Voici donc le chapitre suivant de libre d'aimer, il commence a poser les intrigues de l'histoire mais je ne vous en dit pas plus.

Désolée pour toutes celles qui pense que j'ai tué Roy, mais je devais le faire !

( rire sadique)


Chapitre 2

Dans les bas fonds de central, un homme aux cheveux longs et blancs attachés en une queue de cheval réfléchissait à son plan diabolique. Tout se mettait en place comme il le voulait. Wrath à ses cotés jubilait d'avoir pu faire une exécution en place publique. Il n'était pas surnommé la colère pour rien et pouvoir faire taire ce petit imbécile de Colonel lui avait plutôt fait plaisir. Mustang lui avait bien pourrit l'existence et il avait pu prendre sa revanche. Enfin, c'est ce qu'il croyait.

Deux hommes parfaitement identiques d'un point de vue physique étaient entrés dans la pièce. L'un en uniforme militaire souillé de sang et déchiré par endroit et l'autre en tenue de prisonnier, entravé par des menottes pour alchimiste. Wrath les yeux abasourdis par cette vision se tourna vers son créateur pour comprendre. Il le regarda en murmurant « Père ? »

"Envy, reprend donc ton apparence s'il te plait, tu me fais peur dans cette tenue, lui dit l'homme aux cheveux blancs. Ce visage ne te va pas du tout. Et le sang fait désordre."

L'homonculus s'exécuta pour reprendre sa forme originelle de jeune homme aux longs cheveux d'un vert foncé à la coiffure digne d'un palmier. Il emmena son prisonnier dans une cage aménagée qui avait dû servir à la capture de quelqu'un vu les restes de repas qui s'y trouvait.

"Père, cela fait atrocement souffrir de recevoir une pluie de balle de fusil dans le corps, rouspétait Envy. Pourquoi c'est toujours moi qui me paye le sale boulot, sérieusement ?"

"Tu as la capacité de prendre n'importe quelle apparence, d'ailleurs n'oublies pas que désormais c'est toi le nouveau colonel de Central. Cela valait bien quelques sacrifices, non ?"

"En tout cas voir la tristesse dans les yeux de ces gens quand le peloton à fait son office, c'était grisant. Quel dommage que le Fullmétal nabot n'aie pas assisté à la scène, j'aurais tant aimé voir les larmes couler le long de ses joues encore une fois juste au moment critique. Ces humains sont si pathétiques et si mortels."

Une des dernières balles venait de tomber sur le sol. Les homonculus avaient chacun un pouvoir particulier en plus de celui de se régénérer. Pour Envy, il s'agissait de prendre l'apparence de n'importe quelle chose vivante, et semer le doute dans l'esprit des gens sous le visage de l'un de leur proche.

Envy s'était approché de la prison de luxe de leur cher invité tandis que Wrath toujours éberlué par les facéties de son créateur lui demanda le pourquoi de ce changement de situation.

"Il est vrai qu'au départ, je pensais que cela serait une bonne idée de tuer véritablement Mustang. Il était devenu si gênant en cherchant le coupable de la mort de son ami. Il commençait à avoir des doutes sur les hauts commanditaires et cela risquait de nous freiner complètement dans notre entreprise. Malgré tout, je ne vois pas qui d'autre pourrait prendre la place de cinquième sacrifice. J'ai donc décidé de le mettre en cage et de le faire taire jusqu'au moment où j'aurai réellement besoin de lui, puis après on le tuera, comme tous les autres."

Père avait vraiment tout prévu, il savait que Wrath serait plus convainquant en ne sachant pas la vérité sur le fusillé. Maintenant, il ne restait plus qu'à surveiller les quatre autres sacrifices et tout se passerait pour le mieux, le fameux jour promis.

"Ne nous en veux pas si nous t'avons entravé alchimiste de flamme, mais tu as tué Lust, et je ne désire pas que tu recommences sur l'un d'entre nous. En tout cas ne t'attend pas à revoir la lumière du jour avant longtemps, enfin si tu la revois, lui dit Envy en s'appropriant l'apparence d'Edward."

