et je viens avec toi… »

Alors ?

Oui je sais le petit flash back est un peu guimauve mais vu la tournure que prendra leur relation… Et puis il faut bien un peu de douceur dans ce monde de brutes…

A votre avis qu'a donc fait Alice de si terrible pour que Bella ai de telles réactions, au point de se mettre à dos (temporairement) Rosalie ?

J'attends vos suppositions…

N'oubliez pas de me laisser une petite trace de votre passage, et les nouvelles ou celles qui n'osent pas, n'hésitez pas, je vous répondrais…

GROS BISOUS !

odrey