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18 -/

Mes muscles étaient comme de la gelée après un entraînement de trois heures. Sérieusement, à quoi pensait l'entraîneur en nous faisant travailler si dur un vendredi ? J'avais un putain de rendez-vous ce soir et je m'attendais à baiser après, donc je n'appréciai pas le fait que mon bras droit voulait tomber. Peut-être que Reed Girl pourrait faire tout le travail. Je souris en imaginant ses fantastiques seins rebondir pendant qu'elle chevauchait ma bite. Putain oui.

Je poussai la porte du vestiaire et me dirigeai vers mon casier.

"Cullen, fête chez Kat ce soir, tu viens ?" appela James de l'autre côté de la pièce.

"Nan, j'ai des projets."

"Qui impliquent cette fille sexy avec qui tu traîne ?" demanda-t-il avec un sourire en coin.

Evidemment. Mais je n'allais pas lui répondre, alors je lui fis un doigt d'honneur et pris mon portable dans mon casier. Il y avait un message de Reed Girl que je ne pas pris la peine d'écouter avant de l'appeler. Elle ferait mieux de ne pas annuler et ses putains de problèmes féminins feraient mieux de disparaître. Cela faisait presque une semaine que je n'avais pas baisé, ce qui n'était pas si long en général, mais c'était une éternité quand ta copine était sexy comme l'enfer et que tu partageais un putain de lit avec elle et que tu ne pouvais pas la toucher et tout ça. Le seul point positif était qu'elle ne m'avait pas demandé d'acheter des tampons. Je faisais des cauchemars avec cette merde.

"Bonjour." Je souris quand sa voix sexy remplit la ligne.

"Hey, Reed Girl. J'ai vu que tu avais appelé."

Elle rigola. "Pourquoi je me donne la peine de te laisser des messages alors que tu ne les écoutes pas ?"

Hey, je n'y pouvais rien si je préférais lui parler que de ne pas le faire. Ce qui était encore un autre changement fou dans mon monde. Je ne bavardais pas au téléphone avec les filles. Je leur envoyais de temps en temps un texto pour leur dire quand on pouvait se voir pour baiser et c'était tout. Mais là encore, aucune de ces filles n'était ma Reed Girl. C'était amusant de parler avec elle.

"Tu veux juste entendre ma voix sexy," lui dis-je en souriant.

"Non, c'est manifestement l'inverse puisque c'est toi qui m'appelle."

Merde, elle m'avait eu. "C'est vrai. Qu'est-ce qu'il y a ?" S'il te plaît, ne me dis pas que tu as toujours tes ragnagnas. Je vais mourir.

"Je voulais te dire que j'ai quitté le travail tôt et que je suis prête, alors tu peux venir quand tu veux."

Putain oui. Encore une raison pour laquelle ma fille était meilleure que toutes les autres. Il n'y avait aucune de ces conneries d'attente avec elle. Elle était prête à partir avec un minimum d'histoires et elle était toujours sexy comme l'enfer.

Je jetai un coup d'œil à l'horloge et vis qu'il était déjà six heures passées. "Je dois prendre une douche et me changer et je serai là juste après."

"Ok, j'ai hâte d'y être."

"Moi aussi, chérie. J'ai hâte d'être après le dîner, aussi."

Son rire remplit la ligne. "Et pourquoi ça, Edward ? Tu veux m'emmener manger une glace ?"

Je ricanai. Elle aimait tellement se moquer de moi. "Pas exactement mais mon projet implique la langue et le léchage."

Elle laissa échapper un petit souffle. "De quelle langue on parle ?"

"Avec un peu de chance, les deux nôtres, si tu as fini de soutenir l'Alabama." Elle allait me botter le cul si elle avait cette référence.

"Qu'est-ce que ça veut dire ?" demanda-t-elle. "Tu sais que je suis une Nole jusqu'au bout des ongles."

Elle était trop mignonne. Je ris à gorge déployée. "Oui, chérie, je sais. Pense à leur surnom."

Il y eut une pause puis elle commença à rire aussi. "Crimson Tide"[marée cramoisie] ? Tu es tellement grossier. Je ne sais pas pourquoi je t'aime bien."

"Si, tu l'aimes bien," lui rappelai-je, toujours souriant, en prenant une serviette propre et en commençant à essuyer un peu de la sueur qui coulait dans mes yeux. "Alors, je dois faire des exercices vocaux ?"

"Tu ferais mieux de faire attention ou tu devras t'entraîner à la prise en main à la place," me prévint-elle mais je pouvais entendre l'amusement dans son ton.

Chaque putain de matin, je me réveillais avec une érection furieuse appuyée contre son cul ferme et elle n'avait daigné m'aider qu'à deux occasions. Le reste, c'était moi. Et ça craignait.

"Je n'en doute pas un instant. Il se trouve que ma brève relation avec la marée est terminée."

Putain oui. Roulez Tide, que la marée se retire de la chatte de ma copine. "Génial." La meilleure nouvelle de tous les temps.

Elle gloussa. "Pauvre chéri, tu souffres tellement. Comment faisais-tu pour vivre avant que j'arrive ?"

Je savais qu'il valait mieux ne pas répondre honnêtement à cette question. "C'était une existence solitaire."

Reed Girl ronfla. "Bien sûr. Tu peux vendre celle-là à quelqu'un d'autre parce que je ne l'achète pas. Tu viens ou quoi ?"

"Oh, oui, je viens ce soir," lui dis-je, la faisant rire à nouveau.

"Peut-être. Ça dépend de comment tu te comportes au dîner. Je ne suis pas facile, tu sais ?"

Non, rien chez elle n'était facile mais elle était vraiment amusante. "Ça ressemble à un défi, Reed Girl."

"Peut-être. Nous verrons si tu peux le relever, Cullen."

Je gloussai. "On sait tous les deux que je peux le faire."

"Ouais, ouais, au lieu d'en parler, amène ton cul sexy par ici et montre-moi."