Il lui murmura à l'oreille.

"Même si je t'aime, je referai ma vie et je la finirai dans un autre lit et dans d'autres bras que les tiens, se mit à rire Envy."

Mustang avait tout comprit, c'était cet homonculus qui avait tué Hughes en prenant l'apparence de Gracia et du lieutenant Ross. Et là, il essayait de faire monter la jalousie avec le joli minois de son Edward, mais cela ne marchait pas.

"Tu le payeras cher et ce sera de mes propres mains, je t'en fais la promesse, homonculus."

"On verra bien qui sera le plus fort de nous deux" lui sourit Envy avant que père n'ordonne à ses créations de repartir, pour l'un dans le bureau du Généralissime, et pour l'autre dans le bureau du colonel déchu.


Le soleil brillait ce matin-là dans le petit village de Resembool. Pourtant, toutes les personnes présentes au cimetière arboraient des visages tristes devant la nouvelle tombe fraichement creusée. On pouvait lire sur la stèle d'à côté le nom de Trisha Elric, la mère des deux alchimistes.

Winry et Alphonse avaient proposé cette idée à Edward afin que dans chaque moment de tristesse ou de recueillement, il puisse avoir sa mère et son amant à ses côtés.

Le cœur lourd, les larmes ruisselant le long de ses joues, il écoutait le discours des membres de la team Mustang. Même le général Grumann avait fait le déplacement pour les funérailles. Il avait perdu un ami très cher et un excellent allié. Même s'il réprouvait les mœurs de ce dernier, il tenait à lui rendre hommage.

Hawkeye s'approcha d'Edward pour lui demander s'il voulait parler lui aussi, mais l'émotion était telle qu'il lui était impossible de prononcer les moindres mots. Il s'approcha juste du cercueil dans lequel les cendres ainsi que les effets personnels du colonel reposaient, posa sa main et murmura

"je t'aimerai toujours. Où que tu sois, quoi que tu fasses, continue de veiller sur moi."

Puis il se retourna pour pleurer dans les bras de Winry qui se trouvait juste derrière lui.

Tout le monde était reparti du cimetière sauf Edward qui s'était endormi à moitié sur la tombe de sa mère et à moitié sur celle de son amour. Alphonse s'inquiétant de voir le soleil se coucher, partit à la recherche de son frère.

Il le secoua délicatement afin de lui faire ouvrir ses grands yeux dorés.

"Ed, je sais que tu souffres beaucoup, mais on doit avancer. Tu te souviens de la promesse qu'on a faite le jour où nous avons brûlé notre maison ? Nous devons retrouver nos corps, c'est la chose la plus importante. Je pense que nous devrions faire une autre promesse ici sur cette tombe. Celle de faire tomber Bradley et de venger la mort de Mustang et de Hughes."

"Tu as raison, je me demande juste comment je vais faire pour avancer sans lui désormais. J'avais perdu un père à la mort de Maes, maintenant je perds mon âme sœur. La mort est mon seul fardeau, elle m'accompagne depuis toujours emportant sur son chemin les gens que j'aime. Jamais je n'oublierai maman, ni Nina. Pourquoi ne me prend-elle pas à la place de ces gens ? Ils ont le droit de vivre heureux, c'est moi qui aie commis un acte irréparable, pas eux."

Alphonse l'emmena dans la maison de Pinako où le souper venait d'être servi. Toute l'équipe de son amant essaya de le réconforter tant bien que mal, surtout qu'ils savaient que le pire restait encore à venir.

Une lettre était posée sur l'assiette d'Edward, elle était cachetée de l'hôpital militaire. Quand le jeune blond eut terminé de lire le contenu, il la balança dans le feu disant qu'il n'était pas malade, qu'il était juste amoureux.

