Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour. Afin de répandre sur Poudlard le vert et argent. Afin que Serpentard remporte la coupe des maisons...Et bref...pas besoin de citer la référence :'). Et oui un nouveau chapitre après...4 mois si je compte novembre ^^'. Bon...j'avais prévenu que je posterais moins souvent à cause de mes études ^^' et j'ai été en examen jusque fin janvier et puis et puis j'ai eu le malheur d'installer Hogwarts Legacy x). Alors me voilà avec ce chapitre ébauché sous tiret depuis deux mois et entièrement écrit une fois sur papier puis sur ordinateur en deux jours ^^'. J'espère qu'il vous plaira et comme toujours n'hésitez pas à me laisser un commentaire. l'ébauche du 13ième chapitre est en partie faite mais comme toujours il faut que je trouve le temps entre mes révisions, mes devoirs et mes travaux qui sont déjà à préparer pour juin et mes autres hobbies pour trouver le temps d'écrire. Je souhaite aussi la bienvenue aux nouveaux ayant mis l'histoire en favori ou en followers ça me fait autant plaisir que ça ne m'effraie :p Sur ce bonne lecture :)


Le temps passa, l'enfant eut de moins en moins besoin de se concentrer pour arriver à les voir. Petit à petit, où que son regard se porte, l'or brillait. Fils dansants, fils chatoyants. Certains aussi fragiles qu'un filament de soie et d'autres aussi durs que l'acier, aussi brûlants que le fer chauffé à blanc, aussi ensorcelants qu'une lumière au sein des ténèbres les plus sombres.


Hawthorn s'étira longuement, baillant à s'en décrocher la mâchoire. Les yeux toujours lourds de sommeil, le jeune serpentard roula sur son dos, bras croisé derrière sa tête reposant sur son oreiller d'argent. Son regard se perdit distraitement regardant sans les voir les différentes textures composant le dessus de son lit à baldaquin, son esprit dérivant encore à moitié endormi.

Contrairement à ses habitudes, le jeune sorcier se plut à paraisser. Son lit était chaud, le tissu des draps agréable au toucher. C'était le 31 octobre, il n'avait pas cours ce matin...Rien ne pressait...

Walker bailla une nouvelle fois, ferma les yeux, se laissant dériver entre cet état de conscience et de songe où vos pensées se libèrent, dansent dans votre esprit et se font fumées quand vous essayez de les attraper.

Un soupir de contentement franchit le seuil de ses lèvres, un léger sourire étirant son visage.

Tout se passait bien...

Les cours avançaient horriblement lentement, l'illusion tenait, ses « amitiés » emplies d'échanges cordiaux teintés de respect, semblaient limer l'éclat de suspicion teintant le regard du directeur quand le vieux sorcier accrochait l'absinthe de ses yeux pendant les repas. Maintenant, Dumbledore lui renvoyait, parfois, un sourire.

Les professeurs ne s'intéressaient que moyennement à lui. Ses devoirs étaient brillants, attestant d'un élève appliqué, mais sa pratique restait moyenne. Un peu au dessus du lot mais rien ne le faisant en sortir. En somme juste un élève studieux comme tant d'autres étaient passés sous les yeux du corps enseignant.

Son sourire s'élargit de nouveau. C'était très bien...

Que Granger brille au soleil, qu'elle attire les regards de leurs enseignants à chaque essai fructueux du premier coup. Les êtres comme lui fleurissaient dans les endroits sombres, déployant leurs corolles à l'abri des regards.

Et même Malfoy et ses trois pantins lui causaient moins de désagréments. Le blondinet avait bien perdu de sa superbe depuis l'accident...Humilié sans savoir que dire entre « Je suis tombé de mon balais » ou bien « J'ai été déséquilibré par un traître à son sang de griffondor... ». L'une n'était pas moins humiliante que l'autre. Par contre nulle excuse pour les si nombreux points retirés à la maison serpentard. Nulle excuse aux regards emplis d'animosité des élèves plus âgés...

Walker ricana...C'était amusant d'observer le blond lécher ses plaies dans son coin. Mais ça ne durerait pas...Il en aurait presque frétillé d'avance.


