Bonsoir les filles et peut être les mecs sait-on jamais ?

Je vous livre donc un nouveau chapitre de cette fic, tout beau, tout chaud…

Je voudrais remercier :

Lea1985 : Oh oui ce qu'a fait Alice est grave, quant à la réaction d'Edward… on ne peut que croiser les doigts. Merci pour ta review. Bisous.

nodame : Oui Rose va être un soutient précieux pour notre Bella. Pour la discussion entre bella et edward il faudra attendre et tu risque d'être surprise par la tournure ce celle-ci. Bisous et merci pour ta review.

indosyl : je ne vais pas te dire si tu as raison ou tord mais tes réflexions vont dans le bon sens… bisous et merci.

Je remercie aussi tout ceux qui m'ont mis en alerte ainsi qu'AprilxD pour son soutient précieux !

J'espère que vous serez plus nombreuses sur celui-ci…

Sur ce, je vous laisse avec ce chapitre et vous retrouve en bas…

Chapitre 6

BPOV

J'ai souvent entendu ma mère me dire que les fautes avouées étaient à moitié pardonnées. Ce n'était pas mon cas. Surement parce que l'ampleur des fautes en questions était trop grande dans mon cas.

Depuis que j'avais fait mes révélations à Rosalie, mes nuits n'étaient peuplées que de cauchemars, des images de cette nuit là affluents en continues. Nous avions longuement parlé toutes les deux de ce qui s'était passé et bien qu'elle s'évertuait à me dire que rien n'était ma faute, je n'étais en aucun cas d'accord. Ce qu'elle me reprochait en vérité c'était les choix que j'ai pu faire par la suite. L'horreur de ces évènements me revenait sans cesse en tête ce qui ne faisait qu'amplifier ma haine envers Alice et je me surprenais même à rêver de vengeance. Mais ce n'était certainement pas la solution pour apaiser mon esprit, si tant est qu'il le soit un jour. Non il fallait que je fasse face, que j'affronte mes erreurs mais surtout les assume devant Edward et les autres. Mais plus que tout, Alice devait également assumer les siennes devant Edward et considérant leur importance, la tâche allait se révéler ardue. D'où la présence de Rose à mes côtes.

J'étais couchée dans mon lit, les yeux grands ouverts fixant le plafond. Le sommeil tentait de m'emporter avec lui mais je le repoussais de peur de retomber dans mon enfer. Rose et moi avions bouclé nos valises dans l'après midi et le départ était prévu pour le lendemain matin dans la matinée. Cela faisant maintenant une semaine que nous préparions ce voyage. C'était le temps qu'il nous avait fallu pour prendre des congés suffisamment longs pour partir, ignorant pour combien de temps nous en aurions là bas. Nos affaires mises en ordre, j'avais appelé Angela, mon amie d'enfance afin de savoir si avec Ben ils accepteraient de nous héberger un certain temps, n'ayant aucune envie de le demander à qui que se soit d'autre. J'avais bien mon père qui vivait là bas mais j'avais honte et peur de l'affronter maintenant sachant la manière dont j'étais partie brusquement.

Mes réflexions, bien que très intenses avaient eu raison de moi et je m'étais finalement endormie pour me retrouver dans mon cauchemar. Toujours le même…

Je me trouvais en voiture avec Alice, nos paroles n'était que des murmures pour moi, je n'identifiais rien. Nous avions l'air de nous disputer et le regard que la jeune femme portait sur mon me glaçait le sang. Je voyais son pied, appuyer encore et toujours plus fort sur l'accélérateur pendant que je m'évertuais à lui crier dessus. Je n'arrivais pas à entendre ce que je lui disais mais j'avais peur. Très peur. Jamais Alice ne m'était apparue sous ce jour là. Et là tout se brouilla devant moi, je pu distinguer que des phares puissants, des cris, une voiture puis le choc. La douleur intense, prenante…l'envie de mourir tant c'était fort. Puis vient alors le goût du sang, puis enfin la sensation de perte, de vide…

Je me réveillais alors en hurlant, complètement en sueur et en pleurs. Rosalie déboula en catastrophe dans ma chambre et se précipita sur moi pour me prendre dans ses bras. Je ne pouvais pas m'arrêter de sangloter, mon corps tremblait tellement que mes dents s'entrechoquaient. Chaque nuit les images étaient plus horribles que la nuit précédente. Je n'en pouvais plus. J'étais à bout de nerfs et mon cœur battait si vite dans ma poitrine que je cru un instant qu'il allait en sortir. J'avais mal, si mal et ce qui me faisait le plus souffrir c'est que j'avais tout perdu ce jour là…à cause d'elle.

