Un chapitre un peu plus long mais qui je pense va donner la larme à l'oeil à certains.
Bonne lecture.
Chapitre 9
Le soir même chez les Rockbell, Winry et Edward avaient une discussion importante dans la chambre de la jeune fille. Tous les deux se percevaient responsables de la bêtise qu'ils avaient faite plutôt dans la journée. Pour les deux jeunes gens, au lieu de se sentir mieux et comblés après avoir fait l'amour, c'était un immense vide qu'ils ressentaient.
« Je t'ai trahi Edward quoi que tu en dises, jamais je n'aurais du t'avouer mes sentiments. Lewin en a profité et par ma faute tu as trompé l'amour de ta vie. Je sais qu'il n'est plus parmi nous mais dans ton regard, je vois l'amour que tu lui portes » lui confia Winry.
« Tu crois que je suis mieux que toi ? Je t'ai pris ta virginité sans aucune retenue alors que tu aurais dû faire cela avec la personne qui te méritait vraiment. Je sais que je ne peux pas t'offrir une vie à deux. J'aurais jamais dû t'influencer à me suivre dans cette folie » lui rétorqua l'alchimiste.
« Tu m'as offert le plus beau des cadeaux en m'aimant ne serait-ce qu'une seule fois, et jamais je ne l'oublierai » lui sourit la jeune blonde.
Malgré tout, cela faisait du mal à Edward de l'avoir blessée pour une chose aussi pure.
Ils décidèrent donc de faire un pacte et de ne jamais dévoiler les rapports qu'ils avaient eus dans leur cabane de jeu. Après tout, cela ne regardait personne. Ils savaient tous les deux que malgré les moments difficiles, ils pourraient toujours compter l'un sur l'autre et que cette bêtise n'entraverait jamais les liens qui les unissaient. En séchant les larmes qui embuaient leurs regards, ils prirent la direction de la salle à manger car le repas était servi.
Faire l'amour avec Winry lui avait fait avoir un déclic malgré tout, celui de comprendre qu'il avait été manipulé par le docteur Lewin.
« Riza, Alphonse, mamie, Winry, je voudrais m'excuser pour mon comportement de ces derniers jours. Je n'étais plus moi-même et je regrette de t'avoir blessée, Riza par mes paroles sur Roy. Je peux t'assurer qu'en cet instant, je ne pensais pas la moindre des choses que j'ai dites. »
Riza et Alphonse se sentirent soulagés de voir que l'aîné des Elric avait enfin reprit ses esprits. Le tout était maintenant de contrer les prochaines séances pour éviter de nouvelles catastrophes. Edward proposa d'appeler leur maitre Izumi afin de mettre au point une stratégie qui ferait croire au psy que la thérapie fonctionne alors que ses effets seraient directement annihilés par l'alchimie.
Alphonse prit le téléphone et contacta la boucherie des Curtis à Dublith.
« Maître, pourriez-vous venir à Resembool rapidement » implora Alphonse dans le combiné. « Nous avons besoin de vos conseils.»
« J'ai essayé de vous contacter à Central, je vous cherchais car j'ai reçu une visite plutôt surprenante la semaine dernière et je pense qu'il est temps d'en parler de vive voix. Nous prendrons le train demain matin à la première heure. Bonne soirée Alphonse » lui répondit son maître.
Alphonse courut prévenir son frère que les Curtis seraient là dans deux jours, le temps de faire le voyage ce qui rassura Edward. Si quelqu'un devait avoir des idées de génie pour prendre soin de ses deux élèves, c'était bien cette femme.
Cette nuit-là, fût ponctuée de sommeil sans rêves et sans cauchemars, tellement la fatigue et l'émotion avaient fatigué le petit blond. Alphonse malgré tout veillait son frère comme il le faisait depuis la mort de Roy tout en faisant des recherches sur l'alchimie humaine et sur une idée qu'il avait eu au diner. Après tous, les âmes des deux frères étaient liées par la porte de la vérité, et la clé de la protection de l'esprit d'Edward pouvait se trouver tout simplement là. Il prit donc des notes toutes la nuit en faisant attention de ne pas réveiller son frère avec le bruissement du crayon sur le papier de son carnet.
Dans le train venant de Dublith, un homme aux longs cheveux blonds et à la barbe aussi dorée, était installé juste devant les Curtis. Le maître des Elric jetaient parfois un coup d'œil dans sa direction sans vraiment oser l'aborder. Elle connaissait cet homme de réputation et pouvoir converser avec lui de l'alchimie serait une opportunité mais comment faire pour aborder le sujet. Malgré son caractère de cochon, Izumi savait se comporter en société.