Hawthorn revint à la table qu'il partageait avec Neville, deux livres poussiéreux sous le bras. Le festin d'Halloween commencerait sous peu...Le jeune serpentard renâcla à la vision de cette orgie de sucre...préférant de loin passer la soirée seul dans ce lieu calme.

Mais à sa surprise le jeune lion, était venu peu après lui et avec un sourire timide s'était installé à la même table que le vert et argent. Walker aurait supposé que le rouge et or aurait préféré participer aux réjouissances sucrées avec les siens plutôt que de s'enterrer entre les pages poussiéreuses des livres centenaires de l'école.

Et pourtant...Neville était là, lui adressant un regard sympathique avant de se replonger entre les pages d'un imposant ouvrages traitant d'herbologie.

Le titre fit renâcler le serpent attisant un fin sourire sur le visage du lion. De toutes les matières, sans contexte, l'herbologie était sa bête noire. Les plantes semblaient crever juste sous son regard malgré les encouragements désappointés du professeur Chourave.

Par chance, là où Walker s'assurait de ne pas laisser Londubat exploser leur chaudron en cours de potion tout en essayant de remédier aux lacunes du griffondor...Le lion était assez doué avec les plantes pour contrebalancer le don mortifère d'Hawthorn.

Un instant encore, il observa le lion plongé dans ses recherches, sa main droite prenant des notes sur un rouleau de parchemin, faisant une ébauche de rédaction pour leur prochain devoir en potion. Il était surprenant de rencontrer quelqu'un d'aussi doué et passionné par les plantes et leurs usages tout en étant aussi médiocre en potion.

Le monde magique était plein de contradictions...

Walker caressa le bout de sa plume contre son menton, son autre main tournant une page au parchemin décrépi. Ses yeux absinthes parcourant, analysant, classant les différentes théories concernant la fabrication des baguettes, leurs règles de transmission, les théories concernant la symbolique de leur cœur et essence de bois.

Ce n'était pas vraiment ce qu'il espérait trouver en prenant un livre écrit par un Ollivander...Mais cela n'en était pas moins intéressant.

Le jeune sorcier ravala un gloussement en lisant ce que symbolisait le bois d'if. Comme cela était si ironiquement approprié.

Son gloussement attira l'attention du timide griffondor, Neville jetant un regard curieux en direction de l'épais grimoire.

-Qu'est-ce que tu lis ? Souffla-t-il à voix basse pour ne pas attirer l'attention de la bibliothécaire sur eux.

Hawthorn ne répondit pas de suite, achevant sa lecture sur l'if et sur les différents sorciers célèbres ayant possédé une baguette avec cette essence de bois.

-À la base j'espérais trouver des informations sur la famille Ollivander et un de ses membres en particulier. Mais le sujet de la fabrication des baguettes et des théories les entourant sont tout aussi fascinantes.

-C'est intéressant ? Demanda le griffondor.

Hawthorn acquiesça d'un léger trémolo.

-J'ai grandi dans le monde moldu, tout ce qui concerne notre monde m'intéresse.

Il commença un nouveau paragraphe concernant le bois de sureau et la symbolique autour.

-De plus. Ajouta le serpentard. Il semblerait que ma baguette soit restée un nombre conséquent d'années dans la famille Ollivander.

-Les Ollivanders sont parfois étranges. Marmonna Neville. C'est une ancienne famille qui s'est souvent plu à repousser les limites du savoir magique sans toujours songer aux conséquences...

-Huum.

Walker sortit sa baguette, comme depuis le jour où elle était sortie de son écrin de soie blanche, elle gardait cette aura froide, son bois toujours si sombre qu'il semblait absorber toute lumière assez audacieuse pour essayer de rebondir dessus.

L'index d'Hawthorn glissa le long du bois ébène, traçant sans y penser les étranges symboles sculptés sur sa longueur.

-Je sais qu'elle est en bois d'if...Mais j'ignore quel est son cœur...

A la mention du bois, le griffondor se tendit de façon imperceptible.

Le vert absinthe brilla. L'if aurait-il mauvaise réputation ?

-Est-ce vraiment important ? Si elle est dans la famille Ollivander depuis aussi longtemps...Ils doivent avoir oublié. Sourit le griffondor bien que cela n'atteigne pas entièrement son regard.