Elle était incroyable. C'est étonnant qu'elle ait réussi à me faire l'aimer ? "Ok, chérie, à bientôt."

"Ok. Je t'aime."

"Je t'aime aussi," répondis automatiquement avant de raccrocher. Je devenais bon à dire ça. J'enlevai mon maillot et me retournai pour aller à la douche et je trouvai environ vingt paires d'yeux incrédules sur moi. "Quoi ?" demandai-je. Sérieusement, c'était quoi leur problème ?

"Edward Cullen vient-il de dire qu'il aime une fille ?" Les yeux d'Eric étaient exorbités.

Putain de merde. Putain de merde. J'étais tellement absorbé par elle, à chaque fois, que j'en oubliais où j'étais et combien d'oreilles j'avais autour de moi.

"Ne t'inquiète pas de ce que j'ai dit, Yorkie. Inquiète-toi de comment tu vas t'éloigner de Claiborne." C'était un super coin pour LSU et il serait probablement collé à Eric pendant tout le match.

Eric me fit un putain de sourire. "Je n'aurais jamais cru voir le jour où Cullen se laisserait mater par une geek du fanfare."

Je le coinçai contre le casier avant qu'il ne finisse sa phrase. Autour de nous, il y avait des halètements et des cris mais je fis la sourde oreille et me concentrai sur lui. "Si jamais tu traites ma copine de geek ou si tu parles encore d'elle, je te casse la gueule."

Il devint un peu pâle mais ses yeux se tournèrent vers les personnes rassemblées autour de nous et il se lécha les lèvres. "Hey, je n'ai pas dit qu'elle n'était pas une geek sexy. Quand tu en auras fini avec elle..." Il n'alla pas plus loin avant que mon poing ne vienne s'écraser sur son nez. Il fit un bruit de craquement satisfaisant et le sang gicla tandis qu'il criait et jetait ses mains sur son visage. Je pris ça pour une invitation et lui donnai un coup de poing dans le ventre avant que des bras s'enroulent autour des miens et me tirent en arrière.

"Putain, qu'est-ce qu'il se passe ici ?" Putain de merde, bien sûr que le Coach allait arriver en courant.

"Yorkie a une putain de grande gueule, tout comme son affreuse salope de copine," répondis-je, en le regardant fixement alors que mes coéquipiers me retenaient. Il se contenta de gémir et de se recroqueviller contre le casier, le sang coulant entre ses doigts. "Je suis sûr qu'elle aimerait entendre la fin de cette putain de phrase et je vais m'assurer qu'elle le fasse si tu penses encore à Bella." La rage me parcourait et tout ce que je voulais, c'était le frapper un peu plus longtemps.

"Arrêtez ça, bordel !" cria le coach, passant entre mes coéquipiers et se plaçant entre moi et le trou du cul qui avait la chance de respirer encore, bien que je suppose qu'il ne respirait pas confortablement maintenant. Putain d'enfoiré.

"Yorkie, va voir le docteur. Hayes, Meyer, vous l'aidez à y aller. Cullen, dans mon bureau maintenant !" Son visage était rouge comme l'enfer et je savais que j'allais y passer mais j'en avais rien à foutre. Que pouvait-il me faire ? J'arrachai mon bras de Marcus et James et lançai à Yorkie un autre regard de la mort pendant que les gars l'emmenaient voir le docteur. Putain de mauviette. Je n'allais pas lui faire un lancer dans le match du championnat national. Il n'avait qu'à poser son cul sur le banc, en ce qui me concerne. J'ouvris la porte du bureau de l'entraîneur et je m'assis sur le siège au moment où il entrait.

"Pourrais-tu me dire pourquoi tu viens d'agresser un de tes receveurs ?" demanda-t-il, me regardant fixement en s'appuyant sur son bureau.

"Je ne l'ai pas agressé, je lui ai donné un coup de poing dans sa putain de gueule," lui répondis-je. L'instant d'après, l'entraîneur s'approcha et prit ma main droite dans la sienne, sifflant quand il vit mes articulations.

"C'est ta putain de main de lancer, crétin ! Qu'est-ce qui valait la peine de risquer ta putain de carrière pour ça ?"

Ma copine, connard. Mais je n'allais pas le lui dire. "Ma main va bien. Je ne vais pas risquer ma carrière." Mes articulations étaient un peu enflées mais bon sang, il nous restait trois semaines avant le match. Je m'en sortirai.

Il me jeta un regard noir et sortit de son bureau en trottinant. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? J'étais censé partir ? Je commençai à me lever quand la porte s'ouvrit et qu'il entra en me jetant une poche de glace. Je roulai des yeux et la posai sur ma putain de main en parfait état. "Ça ne fait même pas mal. Je serai prêt à lancer lundi."

"Tu ne le feras pas si je te suspends."

Ah bon ? Comme s'il allait me mettre sur la touche ? J'étais Edward Cullen, le meilleur quarterback de l'école, merci beaucoup. Je ne suis pas mis sur la touche. Si je baisais la femme et la fille du coach, il ne me mettrait pas sur le banc et nous le savions tous les deux. Il voulait ce putain de championnat et il ne l'obtiendrait pas sans moi. Je haussai juste un sourcil vers lui et il grogna.

"Dis-moi juste pourquoi tu l'as frappé." Putain, c'est vrai, j'avais gagné.

"Il était en train de parler de trucs qui ne le concernent pas." Je souris. "Je lui ai donné un avertissement et il a décidé qu'il devait prouver qu'il était un putain d'homme et il a commencé à dire d'autres conneries. Je l'ai frappé. Fin de l'histoire."

Le coach secoua la tête. "Ce n'est même pas la moitié de l'histoire. Qu'est-ce qui t'arrive ces derniers temps ? Tu es distrait depuis le match des Gators."

J'emmerde ce bruit. C'était de la pure connerie. "Je n'ai pas été distrait ! J'ai tout déchiré sur le terrain, tous les jours !"