Un roulis du train provoqua chez la femme une quinte de toux assez violente avec comme toujours des vomissements de sang en quantité importante. Sieg courut chercher de quoi apaiser son épouse et l'homme en face se précipita sur elle pour essayer de faire passer la crise.
« Vous êtes bien Van Hohenheim » demanda la jeune femme entre deux quintes de toux. « Je suis Izumi Curtis, le maître d'alchimie de vos deux fils »
« Je suis ravi de faire votre connaissance, mais j'aurais apprécié que les présentations soient moins douloureuses pour vous. » lui répondit L'homme.
En la touchant, il put percevoir l'ouverture de la porte de la vérité par le maître d'Ed et Al et aussi l'échange équivalent imposé.
Il fit basculer Izumi sur le dos et entra sa main à l'intérieur de son ventre provoquant une blessure ouverte saignant abondamment. Sieg qui revenait à ce moment là attrapa le col d'Hohenheim pensant que ce dernier était entrain de tuer son épouse avant de le frapper au visage de toutes ses forces.
Izumi ouvrit son chemisier et remarqua que la blessure avait totalement disparu et qu'elle se sentait différente.
« Sieg, je vais bien, cet homme vient de me sauver la vie, Je ne sais pas ce qu'il a fait mais je pense que ces vomissements étaient les derniers. »
« Il vous manque malheureusement beaucoup d'organes, j'ai juste régulé les flux et les tissus pour que le système digestif soit à nouveau fonctionnel. » répondit Van.
« Je ne sais pas comment vous remercier de m'avoir soigné ? »
« Veillez sur mes fils comme vous l'avez toujours fait. Je pense qu'avec vous, ils sont en sécurité. »
Izumi et Sieg hochèrent la tête en approbation et ils commencèrent à discuter d'alchimie et de théories plutôt complexes auxquelles monsieur Curtis ne comprenait rien. Mais Sieg souriait de savoir son épouse sauvée et en pleine forme.
Ils apprirent aussi en discutant qu'ils se rendaient tous les trois chez les Rockbell mais Hohenheim affichait sur son visage une sorte de malaise. Il savait bien que l'aîné de ses fils le détestait. Il faut dire qu'il n'avait rien fait pour se faire aimer de ses enfants. Alphonse était trop jeune le jour où Van était parti, mais Edward lui avait bien compris que c'était un départ définitif. Et il lui en avait voulu à mort de ne pas s'être occupé d'eux à la mort de Trisha ni même d'avoir assisté à l'enterrement. Mais comment faire comprendre à des enfants qu'une menace imminente pesait sur Amestris et que pour la contrer il fallait disséminer des morceaux de soi parce que l'on est une pierre philosophale contenant les âmes des habitants de Xerxès.
« Ne faites pas cette tête », lui demanda la femme aux cheveux noirs. « Je sais à quoi vous pensez. J'ai souvent entendu Edward parler de vous, mais si vous vous montrez ouvert envers lui, il devrait être à l'écoute. Le procès qu'il a subi l'a changé, ce n'est plus le même jeune homme désormais. »
Le père d'Edward et Alphonse regarda Izumi d'un air interrogateur. Il n'était pas au courant de cette histoire. Pourquoi son fils avait-il été jugé ? N'était-il pas un membre de l'armée ?
Izumi voyant les interrogations de l'homme de Xerxès expliqua en quelques mots le procès le plus controversé de tout Amestris et comment son fils avait perdu l'amour de sa vie.
OoOoO
Le train arrivait à la gare et sur le quai toute une petite troupe attendait les Curtis.
Alors qu'Edward s'avançait pour saluer son maître, Alphonse lui tira sur la manche pour lui montrer que May Chang était dans le même train. Elle était accompagnée de Scar et visiblement, ils se rendaient au guichet pour acheter des billets afin de continuer la route.
Il salua donc en vitesse les arrivants et se mit à suivre la morveuse comme il aimait tellement l'appeler. Alphonse le rattrapa.
« Je les croyais dans le nord pour étudier les travaux du frère de Scar » chuchota Edward à son frère.
« On va le savoir assez vite, je vais lui parler » lui annonça Alphonse avant d'aller retrouver la jeune xinoise pour qui son cœur battait plus vite que la normale. Enfin question de parler pour une âme ancrée dans une armure.
