Bonjour !
Vous savez quoi ? Celleux qui me suivent sur Facebook le savent déjà, mais j'ai terminé l'écriture de Disparu. Comme d'habitude, ça fait toujours un petit quelque chose d'abandonner des personnages avec qui j'ai cohabité pendant plusieurs mois. Mais je suis tout de même très contente !
J'espère que ce vingtième chapitre vous plaira, parce qu'il s'y passe plein de choses.
Bonne lecture !
Merci à Lyra Verin, Cailean Charmeleon et Nova Frogster pour tout leur travail et leur soutien.
Charlie poussa la porte du café et laissa Nyam passer devant lui. Ils commandèrent leurs boissons directement au comptoir avant de s'installer à une table dans le fond de la salle.
- Ne te bile pas trop par rapport à Naran, lui conseilla-t-elle tout en retirant son manteau qu'elle déposa sur le dossier de sa chaise. Tu sais comment il est.
- Je sais, oui, confirma Charlie. Mais ça m'énerve qu'il soit aussi en colère contre toi.
Nyam haussa les épaules.
- J'ai l'habitude que mon frère boude à propos de tout et n'importe quoi. Quand on était petits, il m'a fait la gueule pendant deux semaines parce que j'avais terminé mon coloriage avant lui.
Charlie pouffa face à la stupidité de cette querelle.
Depuis qu'ils s'étaient disputés suite à ses révélations, les deux hommes ne s'étaient plus adressé la parole. Naran avait même fait semblant de ne pas le voir lorsqu'ils s'étaient croisés à la supérette, deux jours plus tôt. Charlie n'osait pas faire le premier pas vers son ami par peur de le braquer encore plus, mais cette ambiance tendue lui pesait énormément.
- Bon, on a assez parlé de mon frère pour aujourd'hui, décréta Nyam. Je veux que tu me racontes tout à propos de toi et Hermione.
Elle haussa les sourcils à répétition, un air profondément curieux peint sur son visage.
- Il n'y a pas grand-chose à dire, tu sais…
- C'est cela, oui, à d'autres ! J'aimerais que tu te voies, tiens, avec ton sourire niais.
Charlie pinça aussitôt les lèvres pour camoufler son sourire.
Que dire de plus à part qu'il était encore sur un nuage ?
La veille de son départ, Hermione avait été formidable. Il avait été très touché par ce qu'elle avait fait pour décorer son appartement avec les moyens du bord pour son anniversaire. Les fanions étaient, d'ailleurs, toujours accrochés aux tringles à rideaux. Mais il avait aussi été touché par la confiance qu'elle avait placée en lui, au point de se donner physiquement.
Ils avaient fait l'amour et cela avait été fabuleux. Charlie avait tout fait pour la satisfaire, plaçant son plaisir avant le sien, mais elle lui avait rendu la Mornille de son Gallion plus tard dans la soirée, pour son plus grand bonheur.
Finalement, Naran avait peut-être raison. Il avait changé au contact d'Hermione, mais de façon positive et il n'allait pas s'en excuser. Il se sentait mieux depuis qu'elle était là. Il avait envie d'avancer, de faire des efforts. Elle lui donnait de la force.
- Elle est incroyable, Nyam, dit-il en cessant de dissimuler son sourire idiot. Je ne sais pas comment elle a fait pour m'atteindre comme ça, mais elle fait tomber toutes mes barrières une à une.
- Je pense qu'elle n'a rien fait de spécial, simplement tu te sens en confiance avec elle.
- Totalement. Tout me paraît simple quand elle est là.
- Mon Charlie, si tu savais comme je suis heureuse de te voir heureux ! Tu le mérites tellement.
- Je ne sais pas si je le mérite, mais j'aime beaucoup ce qu'il se passe en ce moment dans ma vie.
- Il est trop tôt pour trinquer avec de l'alcool, mais on va le faire avec notre café, c'est pareil.
Nyam leva légèrement sa tasse avant de reprendre.
- À ces changements positifs dans ta vie, pourvu que ça dure.
- Et à la tienne aussi, déclara Charlie en cognant légèrement sa tasse contre celle de Nyam, avant de boire une gorgée de café.