Hawthorn pencha la tête légèrement vers la droite, son regard se faisant faussement songeur.

-En effet...Peut-être un simple oubli avec le temps...

Le vert de son regard brilla alors qu'il se penchait vers le jeune lion. Puis prenant un ton de confidences lugubres, sa voix se faisant plus profonde.

-Ou alors...Hawthorn se tut laissant son silence peser.

-Ou alors...Répéta Neville.

-Peut-être que c'est tabou d'en parler...Un secret trop honteux et sombre...

Le vert et argent se pencha un peu plus, retenant un rire face au léger recul du griffondor.

-Peut-être...Ronronna le serpent...Qu'elle contient un cœur humain...

Face au regard purement épouvanté que Neville porta en direction de sa baguette sagement couchée sur la table, Hawthorn ne put retenir son léger rire, rire qui gagna en intensité quand le rouge et or comprit que le vert et argent se jouait de lui. Dans un rare élan de camaraderie dépassant sa timidité, il asséna une tape sur le bras du serpentard qu'il supposait être son ami malgré la rivalité entre leur maison et le caractère singulier du serpent né-moldu.

Un chut accompagné d'un regard venimeux de madame Pince, stoppa l'hilarité d'Hawthorn bien que ses yeux si singulièrement verts ne cessèrent de briller malicieusement.

-Ne plaisante pas avec ça...Marmonna l'héritier Londubat quand la bibliothécaire se détourna d'eux. Les Ollivanders sont une des plus vieilles familles de Grande-Bretagne et certains d'entre eux frôlaient la démence.

Hawthorn roula des yeux.

-Je connais l'adage...Chaque famille cache des squelettes dans ses placards...Ce n'est pas si surprenant...Je ne sais pas pour toi, mais Ollivander ne m'a pas semblé être un sorcier particulièrement sein d'esprit.

Le griffondor s'agita mal à l'aise sur sa chaise, son regard se détournant de celui de son ami.

-C'est que je ne l'ai pas rencontré...

Hawthorn fronça les sourcils, son regard se faisant surpris.

Sans rien ajouter le rouge et or sortit sa baguette de sa poche.

-34cm, noisetier et crin de licorne...Elle appartenait à mon père et grand-mère tenait à ce que je la choisisse.

Hawthron écarquilla les yeux, l'étonnement brûlant ses iris n'ayant rien de feint. Ce n'était pas au sorcier de choisir sa baguette mais à elle de choisir son sorcier...Son regard glissa vers le tome qu'il lisait. Avec une baguette de noisetier en plus...La grand-mère de Neville avait elle si peu de respect pour l'identité propre de son petit-fils en dehors de l'héritage de son père ? Comment une sorcière venant d'une famille si ancienne pouvait donner à son héritier une baguette ne l'ayant pas choisi. Une baguette composée d'essences si farouchement fidèles.

-Neville...Siffla Hawthorn. Cette baguette ne t'a pas choisi. Vos magies ne sont pas adaptées.

-Mais c'est celle de mon père...Souffla le jeune lion gagnant un rictus désobligé du serpentard.

Avisant le regard blessé du rouge et or, le vert et argent jugula sa froide logique.

-Oui...Rétorqua Walker essayant de moduler sa voix dans un timbre plus doux. Celle de ton père. Celle qui était en accord avec la magie de ton père. Elle ne vous a pas chois...Hawthorn soupira essayant d'adresser un sourire aimable à l'autre étudiant. Tu devrais en parler avec McGonagall, tu mérites d'avoir une baguette qui t'ait choisi pour qui tu es...

Le lion ne lui répondit pas, se replongeant dans son devoir de potion.

Dans un geste plus sec qu'à l'accoutumée, Hawthorn referma sa précédente lecture. Assez de baguette pour ce soir...le première année préférant se consacrer à son essai pour le cours de défense contre les forces du mal.

C'était à la fois son sujet préféré et sa plus grande déception depuis le commencement du trimestre.

Les forces du mal le passionnaient, mais il déplorait la façon si manichéenne dont le sujet était abordé. La magie noire et ses usages sans cesse devenant plus nombreux à mesure que le temps passait tenaient plus aux yeux d'Hawthorn de l'endoctrinement culturel et d'une forme de propagande que d'une véritable recherche dénuée d'intérêts personnels...