Alphonse récupéra à temps le courrier pour y lire que les séances de thérapies allaient commencer dans une semaine précisément à central.

Si seulement, ils pouvaient laisser mon frère en paix, pensa Alphonse avant d'accompagner Ed dans sa chambre pour ne pas le laisser seul, souffrir en silence comme il le faisait toujours.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait maintenant un mois, que trois fois par semaine, le jeune Edward devait se rendre dans le bureau du psychiatre afin de parler de son soit disant trouble du comportement. Comme à son habitude, il se posait dans le divan du docteur Lewin et attendait patiemment sans rien dire que la séance se termine. Le médecin devenait dingue de devoir supporter ce patient plus que capricieux qui ne répondait à aucune question et qui restait dans un mutisme profond.

"Lieutenant-colonel Elric, ça suffit maintenant. Si vous ne prenez pas votre thérapie au sérieux, je vais en parler avec le généralissime. Je suis au courant qu'il fait surveiller votre amie d'enfance. Cela serait bien triste qu'il lui arrive quelque chose parce que vous avez décidé de ne pas vous soigner !"

Edward prit le temps de bien détacher les mots qu'il allait prononcer car là, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase.

"Je – ne – suis – pas - malade. Je – suis – amoureux - d'un – homme - que - l'armée – a - tué."

Il se tut un instant avant de reprendre de plus belle.

"Alors ne venez pas me dire qui est malade entre l'armée et moi ! gronda le jeune homme blond. D'ailleurs au lieu de vous acharner sur moi, vous devriez prendre de vrais cinglés dans vos consultations. Genre Shou Tucker, cela l'aurait peut-être fait réfléchir sur le fait de ne pas transmuter sa fille pour obtenir des points à son évaluation !"

Il se leva et s'installa en tailleur sur le sofa afin de regarder le psy droit dans les yeux. Il voulait lui montrer que malgré les menaces, il ne se sentait pas intimidé. La seule chose qui lui manquait c'était la présence de Roy à ses côtés, mais il n'était pas seul pour la gérer et son but de venger l'amour de sa vie prenait de plus en plus de sens quand il entendait parler des homophobes comme ce médecin à la noix.

"Vous voulez savoir quoi exactement ? Comment on tombe amoureux d'une personne d'un même sexe ? Où comment se passaient nos parties de jambes en l'air ? Ça vous excite peut-être de vous dire que vous n'êtes jamais parvenu à satisfaire vos désirs et vos envies les plus indiscrètes. Mais ne comptez pas sur moi pour assouvir vos fantasmes vieux pervers !"

Sur ces bonnes paroles, il se leva en un bond et sortit de la pièce en faisant son traditionnel salut de la main.

Le médecin termina de rédiger son rapport pour le rendre au Généralissime. Le nouveau responsable d'Edward voulait savoir tous les faits et gestes de son nouveau subordonné pour en faire de lui ce que mustang n'était jamais arrivé à faire : un chien de l'armée.


Ed traina les talons pour rentrer chez lui. Cette maison qu'il aimait tellement lui était difficile à supporter. Heureusement que son frère et le lieutenant Hawkeye avaient insisté pour y habiter avec lui. L'un pour les liens du sang, l'autre par une promesse de dernière volonté d'un condamné à mort. La seconde du généralissime veillait comme une mère sur le jeune alchimiste et des liens très intenses s'étaient tissés depuis la mise à mort de l'homme qu'ils aimaient tous les deux.

En poussant la porte, il ne pouvait s'empêcher de repenser à tous les moments de bonheur qu'ils avaient vécu lui et Roy dans cette demeure. Il passa le long de la bibliothèque, où trônaient quelques photos, notamment une faite sur le retour de Crêta, le fameux jour où les deux amants s'étaient avoués leurs sentiments. La photo illustrait toute la team à la gare de Central. Mais à mieux y regarder, on pouvait voir la main de Roy posée dans le dos de l'alchimiste d'acier. Passant fébrilement les doigts sur le bord du cadre, Edward se plongea dans ses pensées.