"Oui, tu étais physiquement dans le match, mais je ne pense pas que tu l'aies été mentalement. Tu fais le strict minimum à l'entraînement, tu te dépêches d'aller Dieu sait où, tu traînes..."

"Allez vous faire foutre ! Je ne suis pas distrait, je ne traîne pas ! Si vous pensez que Bella me fait perdre ma concentration..."

L'entraîneur arborait un sourire triomphant. "J'aurais dû me douter que c'était une fille. Yorkie a manqué de respect à ta copine et tu l'as frappé. Depuis quand tu t'énerves pour une fille ?"

Putain de merde. Cet enfoiré m'avait piégé. Je le pointai du doigt. "Vous avez fait ça exprès, putain. Nous savons tous les deux que je n'ai pas fait le strict minimum ou quoi que ce soit d'autre. Je suis le dernier à quitter ce putain de terrain."

L'entraîneur s'esclaffa. "Oui, nous le savons, mais tu n'allais pas me dire pourquoi tu frappes tes coéquipiers et j'avais besoin de savoir si j'avais un vrai problème entre les mains ou si c'était une fille. C'est toujours une putain de fille."

"Ce n'est pas une foutue fille. C'est ma fille et Yorkie a ouvert sa putain de grosse bouche en disant qu'il voulait la baiser, alors je lui ai botté le cul. Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ?"

Il soupira. "Rien, tant que la presse n'en a pas connaissance. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est que les journaux parlent de l'éclatement de mon équipe juste avant le match de championnat national. Ou que les têtes pensantes parlent de favoritisme quand je ne suspends pas ton stupide cul pour s'être battu."

Vous voyez ? Je savais qu'il ne me suspendrait pas. "Personne ne dira rien." Je m'en assurerai.

"Malgré tout, Cullen, tu es le leader de cette équipe. Tu ne peux pas aller frapper tes coéquipiers parce qu'ils sont des connards, sinon c'est tout ce que tu feras. Et je doute fort que Yorkie soit le seul gars de l'équipe à vouloir se taper ta copine."

Je le regardai avec étonnement et il rit. "Quoi ? J'ai vu sa photo et je sais que vous êtes tous des bites en chaleur. Et je sais aussi que vous ne pouvez pas vous asseoir là et me dire que tu n'as jamais fait de commentaires désobligeants sur les filles qu'ils se tapaient."

Je haussai les épaules. C'était différent, putain. C'était avant. "Bella n'est pas comme les autres filles. Je ne peux pas, non, je ne veux pas les écouter parler d'elle comme ça. Elle est à moi."

L'entraîneur rit. "Je vais être damné. Tu es amoureux d'elle. Je veux dire, je savais que les choses étaient différentes avec celle-là parce que tu l'as gardée dans les parages après qu'elle t'ait astiqué la bite mais bon sang."

Je lui lançai un grognement. "Faites gaffe." Je n'étais pas contre l'idée de frapper l'entraîneur non plus.

Il leva la main en signe de paix. "Calme-toi, Rocky. Je ne te suspendrai pas pour avoir frappé Yorkie mais je le ferai si tu me frappes." Je lui souris et il gloussa. "Pour un quart d'heure peut-être."

"Au début, je dirais plutôt."

"Tu es un connard, Cullen mais tu as du talent. Evite les ennuis et ne frappe pas un autre coéquipier. Tu fais des sprints tous les matins jusqu'aux vacances, à l'aube." Putain de merde, je détestais les sprints aérobiques. "Je te verrai ici à l'aube."

Comprenant que j'étais congédié, je me levai et commençai à me diriger vers la sortie. "Oh, et Cullen ?" Je me retournai pour le regarder. "Je suis content pour toi. Je racontais des conneries sur ton éthique de travail. Tu as l'air encore plus affûté, si c'est possible. Si c'est cette fille qui en est responsable, elle vaut vraiment la peine d'être gardée dans les parages."

Je ne sais pas si Reed Girl faisait de moi un meilleur joueur de football mais je savais très bien qu'elle me rendait plus heureux. "Elle ne va nulle part."

"Bien. Va te doucher."

C'est vrai. J'avais un rendez-vous et j'allais être en retard. Putain de Yorkie. Il avait de la chance d'être en vie.


"Bonjour, ma belle." Je tendis la rose rouge que j'avais achetée en allant chez elle. Tu vois ? Je pouvais faire ce truc de fille que Jasper faisait sans que ce soit un putain de gros truc avec des CD mixés et des paillettes.

Reed Girl sourit et se mit sur la pointe des pieds pour m'embrasser. "Merci."

Je la regardai et souris. "C'est moi qui devrais te remercier pour la robe que tu portes à peine." Putain, elle était canon. Elle portait une robe vert foncé qui mettait son corps en valeur.

Elle rit. "Je la porte entièrement, pour l'instant."

"Mais pas pour plus tard."

"Nous verrons, M. Romance. Où allons-nous d'ailleurs ?"

Je commençai à répondre mais une boule de poils grise arriva en trombe à la porte d'entrée. Reed Girl gloussa lorsqu'elle commença à tripoter la jambe de mon pantalon. Je soupirai et pris Rainbow. "Le Club du Gouverneur. Et tu n'es pas invitée," dis-je à Rainbow, qui réagit en posant sa patte sur ma joue.

"Je crois qu'elle te supplie," observa Reed Girl.

"Désolée, Rainbow, mais je ne pense pas que tu puisses passer pour un chat voyant et c'est à peu près la seule façon pour toi d'être admise."Elle poussa un miaulement pitoyable et essaya de grimper sur mon épaule. "A notre retour…" lui promis-je et je la déposai sur le sol. Je jure qu'elle me jeta un regard noir, si c'est possible. Un regard de chat ? J'eus droit à un regard diabolique. Elle allait me le faire payer, je le savais.

Reed Girl ricana et me tendit un sachet de quelque chose qui se trouvait sur la table d'appoint. "Donne-lui une f-r-i-a-n-d-i-s-e."