Ils discutèrent encore un moment avant de quitter le café au profit du centre commercial d'Oulan-Bator. En effet, ils étaient là pour des courses de dernière minute à l'occasion du repas qu'ils feraient le vingt-cinq et Charlie voulait également acheter un cadeau de Noël à Hermione. Ils ne seraient pas ensemble, mais il comptait bien lui offrir quelque chose lorsqu'elle reviendrait.
La neige continuait de tomber régulièrement à Tsagaan Nuur, ce qui ravissait Charlie au plus haut point, lui qui adorait les Noëls blancs. Certes, il ne célébrait pas cette fête comme il avait eu l'habitude de le faire, mais au fond de lui, il était aux anges.
Alors qu'il allait sortir de chez lui pour prendre l'air, il tomba nez à nez avec Naran, le poing en l'air, sur le point de toquer. Celui-ci resta figé, visiblement surpris, avant de baisser le bras.
- Salut, dit-il dans un souffle.
- Bonjour, répondit sobrement Charlie.
Il n'avait aucune envie de se montrer amical, mais il ne voulait pas non plus lui claquer la porte au nez.
- Est-ce que je peux entrer ? lui demanda-t-il. J'aimerais te parler.
Charlie hocha simplement la tête et se décala pour le laisser pénétrer dans la maison. Il fit donc marche arrière et retira son manteau ainsi que son écharpe.
- Café ? proposa-t-il en s'en servant un.
La conversation qui allait suivre nécessiterait probablement de l'énergie, donc un peu de caféine n'était pas de refus.
- Non, merci.
Charlie nota la nervosité dans l'attitude de Naran. Lui qui était toujours très expansif et qui prenait rapidement possession des lieux dans lesquels il se trouvait, là, il n'en menait pas large.
Il s'installa dans le canapé et Charlie dans le fauteuil d'à côté, sa tasse de café entre les mains.
- Je vais commencer par te dire que je suis désolé pour mon attitude, annonça Naran. Tu sais comment je suis, je peux me montrer assez impulsif et ce n'était pas vraiment le comportement à avoir.
Charlie apprécia qu'il s'excuse tout de suite.
- Continue.
- Sur le coup, j'ai été vexé d'apprendre ça en dernier. J'ai eu l'impression d'avoir été mis de côté, que tu ne me faisais pas suffisamment confiance pour me dire toute la vérité.
- Tu sais bien que ce n'est pas vrai. J'ai totalement confiance en toi, Naran, ce n'est pas pour ça que je ne t'ai rien dit.
- Je sais, j'ai fini par le comprendre. J'ai été injuste, je t'ai dit des choses que je ne pensais pas et j'espère que tu pourras me pardonner.
Naran aurait mérité que Charlie le laisse galérer encore un peu. Pourtant, il ne se sentait pas l'âme d'un rancunier et son ami lui manquait trop pour ça.
- Je veux que les choses soient claires, dit-il alors. Au départ, je comptais ne parler de ça à personne. Je m'étais volontairement éloigné de ma famille, de l'Angleterre et de la magie, et je repoussais totalement cette partie de moi. Nyam l'a appris par accident et j'ai décidé de t'en parler parce que j'étais prêt à le faire et que je savais que ça m'enlèverait un poids. Si je l'avais fait plus tôt, cela aurait été différent. Mais avec des "si", on mettrait un Magyar dans une boîte d'allumettes.
Naran fronça aussitôt les sourcils.
- Un mag-quoi ?
- Magyar. Magyar à pointes, plus précisément, c'est un dragon très dangereux qui vient de Hongrie.
- OK… Enfin bref, les choses sont claires, il n'y a aucun souci.
- Allez, viens-là espèce d'idiot, lança Charlie tout en se levant.
Naran fit de même et Charlie le serra dans ses bras, heureux de retrouver son ami. Le poids qui s'était logé au creux de son estomac depuis leur dispute disparut en un clin d'œil.
- Tu sais, tu as dit que je n'étais plus le même depuis qu'Hermione était là, et…
- Non mais oublie, le coupa Naran. C'était stupide.
- Absolument pas. Enfin, sur le moment, oui, j'ai trouvé ça idiot et totalement faux. Mais j'y ai réfléchi et tu avais raison. Seulement, j'ai changé positivement grâce à elle. Je me suis ouvert, j'ai accepté qui j'étais réellement et j'ai envie d'aller de l'avant maintenant.
