Auteur : Naïa

Titre : Le procès

Base : Gundam Wing

Disclaimer : Les personnages appartiennent tous à Sunrise et co malheureusement pour moi... et cette scène s'inspire largement d'Intouchable de Sekiei que je remercie infiniment de son prêt.

Genre : Comme pour le prologue avec début de la torture mentale et psychologique. la seule question que je me pose c'est, suis-je en train de torturer les personnages ou les lecteurs? lol

Couples : mystère! Vous le saurez plus tard mais patience, ça arrive

Remarques : C'est une fic qui, pour une raison inconnue, me tient beaucoup à coeur et que j'essayerais par là même d'avancer assez rapidement. Ce qui ne veut en aucuns cas dire que j'abandonne les autres!

NOTE IMPORTANTE : les dates, différentes à chaque chapitre, jouent un rôle capital si vous voulez arriver à suivre la suite logique des événements se déroulant.

Bonne lecture à tous et à toutes

Naïa


Chapitre 2

Terre, Japon, Kyoto, 7 mai AC 196

La guerre est finie. Cela fait un peu plus d'un mois que l'armistice a été signée, le 29 mars pour être précis. Cela fait un peu plus d'un mois que les pilotes de gundams, véritables héros de cette guerre, sont invités à de continuelles et infinissables réceptions célébrant l'avénement de la paix. Et cela fait un peu plus d'un mois que Heero Yuy refuse de se rendre à ces mêmes réceptions. Mais ce soir, un autre pilote a refusé l'invitation, préférant rester avec son compagnon à regarder les flammes mourir doucement dans l'âtre. Cependant, si Heero contemplait ce feu de bois du coin de l'oeil tout en lisant, son ami avait reporté son attention sur un tableau plus attirant. C'est ainsi que, assis sur un fauteuil, les genoux repliés contre sa poitrine, Duo Maxwell contemplait tendrement le japonais lui faisant face. Relevant la tête de son livre, Heero vit son ami le regardant intensément et sourit doucement, d'un de ces rares sourires qui fleurissaient depuis près d'un mois sur ce visage trop souvent sévère.

"A quoi penses-tu?"

"Je pense que je t'aime."

Un sourire se dessina timidement sur le visage de l'américain qui ne cessa pas de fixer son vis-à-vis. L'atmosphère entre les deux jeunes hommes n'était pas lourde. Chacun avait conscience de ce fait et l'énonciation simple venant d'être faite, loin d'une déclaration, n'attendait pas de réponse. Un hochement de tête du japonais montra à Duo qu'il avait été entendu. Le silence tranquille remplissant la pièce n'était brisé que par les doux crépitements du feu mourant. Duo, plongé dans ses pensées avait baissé la tête tandis que Heero s'était plongé à son tour dans la contemplation de son partenaire. Le bruit des fusées des feux d'artifices explosant au loin vint emplir la demeure. Alors que Duo relevait la tête, il s'adressa à son compagnon voulant partager ses pensées avec lui.

"Je ne te demande rien"

"Je sais."

Un silence de compréhension naturelle se réinstalla entre les deux garçons pour être, cette fois, brisé par le japonais.

"J'ai peur."

La douceur contenue dans cette phrase montrant pourtant l'ampleur des sentiments de ce garçon si renfermé fit frémir Duo qui ne put s'empêcher de demander :

"De moi?"

"Non. J'ai peur de ce que j'éprouve pour toi et de ce que cela entraînera pour toi."

L'étonnement apparut clairement sur le visage de Duo. Pourtant pas un mot ne franchit ses lèvres laissant à son ami le temps de s'expliquer. Mais ce ne fut pas une explication qui vint de la part d'Heero.

"Et puis, je ne veux plus que l'on me prenne pour un objet."

Réagissant immédiatement, Duo s'empressa de dire ce qu'il pensait.

"Je ne t'ai jamais considéré comme un objet."

"Je n'ai pas dit ça."

"Je sais."

Après un court silence, Duo reprit.

"Qu'est-ce que tu voudrais toi?"

"Juste ne jamais être l'objet de ton désir, ni même de ton amour, mais seulement la personne que tu aimes."

Un frisson courut le long du corps de l'américain. Jamais ils n'avaient abordé entre eux l'amour qu'il portait au japonais et voilà que ce soir, le sujet semblait infini. Malgré la balance sur laquelle ses sentiments étaient posés, Duo répondit. Il le devait par respect pour Heero et pour pouvoir donner une chance à son amour maintenant mis à nu.

"Je ferais n'importe quoi pour toi."

"J'ai confiance en toi. Mais prouve moi que j'ai raison...Juste pour que jamais je ne puisse me permettre de douter de toi... jamais...Prouve-le moi."

"Exige. Je ferais tout ce que tu voudras."

Heero fut surpris d'une telle réponse. L'amour que lui portait le natté était donc si fort qu'il était prêt à tout endurer pour lui?

"Laisse-moi le temps d'y penser."

"Bien sûr..."

Voyant une nouvelle porte de sortie, le japonais ajouta doucement :

"Quoique je demande, tu auras toujours le droit de refuser."

"Je ne l'entendais pas autrement."

Un silence confortable s'installa entre les deux pilotes chacun loin dans ses pensées. Pourtant, Duo releva rapidement la tête pour s'adresser à son compagnon.

"Tout ce que tu voudras... à part..."

La surprise se peignit sur les traits détendus d'Heero rapidement rejoint part de la déception et un certain...soulagement. Cependant, aucune parole n'interrompit la demande de Duo.

"...à part essayer de suivre tes conversations informatiques avec Wufei."

Heero sourit doucement. Depuis la fin de la guerre, il avait commençé à initier le chinois à l'informatique et leurs discussions passionnées sur le sujet laissaient leurs trois amis perplexes et sans compréhension mais cela ne lui serait d'aucune aide pour éloigner Duo.

"Je ne pensais pas à ça, mais ce n'est pas une mauvaise idée..."

"PITIE!"

Les deux garçons éclatèrent de rire devant la réaction excessive de l'américain atténuant la tension de la pièce.

C'est les yeux dans les yeux qu'ils entendirent leurs amis rentrer. Duo s'empressa de les rejoindre et de les ramener dans le salon. Il arriva, bras dessus bras dessous avec un Quatre assez joyeux et plus qu'ivre. Derrière eux, Wufei soutenait un Trowa hilare qui ne cessait de chatouiller son ami tout en tentant désespérement d'attraper Quatre qui lui tirait la langue. Se détachant du chinois, le français s'avança vers son amant tremblant sur ses jambes qui ne le portèrent pas très loin puisqu'il s'écroula aux pieds d'Heero dans un éclat de rire. Quatre commença à taquiner son amant alors que lui même vaçillait à peine soutenu par Duo. Leurs trois amis se regardèrent et eurent un soupir de consternation avant de les aider à se relever pour les mener à leur chambres respectives puis rejoindre les leurs. Le reste de la nuit fut tranquille pour les pilotes mais une demande, une exigence future, hantait deux d'entre eux.

A suivre...