Je savais que pour me sortir de ça il fallait que j'en parle à la personne concernée, mais j'avais si peur. Si peur qu'il ne me pardonne pas, que je ne lui inspire que du dégoût.

Rose n'avait rien dit, elle savait que rien de ce qu'elle pourrait me dire ne me fairait aller mieux. Alors elle se contenta de me tenir dans ses bras toute la nuit, tentant d'apaiser des maux qui ne disparaîtraient probablement jamais.

Le lendemain je me réveillais seule dans ma chambre, la tête prise dans un étau. Je me dirigeais vers la salle de bain et me postais devant le miroir, prenant appui sur le lavabo. J'avais vraiment une tête de déterrée. Mes cheveux ressemblaient à un nid de corneilles, j'avais le teint encore plus pâle qu'à l'ordinaire, et des cernes de la taille de mes pouces sous les yeux. Soupirant un grand coup, je pris une longue, très longue douche, histoire d'effacer cette affreuse nuit, et me préparer à affronter cette journée on ne peut plus capitale pour mon avenir. La première journée où je prenais enfin les choses en mains, où je m'apprêtais à faire face à mon passé et à mon amour. Je savais qu'il y avait de fortes chances pour qu'il ne me pardonne pas, mais je décidais qu'il avait le droit de connaître la vérité.

Je revêtis après ma douche une jolie robe blanche, cadeau de Rose, mes ballerines de la même couleur et le collier que m'avait offert Edward il ya un an pour notre anniversaire. Je finis avec une touche de maquillage pour camoufler ma fatigue et me donner meilleure mine.

Arrivée dans la cuisine, je vis Rosalie en train de préparer du café et des pancakes pour le petit déjeuner. Elle se tourna vers moi et me sourit.

« Bonjours mon rayon de soleil ! Comment vas-tu ce matin ? » S'enquit-elle soucieuse.

Je soupirais puis vins m'assoir sur un des tabourets devant le bar de la cuisine.

« Et mis à part que j'ai l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur ça peut aller… » lui répondis-je avec un petit sourire.

« Tiens ». Elle déposa des pancakes dans une assiette, puis me servit une tasse de café fumante ainsi qu'un verre de jus d'orange. « Ca va te redonner des forces pour cette journée ».

Elle me dévisagea tandis que je pris une gorgée de mon café puis s'appuya sur ses coudes en se penchant vers moi.

« Tu sais que je suis là pour toi n'est-ce pas ? Tu ne seras pas seule là bas okay ? »

Je lui souris cette fois franchement et descendis de mon tabouret pour venir la prendre dans mes bras.

« Je sais, et je te remercie pour ça. Merci d'être là pour moi et surtout merci de ne pas me rejeter » Soufflais-je.

« Mais enfin pourquoi te rejetterais-je ? Je ne suis peut être pas d'accord avec certains choix que tu as fait mais à l'origine ce n'est certainement pas toi la fautive, c'est elle et il est temps que cela se sache » déclara t-elle déterminée.

Une fois notre petit déjeuné terminé, et nos valises installées dans le coffre, nous nous mîmes en route. Le voyage se déroula plus vite que je ne l'aurais cru et deux et demies plus tard, nous arrivions devant la maison d'Angela. Je souris en la regardant. Ma meilleure amie avait toujours rêvé de posséder une maison pareille. Elle n'avait passé son enfance, son adolescence et son début de vie d'adulte que dans de petits endroits, généralement des appartements. Ses parents ne possédaient que peu de moyens pour leur offrir à elle et à ses frères plus de confort.

Mais elle avait rencontré Ben il ya six ans, pratiquement à la même période où moi j'avais connu Edward et là tout c'était accéléré. Ca avait été le coup de foudre et ils étaient rapidement passés à la vitesse supérieure. Trois ans plus tard elle avait eu son diplôme, puis avait trouvé une ici en tant que critique littéraire et peu à peu ils avaient pu économiser assez d'argent pour s'offrir un an et demi plus tard cette superbe maison.

Nous ayant entendu arriver, Angela descendit rapidement les marches de son perron pour courir me serrer dans ses bras.

« Mon dieu ma Bella ! » pleura t-elle doucement. « Je m'inquiétais tellement pour toi. Pourquoi ? Pourquoi tu t'es enfui comme ça ? J'étais venue te voir à l'hôpital et…et… tu étais partie… » renifla t-elle.