- Je rêve ou il y a quelque chose entre toi et Hermione ?
Le rouge montant aux joues de Charlie aurait pu répondre pour lui.
- Charlie Weasley, que veut donc dire cette teinte rouge sur vos joues et ce sourire un peu bête ?
- Ne me force pas à dire des choses qui te mettraient mal à l'aise, Naran, ricana-t-il.
- Vous êtes ensemble ? Genre, en couple ?
- On n'a pas défini l'état de notre relation pour le moment. Elle est rentrée en Angleterre pour les fêtes de fin d'année et elle doit revenir en Mongolie au début du mois de janvier pour continuer ses recherches, expliqua-t-il sans entrer dans les détails. On aura tout le temps de discuter plus tard. Avant son départ, on s'est contentés de… profiter.
Le dernier mot, plein de sous-entendus, dut suffire à Naran pour tout comprendre puisqu'il n'insista pas.
- Pour en revenir à l'information de base, dit-il, qu'est-ce que c'est que cette histoire de magie ? J'ai bien compris que tu peux faire des choses avec ton bout de bois, là, mais c'est un peu flou pour moi.
Après un rire, Charlie fit un bref exposé à propos de la magie, des sorciers, de la communauté magique dans laquelle il avait grandi, de sa famille, sa scolarité, la guerre, afin qu'il saisisse un peu mieux tous les tenants et aboutissants.
Durant ses explications, Naran n'avait pas bronché, se contentant de l'écouter religieusement. C'était à peine s'il avait cligné des yeux.
Charlie, qui s'était levé pour aller prendre sa baguette, la fit sauter dans sa main.
- Trente et un centimètres, bois de frêne et ventricule de dragon.
- Je peux la toucher ? demanda Naran, presque craintif.
- Bien sûr, tiens.
Charlie la lui tendit et il s'en saisit. Naran en observa les moindres reliefs avant de faire un mouvement du poignet comme s'il jetait un sort.
- Si je savais faire de la magie sans baguette, je me serais amusé à te faire croire que tu avais vraiment lancé un sort, se moqua-t-il gentiment.
- Ça m'aurait bien fait paniquer, rit-il avant de lui rendre sa baguette. Je vais devoir y aller, Charlie. On se voit demain chez mes parents pour le déjeuner ?
- À demain, Naran. Merci de t'être déplacé, dit-il en se levant.
- Merci à toi de m'avoir pardonné mon impulsivité et ma bêtise, reprit-il en l'étreignant brièvement.
Naran s'en alla et Charlie abandonna son idée initiale d'aller prendre l'air. La nuit tombait et il n'avait pas vraiment envie de se promener dans le noir.
Il choisit plutôt de raviver le feu de cheminée et de se poser devant avec un bouquin. Hermione avait oublié son exemplaire de Jane Eyre, un roman de Charlotte Brontë, et elle l'avait tellement bassiné avec ce livre qu'il voulait voir par lui-même ce que cela donnait.
En prenant le livre dans le tiroir du buffet où il l'avait rangé, ses yeux se posèrent sur le tas de lettres jamais lues. Charlie ignora le pincement dans son cœur et se saisit courageusement du paquet.
Il y en avait des dizaines. La seule ouverte était celle où Ginny lui annonçait son mariage et la dernière reçue venait d'elle également. Il fit défiler les enveloppes entre ses mains, les écritures de sa mère, de George, de Ron et de Bill se succédaient. Les lettres de son aîné étaient les moins nombreuses, celles de sa mère l'étaient le plus.
Il abandonna Jane Eyre dans le buffet et se posa sur le canapé, étalant les lettres devant lui sur la table basse. Il avait envie de les lire. Il avait envie de rattraper le temps perdu, en quelque sorte. Il allait apprendre plein de choses, certaines probablement plus d'actualité, mais cela faisait partie de son processus de reconnexion à sa vie d'avant.
Après une grande inspiration pour se donner du courage, Charlie se lança dans une lecture qui lui prit plusieurs heures, au point qu'il en oublie de manger.
Il apprit que George s'était marié à une certaine Angelina Johnson. Que Bill avait eu des enfants avec Fleur. Que Ron était en couple avec Neville Londubat. Que Harry était fiancé à une ancienne Serpentard répondant au nom d'Astoria Greengrass. Il apprit que Percy s'était lui aussi marié.
