Voici la suite tant attendue, les chapitres sont parfois plus courts, mais contiennent pas mal d'informations utiles pour la suite.
J'espère que ce chapitre vous plairas
Chapitre 14
Edward avait fini par sortir des toilettes une fois que tout le petit monde qui tambourinait à la porte l'avait enfin laissé en paix. À la sortie des WC, l'attendait le petit frère de Russel, venu présenter des excuses pour le tempérament de son ainé.
« Il ne faut pas lui en vouloir. Il a tendance à parler sans réfléchir surtout lorsqu'il s'agit de Winry. Cela ne lui réussit pas tellement d'être amoureux d'elle surtout qu'il ne sait pas si c'est réciproque » expliqua Fletcher. « Et puis, tu ne devrais certainement pas douter des sentiments de Monsieur Mustang à ton égard. Vu comme il a remis Russell à sa place, il doit vraiment beaucoup tenir à toi car je n'ai jamais vu quelqu'un se mettre en colère sur le fait que Russel aie osé dire que tu étais plutôt petit pour un jeune homme de 17 ans comme lui ».
Ed pouffa de rire. En temps normal c'était Roy qui osait se moquer de sa taille et savoir qu'il l'avait défendu sur le sujet qui fâche, rendait risible la situation. Il prit son carnet en cuir et un crayon et notait la date et l'heure car ce genre d'évènement ne risquait pas de se reproduire à l'avenir.
Fletcher ramena Edward dans le compartiment commun et c'est clair qu'on pouvait sentir une tension notoire entre l'alchimiste de flamme et le botaniste.
Marcoh qui n'avait pas assisté au procès demanda au jeune homme de continuer le récit qui les avait tous amené là de manière à apaiser les tensions. Edward acquiesça mais avant, il glissa à l'oreille de Russell qu'il n'éprouvait que des liens d'amitié fort pour Winry et que ce dernier devrait tenter sa chance. Il suffisait de voir le regard de la jeune femme à son égard pour comprendre qu'il ne la laissait pas de marbre.
Roy dans son coin avait le vague à l'âme. Malgré qu'il répétait sans cesse ne pas en vouloir au jeune blond pour sa tromperie, cela lui faisait mal de penser que son amant avait pu profiter de quelques plaisirs, même juste physique, alors que lui croupissait sous les égouts de Central. Mais bon, le passé était le passé, et ils se devaient tous d'avancer vers la même voie, la destruction des plans de Père et clore le règne de King Bradley sur l'armée d'Amestris.
Ed n'était pas dupe, loin de là, il arrivait à lire le chagrin dans les yeux de Mustang et il s'approcha de lui pour se mettre à genoux juste devant la banquette sur laquelle était assis son amant. Il lui prit les mains, les serras de manière à ce que l'alchimiste de feu ressente l'amour que lui portait le jeune blond, et lui murmura « pardon ». Roy pencha délicatement sa tête afin que son front touche celui de l'alchimiste d'acier et ils restèrent ainsi pendant quelques minutes. Edward lui murmurait des paroles douces et réconfortantes, et que surtout, il répétait sans cesse : « Roy, tu es le seul et unique amour de ma vie, jamais je n'aimerai personne comme toi. »
Une fois l'ancien colonel apaisé, Edward prit place sur ses genoux et commença à narrer le procès en tant que tel.
Flash Back.
La cour Martiale est quelque peu différente des cours de justices classiques. Tous les membres font partie de l'armée et la sentence est souvent exécutée le jour même, voir le lendemain. Il n'y a aucun recours possible quand à la peine infligée et un prisonnier ne peut pas sortir après 10 ans pour bonne conduite, tout est fixe et figé, un peu comme l'armée elle-même.
La salle était séparée en deux. Une partie pour les « acteurs du procès » et une partie pour les écoutants non intervenants et les témoins. Les non intervenants n'avaient droit d'être là que si le tribunal ne jugeait pas à huis clos évidemment.
Deux tables étaient dressées. A la première, on pouvait y retrouver le procureur qui se portait pour l'accusation et à l'autre, Edward et Roy s'y trouvaient en tenue militaire, tous le deux séparés par leur avocat. Eux plaidaient pour la défense.
Ed et son amant ne s'étaient pas revus depuis l'arrestation et le jeune blond avait poussé un léger cri quand il vit Mustang arriver avec un œil au beurre noir et des traces de coups ainsi que de quelques bleus sur les parties que ne cachaient pas l'uniforme. Voyant le visage troublé de son adonis blond, Roy lui fit un signe de tête pour lui dire que tout allait bien.
Edward comprenait mieux les explications de Riza sur les changements de dortoirs qu'avait du subir l'amour de sa vie.
Le juge entra avec ses six assistants qui représentaient le jury. Ils étaient tous militaires et prendraient des notes durant tout le procès afin de rendre la justice la plus correcte d'après leur dire, en fin de procès. Maitre Robin regardait tout cela d'un œil inquiet car on avait choisi un procureur bien renommé et qui détestait tout ce qui n'était normal selon ses propres dires. Le procureur Thomas était raciste, homophobe entre autre. Croyant et pratiquant, il détestait et traquait tout ce qui n'était pas conforme à ses yeux.
