Bonsoir !

je n'ai pas publié par ici depuis quelques temps, je dois dire, alors c'est assez étrange. Mais cet OS là s'écrit depuis... Trop longtemps. Il était temps que je termine ce texte, surtout que je trouvais vraiment l'idée marrante. On verra si elle vous plaira, à la fin du texte. Je précise qu'il n'y a aucune romance dans ce texte.


Rating : K

Personnage : Trafalgar Law

Genre : Humour

Spoil : Non


A quelques détails près


J'ai besoin de rire en regardant la lune, les frais soirs d'hivers. A tes côtés ils en deviennent presque chaleureux. J'ai toujours trouvé ça amusant, en fait. Étrange aussi, lorsque l'on compare ce détail à ton côté froid et taciturne. Pourtant je ne m'en passerai pour rien au monde. Parce que je sais que lorsque les autres arrivent, tu souris enfin, tu oublies tes soucis, et tu te redresses. Et je pars me cacher, car on vous attaque. Je me réjouis des cris de douleur et de peur, c'est toi qui les dispenses. Tu t'amuses finalement, bien qu'à ta façon.

Toutes les histoires commencent par il était une fois. Pas celle-ci. Elle commença plutôt par il était une fois toi. Parce que l'existence de mon monde débuta avec toi. Un regard échangé, glacial, peu intéressé, autant de ta part que de la mienne, et pourtant... J'ai eu envie de suivre cet homme qui osait me regarder de haut. Je n'aimais pas ça à vrai dire. Je trouvais ça inouïe que l'on puisse me fixer avec autant d'arrogance. Je me réservais habituellement ce droit. Et toi tu étais arrivé, simplement, et avait manqué me marcher dessus, comme si je n'existais pas. Alors je t'ai suivi. Je comptais bien me venger.

Tout commença ce fameux jour où tu manquas m'écraser. Je doute que tu t'en sois une seule seconde rendu compte, ça ne te ressemble pas. Pas que tu sois dans ton monde, où dans la Lune… Non, loin de là. C'est juste que tu ne prends pas la peine de ne serait-ce que jeter un simple coup d'œil aux personnes qui t'entourent, lorsqu'il ne s'agit pas de tes compagnons. Un peu comme moi en fait.

Oui, comme moi. Nous nous ressemblons bien plus que ne pourrait le penser un simple observateur. Cette ressemblance est subtile, présente mais ténue, si bien que moi-même je n'ai pu la discerner qu'au bout de quelques jours passés à tes côtés. Ta démarche, le son de ta voix, ta façon minutieuse de noter chaque détail, chaque fait, ta curiosité. Ton intelligence en fait. Ta façon de penser ressemble à la mienne, chose rare chez les gens de ton espèce.

Mais soyons francs, tout ça, je ne l'ai pas vu aux premiers abords. Au contraire, je t'ai pris pour l'un de ces idiots de pirates qui se pensaient maître et compagnon en toute situation. Ce genre de personnage que l'on meurt d'envie de mordre au sang, de voir hurler, appeler sa mère dans un ultime espoir de salut. Pourtant, le seul cri qui résonna, ce fut le mien, rauque, complétement pris au dépourvu que j'étais. C'est bien le seul moment où tu tournas la tête dans ma direction, à dire vrai. Et j'étais bien trop occupé à masquer ma gêne devant ce moment de faiblesse de ma part pour le remarquer. Puis tu as tourné les talons, continuant sur ta lancée.

C'est là-dessus que j'ai décidé de te suivre, de ne pas me laisser faire. Il fallait bien que je sache qui était cet homme qui avait osé me prendre de haut. Sur la route, je me suis rendu compte que l'air se chargeait d'embrun, une odeur que j'aimais beaucoup. C'était la senteur de la mer, cette étendue immense d'eau qui me fascinait autant qu'elle m'effrayait, me narguant chaque jour, me barrant la route de ce monde qui me fuyait vers l'horizon. Et je t'ai vu monter sur cet étrange vaisseau, d'une couleur assez inhabituelle pour un bateau pirate. Car c'en était un, à voir l'immense Jolly Roger qu'arborait la coque.

Je suis donc monté sur le pont, sans vraiment chercher à être discret. Il fallait bien que tu comprennes un jour où l'autre que la chose que tu avais manqué écraser n'était pas un gentil nounours tout blanc et suintant la tendresse. Ce sur quoi je manquais me mordre la langue de surprise.

Un ours. Blanc. Suintant je ne sais quoi. Sur le pont. Qui semblait penaud devant mon homme. En fait, ce type n'était sûrement pas idiot. C'était pire encore. C'est ce que j'avais pensé sur le coup, tant j'étais stupéfié. La folie guettait cet homme.

Mais j'avais pu le voir. L'observer plutôt. Il y avait quelque chose de doux chez lui, alors qu'il parlait à l'ours –bon sang qui pouvait bien faire ça ?!- qui s'inclinait frénétiquement devant lui. Il n'avait pas l'air gênait de se retrouver devant une bête sauvage, qui aurait pu le déchiqueter d'un seul coup de mâchoire. Bon, celui-ci avait dû rater un échelon dans l'évolution, mais tout de même, il avait réussi à forcer mon respect. J'étais resté planté au beau milieu du pont de ce navire étrange, interdit, me demandant finalement ce que je pouvais bien faire là. Cet homme avait dompté un ours, que pouvais-je bien faire de plus qu'une bête de cinq cents kilos ? Et puis…

-Eh, Capitaine, regarde !

Je me sentis soudain soulevé du sol, transporté dans des bras inconnus, sans grande délicatesse, et balançait sous le nez de ce type que je voulais encore mordre au sang cinq minutes auparavant. Ce serait mentir que de dire que je n'ai pas tenté de lui égratigner le nez d'un négligeant coup de patte, mais pour préserver ma dignité je dirais que je suis resté stoïque dans ce grand moment.

-C'est quoi ça ?

Là, j'ai craché.

-Il te suit depuis tout à l'heure. Il t'aime bien visiblement.

Oui oui, l'équipage avait un drôle de sens de l'humour, sur ce navire. Si vous saviez…

-Dis, Capitaine, on peut le garder ?

Ils l'avaient dit. Le mot fatal. Me « garder ». Cohabiter avec ce type étrange, au chapeau étrange, aux compagnons étranges. Malgré tout, en voyant la jolie bande, je dois avouer que je m'étais senti partagé. Eux pouvaient m'offrir la liberté que je n'avais jamais connue. Celle de voguer sur les flots. S'accommoder d'une telle compagnie n'était plus que secondaire.

Le capitaine en question hocha finalement la tête après un temps de réflexion, ajoutant négligemment en se détournant vers une autre tâche ces quelques mots qui scellèrent entre nous une amitié à toute épreuve :

-Si vous voulez. Il fera le ménage dans les provisions. Je suis sûr qu'il y a des rats, depuis la dernière île.

A quelques détails près.


Voilà ! J'adore l'idée qu'il ait recruté Bepo, et de me dire que ce n'est pas le seul animal dans l'équipage. Voilà donc mon petit délire, en espérant que vous aurez aimé ! :)