Coucou les filles !

Tout d'abord je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2012, que tout ce que vous entreprenez et espérez se réalise !

Et oui vous ne rêvez pas je reviens bien avec un nouveau chapitre de cette fiction…

Je tiens à tous vous remercier pour votre soutient et vos reviews qui m'ont beaucoup touchées et j'espère que vous allez l'aimer…

Je vous souhaite une bonne lecture et vous retrouve en bas…


Chapitre 8

La vitesse. Cette vitesse hallucinante dans laquelle je me retrouvais emprisonnée contre mon gré. Les cris de celle que je prenais pour mon amie m'atteignaient à peine tant la peur que je ressentais en cet instant faisait battre mon cœur à un rythme assourdissant. Mon sang bouillonnait, l'adrénaline s'y insinuant à une vitesse effarante.

Par réflexe, je posais mes mains sur mon petit ventre dans un vain espoir d'empêcher l'inévitable.

On dit souvent qu'une personne sur le point de mourir voyait sa vie défilée devant ses yeux mais dans mon cas tout ce qui m'apparaissait c'était le visage de mon amour. Chaque parcelle de sa perfection s'imprimait dans mon cœur. Aucun de nos moments heureux ou malheureux ne me vint à l'esprit. Je voyais au contraire sous mes paupières closes une ébauche de ce que pourrait être ou aurait pu être notre avenir tout les trois.

Je m'accrochais à cette image de toutes mes forces, étreignant avec plus de force mon ventre, espérant souffrir le moins possible, espérant que son visage seul suffirait à anesthésier toutes trace de douleur...

Mais rien ne se passa comme je le souhaitais. Je sentis l'impact jusqu'au plus profond de moi même et si je ne sentis pas immédiatement la douleur due au puissant choc, la déchirure insoutenable au plus profond de mon ventre m'arracha un cri d'agonie. Je venais de perdre une partie importante et vitale de moi même.

Je ressentais sur mon petit corps tout le poids de la carcasse désormais désossée du véhicule mais c'était comme si tout cela ne me touchait pas. Seule la sensation brutale du vide en moi m'étouffait, me faisait mal au point que mes cris me coupaient le souffle.

Ma petite image de bonheur à laquelle j'avais tenté tant bien que mal de me raccrocher venait de partir en fumée. Ma faible tentative de protection envers cette encore toute petite partie de moi n'avait pas suffit. J'avais échouée...

" BELLA"

Le noir commençait à m'entourer, engourdissant mon corps de plus en plus. Mes paupières se faisaient de plus en plus lourdes, je n'avais plus conscience du reste de mon corps, comme s'il n'existait plus. Le vide, les limbes m'appelaient désespérément, m'attirant à eux en une irrésistible invitation.

Je voulais revoir le visage de mon ange, m'accrocher à lui, mais les forces me manquaient et l'obscurité tentait de m'emmener à force de promesses d'apaisement.

" BELLA"

J'eu l'impression soudaine que quelque chose faisait tout pour me ramener à la surface mais la vérité était que je ne voulais pas remonter. Je voulais m'endormir et ne plus ressentir, ne plus souffrir, mais une force inconnue secouait mon corps tout entier, le réveillait petit à petit, faisant rebattre mon cœur plus vite et plus fort que la normale et la lumière du jours m'apparut soudainement... forte et aveuglante.

J'hurlais...

" BELLA"

Ouvrant brusquement les yeux, je me sentis perdue et désorientée, ne sachant plus où j'étais. Regardant autour de moi en paniquant, je remarquais Rosalie, à genoux près de moi sur le lit, les mains sur mes épaules, des larmes roulant sur ses joues.

" Rosalie" murmurais-je le voix rauque. J'avais l'impression d'avoir la gorge complètement desséchée et irritée, presque brûlée.

Brusquement et si vite que je ne le vis pas venir, je me retrouvais dans les bras de mon amie qui m'étreignit si fort que j'eu le souffle coupé. Des images de mon cauchemar apparurent telles des flashs devant mes yeux et je me mis à pleurer, fort, très fort ne parvenant plus à m'arrêter.

La douleur de cette perte cauchemardesque et brutale n'avait jamais désertée mon cœur. Ce soir là... le soir où je devais annoncer la merveilleuse et inattendue nouvelle à mon amour, j'avais perdu ce précieux cadeau.

Alice l'avait tué en toute connaissance de cause et j'y avais participé. C'était autant ma faute que le sienne. Si seulement j'avais pour une fois dans ma vie fermé ma gueule... La culpabilité m'étouffant à nouveau, je laissais échapper de lourds sanglots dans le cou de ma meilleure amie.