"Pourquoi tu épelles le mot friandise, bordel ?" demandai-je. J'eus ma réponse quand Rainbow devint complètement dingue et commença à grimper le long de ma putain de jambe. "Bon sang !" Je l'enlevai et ouvris rapidement le paquet pour lui en donner une poignée.

"C'est pour ça que je l'épelle…" me dit ma copine trop amusée en mettant la rose dans le vase près de la porte d'entrée qui était rempli du dernier bouquet de Jasper pour Alice. Probablement un autre cadeau d'anniversaire ridicule mais le connaissant, il avait encore merdé. "Allons-y avant qu'elle ne finisse." Je refermai précipitamment la porte derrière nous.

"Elle est folle," dis-je à Reed Girl en nous guidant vers la voiture.

"Elle aime ses friandises. Tu n'as pas eu à lui donner la moitié d'un sac."

"Je voulais partir sans avoir besoin d'une transfusion sanguine." Pour une fois, elle me laissa faire et je lui ouvris la portière.

Elle sourit en se glissant dans le siège, exhibant une jambe sexy. Je ne savais pas si j'allais pouvoir terminer le dîner sans l'attaquer. Six jours entiers sans sexe. Sérieusement, il devait y avoir un moyen d'abréger ce truc dégueu. Y avait-il une solution ? Je ne savais pas si j'osais aborder le sujet avec Reed Girl. Elle me botterait le cul pour avoir encore pleurniché à ce sujet.

Quand je montai dans la voiture et que je commençai à rouler, Reed Girl s'éclaircit la gorge. Je lui jetai un coup d'œil. " Quoi ? "

"Je me demandais si je pouvais te demander quelque chose," dit-elle. Elle avait une expression bizarre sur le visage. Une expression qui me rendait vraiment nerveux.

"Euh, peut-être ?" Je réussis à la faire rire.

"Ce n'est pas ce genre de question," dit-elle rapidement.

"Quel genre de question ?" demandai-je, désireux d'obtenir des éclaircissements. Si c'était une question sur les filles du passé, ça allait être nul. Je pensais qu'on avait suffisamment couvert cette question.

"Pas une question sur le sexe," répondit-elle en riant. "Il y a des choses que je ne veux pas savoir. C'est plutôt une faveur."

Dieu merci. "D'accord. Demande." Tant que cette faveur n'impliquait pas d'acheter des tampons, tout allait bien.

"Tu sais que je vais rendre visite à mon père la semaine prochaine pour la première partie des vacances."

Je luttai pour ne pas me renfrogner à cette information. Oui, je le savais, mais cela ne signifiait pas que j'aimais le fait qu'elle soit à l'autre bout du putain de pays pendant une semaine. L'avantage que sa mère habite à Jacksonville, c'est qu'on pourrait rester ensemble pendant les vacances. "Ouais."

"Je ne peux pas vraiment prendre Rainbow avec moi dans l'avion." Je lui jetai un coup d'œil, elle se mordit la lèvre et m'envoya ce putain de regard implorant avec ses magnifiques yeux bruns. Putain. Je savais ce qui m'attendait.

"Tu veux que je la ramène à la maison avec moi ?" C'était une chose de traîner avec elle seule pendant un jour ou quelque chose comme ça, ou avec Reed Girl, mais une putain de semaine entière ?

"Eh bien, oui, j'espérais que tu puisses le faire. Alice a ses deux et Rose a les siennes et je ne veux vraiment pas être séparée d'elle pendant trois semaines de toute façon."

"Et ta mère ?" demandai-je. Toutes les possibilités devaient être explorées avant que je n'accepte comme le salopard de branleur que j'étais. Oui, j'allais ramener ce putain de chat chez moi. Bon sang, je ne survivrai jamais à cette merde si quelqu'un l'apprenait.

"Je pourrais la laisser à ma mère", dit-elle, ce qui me fit pousser un soupir de soulagement. "Mais elle oublierait probablement de la nourrir ou la perdrait ou quelque chose comme ça…" termina-t-elle.

"Quoi ? C'est si difficile de se rappeler de nourrir un putain de chat ?" Sa mère était-elle folle ?

"A peu près aussi difficile que de se souvenir de nourrir un poisson rouge, qui est mort environ deux jours après que je le lui ai laissé la dernière fois. Et une gerbille, que j'ai retrouvée morte après deux semaines de vacances. Et il vaut mieux que je ne parle pas du chiot que j'ai eu pendant moins d'un mois…"

Je la regardai avec horreur. Je ne voulais pas du tout savoir ce qui était arrivé au chiot. "Elle a oublié de nourrir une putain de gerbille ?"

Reed Girl secoua la tête. "Non, elle l'a trop nourri."

Seigneur. Je ne voulais pas que Rainbow s'approche de cette tueuse d'animaux. "Bien, je vais la prendre." Ce ne serait pas si mal. Maman l'aimerait probablement. Elle pourrait dormir avec mes parents.

"Elle va adorer t'avoir enfin pour elle toute seule," dit Reed Girl en m'embrassant sur la joue. "Merci."

"Peut-être qu'elle aimera ma mère et qu'elle dormira avec elle," dis-je en me garant sur le parking.

Elle gloussa. "Tu te fais des illusions."

Ouais, peut-être, putain. Ce chat serait collé à mon cou chaque fois que je m'allongerai… sans aucun doute. "J'espère que ça ira dans la colonne positive pour ce soir," lui dis-je en ouvrant sa portière.

Elle secoua la tête. "Oh non, c'est juste toi qui prend la responsabilité de tes devoirs parentaux envers le chat."

Je lui lançai un regard noir et elle sourit en prenant ma main gauche. "Tu sais, techniquement Emmett est celui qui l'a eue donc c'est lui qui devrait en être responsable."

Elle souffla. "Continue à te dire ça." Je lui tins la porte. "Au fait, quand est-ce qu'il va déménager ?"

