Coucou à vous toutes et tous !
Je suis désolée je n'ai eu le temps de répondre à vos review mais promis pour le prochain je réponds à tout le monde, et en prime j'offre un teaser à ce que ça intéresse…
Je remercie behindbrowneyes94, Lea1985, indosyl, et tout ceux qui ont mis ma fic en alerte ou en favoris….
Je vous laisse avec le chapitre 5
Chapitre 5
Alice ne m'avait pas encore remarquée. Les mots que je voulais prononcer se coinçaient dans ma gorge tant ils étaient nombreux et puissants. Si puissants que je n'étais pas sûre de pouvoir dominer cette rage qui m'animait.
Fermant les yeux, j'essayais de me contrôler, d'essayer de ne pas foirer tout ce que Rose et moi avions parlé les jours précédents. Je ne devais surtout pas perdre mon calme, cela lui ferait beaucoup trop plaisir.
« Alice » l'appelais-je un peu plus fort, du venin dans ma voix. Elle se retourna, et écarquilla les yeux, probablement surprise de me voir. Puis son visage se rembrunit. Elle savait pourquoi j'étais là, et ça lui faisait peur. Peur car elle savait que je me souvenais de tout. Les mots prononcés avant l'accident, ceux chuchotés pendant que j'étais dans le coma. C'était peut être d'ailleurs ceux là dont elle avait le plus peur. Elle savait que si on venait à le savoir, c'en était fini d'elle…elle perdrait tout.
« Qu'est-ce que tu fou là toi ? » persiffla t-elle. « Je croyais avoir été clair le mois dernier pourtant ! Ca t'amuse tant que ça de faire souffrir les gens ? Ca te manque ? Ou alors non attends je sais…tu veux qu'Edward apprenne que tu es une belle garce et que tu as porté le coup de grâce à… »
« La ferme ! » la coupais-je abruptement. Un petit rire mauvais s'échappa de mes lèvres. « Tu ne manques pas de culot quand même. Tu me dis que je suis une garce ? Que je fais du mal aux gens que j'aime ? Mais quand bien même toutes les fautes que j'ai pu commettre, n'oublies pas d'où elles viennent ? » Susurrais-je, de l'acide dégoulinant de ma voix.
Elle se raidit, son corps se contractant tellement que je crus un instant que les veines apparentes allaient exploser. Ses yeux devinrent noirs de haine, probablement à l'instar des miens. Puis elle se mit à rire frénétiquement l'air de ne plus pouvoir s'arrêter.
« Mais ma pauvre fille » contra t-elle sarcastique. « Tu peux bien raconter ce que tu veux, personne ne te croira… tu penses sincèrement qu'ils vont accorder un quelconque crédit à ce que tu pourrais bien dire ? Toi qui t'es enfuis si lâchement… »
« C'EST A CAUSE DE TOI QUE JE ME SUIS ENFUIE ! TOI QUI M'AS OBLIGE ! » Hurlais-je de fureur. Elle venait de mettre le doigt là où ça fait mal. C'était ma plus grande crainte. D'autant plus que seule moi savais qui était vraiment Alice.
Je n'en revenais toujours pas de ce qu'elle était prête à faire uniquement pas jalousie malsaine. Ce devait être elle le seul centre d'attention, et à cause de son égoïsme, de sa folie furieuse, j'avais tout perdu. Je savais que je ne devais pas lui faire le plaisir de m'énerver, mais qu'elle appuie là où ça faisait mal m'avait fait perdre mes moyens. Les commençaient à affluer et je faisais tout pour les retenir, me mordant furieusement la lèvre. Il ne fallait surtout pas que je lui fasse ce plaisir. Pourtant je ne pu m'empêcher d'ajouter…
« C'est à cause de toi que j'ai perdu deux personnes que j'aime, dont l'une définitivement » murmurais-je d'une voix si glaciale que je m'effrayais moi-même.