Le Bien et le Mal...La frontière entre les deux quels concepts si odieusement humains à donner à une entité aussi entière et profonde que la Magie. Si ridiculement humain de traiter de noir un sort et de bon un tout aussi mortel selon la volonté imaginative du sorcier le lançant...

Puis...Il y avait leur professeur...Quirell était au mieux ridicule et au pire une farce abjecte de ce que devrait être un enseignant pour telle matière. L'homme sursautait aux moindres bruits, semblait apercevoir des monstres tapis dans chaque recoin et bégayait plus que Porky Pig...

Pourtant...

Lors de certaines questions...

Il y avait dans son sourire, dans son regard sombre...

Un éclat vif, incisif tapi si profondément, si imperceptible.

La plume noire s'arrêta d'écrire, le jeune sorcier contemplant les lignes serrées d'encres. Était-ce réel ou un tour de son esprit souhaitant trouver plus qu'il n'y avait à trouver.

Portait-il aussi un masque élégamment travaillé ou Hawthorn se bernait-il refusant d'admettre cette singulière médiocrité.

À sa droite, Neville soupira de contentement en mettant le point final à son devoir de potion. Le griffondor s'étira comme un gros chat, se calant plus confortablement dans l'assise de la chaise puis s'attaqua à un chapitre du livre d'herbologie n'ayant nul rapport avec leurs prochains cours.

Walker observa quelques secondes le griffondor sans mot dire, retrempa sa plume dans l'encrier, se remit à écrire son essai.

-Tu sais Neville. Commença le serpentard sans cesser de gratter le parchemin de sa plume. Si tu as fini ne te sens pas obligé de m'attendre. Je comprendrais sans mal que tu souhaites aller retrouver les autres au banquet d'Halloween.

-Je ne souhaite pas fêter Halloween. Marmonna le griffondor sans se tourner vers lui.

-C'est à cause de Samhain ? Demanda Hawthorn. J'ai entendu des étudiants plus âgés se plaindre de ne pouvoir le fêter avec leur famille.

Le rouge et or, visage blême se tourna de suite vers lui.

-Ne parle pas de ça. Feula le griffondor. Tu vas t'attirer des ennuis ou pire. C'est un rituel noir, interdit. Seules les familles sombres le suivent. C'est dangereux de fréquenter ce genre d'individu Hawthorn surtout...Il se stoppa cherchant ses mots, n'osant croiser le regard de son ami...

-Surtout pour un sang-de-bourbe. Acheva Walker. Pas besoin de me fixer ainsi appelons un chat un chat...Je sais très bien en quel terme ils parlent de moi.

-C'est affreux. Souffla le rouge et or. Tu ne mérites pas ça. Personne ne le mérite. Tu ne dois pas te laisser atteindre par ce mot si laid Hawthorn, tu es un sorcier. Autant que n'importe lequel d'entre nous. C'est pour ça que tu n'es pas au banquet ?

-Rassure-toi...Leurs mots ne me font ni chaud...Ni froid. Mon sang n'est pas moins rouge que le leur. Je déteste juste les bonbons.

Neville le regarda quelques secondes clignant des yeux avant de se mettre à rire doucement en secouant la tête.


Neville et Hawthorn restèrent une petite heure de plus à profiter de la bibliothèque puis le jeune griffondor ayant appris par hasard où se situait les cuisines proposa au vert et argent de s'y rendre. Les elfes de maison seraient heureux de pouvoir leur offrir de quoi se substanter. Walker accepta de suite, plus alléché par l'idée de rencontrer un elfe de maison en dehors de ce que les livres écrivaient sur eux que par une quelconque nourriture.

C'est au détour d'un couloir qu'ils virent avec surprise un autre étudiant de première année se précipiter vers eux comme si les fouets du diable étaient à ses trousses.

Souffle coupé, yeux écarquillés, visage si blême que même ses taches de rousseur se faisaient pâles, Ronald Weasley se jeta sur eux balbutiant des mots si vite et de façon si désordonnée que ni Hawthorn, ni Neville ne comprirent ce que le rouquin essayait de leur dire.