Enfoiré. Il était encore en train d'élire domicile dans ma putain de chambre. "Je vais le tirer par le cul pour trouver un appartement demain. Il se plaint déjà d'être loin de Blondie mais je m'en fous." C'était exaspérant. J'avais été viré de ma chambre parce que Blondie ne voulait pas le laisser dormir avec elle. Alors chaque nuit, il était avec elle jusqu'à l'aube et je devais rester chez Reed Girl parce qu'il finissait par prendre ma chambre. Il n'avait aucun scrupule non plus à se mettre au lit avec moi si je restais à la maison. Au moins, j'avais ma copine sexy avec qui dormir au lieu de mon putain de frère dégoûtant mais ma chambre me manquait.

Je levai les yeux lorsque nous sommes arrivés au niveau de la plate-forme occupée par l'hôtesse et j'ai entendu un souffle. Putain de bruit. Hoover travaillait ici ? Depuis quand ? Pas que je lui aie jamais parlé pour savoir ce qu'elle faisait quand elle n'était pas à genoux, mais putain, de toutes les putains de personnes, pourquoi elle ?

Reed Girl me serra la main et je forçai un sourire. "Hey, H..." Merde, c'est quoi son nom déjà ? "Tanya." Putain oui, je l'ai eu.

"Edward," dit-elle froidement, ignorant complètement ma copine.

"Euh, une réservation pour deux, au nom de Cullen." Comme si elle ne savait pas qui j'étais. Mais elle était juste en train de me fixer avec ses yeux fous et je devenais un peu nerveux.

Elle regarda dans son livre et me sourit. "Je crains de ne pas avoir de réservation à votre nom. Quelqu'un a dû la perdre."

Perdue mon cul, putain. Je fis un pas vers elle mais Reed Girl s'accrocha à ma main. "Je suis sûre que c'est un simple oubli, n'est-ce pas Tanya ? Peut-être que tu pourrais regarder à nouveau ou simplement nous donner une table. "

"Nous sommes complets," dit-elle à Bella de manière hautaine.

"Vraiment ? Vous êtes trop pleins pour le gagnant du trophée Heisman ? Je ne manquerai pas de complimenter le manager sur le business que vous faites les gars." La voix de Reed Girl était parfaitement agréable mais ses yeux lançaient du feu. Elle était vraiment sexy quand elle était énervée. Je voulais la baiser maintenant plutôt que plus tard. "Allons au Capital Grill, chéri. Je suis sûre qu'ils ont de la place pour nous, et pour la publicité gratuite qu'ils auront quand tu les mentionneras comme ton restaurant préféré dans ta prochaine interview avec le Democrat. Ton manager ne sera pas du tout dérangé par ça, n'est-ce pas, Tanya ?"

Ma copine était un putain de génie. Je lui fis un sourire. "Ouais, ils cherchent à faire un grand portrait sur moi avant le match de championnat. Je ne manquerai pas de le mentionner, souvent."

"Qu'est-ce que j'en ai à faire ?" demanda Hoover.

"Tu ne sais pas, pour le moment, mais tu le sauras probablement quand il ou elle découvrira que nous sommes venus ici en premier et que nous avons été refoulés parce que quelqu'un a perdu notre réservation." Reed Girl utilisa des guillemets quand elle dit le mot "perdu". Elle était tellement géniale. C'était mal que j'espère qu'elle allait juste se lâcher et frapper Hoover ? Je n'avais aucun doute sur qui gagnerait ce combat. Reed Girl jusqu'au bout.

Hoover lui lança un regard furieux avant de refermer son livre. "Attendez ici."

Ma fille me sourit alors que Hoover s'éloignait à grands pas. "Eh bien, jusqu'à présent, l'ambiance laisse beaucoup à désirer."

Je ricanai et me penchai pour l'embrasser. "C'est vrai mais mon rendez-vous est tout le temps de première classe." Mes lèvres rencontrèrent les siennes et je gémis quand elle entra en moi et pressa son corps parfait contre le mien.

J'étais pris par elle et je ne fis surface que lorsque j'entendis un fort raclement de gorge et un murmure, "Pourquoi vous ne prenez pas une putain de chambre ?

Nous nous séparâmes et je n'hésitai pas à faire un sourire à Hoover. "On en a une. On a une table, aussi ?"

Reed Girl gloussa pendant que Hoover râlait et attrapait deux menus. Elle ne prit pas la peine de nous dire de la suivre mais je pris la main de Bella et suivis Hoover devant plusieurs tables vides, la sale garce et je levai un sourcil quand elle essaya de nous faire asseoir juste à côté de la porte de la cuisine. "On va prendre cette table," dis-je en désignant une table vide près de la fenêtre. "A moins bien sûr qu'elle ne soit utilisée par les personnes invisibles qui ont apparemment pris ma réservation."

Elle souffla et nous conduisit à la table que j'avais demandée. "Votre serveur arrive tout de suite," lança-t-elle, en me mettant le menu dans les mains et en frappant presque Reed Girl avec le sien. Ma copine avait de bons réflexes et l'attrapa avant qu'il ne la frappe au visage. Hoover nous lança un regard furieux avant de s'en aller.

"Je ne sais pas si je devrais manger quelque chose ici," dit ma copine en regardant le menu avec méfiance.

C'est vrai, la sorcière pourrait essayer de nous empoisonner. "Je vais m'assurer que c'est sûr," l'assurai-je. L'argent parlait, après tout. "Qu'est-ce que tu prends ?"

"Le poulet a l'air bon."

Je vis les mots bio et choux de Bruxelles et je fis une grimace qui la fit rire. "Ça fait prétentieux," lui dis-je.

"C'est toi qui as choisi cet endroit."

"Parce qu'ils ont du steak. Je vais prendre le filet."

Elle regarda le menu et sourit. "Ça a l'air bon, en fait. Je vais prendre ça aussi."