Lorsqu'une goutte d'eau vint faire baver l'encre sur une lettre de sa mère, Charlie réalisa qu'il pleurait. D'un revers de manche, il essuya ses joues humides.
La culpabilité enserrait son cœur et il prenait pleinement conscience de tout ce qu'il avait manqué. Il songea à quel point ses proches devaient lui en vouloir. À quel point ils devaient être en colère.
Est-ce que rentrer en Angleterre était une solution ? Est-ce que son retour ne ferait pas plus de mal que de bien, finalement ? Il n'en savait rien. On allait lui reprocher ses agissements et ils auraient totalement raison de le faire. Mais était-il prêt à supporter d'être accablé de reproches ? Il l'aurait bien mérité.
Il se saisit d'une ultime lettre. La dernière reçue et qui provenait de Ginny.
"Charlie,
Tu ne devineras jamais ce que Xenophilius, le père de Luna, a fait.
Il nous a fait avancer le mariage ! Je sais qu'il est un peu fou, j'ai l'habitude, mais là… Ça dépasse l'entendement.
Il a décrété que ça portait malheur de se marier au mois de septembre et que, par conséquent, nous devions décaler le mariage au printemps. Les arbustes de prunes dirigeables seraient en fleur et, ça, ça porte bonheur selon lui.
Je deviens folle. J'ai accepté le côté lunaire de Luna, parce que je l'adore, mais son père a un pète au casque, excuse-moi l'expression !
Bref. Notre mariage aura finalement lieu le 5 mai. Je ne sais pas si, d'ici là, tu auras changé d'avis, mais sache que tu es toujours le bienvenu et qu'une place te sera réservée.
J'espère que tu vas bien, que tu es heureux et en bonne santé.
Je t'aime, Charlie. À bientôt.
Ginny."
Sa petite sœur allait se marier dans quelques mois.
Lorsqu'elle lui avait envoyé la lettre où elle lui annonçait qu'elle se mariait en septembre, Charlie était ferme : il n'irait pas. À ce moment-là, les choses n'avaient pas encore suffisamment évoluées en lui pour qu'il envisage le fait de rentrer en Angleterre pour retrouver sa famille.
Mais, maintenant, tout était différent. Il avait mis en place plusieurs choses pour se retrouver et rattraper ses erreurs. Peut-être que cette information était celle qu'il lui fallait pour lui donner l'impulsion nécessaire. La dernière avant de se jeter dans le vide.
Dans un lourd soupir, il se laissa aller en arrière contre le dossier du canapé, la lettre de Ginny reposant sur son torse.
Il ne pouvait pas ne pas être présent. C'était le moment ou jamais.
C'était décidé, il allait rentrer en Angleterre.
Il se leva pour récupérer son téléphone portable dans le buffet. Il ne l'utilisait jamais, mais Hermione lui avait dit qu'elle en possédait un, dont elle se servait peu elle aussi. Elle l'avait acheté pour pouvoir discuter avec ses parents plus facilement, mais comme ils ne se parlaient malheureusement plus, elle l'avait laissé de côté. Malgré tout, elle avait enregistré son numéro à l'intérieur du sien pour qu'ils puissent se contacter s'ils le souhaitaient.
Comme il ne savait pas si elle était disposée à lui parler, Charlie lui envoya d'abord un message écrit en lui demandant s'il pouvait l'appeler. La réponse lui vint dans la minute quand son téléphone sonna et que le prénom d'Hermione s'afficha sur l'écran.
- Bonjour, toi, dit-il en décrochant.
- Salut, répondit la voix d'Hermione au bout du fil.
- Je ne te dérange pas ?
- Pas du tout. J'ai travaillé toute la journée sur la traduction du livre qui m'a été confiée et là, je suis prête à partir pour le Terrier, mais ce n'est pas encore tout à fait l'heure.
La perche tendue était trop évidente pour qu'il ne la saisisse pas.
- J'ai… J'ai lu les lettres. Toutes. Toutes celles qu'ils m'ont envoyées depuis que je suis parti.
- Et comment tu te sens ?
- Bizarre. Je me sens coupable, mais, je ne sais pas, c'est comme si ça avait débloqué quelque chose dans ma tête.
- Ah oui ? Une sorte de déclic ?