" Chuuuuuuuuuuuuuut. Calme toi ma belle" fredonna t-elle en caressant d'une main mon dos, et de l'autre mes cheveux sans s'arrêter.

Mes cauchemars, s'ils s'espaçaient petit à petit dans le temps, ils devenaient néanmoins de plus en plus clairs. Je revivaient chaque fois un peu plus les évènements mortels et décisifs de cette nuit là.

Un bruit sourd provenant du couloir me tira du cou de mon amie et je vis accourir Angela et Ben complètement affolés dans la chambre.

" Oh mon dieu ma chérie on a eu si peur" sanglota Angie en tentant de stopper les tremblements de ses mains.

" Je suis désolée de vous avoir inquiété" pleurais-je de plus belle.

" Tu hurlais tellement fort et... et... on ... arrivait pas à te réveiller! Tu ... tu te réveillais pas bella malgré tout ce qu'on pouvait faire..."

Ben s'approcha lentement de moi comme s'il craignait qu'en faisant un geste trop brusque je recommencerai à paniquer. Je tentais un petit sourire à travers mes larmes toujours bien présentes pour le rassurer et il prit place à côté de moi. Il me prit le poignet et vérifia mon pou qui devait probablement atteindre des sommets, puis me dévisagea quelques instants, sondant mes yeux, fouillant mon âme à la recherche du moindre indice qui aurait pu expliquer mon état. Il sortit ensuite une petite seringue de sa mallette et reprit ma main dans la chaleur apaisante de la sienne dès qu'il vit mon état imminent de panique à la vue de l'aiguille.

" Ca va te permettre de te détendre et dormir tranquillement bella" me rassura t-il d'une voix douce.

Mais je ne l'entendais pas de cette oreille et secouais énergiquement la tête affolée.

" Non je t'en pris! je ne veux pas dormir... je veux plus repartir là bas! Pitié je t'en pris... pitié pitié" sanglotais-je en m'accrochant à ses avants bras de toutes mes maigres forces alors que mes amies essayaient tant bien que mal de me prendre dans leurs bras.

"Bella" commença t-il.

" NON NON tu comprends pas! c'est trop dur... ça fait trop mal! je veux plus y retourner, je veux pas! je t'en pris..." criais-je de désespoir en m'agitant dans tout les sens, sortant ma peine de manière incohérente.

C'était trop dur de vivre ça. Il ne pouvait pas me forcer à replonger dans ces ténèbres. Ne comprenaient-ils pas tout les trois que chaque fois que j'y retournais je revivais la même horreur? Chaque fois je ressentais la même sensation de perte? Chaque fois j'assistais impuissante à la perte de cette partie si importante de mon être? Et à chacun de mes réveils la culpabilité et la douleur revenaient en force s'insinuer dans mes veines...

J'avais tant besoin d'Edward, de ses bras, de son odeur, de sa force, mais la peur, mon mal insoutenable et ma culpabilité l'avaient éloignés de moi.

Je parvins à me libérer de l'étreinte de mes amies et me recroquevillais sur moi même, mes bras autour de mes genoux, me balançant d'avant en arrière. C'était toujours la même chose après ces cauchemars, je ne voulais plus faire face à rien. Seule l'image de mon amour, cette même image à laquelle j'avais tenté de me raccrocher quand je croyais que j'allais mourir, me maintenait à la surface.

" Ben" gémis Angela qui n'osait plus m'approcher. " Bon dieu mais qu'est-ce qui se passe?" regarda t-elle Rosalie complètement perdue.

" Elle ne t'as pas tout raconté à propos de l'accident" chuchota mon amie en s'agenouillant devant moi pour capturer doucement mes mains.

" Edward" gémis-je d'une toute petite voix. J'entendais et voyais ce qui se passait autour de moi mais c'était comme si j'étais extérieur à tout ça, dans un monde différent. Tout ce que je voulais c'était Edward. Mais c'était impossible.

" Oh ma puce"

" Je veux Edward" continuais-je sans faire attention à elle.

"Il faut que je l'appelle?"Entendis-je Angela la voix rauque.

" Non. Il faut d'abord qu' 'elle se calme" trancha Ben d'une voix décidée.

Puis sans que je le vis venir, je sentis un pincement dans mon épaule droite. Je me tournais vers lui, le suppliant du regard et il me renvoya un sourire rassurant et chaleureux, m'assurant silencieusement que je n'avais rien à craindre. Rosalie me prit dans ses bras et me berça tout doucement.

" Tout ira bien tu verras. On fera tout pour que tu le retrouve c'est promis" me chuchota t-elle tandis que mon esprit se déconnectait et sombrait dans un sommeil sans rêves.

