Voila la suite, rapide en plus^^

J'espère que ce chapitre vous plairas

Enjoy


Chapitre 6

Des voix autour de lui qu'il ne connaissait pas et toujours cette noirceur, ces ténèbres qui l'entouraient. C'était donc cela l'enfer ? Il savait très bien qu'après Ishval, il n'irait jamais au paradis s'il y en avait un, chose difficile à croire pour lui puisque comme presque tous les alchimistes, Roy était athée.

Mais il fut vite rattrapé par la réalité.

« Et alors le corbeau, on voulait nous faire fausse route », lui souffla le palmier. « C'est pas de chance que tous tes faits et gestes soient surveillés par Pride. Et oui, mon cher, nous savons tout ce que tu fais ici parmi nous y compris le fait que tu possèdes une mèche de cheveux du Fullmétal-nabot. Mais on s'en fiche, sinon nous te l'aurions déjà retirée. C'est père qui t'a soigné quelques minutes après ta bêtise. »

Roy n'en revenait pas, il était cerné et ne savait plus quoi faire pour échapper à ces monstres qui s'amusaient à ses dépens. De plus, ne rien voir n'arrangeait pas les choses. Il était dans une sorte d'état de choc qui l'empêchait de se servir de ses autres sens correctement. Il prit quand même le temps d'analyser la situation. Les homonculus lui avaient attaché les mains sur une immense barre de métal distancée l'une de l'autre d'environ un mètre. Il fallait bien cela pour entraver définitivement l'alchimiste de flamme vu ses précédents exploits. En faisant bouger ses poignets, il ne sentait aucune trace de bandage, ou de blessure, il avait donc du être soigné par élixirologie.

Envy s'approcha du visage du colonel et le prit par le menton. Qu'il était doux de voir que l'ancien regard pétillant de vie n'existait plus, pour laisser à la place deux yeux brumeux, vitreux, qui essayaient de se déplacer selon le bruit mais avec beaucoup de difficulté pour le trouver. Malgré tout, Envy trouvait un certain charme au fameux colonel et ne se fit pas prier pour l'embrasser. Après tout c'était leur prisonnier, le palmier pouvait faire ce qu'il voulait du moment que cela ne mettait pas la vie de l'homme aux cheveux de jais en danger. Le baiser était d'un plat et d'un morne sans pareil ce qui mit en colère Envy.

« Tu pourrais y mettre du tien, Mustang, je croyais que c'était ton truc les hommes ! »

« Tout d'abord, tu n'es pas un homme mais un être artificiel crée par un malade mental qui ferait mieux d'être enfermé dans un asile psychiatrique plutôt que de régner sur les hautes sphères du QG de l'armée, reprit le noiraud. Et le seul que j'aime, c'est Edward. Il est le seul que je désire embrasser, toucher et adorer. Si vous ne l'aviez pas encore compris et bien c'est dommage, mais ne compte pas sur moi pour être coopératif. »

Envy lui donna malgré tout son repas pour éviter de dénouer les liens de Flamme puis repartit en grommelant que tous les êtres humains n'étaient que des insectes.

Père en profita pour faire le point avec les trois homonculus qui étaient avec lui. Glutonny et Lust étant morts, Greed s'étant enfui loin de son créateur et Sloth travaillant sur le plan ultime, seul Wrath, Pride et Envy étaient disponibles pour accomplir la destinée du sosie d'Hohenheim.

Toutes les pièces se mettaient en place pour le grand jour. Père demanda à Wrath de s'occuper du cas d'Izumi Curtis. Elle n'était pas alchimiste d'état mais elle avait vu la porte et transmutait sans cercle, ce qui l'avait automatiquement marquée en tant que sacrifice et il fallait que cette femme reviennent rapidement à central, par tous les moyens possibles et imaginables.

« N'oublies pas que c'est le maitre des frères Elric, cela pourrait t'être utile », lui rappela l'homme aux cheveux blancs.

« Je ne vous décevrai pas Père », lui promis Wrath.

Puis se tournant vers Pride, il lui fit signe de la tête. Il était temps de mettre au clair certaines choses avec certaines personnes.

OoOoO

Le lieutenant Hawkeye avait été obligé de remettre des dossiers important au généralissime ce soir-là et ce dernier ne se trouvait pas chez lui. Heureusement que son épouse et son fils lui firent bon accueil car la jeune femme était en colère contre ce monstre qui avait tué son patron et qui prenait le plaisir de les torturer, elle et Edward, par toutes sortes de tâches et de missions ingrates et dangereuses.