Elle me dévisagea, impassible, figée, imperturbable. Elle savait qu'elle avait gagné sur ce coup là, et moi j'avais envie de vomir toute cette honte et cette rage qui m'envahissait. Elle s'avança lentement vers moi et ses derniers mots claquèrent tel un fouet mon cœur meurtri.
« L'une de ces personnes ne te méritait pas…ou plutôt non, TU ne la méritais pas ! »
Elle commença à s'en aller quand je l'interpellais, les mots sortant tous seuls de ma bouche.
« Tu sais qu'Edward est venu me voir ? Il a comprit que tu avais quelque chose à voir avec ma fuite » lâchais-je
Elle grimaça, pâlissant à vu d'œil. Bien sûr qu'elle le savait. Edward était parti précipitamment du Starbucks avec l'intention d'aller voir Alice pour lui demander des comptes. Et voyant son visage, il avait déjà dut probablement aller la voir.
« Oui je sais » asséna t-elle durement. Cette fois c'était moi qui venais de toucher un point sensible. J'eu un petit sourire qui se transforma vite en grimace lorsqu'elle me regarda, un rictus mauvais et trop fier collé au visage. « Mais rassures toi tout va bien j'ai réussi à rétablir la 'vérité' »
« C'est pour ça qu'il a eu des mots avec Jasper ? » ripostais-je
« Oh tu sais ce que c'est…entre amis » répliqua t-elle, sa main balayant l'air d'air négligé. Mais cette apparente indifférence ne me trompa pas quand je remarquais qu'elle s'était légèrement raidie à mes mots.
« Bien sûr » murmurais-je méfiante.
Nous continuâmes à nous dévisager quelques minutes jusqu'à ce qu'elle se reprenne et se détourne vers la porte.
« Bon sur ce, c'est pas que je m'ennuie mais j'ai autre chose à faire que parler avec toi » Elle s'interrompit, me lançant un regard d'avertissement. « Tu ferais mieux de repartir d'où tu viens…si tu ne veux pas que je t'enfonce d'avantage, ce serait si facile pour moi… »
Mais je l'interrompis à nouveau quand elle fit mine de partir…
« Pourquoi Alice ? Pourquoi tu nous a fait ça ? » ma voix tremblait, je n'arrivais plus à maîtriser quoi que ce soit.
Elle ne se retourna pas mais se figea.
« Parce que…tu as pris ma place… »
Je restais ébahie devant ses propos. Je savais qu'elle était jalouse mais là… ça frisait la folie.
« Tu es complètement folle…tu as ruiné la vie de deux personnes, détruit celle d'une troisième, détruis une famille…mais vas te faire soignée… » Je la fixais dégoûtée.
J'avais envie tellement le cœur au bord des lèvres que maintenant je n'avais qu'une hâte, celle qu'elle foute le camp pour que je puisse aller vomir tellement j'étais écœurée…
Elle ne dit rien, puis passa la porte disparaissant de ma vue.
« JE DIRAIS BONJOURS A EDWARD DE TA PART » Hurlais-je dans le vide, espérant de tout cœur l'avoir atteinte.
OooooooooooooooooO
Une heure plus tard, j'étais sur mon lit, immobile, les yeux dans le vide. Les mots d'Alice tournaient en boucle dans ma tête. Je me demandais comment j'avais pu passer à côté de ça…
Je me rappelle encore du jour où Edward m'a raconté son enfance. Il avait été adopté par les Cullen à l'âge de 14ans. D'après ce qu'il m'avait dit, Alice avait été si contente d'avoir un frère, quelqu'un sur qui compter, qui pourrait la protéger, l'envelopper d'amour. C'était devenu des frères et sœurs fusionnels, faisant tout ensemble, se racontant tout, indissociables.