Edward soupira et ne faisant pas attention où il marchait, il percuta un homme et tous les deux se retrouvèrent à terre. L'alchimiste n'en crut pas ses yeux en regardant le visage de la personne qu'il venait de bousculer.
Ed s'excusa en balbutiant, mais l'autre homme lui assura qu'il n'en était rien. Un trouble venait se lire sur le visage de cet homme aux cheveux roux qui visiblement était aveugle selon ce qu'Edward avait pu voir. Mustang avait bien évidemment reconnu la voix de son amant et avait pu sentir à travers le tissu les deux automails qu'Edward avait depuis déjà cinq ans.
Il ne faut pas qu'il me reconnaisse, je vais me lever rapidement et tenter de retrouver mes compagnons de route se dit Mustang alors qu'Edward avait frappé dans les mains et les avait posé sur les épaules de l'homme pour lui faire reprendre sa véritable apparence.
Voyant que personne ne les regardait, Edward se jeta dans les bras de son amour et le serra si fort que ce pauvre Mustang en eut du mal de respirer.
« Tu es en vie, c'est un miracle, mais ne pense pas que tu aurais pu me duper par un déguisement aussi ridicule. » susurra le jeune blond à l'oreille de Roy.
« Re-transmute moi si tu veux que je le reste. » lui répondit le noiraud.
Edward s'exécuta les larmes aux yeux se demandant s'il rêvait ou non. Était ce bien possible que Roy soit là, devant lui, où était-ce un de ces cauchemars qui lui pourrissait la vie depuis quelques mois.
Alphonse arriva près d'eux et les aida à se relever. May resta interdite devant les deux amants. Edward présenta Roy comme étant Tim Marcoh, l'alchimiste de cristal ce qui rassura la xinoise.
« Dis-moi la morveuse, vous partez dans combien de temps ? » demanda Edward d'une voix plutôt pressée
« Notre train est dans trois heures trente. Pourquoi cette question ? »
« Je voudrais profiter de la présence du docteur Marcoh pour l'interroger sur ses recherches, je te l'emprunte donc pour les trois heures trente à venir. »
lui répondit le petit blond avant de se tourner vers son frère. « Al rentre avec notre maître, son mari et notre bâtard de père à la maison. ».
L'amure n'eut pas d'autre choix que de dire oui. Il voulut proposer à May et Scar de l'accompagner, mais repensant au fait que le balafré était le responsable de la mort des parents de Winry, il se ravisa.
Edward attrapa la main de Roy et loua une chambre de l'hôtel de la gare afin de discuter en privé. Trop de questions se bousculaient dans sa tête et il voulait tout savoir. Savoir comment Roy pouvait être en vie, l'endroit où il se trouvait pendant tout ce temps et pourquoi ses beaux yeux noirs avaient perdu toute leur vie.
Arrivés dans la chambre, Edward ferma la porte de cette dernière à clé et transmuta les murs de manières à les rendre insonorisés. Il voulait s'assurer que l'endroit était sans aucun danger. Alors, il alluma toutes les lumières après avoir fermé les grandes tentures. Une fois que toute la pièce fut inspectée, il fit asseoir délicatement Roy dans un des fauteuils moelleux de la suite et réutilisa son alchimie sur lui.
Le cœur du petit blond battait la chamade comme jamais. Les mots voulaient sortir de sa bouche mais il en était incapable. Alors il fit ce qu'il avait l'habitude de faire, c'est-à-dire montrer ses sentiments plutôt que de parler. Délicatement il approcha ses lèvres de celle de son amant et les deux alchimistes s'embrassèrent comme ils ne l'avaient jamais fait auparavant.
Leurs deux corps étaient collés l'un à l'autre à tel point qu'il aurait été impossible de glisser une feuille de papier entre les deux. Ils avaient besoin de se sentir, de se toucher, de savourer la présence de l'autre.
Roy s'écarta légèrement pour passer ses mains sur le visage de son ange blond. C'était la seule façon pour lui de voir désormais. Alors doucement, il suivait chaque trait du bout des doigts comme pour imprimer son visage dans les ténèbres que ses yeux lui imposaient.
« Comment ? Pourquoi ? Que s'est-il passé » demanda alors Ed les larmes de bonheur coulant sur ses joues d'avoir retrouvé l'homme qu'il chérissait tellement.