Et avant de me laisser complètement emporter, j'eu tout de même le temps d'entendre Rosalie, ou peut être bien Angie je ne savais plus, les voix commençaient à se confondre.

" Appelle-le..."

POV Edward

Mes doigts se stoppèrent sur le clavier, puis mes poings s'abattirent avec force sur ces touches autrefois si familières et que désormais je ne maîtrisais plus.

Encore un morceau foiré. Je n'arrivais plus à jouer aucune de mes compositions, jusqu'à sa berceuse que j'avais pourtant jouée plus de fois qu'il n'en faut pour les compter.

Mon esprit tournait en boucle autour de tous les récents évènements...

Après avoir quitté l'endroit où travaillait Bella plus de deux semaines auparavant, j'avais roulé à une vitesse effarante, désireux de mettre les choses au clair avec ma sœur au plus vite. J'étais persuadé maintenant qu'elle avait un rapport avec la fuite de mon ange et si mes doutes s'avéraient justes, elle allait me le payer très cher. Ma soeur comptait énormément pour moi et même si nous ne partagions pas le même sang, je l'avais toujours considéré comme telle et l'avait protégé et aimé au delà de tout ce qu'elle avait pu croire. C'était simple nous étions inséparables, formant une bulle dans laquelle nous ne laissions personne entrer.

Puis ma bella est arrivée. Et là la bulle a éclaté. Je ne voyais qu'elle, ne voulais qu'elle... à tout prix. Ma soeur avait bien sûr toujours la même importance pour moi mais quelque chose de plus fort prenait peu à peu possession de mon être, déciment tout le reste sans que je ne puisse rien y faire.

J'avais aimé bella à l'instant même où je l'avais rencontré... sans limite et conditions. Un jour j'avais essayé d'expliquer à Jasper mon ressenti et ma difficulté à mettre des mots sur quelque chose qui me dépassait, sur quelque chose qui évinçait brutalement tout les reste jusqu'à m'aveugler de sa lumière. Mon ami avait comparé alors cela à une éclipse et je crois que c'était exactement ça. Mon soleil s'était interposé devant tout le reste, plongeant le monde autour de moi dans le noir. Seule elle comptait. Seuls nous et notre amour n'avaient d'importance.

J'étais convaincu que c'était ma destinée, que j'étais voué à aimé et adoré cet ange au détriment du reste et des autres. C'était loin d'être sain je m'en rendais bien compte mais je m'en fichais.

Alors que ma propre soeur ait essayé de détruire ce que j'avais de plus beau dans ma vie me mettait dans une rage noire, m'aveuglant de toutes pensées cohérentes. Je me souvenais parfaitement de ce moment là…

Arrivé devant la petite maison qu'elle avait pris avec Jasper, je m'y garais dans un crissement de pneus. Je claquais ensuite la portière de la voiture avec force et frappa frénétiquement contre sa porte jusqu'à ce qu'elle ouvre, paniquée par tout le ramdam que je pouvais faire.

" Edward? Qu'est-ce qui se passe?" trembla t-elle en refermant les pans de son gilet sur sa poitrine.

" Qu'est-ce que tu lui as dis Alice?" crachais-je avec dégoût.

Elle me regarda surprise du ton que j'employais pour lui parler.

" Mais enfin de quoi tu parles?"

" TU SAIS PARFAITEMENT DE QUOI JE PARLE!" hurlais-je en m'avançant vers elle les poings serrés.

La peur inonda son visage la faisant reculer mais je n'y fis pas attention car la rage s'imprégnait du mien, se nourrissant des réactions de ma chère petite soeur.

"Bordel c'est quoi tout ces cris!" ragea Jasper qui accourait vers Alice.

" Demande à ta femme. Demande lui comment et pourquoi elle a éloigné la femme de ma vie" cinglais-je

Les yeux d'Alice s'écarquillèrent.

" C'est quoi ces conneries? D'où tu tiens que j'ai éloigné bella de toi? qui as bien pu te foutre une idée pareille dans la tête? c'est elle c'est ça? c'est elle qui..."

" LA FERME PUTAIN! Je t'interdis de la rendre responsable de quoi que ce soit! Pas quand c'est TOI qui as tout fait pour que ça arrive!" criais-je en tirant sur mes cheveux, me raccrochant à eux pour éviter de plaquer Alice contre un mur et lui cracher à la figure.

" Edward calme toi" tenta de m'apaiser Jasper mais à ce moment là c'était impossible. J'étais parti trop loin.

" Ne me dis pas quoi faire! ne me dis pas de me calmer putain!"

