OHLALALALA ! MILLE EXCUSES ! Désolée ! J'ai été un peu beaucoup débordée sur le coup ! Ca ne se reproduira plus, promis...
Chapitre 5
Jerry Tyson tenait sa vengeance.
*Une maternité de NYC, quelques mois plus tard*
-Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin
Johanna Castle venait de pousser son premier cri. Kate était épuisée. Son mari était en voyage d'affaire en Europe, et était en train de rentrer en avion. Elle posa la tête sur son oreiller et ferma les yeux. La sage-femme et l'infirmière finirent par reposer le bébé dans le petit lit d'hôpital et laissèrent la maman se reposer. Quelques minutes plus tard, Kate fut réveillée par un grincement du plancher. Elle distingua une ombre furtive qui s'empara du bébé. Elle se redressa, et vit Tyson, qui l'observait, tenant Johanna dans ses bras. Elle voulut crier mais seul un "Non" timide sortit de sa bouche. Tyson ricana. Il leva le bébé qui commençait à pleurer au dessus de sa tête, et commença à lui tordre les jambes puis les bras. L'enfant hurlait de plus en plus fort. Kate attrapa le bras de Jerry, mais ce dernier n'avait pas beaucoup à résister, étant donné de la faiblesse de la jeune femme après son accouchement. Il sortit un couteau de sa poche et commença à lacerer la peau fragile du bébé. Il y avait du sang partout. Kate hurla, pleura, mais personne sauf Tyson ne l'entendit. Il déposa le corps inerte dans les bras de sa mère abattue par la peine et la douleur que lui causait ce décès, et lui sourit avant de sortir.
Kate passa la journée à pleurer en serrant le petit corps contre elle. Elle ne réagissait pas aux infirmières, médecins et officiers de police qui lui parlaient. Elle réagit seulement en entendant la voix de son mari. Elle leva ses yeux remplis de larmes vers ce dernier et écarta ses bras du bébé. Rick s'assit à côté de sa femme, la prit par l'épaule, fit signe aux médecins de prendre le mort, puis il prit sa femme dans ses bras. Ils pleurèrent ainsi toute l'après-midi. Quand les larmes furent à peu près séchées, Castle interrogea sa femme du regard, et cette dernière dit entre les larmes qui recommençaient à rouler:
-Rick, c'est ma faute... Tyson, il... pas pu empêcher...faible... ma faute... désolée...
Castle reprit sa femme dans ses bras, et décida de ne plus en reparler, pour ne pas raviver une plaie pas encore tout à fait refermée. Ainsi, dans les semaines qui suivirent, ils agirent normalement, sans évoquer l'enfant, jusqu'au jour où Kate décida d'en parler. Elle prit rendez-vous chez son psychologue et insista pour que son mari assiste à la séance. Ils allèrent ainsi en début d'après-midi chez le docteur, et furent tout de suite reçus. Kate s'assit sur un fauteuil en cuir en face du psy, et Rick prit place à côté de ce dernier. Le docteur engagea la conversation :
-Vous êtes revenue. Pourquoi ?
-Je ressentais le besoin de parler, le poids de ce qui a été tu m'est revenu en boomerang. Il y a un mois, j'ai accouché d'une magnifique petite fille.
Sa voix se brisa, et des larmes silencieuses glissèrent sur ses joues. Le psy l'encouragea d'un geste.
-Elle avait les yeux de son père et mes cheveux. Mais, lors de son premier jour de vie, elle a été torturée par le triple tueur, puis assassinée sous mes yeux. Je n'avais pas la force de l'empêcher. Tout ça est de ma faute, si seulement, si seulement j'avais pû...
-Kate, il ne faut pas vous blâmer la-dessus. Une femme est toujours faible après un accouchement.
Kate coupa le médecin.
-Mais si j'avais été forte, si j'avais réussi à m'interposer... c'est de ma faute... tout est de ma faute.
Le psychologue se leva en disant :
-Je ne peux rien faire pour vous, tant que vous vous considérez comme coupable.
Il tendit la main à Kate qui la serra amèrement, puis se tourna vers Rick dont le visage était devenu blanc craie. Il mit un temps à réagir mais finalement lui serra la main. Et le couple sortit du cabinet sans un mot.
Castle se tourna vers son épouse et lui dit d'une voix calme :
-Il faut qu'on parle.
*Quelque part à NYC*
Tyson jubilait. En détruisant leur enfant, il avait anéanti ses ennemis. Aucun remords, il ne savait pas regretter. Il savait juste prédire ce qui allait arriver au couple dont il tirait les ficelles. Tout sauf la fin qu'il leur réserverait ensuite.
Mais il ignorait un détail qui pourrait s'avérer fatal.