Après une tasse de thé et quelques petits fours, elle reprit la route pour s'occuper de l'ainé Elric. Il n'était pas seul puisque qu'Alphonse était à la maison, mais pour Riza, Edward était un fils. Son fils qu'elle devait protéger à tout prix afin qu'il retrouve son corps et celui de son frère afin de terminer leurs jours heureux. C'était devenu son but, sa mission, depuis que celle de protéger l'homme qu'elle aimait et admirait s'était éteinte par une sentence de mise à mort et par une pluie de balle, un midi ensoleillé.

La jeune femme se sentait très mal à l'aise dans les ruelles sombres, comme si quelqu'un l'observait. La main sur son arme de service, elle parcourait rapidement les rues de la cité quand une voix se fit entendre et qu'une lame d'ombre vint lui caresser la joue.

« Lieutenant Hawkeye, Ce n'est pas pour rien que vous avez été choisie pour seconder le Généralissime. Nous savons que vous êtes une femme intelligente et dangereuse. Hors, un diction dit qu'il vaut mieux garder ses ennemis encore plus près que ses amis. »

« Qui êtes-vous ? Montrez-vous si vous l'osez », cria la blonde à l'attention de cette voix légèrement métallique.

Un enfant, entouré d'une aura noire fit son apparition. Selim Bradley montrait sa véritable nature au lieutenant qui ne put que pousser un cri d'effroi. Le lieutenant-colonel Hughes avait raison, c'était bien toute l'armée qui était corrompue et non pas une ou deux personnes. Hawkeye avait peur mais elle ne le montra pas même quand Pride lui tailla légèrement la joue de sa lame noire.

« Vous allez faire exactement ce que je vous ordonne. Dressez Edward Elric afin qu'il se calme et qu'il obéisse à nos ordres. Vous pouvez employer la manière qu'il vous plaira du moment que le résultat nous convienne. Et sachez que je vous surveille, je vous suivrai désormais comme votre ombre. »

Et il se volatilisa. L'étau se resserrait. Riza le ressentait et elle était prise entre deux feux. Elle rentra d'un pas décidé regardant malgré tout chaque zone noire comme étant une lourde menace pesant sur ses épaules, mais aussi sur celle des frères Elric.

OoOoO

Ce soir là, les conversations à table se portèrent sur les nouvelles fraiches qu'Edward avait eues auprès de Wrath et d'Envy. Ce qui horrifia encore plus Riza. Elle qui pensait que seul Pride pouvait les surveiller, elle se trompait lourdement. En qui pouvaient-ils encore faire confiance ? Presque personne malheureusement.

Le jeune alchimiste parla aussi de la fameuse « Hypnose ». Le psychologue avait mis au point les paramètres pour faire entrer Edward dans l'état de transe voulu, mais il n'avait pas encore tiré les vers du nez du jeune alchimiste. Ce dernier en était malade de savoir qu'il allait devoir tout dévoiler.

« Toute ma vie va être décortiquée comme si on lisait les pages d'un roman », expliquait le petit blond. « Rien ne pourra m'échapper dans cet état, que cela soit les raisons de la transmutation humaine, comment j'ai pu encrer l'âme d'Alphonse dans une armure, avoir une montre d'alchimie à douze ans, mon plat préféré, le fait que j'ai horreur de boire du lait ou pire encore ma position préférée pour faire l'amour avec Roy. Et tout mon dossier va directement à Wrath, c'est-à-dire à Père. »

Edward s'était levé pour faire les cent pas dans la pièce pendant qu'il donnait ses explications. Il refusait de partager son jardin secret et pourtant le lendemain, il exposerait tout sans la moindre retenue. Il ne savait pas s'il devait en rire, pleurer, ou encore s'effondrer sur le sol. Riza et Alphonse se levèrent pour le serrer fort dans leurs bras. C'était le seul moyen de calmer l'alchimiste.

« C'est la seule façon que je pourrai vous reconnaitre, fit Edward dans un éclair de lucidité. Nos codes de langages nous sont uniques, tout comme celui que j'avais avec Roy. Nos disputes et nos injures n'étaient qu'une manière pour nous de nous dire des mots d'amour, de communiquer nos rendez vous secrets, et bien sur de garder l'illusion que nous nous entendions comme des chiffonniers. »

Edward repensait à ces moments si spéciaux dans le bureau du colonel et se vidât l'esprit pour juste entendre le mot « idiot » prononcé par la voix suave de son supérieur, ce mot qui voulait simplement dire je t'aime.

TBC

Merci à Sabine pour la relecture

Ariane.

PS : n'oubliez pas les reviews