Puis j'étais arrivée. Et Edward avait continué à faire toutes ces choses. Mais avec moi. Sauf que c'était plus fort, plus puissant que n'importe quel lien qu'il puisse avoir avec qui que se soit. On était devenu, UN. Bien sûr, avec Alice ils étaient toujours très proches, mais c'était différent. Une distance non volontaire s'était installée entre eux. Avec les autres aussi. Nous étions toujours près d'eux, riant avec eux, mais une bulle s'était développée autour de nous, si résistante que personne ne pouvait y entrer.
La porte d'entrée claqua, me sortant de mes réflexions.
« BELLAAA » m'appela Rosalie.
« J'ARRIVE ! » lui répondis-je passivement.
Je m'extirpais du lit au ralenti et me dirigeais vers les filles au salon. Elles étaient toutes les deux en tain de rire à je ne sais quoi et la seule chose qui me vint à l'esprit à ce moment là c'est que les deux filles auxquelles je tenais le plus s'entendaient à merveille et j'étais plus que ravie.
« Et bien, qu'est-ce qui vous fait autant rire toutes les deux ? » les questionnais-je en me rapprochant, le sourire aux lèvres.
« On a vu Mike, c'est dommage t'as quelque chose… » Lâcha Angela entre deux rires.
« Vous m'expliquez ? » Je ne pouvais pas m'empêcher de rire en les voyants pliés comme ça.
« Et bien en gros, pour te résumer la situation, le pseudo don juan de service s'est mangé un vent magistral de la part de Rose suivit d'un bon coup de pied dans ses parties… »
Je me tournais vers Rose sous le choc…
« Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait encore celui là ? »
« Un plan de drague pourri avec les clichés et tout, du genre…qu'est-ce qu'une fille aussi canon que toi vient faire dans les parages et blablabla…tu vois le genre » soupira t-elle en levant les yeux au ciel.
Ca c'est sûr qu'il n'avait pas choisit le bon poisson ce crétin…
Elles me firent un résumé complet de la scène et j'explosais de rire moi aussi rien qu'à imaginer cet abruti en train de pleurer comme un bébé. Il l'avait bien cherché cela dit, ça devait arriver un jour ou l'autre.
Nous avions décidé ensuite d'aller déjeuner au restau le midi près de l'hôpital pour que Ben puisse se joindre à nous. Rosalie avait bien remarquée que quelque chose me perturbait mais je lui avais fait comprendre que je lui en parlerai plus tard.
Nous attendions donc Ben devant le restau. J'étais vraiment impatiente de le revoir. C'était, au même titre qu'Angie un véritable ami, il a toujours été là pour moi.
« Tiens une revenante ! » rigola t-il en venant me prendre dans ses bras une foi arrivé près de nous.
« Et oui Cheney, revenue pour te pourrir la vie, je suis sûre que ça t'as manqué de ne plus avoir quelqu'un à ta hauteur…. » Souriais-je malicieusement.
« Mon dieu tu peux pas savoir » soupira t-il. Puis il me prit dans ses bras en m'embrassant le front.
« Tu m'as manqué bébé Swan » souffla t-il
« Hey je pleure plus autant… » Grognais-je. Il haussa un sourcil.
« Enfin presque… »
Les deux jours qui suivirent avaient été relativement calmes. Rose ne m'avait pas reparlé de mon attitude quand elles étaient rentrées de leur balade et moi je m'étais tue. J'avais passé ces deux derniers jours à m'amuser avec mes amies mais surtout à mettre de l'ordre dans mes idées afin d'être prête pour la première étape de mon séjour ici…
Les Cullen.
Alors ?
Qu'en avez-vous pensé ? J'attends le verdict… perso je ne suis pas trop satisfaite mais bon… j'ai essayé de faire au mieux.
Que pensez vous qu'il va se passer chez les Cullen ? Et le comportement d'Alice ? des théories sur ce qu'il s'est passé ?
Retour d'Edward dans le prochain…
Je vous embrasse
Odrey