Ignorant son dégoût habituel pour tout ce qui portait du vert et argent, sans chercher à se faire comprendre d'avantage, il attrapa leur main essayant avec vigueur d'entraîner les deux autres étudiants à sa suite.

Dans un courage purement griffondor, Neville se lança à son tour suivant la même direction que son camarade de maison. Son regard se tournant juste le temps d'un instant fugace en direction de Walker, l'enjoignant à les suivre. Emporté par le mouvement des deux autres et par sa curiosité naturelle, Hawthorn galopa à son tour dans les couloirs, suivant Weasley, leurs pieds martelant le sol de marbre au rythme de leur course.

Sans la moindre explication, Ron freina brusquement devant la porte des toilettes des filles, tout aussi brusquement, il ouvrit la porte, la faisant claquer sur ses gonds. Sans un regard pour les deux autres garçons il se rua dedans.

Des sanglots se répercutaient sur les murs de marbre, provenant d'une des cabines...

Londubat et Walker se jetèrent un même regard circonspect. Neville soupira, secouant doucement la tête de gauche à droite puis entra à son tour.

Hawthorn se pinça l'arête du nez, marmonnant dans sa barbe inexistante, devinant trop bien qui se trouvait là et pourquoi elle se trouvait là...

Le serpentard hésita une longue seconde à planter les trois griffondors pour rejoindre sa salle commune et au diable les cuisines. Mais cela ne conviendrait pas...Le serpent ravala son sifflement ennuyé et à son tour entra dans les toilettes des filles rejoignant les deux jeunes lions devant la cabine d'où provenaient pleurs et reniflements.

-Hermione! Cria Weasley pour couvrir les pleurs, sa main droite tambourinant sur la porte . Je suis désolé pour ce que j'ai dit après sortilège, c'était stupide, mais il faut que tu viennes. Un troll est rentré dans le château ! Nous devons tous rejoindre nos salles communes.

Neville et Hawthorn se jetèrent un même regard étonné. Par Magia, comment un troll aurait-il pu pénétrer dans l'école. C'était ridicule ! Pourtant, la peur de Ron n'avait rien eu de factice.

Les pleurs cessèrent, le bruit du verrou chanta contre le bois, la porte de la cabine claqua révélant une lionne blessée aux yeux humides de peine et à la crinière ébouriffée de rage.

-Comment oses-tu Ronald Weasley venir jusque dans les toilettes des filles te moquer de moi de la sorte. Siffla la jeune sorcière, ravalant ses larmes avec dignité.

Son regard noisette se porta sur les deux autres garçons accompagnant le rouquin provocant de nouvelles larmes de colère.

-Et vous ! Rugit la lionne. Comment pouvez-vous le suivre dans quelque chose d'aussi puéril ? Est-ce si amusant de se moquer de moi !

Ron cria à son tour essayant de convaincre Hermione qu'il disait vrai. Neville se mit lui aussi à parler, de plus en plus fort pour se faire entendre, affirmant que lui et Hawthorn n'avait rien à voir avec cela.

Walker les dévisagea tous les trois décidant finalement de les planter là et que les griffondors s'écharpent entre eux si cela les amusait quand il perçut sous la force des rugissements des rouges et ors un doux bruit de frottement se rapprochant vers eux.

-TAISEZ-VOUS ! Cracha le serpentard, poussant les trois lions dans la cabine, forçant Weasley à monter sur la cuvette des WC pour qu'il y ait assez de place pour eux quatre.

Le vert et argent referma la porte sur eux, plaqua sa main sur la bouche de Granger avant que la sorcière aux sourcils froncés et crocs découverts ne puissent rugir sa colère à nouveau.

Le bruit de glissement reprit, plus fort, plus proche, aisément perceptible maintenant que les trois rouges et ors s'étaient tus. Puis, il y eut le bruit d'un pas lourd, si lourd que le sol semblait vibrer...Et l'odeur, une odeur suffocante...Brûlant les yeux et les sinus...

Les quatre jeunes sorciers fixèrent sans oser bouger, pétrifiés les deux jambes colossales, le gourdin traînant au sol entrant dans les toilettes des filles. En un même mouvement, leurs regards se levèrent vers le haut de la cabine dépourvue de toit, furent parcourus d'un même frisson de peur en avisant la créature immense balançant sa large tête de gauche à droite essayant de comprendre où elle se trouvait.

