Merci pour vos précédentes reviews ! J'ai essayé d'espacer un peu plus le texte ici, j'espère que ca donnera mieux :)
En espérant que ce deuxième chapitre (assez court je sais) vous plaise !
J'ai hate de vous faire découvrir la suite :)
Assis sur un banc, House attendait son ami depuis quelques temps. Prenant l'excuse du rendez vous avec ce dernier, fixé à l'heure de table, il ne s'était pas forcé pour prendre sa matinée. Depuis le début de la guerre, les cas inexplicables se faisaient rares et son boulot de diagnosticien se résumait plus aux Urgences et aux petites consultations. En 41 déjà, avant d'être congédiée, Cuddy plaisantait en disant que les gens n'avaient pas assez d'argent pour se présenter devant le plus brillant médecin du pays. Bref, il s'ennuyait et s'enfuir pour quelques heures de l'hôpital, surtout par ce temps radieux, ne pouvait lui faire que du bien.
Il aimait observer les personnes se promenant ici et s'amusait toujours à leur inventer une histoire des plus tordues. Cette fille préoccupée était amoureuse, (ou mieux !) encloque d'un allemand et ne savait pas comment le dire à ses parents. Ce vieil homme, assis sur le banc d'en face observait comme lui les allées et venues de la population française, et restait là pour éviter de rester auprès de sa femme qui l'obligeait à réciter dix prières par jour en ces temps troubles. Ce jeune homme qui était adossé à l'arbre essayait de rester décontracté et détendu alors que de grosses gouttes de sueur traduisaient le stresse d'un premier rendez vous avec la fille de ses rêves. Cette dernière allait être très déçue par son hygiène corporelle avec cette vague de chaleur. Faussement bourge, elle le repousserait fermement en essayant de rester distinguée après qu'il lui ait payé un bon repas chaud. Et ainsi de suite…
Wilson arriva silencieusement à ses côtés. Ca faisait longtemps qu'House n'avait plus vu son ami. Depuis qu'il était rentré dans la Résistance, ce dernier était plutôt occupé. Mais House n'arrivait pas à s'inquiéter à son sujet. Ce pauvre bougre était beaucoup plus ingénieux qu'il n'y paraissait aux premiers abords. Et puis, il courait vite.
House lui jeta un bref regard pour le saluer.
Il avait maigrit. Il ne souriait pas.
-Je ne serais pas long.
Il était debout, lui toujours assis, le regard un peu perdu face à la froideur de son ton.
Une patrouille allemande passa devant eux et un jeune homme chauve et arrogant lui jeta un regard mauvais.
Déconcerté, Wilson demanda s'il le connaissait.
-Hein ? Ah, lui...Disons qu'il n'aime plus trop se faire soigner chez moi. Mystérieusement, je me trompe toujours de dosage dans ses traitements, il a toujours un bête rhum, et parfois, ca lui fait perdre quelques cheveux...
Fier de ce souvenir, un sourire victorieux se dessina sur ses lèvres.
-House, c'est risqué...
-Pff, toi tu vas me parler de risques ?
Malgré lui, son ami sourit.
House fut surpris de la satisfaction qu'il eut en voyant le début du rictus. Il avait oublié comme il aimait ça : le faire rire. Wilson avait la qualité de comprendre la plupart de ses jeux de mots et l'intelligence d'en rire. Les longues heures de pauses passées ensemble lors de leurs pauses respectives (qui duraient toujours plus longtemps que prévu) semblaient bien loin.
-Alors, tu devais me dire quelque chose ? Tu recrutes ? Tu sais que je ne ferais rien dans ce sens la et je...
-...Ils ont emmené Cuddy.
-Quoi ?
-Cuddy et les 6 autres.
-Mais...comment tu peux le savoir elle n'était pas partie pour l'Angleterre ?
-L'opinion publique devait croire ca.
-Ou ?
-Vers l'Est, probablement.
House se prit la tête entre les mains.
Le regret de ne pas l'avoir suivie ce jour la fut plus poignant que jamais.
Wilson posa la main sur l'épaule de son ami. Mais House ne sentit même pas qu'il la serrait doucement en signe de soutien.
Lorsqu'il se retourna, quelques minutes plus tard, son ami était déjà parti.
Il dépassa de longtemps son congé matinal, restant planté là, la chaleur de l'été ne réussissant plus à le réchauffer. Sous le choc, il ne réfléchissait pas aux causes ou aux conséquences. Les yeux loin, il se concentrait pour faire taire ce hurlement silencieux dans sa tête. En faite,iIl essayait juste d'assimiler la nouvelle, tandis qu'une jeune fille s'éloignait à grands pas d'un garçon trop transpirant.