" Edward. Je te jure que je n'y suis pour rien dans la fuite de bella... crois moi bon sang... je suis ta soeur, tu penses honnêtement que je serais capable de te faire autant de mal quand je sais l'importance vitale qu'elle a à tes yeux?"

Elle semblait si sincère... mon esprit s'embrouillait, cherchant une quelconque prise qu'il ne trouvait pas.

" Jamais tu m'entends? Jamais je n'aurais pu te faire une horreur pareille" essaya t-elle de me rassurer en attrapant prudemment mes poings toujours accrochés à mes cheveux pour me faire lâcher prise.

J'étais perdu. Je ne savais plus qui ou quoi croire. C'est vrai après tout, j'étais conscient qu'elle étais jalouse de ma relation avec bella mais de là à anéantir le coeur de son propre frère...

Je lâchais prise, m'effondrant dans les bras de ma soeur et mon meilleur ami. Les larmes inondaient de nouveau mon visage. J'étais fatigué de tout ça, fatigué de ne rien comprendre...

La douleur due au manque de mon amour et à l'incompréhension de son acte me rongeait de l'intérieur, grignotant chaque petite parcelle d'espoir en moi.

Les jours suivants se déroulèrent dans le flou le plus total. Jasper tentait de me faire sortir, m'accompagnant dans les bars pour me changer les idées, mais tout ce que je faisais c'était avaler des litres d'alcool. Seul le liquide ambré du whisky parvenait à m'ôter la douleur... Alors j'en imprégnais mon corps à volonté, m'octroyant de brefs mais apaisants moments d'oublis.

Un jour, un mec du nom de James m'avait approché et avait partagé ces moments avec moi, se faisant témoin de la vive douleur de mon coeur. Il avait alors tenté de me refourguer des petites pilules d'oublis, m'assurant de la paix extrême et bienfaitrice que que je ressentirais.

Ivre mort et rempli d'un bonheur factice, j'avais été à deux doigts d'accepter mais Jasper était intervenu et m'avait traîné hors du bar. Furieux, j'avais voulu lui mettre mon poing dans la figure mais mon équilibre précaire avait eu raison de moi. Il s'était dégagé et je m'étais écroulé, partant dans un vif et incontrôlable fou rire.

Inutile de dire que j'étais désormais surveillé de très près maintenant. Je restais donc cloitré dans mon appartement emplie de souvenirs d'elle, de nous, incapable de faire ce que dont j'étais le plus doué à part l'aimer, composer.

Pourquoi? pourquoi m'avait-elle fait ça?

Je ne savais vraiment plus où j'en étais, je ne savais plus qui croire. Alice m'avait-elle menti?

La sonnerie de mon portable retenti dans l'appartement et je fronçais les sourcils quand je vis sur l'écran que l'appel était inconnu. N'ayant aucune envie de répondre je le laissais sonner, me mettant à la recherche de ma nouvelle amie de la semaine, ma bouteille de vodka. La sonnerie s'arrêta pour reprendre tout de suite après. Je soufflais fortement.

Qui pouvait bien me faire chier? pourquoi ne pouvait-on pas me laisser déprimer en paix? Je mis enfin la main sur mon trésor et sans prendre la peine de me sortir un verre, j'en avalais une longue gorgée, laissant le liquide brûler allégrement ma gorge. Mes yeux se posèrent sur la photo posée sur la petite table près du canapé et mes larmes repartirent de plus belle. Elle avait été prise dans notre petit café habituel, bella venait juste de plonger ses délicieuses lèvres dans la mousse de son capuccino et riait tout son soul pendant que je m'évertuais à lécher en riant aussi sa petite moustache de lait.

Un bip sonore me fit sursauter. Je ne m'étais même pas rendu compte que la sonnerie de mon portable s'était stoppée. La personne venait de me laisser un message. Mut alors d'une curiosité que je ne contrôlais pas, je pris mon téléphone pour l'écouter.

" Salut Edward. On ne se connait pas mais je suis une amie de bella, Rosalie. On est actuellement chez Angela et... comment dire... on a besoin que tu viennes. Je.. je t'expliquerai si tu viens mais c'est vraiment important. Viens vers 10h. Je t'en pris c'est vraiment important que tu viennes..."

Je m'étais figé pendant toute la durée du message. Bien sûr que j'allais venir. Son message m'avait glacé. Pour que l'amie de mon ange m'appelle sans même me connaitre c'est que c'était grave...

Je réalisais... quelque chose de grave c'était passé...


Chapitre un peu court je sais mais j'espère tout de même que vous avez aimé…

Laissez-moi une petite trace de votre passage…

Gros bisous

Odrey