Une autre putain de chose que j'aimais chez ma copine. Elle n'avait pas peur de commander comme une vraie personne. J'avais été à des tas de dîners chics au fil des ans avec mes parents et leurs comités stupides et tout ça, et les femmes ne mangeaient que quelques feuilles de laitue et se déclaraient satisfaites. C'était ridicule.

Notre serveur apparut et regarda ma copine avec attention, ce qui m'énerva. "Que voulez-vous boire ?"

"De l'eau pour moi," dis-je en serrant les dents. Je pourrais probablement m'en tirer en commandant du champagne ou autre chose, mais presque tout le monde savait que j'étais mineur.

"Moi aussi," dit Reed Girl en me souriant et en ignorant la bite qui la caressait des yeux.

Merde, je ne pouvais pas être un con avec lui parce que j'avais besoin qu'il fasse quelque chose. "Nous sommes prêts à commander." Il sortit son bloc-notes et me prêta une putain d'attention, ce qui était intelligent parce que j'étais celui qui allait donner un pourboire à son stupide cul. "On veut tous les deux le filet."

"Excellent choix. Vous le voulez cuit comment ?"

"A point," lui dit Reed Girl.

"Pareil pour moi." Je lui fis signe de venir vers moi et il se pencha en avant. "Je double votre pourboire si vous faites en sorte que rien n'arrive à notre nourriture."

Il cligna des yeux. "Pourquoi quelque chose arriverait à ta nourriture ?"

Reed Girl toucha son bras et il se tourna vers elle. Elle lui envoya un sourire aveuglant. "Je crains que votre hôtesse ne m'aime pas beaucoup."

Il roula des yeux, connaissant manifestement bien Hoover. "Compris. Je vais m'en occuper."

"Merci." J'étais content de ne pas l'avoir frappé pour avoir maté ma copine. Après tout, ce type avait clairement du goût.

Il partit s'occuper de notre nourriture et je souris à ma copine. "Alors, qu'est-ce que tu fais pour t'amuser à Forks, Washington, au fait ?"

Elle rit, ses yeux bruns scintillant à la lumière des bougies. "Pas grand-chose, vraiment. Papa m'emmène pêcher avec lui au moins une fois et je vais probablement faire un saut à Seattle, rendre visite à quelques amis. C'est assez calme."

La pêche ? Ça avait l'air plutôt ennuyeux mais je n'allais pas le dire. "Je suis sûr que tu vas passer un bon moment avec ton père."

"En général, oui. Mais il va inviter ses adjoints pour le repas de Noël, ce qui va être un peu nul."

"Pourquoi ?" demandai-je, en lui tendant un morceau de pain que notre serveur avait posé devant nous. Elle me remercia et commença à le beurrer.

Elle fit une petite grimace. "Un de ses adjoints est mon ex."

Quoi ? Ma copine passait Noël avec son ex-copain ? "Tu es sortie avec un flic ?" fut la seule question que je pouvais poser sans avoir l'air d'un connard jaloux. Même si je l'étais. Je détestais tous les connards qui l'avaient touchée.

"Il n'était pas flic à l'époque. C'était au lycée."

"Oh !" Je ne savais pas quoi dire. C'était bizarre, parce que même si elle était confrontée à mon passé presque quotidiennement, elle savait que ces filles ne signifiaient rien pour moi. Mais elle avait eu un petit-ami avant moi. Plusieurs, vraiment ? Est-ce qu'elle l'aimait ? Est-ce qu'elle les aimait ? Pourquoi ça me dérangeait ?

"Je t'entends penser là," dit-elle en tendant sa main pour prendre la mienne, la droite. "Qu'est-ce qui ne va pas ?" Ses doigts effleurèrent ma jointure écorchée et elle tira ma main vers son visage. "Qu'est-il arrivé à ta main ? Tu t'es blessé à l'entraînement ?"

"Pas vraiment." Elle haussa un sourcil et je soupirai. "Je me suis battu avec Eric après l'entraînement. En fait, appeler ça une bagarre serait faux. Je l'ai frappé. Il ne m'a pas touché." Parce que c'était une putain de mauviette.

"Pourquoi t'es-tu battu avec Eric ?"

Je haussai les épaules. "Il a dit quelque chose de stupide. Je l'ai géré."

"Je vois." Elle commença à retirer sa main, je soupirai et m'accrochai.

Clairement, je n'allais pas m'en sortir avec cette réponse. Peut-être que le Coach et elle étaient liés. Ni l'un ni l'autre ne me laisserait passer outre. "Il t'a traité de geek et quand je lui ai dit de ne plus jamais faire ça ou je lui botterais le cul, il a dit qu'il serait heureux de te baiser quand j'en aurais fini avec toi. C'est là que je l'ai frappé et que je lui ai cassé le nez."

Les lèvres de Reed Girl se contractèrent et elle laissa échapper un de ses rires sexy. "Tu défendais mon honneur ?"

Je haussai une épaule. "Je suppose."

"Et tu n'allais pas m'en parler ?"

"Je ne voulais pas que tu t'énerves contre moi." Pas au moment où j'allais enfin pouvoir baiser à nouveau. En plus, ma grand-mère pouvait battre Yorkie. Il n'y avait pas vraiment de quoi se vanter.

"C'est chaud comme l'enfer."

Ah bon ? Je clignai des yeux, surpris de voir qu'elle semblait sur le point de ramper sur la table et de s'asseoir sur mes genoux. Ce qui ne me poserait aucun problème. "Quoi ? Tu n'es pas en colère ?"

"Un, tu as botté le cul d'un coéquipier pour moi. Deuxièmement, tu n'allais pas m'en parler, ce qui rend la chose encore plus chevaleresque. Bien sûr que je ne suis pas fâchée. Je suis tout sauf en colère." Son pied nu frotta ma bite sous la table et je gémis.

"Putain, chérie, garde ça pour plus tard." Je risquais de péter les plombs à la table si son pied continuait à me toucher.

"Alors, plus tard aussi," promet-elle d'une voix haletante et sexy qui me fit mal au cœur.