Les trois griffondors et le serpentard n'osaient bouger, n'osaient même cligner des yeux, Weasley se tassant juste le plus possible depuis sa position sur les cuvettes...Instinctivement, Hermione se pressa un peu plus contre Hawthorn, des larmes de frayeur roulant sur ses joues et sur la main du serpentard enroulée avec force autour de sa bouche. L'un en face de l'autre, Walker et Londubat se dévisageaient. Leurs yeux glissant de temps à autre en direction de l'énorme masse du troll.

Aucun n'osa respirer, les secondes s'engrainant alors que le troll humait l'air cherchant leur présence...

Sa main ne serrant pas la bouche de Granger, tint fermement sa baguette. Hawthorn sentait le sang battre dans ses tempes, l'adrénaline inonder son corps le poussant à prendre la fuite, à s'élancer telle une proie fuyant un prédateur avant qu'il ne la débusque.

Il suffirait d'un mouvement de tête, d'un regard au mauvais endroit et le troll saurait où la chair si savoureuse qu'il sentait était cachée...

Cela dura encore une heure, une minute ou même une seconde, mais finalement tout aussi doucement qu'il était entré le troll se détourna.

Les quatre étudiants fixèrent sans cligner des yeux la masse lentement être traînée au sol.

Encore quelques secondes d'angoisse et ce serait fini. Encore quelques secondes et ils pourraient souffler en une expiration tremblante leur frayeur teintée de soulagement. Encore quelques secondes et ils pourraient ravaler leur peur, prétendre que ce n'était jamais arrivé. Peut-être un jour en rire autour d'une bière au beurre après que les années eurent adoucie la frayeur ayant noyé leurs esprits.

Mais comme dans une parodie d'un vieux slasher moldu des années 80, cela n'arriva pas...Avant que le troll ne soit complètement sorti des toilettes, une baguette négligemment rangée dans la manche d'une robe de seconde main tomba au sol.

Dans le silence angoissé régnant dans les toilettes, la rencontre du bois heurtant le sol de pierre résonna avec la puissance d'une bombe. Puis...

L'enfer se déchaîna.

Une vague de bois explosés sous la puissance d'une masse se rua vers eux. D'instinct, ils se jetèrent au sol essayant de se protéger la tête, leurs oreilles tintèrent sous les rugissements de colère du troll se répercutant sur les murs de pierres. Plus de morceaux de bois ayant formés les différentes cabines tombèrent sur eux.

Hermione hurla de frayeur, Ron aussi, Hawthorn essaya de se redresser ignorant la douleur déchirant sa tête et le sang coulant dans ses yeux, l'aveuglant.

-Attention, Hawthorn ! Hurla Neville.

D'instinct, le serpentard roula sur lui-même sentant plus qu'il ne la vit la masse s'abattre là où il se trouvait.

D'un geste de la main, il essuya ses yeux, son souffle se bloqua.

Malgré les cris des trois autres, des débris qu'ils jetaient courageusement sur une peau cuirassée, le troll ne s'intéressait pas à eux. Ses petits yeux brillants de rage affamée braqués sur Walker.

Sa masse se leva une nouvelle fois prête à frapper.

Malgré la terreur courant dans ses veines, malgré ce qui allait arriver, il sentit un calme étrange lentement l'envahir.

Le serpentard leva ses yeux en direction de la masse que le troll tenait à deux mains au-dessus de sa propre tête. Les bruits, les cris des trois griffondors, les grondements colériques du troll...Tous s'effaça ne laissant qu'un silence de bruits blancs.

Sa main se resserra sur sa baguette, l'absinthe fixa la masse s'abattre.

-EXPELLIARMUS ! Rugit Walker, sa baguette pointée vers la masse du troll.

Sa magie hurla en une froide fureur courant dans son sang, courant avec celle du bois d'if, émergeant de la pointe ébène en un éclat rouge vif !

Il y eut un claquement sec.

Le troll s'effondra à genoux, cligna béatement des yeux, leva lentement une main vers son crâne ouvert par la masse ayant directement ricoché sur son visage.