Le juge demanda aux accusés de se lever pour leur demander ce qu'ils plaidaient et ils firent ce maitre Robin leur avait demandé. Roy commença.
« Monsieur le juge, Mesdames et messieurs, je plaide coupable, mais pas des cinq chefs d'accusation dont vous m'affublez. Je suis coupable d'aimer ce jeune homme assis à cette table », dit il en montrant Edward Elric. « L'homosexualité n'est pas un crime en soi, sinon l'amour serait aussi un crime. Qu'est ce que l'amour ? Pour moi cela va bien au delà de la relation homme/femme. L'amour peut avoir plein de sens différents. Prenez le cas du jeune Fullmetal qui se bat pour retrouver le corps de son frère. Les gens qui les connaissent savent que le lien qui les unit est indestructible et ce lien c'est de l'amour. Pourtant, ils ne commettent pas d'inceste ! L'amour c'est un sentiment unique et formidable qui est destiné à un autre être humain. Un homme, une femme, peut importe le sexe, le principal c'est d'être aimé. Alors oui, je suis coupable d'aimer Edward, mais c'est là mon seul crime. »
Le jeune alchimiste était très ému, jamais il n'avait entendu plus belle déclaration d'amour de la part de son amant. Il prit la parole comme le juge le lui avait demandé et déclara :
« Jamais au grand jamais, Roy Mustang ne m'a harcelé, débauché ou usé de sa fonction de supérieur pour me faire faire quelque chose. De plus, je ne comprends pas le détournement de mineur puisque l'âge légal de la majorité sexuelle est de 16 ans et je vais avoir mes 17 ans dans très peu de temps. La seule chose pour laquelle, je plaide coupable, c'est de l'aimer et je revendique le droit d'être libre d'aimer la personne qu'on désire quel que soit son sexe. L'homosexualité ne devrait pas être prohibée alors qu'il ne s'agit que du plus beau sentiment qui existe sur la terre. Vous devriez vous occuper des vrais criminels de guerre qui courent les rues, cela serait plus utile que cette mascarade. »
Sur ces paroles, il prit place sur sa chaise laissant pantois le juge principal. Ce dernier dut vite se reprendre pour frapper du marteau afin de remettre de l'ordre dans la salle dont le brouhaha devenait infernal.
Le procès allait se passer en quatre actes. Tout d'abord les témoins demandés par l'accusation, puis ceux de la défense, les plaidoiries des deux parties et à la fin de la délibération, la sentence qui fixerait un sort sur les deux alchimistes.
Fin flash Back
May était rêveuse. Elle avait traversé tout le désert afin de rejoindre Amestris et de rencontrer le beau, le grand, le splendide, l'irrésistible Edward Elric, l'alchimiste du peuple. Et elle était tombée de haut quand elle l'avait croisé la première fois. Le beau prince sur son cheval blanc n'était plus qu'une illusion pour la jeune fille quand elle avait vu le gringalet coincé sous la lourde patte de l'homonculus Envy. Mais entendre les déclarations d'amour du procès firent chavirer son cœur de femme. Elle rêvait de pouvoir se balader au bras d'un Alphonse, qu'elle imaginait comme son cher frère. Ce dernier, devant un coucher de soleil magnifique l'assiérait délicatement sur ses genoux et lui murmurait des mots tendres à l'oreille. Après tout, si son frère avait su être romantique à un procès, sous un coucher de soleil, le cadet devrait encore faire mieux. Sans s'en rendre compte, elle se mit à chantonner vraiment dans le wagon et fut ramenée à la réalité par un « et la morveuse, t'as fini tes baragouinages, on est dans une discussion de grandes personnes ici. »
May se tourna pour bouder et Russell ouvrit la porte du compartiment.
« Fletcher, Edward, désolé mais vous ne pouvez pas entendre la suite, vous avez entendu, c'est uniquement pour les grandes personnes. » leur lança le botaniste.
Une dispute commença à éclater entre Edward, Russel, Mustang, Fletcher et Alphonse, bien que ces deux derniers étaient là juste pour défendre leur frères respectifs même si les propos lancés ne leurs plaisaient pas. Les menaces et moqueries fusaient dans la pièce avec entre autre des : « QUI A DIT QUE J'ETAIS AUSSI PETIT QU'UN HARICOT ET QUE JE RISQUERAIS DE ME FAIRE ECRASER », « ED, J'Y PEUX RIEN SI TU AS LA TAILLE D'UN BONZAI », ou encore « LE PROCHAIN QUI DIT QUE MON AMANT EST PETIT JE LE BRULE VIF ».
Izumi, d'un pas lent mais conquérant se posa juste au milieu de la pièce. Elle émit un petit toussotement mais le brouhaha persistait, alors d'une voix venant d'outre tombe, elle hurla à plein poumon :
« LE PROCHAIN QUI PARLE, JE L'ATTRAPE PAR LE COL ET JE LE JETTE EN BAS DU TRAIN EN MARCHE. QUELQ'UN VEUT TENTER ? »
Tout le monde se tût se demandant comment une femme au foyer pouvait avoir l'air aussi effrayante et tous reprirent place attendant qu'elle redonne à nouveau le droit de s'exprimer.
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TBC
merci à sabine pour la relecture
Ariane.
merci pour vos reviews