"Ne m'oblige pas à t'emmener aux toilettes."

Ses yeux pétillèrent de plaisir. "On peut ? Et peut-on s'assurer que Tanya l'entende ?"

Je ris et je lui embrassai la main. "Tu es sans aucun doute la femme la plus cool de la planète."

"Ne l'oublie pas," dit-elle en riant. Elle me serra la main. "Et tu n'as pas à t'inquiéter pour Riley."

Riley ? Oh, le putain d'ex. "Ah oui ?" demandai-je. Mon estomac se serrait rien qu'à l'idée de lui.

"Oui, c'est fini depuis longtemps. C'est fini depuis longtemps et la seule chose à laquelle je penserai à Noël, c'est à quel point j'ai hâte de retourner à Jacksonville pour voir mon beau petit-ami et notre chaton."

Je lui souris. Bon sang, elle me faisait me sentir bien. "Si je t'appelais et que je voulais un peu de temps seul au téléphone, est-ce que tu t'éloignerais de Riley et passerais du bon temps avec moi ?"

"Du sexe par téléphone à Noël ? Ça a l'air positivement sacrilège. J'en suis."

"Je t'aime." Je ne pus m'en empêcher. Pourquoi avais-je honnêtement pensé que je pouvais le désactiver ? Ce n'était pas possible, pas avec elle.

"Je t'aime aussi. Elle embrassa mes articulations enflées. "Et j'aime que tu m'aies défendu, même si ce n'est pas nécessaire car aucun de tes coéquipiers n'est susceptible de gagner le Heisman." Je ricanai et elle me sourit. "Et j'aime le fait que tu sois jaloux que je passe du temps avec mon ex alors que tu n'as pas à t'inquiéter."

"C'est juste que..." Je m'interrompis lorsque notre nourriture apparut et que le serveur m'assura qu'elle n'avait pas été altérée. Il pouvait mentir mais comme il aimait bien ma copine, j'avais l'impression que ce n'était pas le cas.

"C'est juste quoi ?" demanda Reed Girl en entamant son steak.

Bon sang, est-ce que j'avais envie de parler de ça ? C'était tellement minable. Mais ses magnifiques yeux étaient fixés sur les miens et elle était la seule personne à qui je pouvais dire à peu près n'importe quoi, puisqu'elle m'aimait et tout ça. "Tu l'as aimé ?" Je lâchai le morceau. C'est vraiment bien joué, Cullen.

Elle mâcha pensivement pendant un moment, tandis que je commençais à paniquer. Elle l'avait fait. Elle allait rentrer chez elle et bien sûr il voudrait la récupérer parce que seul un crétin ne voudrait pas d'elle et elle resterait à Washington et je ne la reverrai jamais.

"Non."

"Non ?" Vraiment ? Ou est-ce qu'elle disait ça pour que je me sente mieux ?

"Non," répéta-t-elle. "Je veux dire, je pensais que c'était le cas mais maintenant je sais que non."

C'était vraiment déroutant. "Comment le sais-tu ?"

"Parce que je t'aime et que c'est très différent de ce que j'ai ressenti pour Riley. Je l'aimais bien, on s'entendait bien et on s'amusait beaucoup mais je n'étais absolument pas amoureuse de lui. Je ne me sentais pas comme ça. Je suppose que c'était l'amour du lycée ou autre."

Euh. L'amour du lycée. Et si nous avions l'amour de l'université? Y avait-il quelque chose d'autre ? Et si elle avait commencé à aimer quelqu'un d'autre avant que je ne cesse de l'aimer ? Pourrais-je cesser de l'aimer ? Pourquoi je pensais à toutes ces conneries ridicules ? Elle me transformait en une putain de fille.

"Bonjour, Bella, je pensais que c'était toi."

Je levai les yeux pour voir une fille ringarde qui lui souriait et un type maigre tout aussi ringard qui se tenait à côté d'elle. Bon sang, il était plus petit qu'elle. "Bonjour, Angela. Bonjour, Ben." Ma copine leur sourit. "Voici Edward. Edward, voici Angela et Ben. Ils font partie des Marching Chiefs avec moi."

"Salut !" Je leur fit un signe de tête et un sourire.

"Enchantée de te rencontrer," dit la fille. Angela. Oh oui, c'était Quatre Yeux. Je me souvenais d'elle sur le terrain.

"Moi aussi," dis-je entre deux bouchées. Autant manger pendant que ma copine discute avec ses amis. Plus besoin de penser à l'amour, à l'amour universitaire et à l'amour éternel. Cette merde était bizarre.

"Nous ne te retiendrons pas. Je voulais juste te dire que nous serons là pour t'encourager dimanche soir."

"Euh, merci." Ma fille rougit. Il se passe quoi, bordel ?

"T'encourager à quoi ?" demandai-je. J'avais raté quelque chose ?

"Son concert," me dit Ben.

Je regardai Bella confus. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? "Quel concert ?"

"Le concert de Noël que l'orchestre de l'université organise. Bella y joue," me dit Angela.

Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Pourquoi ne m'a-t-elle pas dit qu'elle avait un concert ? "C'est super. Tu joues aussi ?"

Angela rougit. "Non, je n'ai pas réussi. Il faut passer des essais."

Comme si je m'en souciais. "Tu joues avec elle pour les Chiefs, n'est-ce pas ? Je t'ai vu avec elle. Tu joues aussi du hautbois ?"

Ses yeux s'écarquillèrent. "Oh, non, nous ne..."

"Merci, Ang," interrompit rapidement Reed Girl. "Je vous verrai là-bas. Faites attention à vous."

Angela semble choquée par la rapidité avec laquelle ma fille la congédia mais elle sourit et Ben l'entoura de son bras. "Nous devrions vous laisser retourner à votre dîner. On se voit plus tard." Mais que se passait-il ?

Ils partirent et je regardai ma copine. "Qu'est-ce que c'était que ce bordel ?"