Hawthorn eut juste le temps de rouler une seconde fois, évitant de peu le corps titanesque s'effondrant. Le serpentard se releva, ses jambes lui donnant l'impression de ne pouvoir soutenir son propre poids. De suite Neville et Ron se précipitèrent vers lui, l'aidant à rester debout.

-Il est mort ? Demanda Granger d'une petite voix fixant le sang épais et sombre se répandre sur le dallage de pierres.

Hawthorn ne répondit pas, sa respiration était fébrile, ses mains tremblaient. L'étrange calme s'en était allé, il se rendait compte que jamais il n'avait senti sa propre mort d'aussi près alors que son regard n'arrivait à se détacher de l'essence de vie s'égoutant lentement du troll.

Sa main se leva vers sa tête touchant doucement la blessure qui glissait en partie sur son front et dont il sentait le sang suinter.

Son regard quitta le troll, se levant dans celui de Ron. Les yeux bleus du rouquin le fixaient dans un mélange de crainte, d'envie et d'admiration. Hermione, elle aussi, avait cessé de fixer le troll observant Walker comme s'il était soudain une énigme à résoudre...

La frayeur se changea en rage. C'était leur Faute, c'était LEUR PUTAIN DE FAUTE. Sa main se resserra sur sa baguette, l'absinthe flamboya de fureur, sa bouche se redressa en un début de rictus carnassier accentué par le rouge peignant son visage. Le venin satura sa bouche prêt à se déverser.

-Oh douce Hécate !

Sa colère incendiaire retomba comme un soufflet.

D'un même mouvement, ils se tournèrent vers le professeur McGonagall rapidement suivie par Rogue et Quirell, les trois sorciers fixant les toilettes, détruites, le troll, le sang, les premières années, trois de griffondor couverts de poussières et d'égratignures et un serpentard au visage taché de sang n'en faisant que plus ressortir le vert singulier de ses yeux.

La vielle lionne main sur le cœur, contempla ce décor invraisemblable.

-Expliquez-vous tous les quatre.

À ses mots, Severus n'ayant pas quitté son étudiant des yeux, sentit une pointe de colère ne l'ayant jamais quitté depuis sa répartition à serpentard le piquer.

-Je me permets Minerva...Susurra-t-il. D'emmener mon serpent à l'infirmerie avant que la perte de sang ne soit suffisante pour le faire tomber en syncope. Pour le reste, je suis persuadé que tes lions peuvent parfaitement te renseigner. Après tout...Son regard ébène glissa moqueusement sur les griffondors. Il me semble que monsieur Weasley était présent au dîner. Walker ! Il se tourna vers son vert et argent. Nous allons à l'infirmerie et nous réglerons cela par la suite.

Le première année ne réagit pas fixant résolument un point dans le vide.

Sifflant entre ses dents serrées, prenant garde à ne pas mettre trop de poids sur sa jambe, Severus se dirigea vers son étudiant. Il dut claquer deux fois des doigts devant son visage avant qu'un regard vert douloureusement familier et pourtant si étranger se lève vers lui. Le jeune sorcier toujours parcouru de frissons cligna des yeux ne donnant aucune indication qu'il eut entendu ses précédentes paroles.

Levant les yeux au ciel, le maître des potions empoigna son première année par sa manche.

-Suivez moi Walker.

Sans lui répondre, Hawthorn le suivit, en passant devant Quirell Severus ravala un sifflement de rage son corps se plaçant de manière protectrice entre le regard du professeur de défense contre les forces du mal et son vert et argent. L'ébène de son regard fusillant le bleu sombre de celui de Quirinus.

Hawthorn se sentait fébrile, sa tête semblait prise entre deux tenailles, sa magie courait avec force dans chacune de ses cellules laissant derrière elle une sensation d'électricité statique.

Il se sentait malade...

Il se sentait nauséeux...

Malade comme quand suite à une famine, votre esprit vous pousse à manger sans se soucier que votre corps ne puisse plus supporter autant de nutriments en un même repas.

Il s'arrêta, le sol tournait sous ses pieds.

-Professeur. Hoqueta le jeune sorcier.

Avant qu'il ne s'effondre au sol, avant que tout ne devienne sombre, il sentit deux bras le rattraper.