« Tout n'était qu'un coup monté pour me faire chuter. C'est Envy qui s'est fait fusiller sous mon apparence pendant que je croupissais dans une des prisons sous le laboratoire n°5. Ils voulaient être certains d'avoir leur cinquième sacrifice et d'ailleurs, désormais ils l'ont ! »
Roy frappa dans les mains et changea la forme du fauteuil en un canapé pour lui montrer que lui aussi savait transmuter sans cercle.
« Ils m'ont forcé à ouvrir le passage et désormais je ne suis plus capable de voir. J'ai voulu mettre fin à mes jours dans ces sous-sols lugubres mais ils me surveillaient et m'en ont empêché. Sans l'extraordinaire don de May, je serais toujours sous terre à attendre leurs tortures jusqu'au jour promis. »
Edward pleurait, il avait essayé de se retenir mais là, il ne pouvait plus s'en empêcher. Il lui raconta comment lui aussi avait été pris au piège par les homonculus en étant placé sous les ordres de Bradley. Et comment Envy avait réussi à trouver la faille pour ouvrir un procès et surtout la façon dont le psychiatre, aux ordres du généralissime, avait essayé de lui laver le cerveau avec la thérapie comportementale.
« Roy, je dois t'avouer quelque chose, je sais que cela va te faire mal mais je ne peux pas te le cacher à toi. Ils ont réussi avec l'hypnose à programmer mon esprit pour te détester et me faire penser que tu abusais de moi. Ils ont aussi essayé de détourner mes sentiments vers ma mécano, Winry. Je t'ai trompé avec elle. Winry et moi avons fait l'amour. Le vide après cet acte a remis mes idées en place mais rien n'empêche que le mal a été fait et je comprendrais que tu refuses de me voir et de me parler désormais »
Roy caressa tendrement la joue d'Edward puis continua sa course dans la nuque du jeune homme. Il sentit une chaine au bout de ses doigts et tomba sur le médaillon.
« C'est normal de refaire sa vie après une séparation due à la mort. Je ne t'en veux pas, jamais je ne pourrais t'en vouloir alors que ce sont eux qui abusent de toi. Tout ce que je te demande c'est de ne jamais m'oublier. »
Edward le regarda bizarrement puis le serra fort contre lui, en lui demandant « pourquoi ? » puisque maintenant il était enfin revenu auprès de lui et que pour, Edward, il était hors de question de laisser filer le noiraud.
« Les homoculus sont à ma recherche et rester avec toi te mettrait non seulement en danger mais aussi toute ta famille. Ils n'hésiteront pas à tuer de sang froid et je refuse d'avoir ta mort ou celle de quiconque sur ma conscience. C'est pour cela que je voyage avec May et Scar, afin de pouvoir aider dans la lutte mais à distance pour ne pas blesser les gens que j'aime. »
Edward ivre de tristesse se cacha le visage dans le col du noiraud pour cacher ses émotions. Il ne voulait pas le perdre encore une fois. Ils venaient de se retrouver et la guerre interne de l'armée allait encore les séparer. Roy prit le temps qu'il faut pour apaiser Ed tout en le berçant dans ses bras. Il lui fit la promesse de le contacter par téléphone quand il serait dans le Nord.
« On reprendra nos habitudes de tronquer nos paroles ». lui dit le noiraud en souriant. « Et puis je transmute ma voix donc si la ligne est sur écoute, il sera difficile de me reconnaitre ».
Edward l'embrassa avec passion sur cette idée géniale. Ils n'avaient pas beaucoup de temps et les deux hommes avaient la même envie de faire l'amour et de ne faire qu'un pendant ce court laps de temps. Edward guida Roy pour l'amener sur le lit et commença à le déshabiller. Il fut assez surpris que malgré la cécité de son amant, ce dernier n'avait rien perdu de son agilité pour les câlins torrides. D'ailleurs, Mustang ressentait le plaisir différemment sans la vue. Comme si toutes les sensations étaient décuplées.
Heureusement qu'Edward avait préparé la chambre avant de rentrer sinon les voisins auraient été réveillés par les cris et les gémissements des deux amants en pleine extase des retrouvailles. Chaque seconde fut appréciée à sa juste valeur et juste après la jouissance, la plus mémorable de tous leurs moments passé à deux, ils prirent le temps de savourer la présence de l'autre par des caresses et des baisers.