Mon cœur se serra. J'avais fais souffrir tant de monde. Tant de personnes qui s'inquiétaient pour moi et que j'avais lâchement abandonnées. Mais c'était fini désormais. J'étais là pour réparer mes erreurs de mieux possible.

« Je suis tellement désolée, je sais que j'ai eu tord mais je n'avais pas le choix à ce moment là » murmurais-je penaude.

Elle me relâcha quelque peu, et me dévisagea avec ses yeux embués de larmes.

« Après je suis allé chez Edward » continua t-elle « Et je l'ai trouvé dans un état lamentable, il m'a dit que tu étais partie comme ça, en lui laissant juste un je suis désolée sur un bout de papier » termina t-elle tentant de contrôler les trémolos de sa voix.

Je baissais la tête en mordant la lèvre, retenant les larmes qui menaçaient de s'échapper de mes yeux. J'avais assez pleuré comme ça. Il était temps que je me reprenne. J'essayais de chercher un moyen de trouver un sujet de conversation plus gai et Rose intervint au bon moment. Elle arriva à côté de nous.

« Oh ! Angela je te présente Rosalie, une amie formidable qui m'a aidé plus qu'elle ne le croit d'ailleurs à m'en sortir… Rose, voici Angela, ma meilleure amie » fis-je les présentations.

Elles se sourirent d'un air entendu, semblant communiquer la même chose par leur regard, ce que ne compris pas puis ma meilleure amie nous conduisit à l'intérieur. Elle nous fit entrer dans un salon tout ce qu'il ya de plus chaleureux. Les tons de la pièce étaient dans les chocolats et beige, le mobilier alternant le moderne et l'ancien. Au centre de la pièce il y avait un immense canapé d'angle tout ce qui avait l'air de plus confortable. Elle nous conduisit ensuite à l'étage qui comportait en tout et pour tout quatre grande chambre dont trois avec une salle de bain attenante. Chaque chambre avait un thème et la mienne était dans un style un ancien, je dirais proche du baroque, c'était magnifique, fabuleux. Quoi de mieux pour se sentir bien et débuter une nouvelle vie ?

Une heure plus tard nous nous trouvions toutes les trois dans le salon en train de manger chinois et de parler de choses et d'autres, que des sujets légers.

« Et Ben que fait-il maintenant ? » demandais-je à mon amie en avalant une gorgée de mon verre de vin.

« Oh il bosse à l'hôpital maintenant. Il est neurochirurgien » me répondit-elle arborant un sourire fier. Je lui rendis son sourire, contente qu'elle au moins ai réussit sa vie.

Posant sa fourchette dans son assiette elle me regarda sérieusement.

« Bon maintenant concrètement qu'est-ce que tu compte faire au juste ? » Je ne lui avais pas encore expliqué toute la situation. Elle en était restée à mon accident et ma fuite. Je savais que le moment de lui raconter la suite et le rôle d'Alice allait arriver mais j'avais peur. J'étais effrayée car je savais que toutes les deux s'entendaient très bien, et elle m'avait raconté que depuis mon départ elles se voyaient fréquemment. Apparemment Alice jouait à la perfection la fille inquiète et éplorée pour moi et pour son frère, regrettant de tout son petit cœur que tout cela nous ai séparés. Foutaises ! Menteuse ! Elle méritait bien un oscar pour faire croire ça à tout le monde celle là ! Rose à côté de moi avait bouillonné de rage aux paroles de mon amie. J'avais bien vu qu'elle se retenait de tout balancer mais un regard de ma part avait suffit à la dissuader. Regard qu'elle m'avait rendu m'avertissant par là même que j'avais intérêt à tout lui dire et vite.

J'allais le faire bien sûr mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je voulais profiter des retrouvailles avec ma meilleure amie.

Revenant à nos moutons après un coup de coude de Rosalie pour me faire revenir je répondis à la question d'Angela en restant vague.

« Réparer mes fautes ! » affirmais-je d'une voix posée n'appelant néanmoins pas à poursuivre la conversation.

Ooooooooooooooooooo

Nous avions passé le reste de le journée dans son jardin, allongées sur ses chaises longues à rire des anecdotes que mon amie nous racontait sur les récents évènements passés dans le coin.