"Quoi ?" demanda-t-elle, les yeux rivés sur ses amis qui s'éloignaient.

"Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais un concert ? Maintenant, j'ai l'air d'un petit copain con aux yeux de tes amis."

Elle se retourna vers moi et me sourit. "Je ne pensais pas que ça t'intéresserait et je ne voulais pas que tu te sentes obligé de venir."

Cela m'énerva. "Tu as pris l'avion jusqu'à New York pour assister à ma cérémonie de remise de prix et tu ne pensais pas que je traverserais le campus pour aller à un de tes événements ? C'est n'importe quoi, Bella."

Elle secoua la tête. "C'était un événement important… bien sûr que j'allais être là. C'est juste un concert de Noël."

"Ce qui veut dire que ce sera de la musique que je connais au lieu de la merde que j'ai dû écouter pendant notre pique-nique." Je ne savais pas pourquoi je m'énervais pour aller à un concert ennuyeux qui ne m'intéressait pas mais ça m'énervait qu'elle ne m'ait pas invité.

Reed Girl rit. "Oui, c'est surtout de la musique, tu sais."

"Il y a une raison pour laquelle tu ne veux pas que je vienne ?" demandai-je. Ça m'énervait vraiment de ne pas être au courant de ce truc. Quelle raison aurait-elle pu donner pour que je ne puisse pas la voir dimanche ? Aurait-elle menti ?

"Bien sûr que non." Elle toucha ma main. "Je ne voulais vraiment pas que tu te sentes obligé."

"Je suis ton petit-ami. J'ai des obligations. Ça fait partie du putain de contrat," marmonnai-je en retirant ma main.

Reed Girl se leva et prit la chaise à côté de moi, posant sa main sur ma jambe. D'accord, je n'allais pas m'en éloigner. "Edward, je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé. Et je veux vraiment que tu sois là."

Elle me suppliait du regard de ne pas faire le con. Et je ne voulais pas le faire. Je voulais que notre rendez-vous soit génial, malgré Hoover et les geeks de la fanfare. "D'accord, alors je serai là."

Elle m'entoura de ses bras et m'embrassa fougueusement. "Merci. Je voulais vraiment que tu sois là." Je la serrai contre moi et je la respirai.

"J'irai n'importe où avec toi, chérie."

Elle sourit. "Et si tu rentrais à la maison avec moi, maintenant ?"

Oui, bien sûr. "J'en serais ravi." Le serveur apparut quelques minutes plus tard et je lui tendis ma carte. Il la ramena et je lui donnai le gros pourboire promis. Je tirai Bella sur ses pieds et nous nous dirigeâmes vers l'avant du restaurant. Hoover, heureusement, n'était nulle part.

"Oh, Edward !" J'entendis une voix aiguë d'une douceur écœurante. Je me retournai et elle était là, courant vers moi avec une bouteille à la main. Elle la pointa dans ma direction et avant que je puisse faire plus que dire "Qu'est-ce que..." le contenu de la bouteille était partout sur moi et Reed Girl. La salope avait secoué une bouteille de champagne et l'avait dirigée vers nous.

"Putain, tu..." commençai-je, trempé et furieux comme l'enfer. A côté de moi, Reed Girl gloussa et repoussa ses cheveux trempés de son visage.

"Qu'est-ce qui te fait rire ?" lui demanda Hoover, avec un sourire triomphant.

"Je ris du fait que tu vas probablement te faire virer." Elle fit un geste en direction d'un homme chauve à l'air très en colère qui regardait Hoover, qui commençait à avoir l'air plus que nerveuse. "Et je ris du fait que je vais le ramener à la maison et lécher jusqu'à la dernière goutte de champagne sur son corps magnifique." Elle ponctua sa déclaration en me léchant le cou, ce qui me fit gémir. Putain de merde, elle était phénoménale. Je n'étais plus du tout en colère.

"J'ai l'intention de te rendre la pareille, chérie." Je léchai une goutte sur sa joue et elle me sourit.

Hoover rugit et s'approcha de nous. Je me mis devant ma copine mais ce n'était pas nécessaire car le gérant cria son nom et l'arrêta dans son élan. "Tanya ! J'aimerais vous parler immédiatement ! Si vous faites encore un pas vers eux, je serai obligé d'appeler la police." Il se tourna vers moi. "Monsieur Cullen, je vous présente mes excuses. Je peux vous assurer qu'on s'en occupera."

Comme si je m'en souciais ? Pour l'instant, je voulais juste me tirer d'ici et faire en sorte que Reed Girl tienne sa promesse de me lécher. "Je suis sûr que vous le ferez. Sans rancune." Il y avait quelque chose de très dur mais ce n'était pas mes sentiments.

"Rentrons à la maison, Bella. Nous avons des exercices vocaux à faire."

"J'ai des compétences orales folles," murmura-t-elle alors que nous sortions. On allait bousiller mon intérieur en cuir avec nos vêtements mouillés mais je m'en foutais.

"Je le sais. J'ai hâte d'en faire l'expérience."

"Alors bouge ton cul et ramène-moi à la maison. On va se laver puis se salir à nouveau."

Oui, j'aimais vraiment cette femme. Personne ne pourra jamais se comparer à elle. La plupart des filles seraient un peu fâchées si une ancienne conquête leur jetait du champagne dessus. Ma fille ? Elle était excitée. L'amour à l'université, le vrai amour, l'amour pour toujours... J'étais presque sûr qu'il n'y avait pas de différence, du moins pas quand il s'agissait de nous.


Note de l'auteur

Ahh plus de jalousie et autres confrontations et nos tourtereaux sont toujours en train de voler haut et notre Cockyback contemple l'amour permanent ! Mais pourquoi Reed Girl n'a-t-elle pas parlé de son concert à Edward? Hmmm... l'avenir nous le dira ! Cockyback survivra-t-il au fait de garder le chaton ? N'aimeriez-vous pas avoir une caméra pour regarder ces deux-là en direct pendant une semaine ?