« Mon ange, tu dois me promettre de ne parler à personne de nos retrouvailles et du fait que je sois en vie. Ni ton frère, ni mes hommes, personne ne doit savoir. Même toi, tu n'aurais pas dû être au courant. Si seulement May m'avait attendu au lieu de filer vers les guichets. »
« Je te le promets. » lui répondit Edward en se blottissant tout contre Roy, refusant de le laisser partir. « Malgré le danger, je ne regrette pas de t'être tombé dessus, te retrouver et avoir pu partager ce moment avec toi. C'était ce qui me manquait le plus ».
Roy passa ses mains sur la bouche d'Edward afin de voir ses expressions et ses mimiques.
« Tu vas devoir cacher ce sourire béat sinon tu vas éveiller les soupçons, mon cœur ».
« Je le sais bien, stupide colonel ! » lui répondit le blond.
« Idiot » lui susurra Mustang.
May trépignait sur le quai de la gare, le train pour North city allait bientôt partir et pas de nouvelles de Mustang. Elle n'avait pas été aussi dupe qu'Alphonse. Elle avait bien vu que les deux hommes s'étaient reconnu immédiatement, mais elle trouva astucieux de le faire passer pour Marcoh.
Marcoh qui d'ailleurs avait accepté de venir les retrouver pour réparer les erreurs qu'il avait commises à Ishval. Il avait reprit contact avec May juste avant le départ de central en expliquant qu'après mûre réflexion, il devait se mouiller pour faire tomber les criminels de cette guerre, criminels dont il estimait lui aussi en faire partie.
En voyant les silhouettes du Fullmétal et de Mustang arriver, la jeune femme se rassura. Edward avait amélioré la transformation de son amant afin de lui donner plus de crédibilité ce qui fit sourire la jeune xinoise.
Mustang attrapa Edward pour le serrer fort dans ses bras et lui faire promettre de prendre soin de lui. Edward comme seule réponse, lui murmura je t'aime et déposa un chaste baiser sur les lèvres de son bien aimé.
Sur le quai, il regarda le train partir, le cœur léger de savoir son amant en vie mais triste de devoir encore se séparer de lui pour une durée non déterminée. Il espérait une chose, pouvoir le revoir vivant et en bonne santé.
Il reprit la route pour rentrer chez mamie Pinako et la fit au pas de course voyant une lumière clignoter sur le rebord du balcon. Le repas devait être servi et il était mort de faim. Revoir Roy lui avait redonné l'envie de se battre et il chantonnait un sourire aux lèvres sur le chemin avant de devoir feindre une grise mine devant ses amis, ce qui n'allait pas être une chose facile.
Malheureusement pour Edward, il ne vit pas que durant tout le temps qu'il avait passé sur le quai de la gare et sur tout le trajet vers la maison des Rockbell, qu'un chien le suivait. Un chien aux yeux violets et au sourire diabolique qui savourait le bonheur d'avoir retrouvé le prisonnier qui leur avait échappé. Il avait décidé de tous les faire souffrir ces imbéciles d'insectes humains.
Edward engloutissait assiette sur assiette comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours, ce qui était le cas. Riza le regardait d'un air amusé tandis qu'Alphonse lui demanda :
« C'est ta rencontre avec le docteur Marcoh qui te met dans cet état-là ? Tu as reçu des informations intéressantes ? ».
Edward hocha la tête en signe que oui. Oh que oui il avait eu une après-midi intéressante, plus encore. Savoir Roy en vie et savoir qu'il ne lui en voulait pas pour Winry ou pour les pensées brutales qu'il avait balancée après la séance d'hypnose, l'avait remis d'entrain. Sans oublier le moment torride passé avec son bien aimé.
« Je t'expliquerai plus tard. Il me semble que vous aviez une chose importante à nous dire maître, d'après les dires d'Al suite au coup de téléphone. »
Edward changea rapidement la conversation pour éviter de devoir rentrer dans des explications tarabiscotées auxquelles il n'avait pas envie de réfléchir à cet instant-là.
« King Bradley veut faire de moi une alchimiste d'état » déclara Izumi d'un ton monocorde en se moquant du Généralissime.
Merde pensa Edward, il a ses cinq sacrifices, j'y avais pas pensé en voyant Roy. Je ne suis qu'un crétin, je dois le protéger, il est aveugle bon sang. D'un coup de colère, il frappa sur la table et se précipita dans sa chambre sous le regard ébahi de sa famille. Riza fit un geste pour qu'on le laisse. Le jeune homme avait juste besoin de se calmer seul.
TBC
Merci à sabine pour la relecture
Et à vous pour vos reviews qui me donnent envie de continuer la suite
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Merci
Ariane.