Flash back

Trois semaines qu'ils étaient allés à Crêta pour y résoudre une histoire d'alchimistes cambrioleurs et l'heure était enfin venue de reprendre le train pour rentrer à central. Chacun avait droit à son wagon couchette, ce qui rendait Ed particulièrement heureux, il allait pouvoir faire tout ce qu'il voulait sans que son supérieur ne vienne lui trouver à redire. Alors qu'il se baladait sur l'heure du midi dans tous les compartiments pour assouvir sa curiosité, forcément le midi, les militaires étaient à la cantine du train, Edward ne se rendit pas compte que le wagon dans lequel il était n'était pas vide.

Le colonel s'était assoupi sur une tonne de papiers à signer comme à son éternelle habitude. Edward savait pourquoi il se disputait sans arrêt avec Mustang. Simplement car ce n'était pas des sentiments de haine qu'il avait envers le colonel mais bien de l'amour. Il se pencha vers l'oreille de l'endormi pour lui susurrer," je t'aime", puis sortit en trombe du wagon espérant que personne ne l'avait vu faire.

Quand le colonel s'éveilla, Havoc était de retour de sa pause repas et proposa à Mustang d'aller se restaurer à son tour. Prenant la direction de la cantine, il longea le compartiment d'Edward et se rappela de son rêve étrange. Le jeune homme dormait sur un traité d'alchimie. Roy lui retira doucement des mains puis posa ses lèvres sur celle du jeune blond endormi qui se réveilla par la surprise. Une multitude de sensation de bonheur et de béatitude emplissait le cœur d'Edward. Il ne se fit pas prier pour approfondir le baiser en passant ses mains autour du cou de son colonel.

Ce dernier rompant le baiser regarda droit dans les yeux le jeune blond et lui dit :

"Il ne faut pas avoir peur de ce que l'on ressent. Je t'aime, Edward et je n'attends pas que tu dormes pour te le dire. Nous devons simplement garder cela pour nous. Personne ne doit être au courant. L'Armée n'approuve pas ce genre de relation."

Edward acquiesça puis se rapprocha des lèvres du colonel pour un baiser avant de le laisser rejoindre les autres membres de l'équipe.

Il s'écroula sur sa banquette, un sourire sur les lèvres, heureux que ces sentiments ne soient pas à sens unique.

Fin flash back

Le jeune homme n'entendit pas Riza qui se trouvait juste derrière lui pour le réconforter. Celle-ci l'avait entendu rentrer et surtout pleurer. Edward vivait sa vie dans les traces de Mustang. Il portait désormais les uniformes de l'ancien colonel pour aller travailler, après les avoir transmuté pour la taille et le grade bien évidemment. Il dormait toujours sur le côté du lit ou Roy dormait et se servait d'une de ces chemises comme pyjama. Il en restait quelques-unes dans le bac à linge qui portait l'odeur de son bien aimé.

Se tournant vers la jeune femme, il se mit à pleurer de plus belle quand elle referma ses bras sur lui.

"Riza, je donnerai ma vie tout entière pour le faire revenir. Je n'arrive pas à vivre sans lui."

Riza ne répondit rien, son cœur souffrait trop d'avoir perdu celui qu'elle aimait en secret, mais aussi de voir l'amant de cet homme dans cet état. Elle lui chantonna une chanson douce et le borda pour qu'il dorme un peu dans le canapé. Peut-être qu'après quelques heures de sommeil, il serait de meilleure humeur pour le souper. Même si elle savait que les sourires d'Edward étaient toujours en demi-teinte. Le genre de sourire qui disait tout va bien mais rempli par le chagrin de la perte définitive de son amant pour un monde meilleur, enfin l'espérait il.


TBC

Merci à sabine pour la relecture

Ariane.

N'oubliez pas le bouton reviews en bas à gauche, surtout que je n'ai pas tué notre alchimiste de flamme préféré^^