J'appris donc que Mike Newton, dragueur invétéré bossait désormais comme serveur dans le club Seth et Leah Clearwater, des frères et sœurs qui avaient monté cette boîte ensemble il y deux ans et qui était devenue la boîte la plus côtée des environs. Pour y être allée de nombreuses fois, je pouvais dire qu'ils avaient bien réussis leur affaire. Mike s'était donc tapé la moitié des serveuses et clientes du club, jetant finalement son dévolu sur Jessica, une nouvelle dans le coin. Elle aussi bossait là bas et moins que l'on puisse dire c'est que la pauvre n'avait vraiment pas de chances. L'enfoiré qui lui servait de mec la trompait tellement que des cornes de dix kilomètres devaient être implantées sur la tête de Jessica.

Angela me prévint de faire attention à lui car quand il saurait que j'étais de retour et que j'étais seule il ferait son gros lourd pour mon foutre dans son pieu. Mais il pouvait toujours essayer. J'avais jamais répondu à ses avances et c'est certainement pas maintenant que ça arriverait.

La soirée se passa aussi dans une ambiance légère et décontractée, si bien que j'en oubliais la raison de ma venue. Ca me faisait tellement de retrouver ma meilleure amie. Et elle et Rose s'entendaient vraiment à merveille ce qui m'enchanta au plus au point. Ben ne se joignit pas à nous, faisant des heures supplémentaires à l'hôpital.

C'est donc sur cette bonne note que je montais me coucher vers les 22h, la tête pleine d'un optimisme qui me surprit.

Cette nuit là je ne fis pas de cauchemars. Je dormis donc jusque tard dans la matinée. Me levant, un peu paresseusement je dois dire, je descendis à la cuisine et u trouvais mot de mes amies m'indiquant qu'elles étaient parties faire un tour des environs pour montrer le coin à Rose. Elles n'avaient pas voulu me réveiller, surtout Rosalie, sachant que ce devait être la première sans cauchemars depuis une semaine.

Je me fis donc couler un café bien fumant et m'assis au comptoir pour lire les nouvelles sur le journal local. Mon cœur manqua un battement. Il y avait de nouveau un article sur Edward avec une faute. Cette dernière le montrait fou furieux, encore à la sortie d'un bar, semblant s'énerver sur quelqu'un mais on ne voyait pas la personne en question. Je lu donc l'article.

Encore un mauvais moment à passer pour notre pianiste préféré, Edward Cullen qui a été filmé par un passant à la sortie d'un bar en train d'agresser physiquement et verbalement un jeune homme blond aux yeux plus, de toute apparence à peine plus vieux que lui.

Il semblerait que la descente aux Enfers continue pour le jeune homme qui de toute évidence n'a toujours pas digéré sa rupture d'avec sa belle. On en sait un peu plus sur cette dernière grâce à une source anonyme. La jeune femme s'appellerait Isabella Swan et aurait quitté son petit ami peu de temps après sa sortie d'hôpital. En effet, la jeune femme a été victime d'un affreux accident dont les causes et les conséquences restent à ce jour inconnu.

Furieuse, je jetais rageusement le journal à la poubelle. Je n'avais pas besoin de photo ou d'avantage de détails pour connaître l'identité de l'homme qu'Edward avait agressé. C'était Jasper. Et il ne fallait pas être devin pour deviner la cause de leur dispute. Alice. Cette garce foutait le bordel partout où elle passait, montant même les meilleurs amis l'un contre l'autre. Elle m'écœurait !

Ne voulant surtout pas la laisser une fois de plus gâcher ma journée, je soufflais profondément plusieurs fois puis me décidais à aller prendre une bonne douche pour me remettre les idées en place. J'avais décidé aujourd'hui d'aller affronter mon père. J'avais besoin de lui pour me soutenir dans ce « combat » et cela mais aussi pour lui, je lui devais la vérité. Je l'avais assez déçu comme ça.

Je m'habillais d'un short noir, la chaleur étant bien présente aujourd'hui, avec un tee-shirt légèrement ample au niveau des épaules blanc et d'un large collier de perles noires. Pas de maquillage aujourd'hui, j'avais bonne mine mais surtout la flegme.

J'entendis un bruit au rez de chaussé. Légèrement angoissée, je descendis lentement les marches allant voir de quoi il s'agissait. Il y avait une personne debout dans le salon, et quand je la reconnue, tout mon corps se figea. La rage monta en moi progressivement, prenant possession de tout mon être. Mes membres tremblaient de fureur.

« Alice » crachais-je.

Et voilà mes chères lectrices…

Alors qu'en avez-vous pensé ? D'après vous que vas t-il se passer ?

Review review les filles

Je vous embrasse fort !

Odrey.