Coucou à tous, c'est vrai que j'ai fait une longue absence et je m'en excuse pour ceux qui attendent la fin de certaines fictions mais rassurez vous, mes soucis de page blanche ont l'air d'avoir enfin disparu pour que je puisse vous ré-abreuver d'histoires

Bonne lecture

Arianne


Chapitre 18

Un bruit sourd et métallique réveilla les habitants du chalet. Alphonse, le premier levé puisqu'une âme ne dort pas, venait de s'effondrer à même le sol. Edward se rua hors de sa chambre pour voir l'ampleur des dégâts. Ce n'était pas rare que lors d'une attaque le corps de métal de son frère soit abimé et seul l'ainé Elric était capable de réparer ce dernier puisque le point d'encrage de l'âme était tracé par le sang du jeune blond. Mais là, tout était bien différent qu'à l'habitude. L'armure n'avait aucun signe de dégâts apparents, elle était inanimée.

Winry et Edward se jetèrent sur le corps d'acier afin de le faire bouger mais rien n'y faisait. L'âme avait disparu. La première chose que l'ainé Elric vérifia était la marque de sang. Si cette dernière avait eu le malheur d'être égratignée de la plus petite façon que ce soit, l'âme d'Alphonse retournerait en tant qu'échange équivalent du bras de son frère. La trace avait vieilli certes mais elle n'était absolument pas effacée ni abimée. Prenant un de ses bouquins d'alchimie les plus complexe, Ed se mit à chercher une réponse à ce problème. Il savait que s'il ne restait à rien faire, il s'écroulerait pour peut-être ne plus jamais se relever.

Les autres alchimistes présents firent de même, pendant que les militaires s'organisaient pour le tour de garde du matin. Roy, un bouquin dans les mains, attrapa son amant et l'obligea à se blottir tout contre lui de manière à ce que le jeune homme sente qu'il n'était pas seul et qu'il ne le serait plus jamais.

OoOoO

Alphonse reprit ses esprits dans un lieu complètement inhabituel. Il savait transmuter sans cercle mais ne se souvenait pas de l'espace blanc et de l'échange effectué pour la connaissance de la vérité. Voyant la fameuse porte de l'alchimie, il comprit vite où il se trouvait, mais ne comprenait pas la raison de sa présence. Il n'avait transgressé aucun tabou d'alchimie. Se tournant dans l'espace, il vit une silhouette familière bien que très méconnaissable. De long cheveux non soignés d'un blond doré, un corps squelettique dont les muscles avait fondu comme neige au soleil et ce visage si émacié aux traits tirés et fatigués. C'était bel et bien son corps, là, devant lui. Ed

ne lui avait pas menti, il était toujours bien vivant même si son état demandait pas mal de soins médicaux. S'approchant doucement du corps frêle, l'armure le prit dans ses bras. S'il avait eu des larmes, les joues d'aciers en seraient recouvertes. Enfin l'espoir renaissait pour le cadet Elric.

« Nous allons enfin nous retrouver et ne faire plus qu'un » riait l'armure alors que le visage du corps sans âme s'affublait d'un air triste

« Si tu reviens en moi, tu seras bloqué ici tout comme moi et je n'ai pas trouvé de solution pour m'échapper de cet endroit »
Il était certain que l'âme et le corps n'avaient qu'une seule envie, ne refaire qu'un mais cela risquait de poser énormément de problème. Non seulement Alphonse risquait de ne plus pouvoir revenir dans le monde réel, mais en plus, il serait incapable de survivre au froid immense de North-City, sans compter le fait d'être incapable de combattre.

L'armure, le cœur gros, prit les mains de son propre corps pour lui faire la promesse de venir le chercher le plus rapidement possible. Sa porte alchimique s'ouvrit et il fut emporté par les longues lianes noires qui ramenèrent son âme auprès de sa famille et de ses amis.
Alors qu'Edward était penché sur le sceau pour essayer de l'activer, il fut surpris par une voix métallique qui le rassura.
L'Alphonse de métal raconta son étrange expérience et surtout cette sensation qu'il avait de sentir son corps réclamer son âme. Il savait que ces absences se reproduiraient. Pour leur changer les idées, Izumi proposa à Armstrong, Marcoh, Edward, Roy et Alphonse un entrainement. Alex prit la femme au foyer dans ses bras afin de la remercier de là façon transmise de génération en génération par la famille Armstrong, mais il fut mis au tapis en moins de deux secondes. Ce qui fit rire Roy et Edward. Malheureusement pour eux, Izumi se plaça derrière eux et leur fit subir le même sort qu'au colosse sans chemise de l'armée d'Amestris.