- Oui… Tu dois savoir que Ginny et Luna ont avancé leur mariage au mois de mai ?
- Oui, elles me l'ont dit quand je suis rentrée.
- Eh bien… Je ne sais pas, je me disais que, peut-être, je pourrais venir. Tu crois que c'est une bonne idée ? Ils ne m'accueilleront pas à bras ouverts, je le sais, mais… J'en sais rien.
- Si tu te sens prêt et que ce n'est pas forcé, je trouve que c'est une très bonne idée, Charlie. Ginny m'a encore dit qu'elles t'avaient réservé une place au premier rang pour la cérémonie et sur le plan de table.
- Je ne peux pas passer à côté de ça.
- Ginny en sera plus qu'heureuse. Et pour les autres… Eh bien, il faut t'attendre à des réactions différentes, ils ne te sauteront pas tous dans les bras, c'est certain, mais ils accepteront. Peut-être qu'il serait judicieux que tu arrives quelques jours avant le mariage ? Histoire de… préparer le terrain, on va dire, et de pouvoir discuter avec eux sans perturber le jour J.
- Tu as raison.
- Comme d'habitude, pouffa-t-elle.
- Tu es incroyable, dit-il dans un rire également. Tu m'as dit que tu étais prête à partir ?
- Oui, pourquoi ?
- Qu'est-ce que tu portes ?
- Oh ! Eh bien, une robe en satin rose pâle toute simple, avec un col bénitier et un laçage dans le dos.
- Un laçage dans le dos, tu dis ? Du genre, si je tire dessus…
Il entendit Hermione rire et il sourit immédiatement, la chair de poule s'étalant sur ses bras.
- Du genre si tu tires dessus je me retrouve presque à poil, oui.
- Hum, voilà qui est fort intéressant. Et tu n'as pas de soutien-gorge ?
- Jamais. Encore moins quand le dos est nu, ça risquerait de se voir et de ne pas faire joli.
- Je suis sûr que tu es resplendissante dans cette robe. J'aimerais te voir dedans.
- Si tu organises un dîner de retrouvailles pour mon retour en Mongolie en janvier, je pourrais peut-être la porter.
- Voilà qui est tentant. J'aurais le droit de tirer sur le laçage ?
- Seulement après le dîner, en guise de dessert.
- C'est vraiment très tentant. J'ai hâte que tu rentres.
- Seulement pour profiter de mon corps ? Mais quel goujat vous faîtes, Charlie Weasley !
- Tu préfères que je te dise que tu me manques déjà ? Que j'ai envie de t'embrasser, de te câliner, qu'on lise devant la cheminée et qu'on cuisine ensemble ? Ah, au fait, tu as oublié ton exemplaire de Jane Eyre.
- Au diable Jane Eyre, rit-elle.
Qu'est-ce que ce son était doux à ses oreilles.
- Je vais devoir y aller, Charlie, je suis attendue dans cinq minutes au Terrier. Je sais que tu ne fais rien ce soir, mais passe tout de même une bonne soirée. Salue les Jargal pour moi, demain, quand tu les verras.
- Pas de problème. Je ne te dis pas de faire pareil de ton côté, mais si, en rentrant, tu peux m'envoyer un message pour me dire comment ça s'est passé et comment ils vont… ce serait avec plaisir.
- Je le ferai, c'est promis.
- Bonne soirée, Hermione.
- Toi aussi, Charlie.
Il raccrocha et laissa aller sa tête en arrière sur le dossier du canapé.
Cette conversation lui avait fait un bien fou et l'avait conforté dans son idée.
C'était vraiment décidé, il allait rentrer en Angleterre.
Alors !
Prenons les choses dans l'ordre ahah.
- Naran et Charlie sont réconciliés. Naran a arrêté de faire sa tête de mule et ils ont pu discuter. Comme quoi, quand on se dit les choses, on avance !
- Charlie lit enfin toutes les lettres qu'il a reçu... Et il y en a un paquet. Et il apprend que le mariage de sa petite sœur est avancé.
- Ce qui nous mène au troisième point : il a décidé de rentrer en Angleterre.
Voilà qui marque un nouveau tournant dans l'histoire, n'est-ce pas ?
Il me tarde de lire vos reviews, de savoir ce que vous avez pensé de tout ça.
Du love pour vous, à mercredi !
