Auteur : Naïa
Titre : Le procès
Base : Gundam Wing
Disclaimer : Les personnages appartiennent tous à Sunrise et co malheureusement pour moi...
Genre : comme pour le prologue avec début de la torture mentale et psychologique. la seule question que je me pose c'est, suis-je en train de torturer les personnages ou les lecteurs? lol
Couples : mystère! Vous le saurez plus tard mais patience, ça arrive
Remarques : C'est une fic qui, pour une raison inconnue, me tient beaucoup à coeur et que j'essayerais par là même d'avancer assez rapidement. Ce qui ne veut en aucuns cas dire que j'abandonne les autres!
Petit clin d'oeil à mon chou à la crème rien qu'à moi avec ce chapitre.
NOTE IMPORTANTE : les dates, différentes à chaque chapitre, jouent un rôle capital si vous voulez arriver à suivre la suite logique des événements se déroulant.
Bonne lecture à tous et à toutes
Naïa
Chapitre 1
Prison de L1, 2 avril AC 205
Le vieil homme avait été amené dans une petite cellule servant pour les rencontres entre les avocats et leurs clients. Attendant que son défenseur soit introduit dans la pièce, il laissa errer son regard. La salle était assez petite, dix mètres carré, peut être un peu plus. Au centre trônait une table entourée par deux chaises, le genre de chaise sur lequel on évite de passer plus de cinq minutes si l'on ne veut pas être rempli de courbatures après coup. Ayant remarqué cela, l'homme alla s'appuyer sur un mur, continuant son exploration. Une petite fenêtre éclairait légèrement la pièce diffusant une lumière qui semblait, malgré l'éclat du soleil en ce mois d'avril, assez blâfarde. Les néons rendaient la pièce encore plus glauque ce qui était accentué par les murs grisâtres l'entourant depuis une semaine. Le ménage ne devait pas être fait souvent, un peu comme partout dans ce lieu de perdition où l'avait mené ce crime dont il était accusé.
La porte s'ouvrit violemment laissant passage à un homme d'une trentaine d'années. Le visage fin, les traits bien dessinés et semblants aristocratiques, l'homme avait une attitude enjouée contrastant avec la froideur indifférente de son client. Le fixant de ses yeux noisettes, il tendit tout d'un coup la main vers le vieil homme en lançant d'une voix entraînante : "Bonjour! Je suis Jonathan Assian, votre avocat."
Sans rien répondre le vieil homme l'observa longuement avant de se détacher de son mur et de s'approcher pour prendre la main tendue, acceptant par là même l'homme comme défenseur. Celui-ci avait eu un mouvement de recil en voyant la pince tenant place de main au vieil homme. Un sourire se dessina lentement, comme incertain, sur le visage du vieil homme. La place n'était pas aux plaisanteries pourtant, il ne pouvait retenir cette expression moqueuse qu''il avait l'habitude d'arborer devant la réaction estomaquée de ceux qui le recontrait pour la première fois.
Perplexe, l'avocat releva la tête ne voulant en aucun cas froisser son client plus qu'il ne devait l'avoir fait avec cette stupide réaction de rejet. Cela avait était involontaire bien sûr, mais tout de même... il était adulte, il aurait du pouvoir se maîtriser d'autan qu'il avait déjà vu pire. Mais, levant les yeux, son corps réagit une fois de plus de manière instinctive et recula à nouveau. Le visage de l'homme était en grande partie par des lunettes électronique apparement. Ce n'est qu'après avoir dévisagé durant de longues minutes son nouveau client que Jonathan se décida enfin à remarquer le sourire ironique et moqueur de l'homme.
"Je vous prie d'excuser ma réaction totalement injustifiée."
Se disant, le jeune homme avait saisi de manière maladroite la pince qui lui était présentée. Le vieil homme eut un petit sourire en coin tandis qu'il répondait à l'avocat.
" Il n'y a pas de quoi jeune homme. C'est une réaction tout à fait normale."
"Cependant, c'était réellement incorrect. Acceptez mes excuses."
"Si vous insistez. Passons au sujet qui vous amène ici, voulez-vous?"
"Oh oui, bien sur! Vous êtes donc accusé par le gouvernement des nations unies de la sphère terrestre du meurtre d'un des héros de la grande guerre. Je vais vous demander de me dire seulement ce que je vous demanderais par mes questions, rien de plus. On est d'accord?"
"Vous ne voulez pas savoir toute l'histoire? Toute la vérité?"
"Non. Je veux seulement éclaircir quelques points qui me permettront de mieux vous faire prouver innocent. Le monde est à atteint un tel niveau de corruption que la vérité ne sert plus à rien. La seule chose qui compte c'est d'arriver à toucher suffisament le jury pour vous faire juger innocent. Le reste, la vérité vraie comme dit, je m'en fiche. Je ne veux pas la connaître. C'est et cela restera votre fardeau personnel."
" Je suis sûr que 05 serait ravi d'entendre votre petit discours sur la justice de notre monde."
"Autre chose, si vous ne vous sentez pas en capacité de suivre la version que j'exposerai aux jurés, je vous conseille vivement de ne pas assister au procès. Dans le cas contraire, il vous faudra me suivre à la lettre près. Entendu?"
Le vieil homme maugréa dans sa moustache.
"Entendu. Alors ces questions?"
"Vous connaissiez bien la victime d'après ce que j'ai compris."
"Exact. Je l'ai entraîné avant la guerre."
"Ce jour là, est-il venu de lui-même chez vous ou l'avez-vous appelé pour qu'il vienne? Ou encore l'avez-vous contraint par la forçe à venir avec vous?"
"Je l'avais appelé près d'une semaine auparavant. Il n'a pas répondu au téléphone mais je savais qu'il écouté en même temps que je laissé mon message. Je lui ai dit que je voulais lui parler et que pour cela, je l'attendrai durant un mois dans cet ancien hangar qui nous avait servi tant de fois de planque durant la guerre."
"Donc avant le moment où il est arrivé dans ce hangar, vous n'avez eu aucun contact avec lui de toute la journée?"
"Aucun contact depuis le message sur le téléphone."
"Savez-vous s'il a conservé votre message?"
"Il m'a dit qu'il l'avait effacé. Il ne voualit pas que son... compagnon sache que je lui avais fixé un lieu de rencontre. Celui-ci ne m'apprécie pas vraiment voyez-vous? Il a voulu éviter tout contact et effaçé le message."
"Et bien, cela va nous rendre grand service. A partir de maintenant, vous ne l'avez pas appelé. Vous étiez allé dans le hangar parce que vous étiez mélancolique et il est arrivé peu après vous par hasard."
La conversation se poursuivit durant quelques heures avant que le jeune avocat ne se relève.
" Bien, nous avons fait tout le tour. Une dernière chose, ne parlez de rien de ce qui peut concerner de près ou de loin le procès aux autres détenus."
"Vous me croyez si stupide que ça? J'ai traversé la guerre en tant que chef des rebelles je vous rappelle. Je sais très bien les comportements à éviter en tant que détenu."
"Pardonnez moi! C'était simplement une mise au point, histoire d'être sûr. Sur ce, je vous souhaite une bien bonne soirée."
Le prisonnier grommela quelque chose qui ressembler vaguement à un comme si je pouvais avoir une bonne soirée en prison avant de se lever pour être raccompagné à sa cellule par un preventer. Son combat pour la liberté ne faisait que commencer pourtant, il ne savait s'il était digne de le remporter. Oh bien sur, il voulait être libre. Mais à quel prix?
A suivre...