Envy s'était lui aussi bien installé dans le désert de glace et de neige. La grosse fourrure qui recouvrait son corps d'Ours le tenait bien au chaud et il notait dans un calepin tous les faits et gestes des militaires qui entraient et sortaient du chalet afin d'essayer de faire leur emploi du temps. Il fut surpris dans son espionnage par la voix de trois hommes.

« Monsieur Envy, nous avons été envoyé pour vous seconder », lui expliqua un homme dans un splendide manteau de fourrure noir, ses cheveux noirs attachés en catogan et protégé par un homme crocodile et un homme crapaud.
« Je ne vois pas en quoi j'aurais besoin d'un être humain pour parfaire mon plan ? Pour moi vous n'êtes strictement rien. »

L'homme décida de faire une petite démonstration de ses talents. Tout d'abord, il sortit une chaine sur laquelle trônait un pendentif d'un rouge vermeil. Envy fut stupéfait de voir une pierre philosophale parfaite, il ne connaissait que celle incomplète de Marcoh. L'homme frappa alors dans les mains et les plaça de manière à faire une explosion dans la vallée qui conduisit à une avalanche plutôt impressionnante.

« Je dois reconnaitre Monsieur l'alchimiste écarlate que vos pouvoirs sont plutôt impressionnants » dit Envy en transmutant son apparence en une humaine affublé d'une tenue militaire avec un gros manteau d'hiver. « Je pense que nous pouvons faire de grandes choses vous et moi. »

« Je n'ai qu'une seule requête à vous demander monsieur Envy, laissez-moi la vie de l'alchimiste de flamme. Quand vous en aurez fini avec lui laissez-moi le punir pour tout le mal qu'il m'a fait subir. Je veux qu'il paie le prix fort. Et pour cela je vais aussi avoir besoin de l'alchimiste d'acier. »

Le palmier tendit la main vers l'écarlate afin de marquer leur accord et ils commencèrent à mettre au point la première stratégie d'élimination des gêneurs civils non sacrificiels.

OoOoO

Havoc et Riza faisaient le tour du chalet et des protections afin de s'assurer qu'aucun ennemi de les avaient suivi jusque dans cette forteresse improvisée. Alors qu'ils étaient sur le point de rentrer, Havoc se rendit compte qu'il y avait des traces de pas autres que les leurs dans la neige. Voulant protéger sa partenaire, il ne lui dit rien et commença à suivre la piste de son côté. Il ne dut pas marcher longtemps avant d'arriver à une caverne où différentes traces se mêlaient et se croisaient. Sortant son fusil à pompe, il entra sans faire de bruit. Des rires gras provenaient d'une salle adjacente creusée dans la roche par une explosion. Il se souvenait avoir entendu un bruit mais il n'y avait pas prêté attention car celui-ci étant lointain, il pouvait provenir des conflits entre le peuple de Drachma et l'armée confinée de Brigg's.

Se cachant dans l'obscurité, il vit avec effroi l'homonculus de l'envie avec l'alchimiste écarlate. Comment avaient-ils pu les retrouver dans cette contrée. Voulant sortir précipitamment, il marcha sur une brindille qui craqua et signala sa présence.

Les deux gardes du corps attrapèrent ce pauvre jean et l'attachèrent à une chaise.

« Quelle belle prise » lâcha l'envie. « Tu vas nous dire tout ce que vous faites dans le chalet où sinon je te promets que je tuerai chacun de tes coéquipiers de la façon la plus horrible qui soit devant tes yeux. »

Jean cracha au visage de l'homonculus qui transforma sa main en un long sabre qu'il mit sous la gorge du militaire. Le palmier sentait la rage monter en lui et il allait mettre le paquet pour faire de lui le préféré de son créateur afin de prendre la place de Wrath au sein de l'armée. Il était plus que décidé et cet idiot d'Havoc l'aiderait, qu'il le veuille ou non.

Envy s'amusait avec son otage. Celui-ci ayant refusé de parler, l'envie l'avait attaché par de lourdes chaines debout contre la paroi de la grotte. Il avait transformé un de ses doigts en un couteau très tranchant et parsemait le corps de jean de multiples lacérations qu'il faisait de plus en plus profonde pour le faire parler. Quelle sensation étrange de sentir le froid de la lame traverser la chair et la couper avec autant de finesse et de précision.

Havoc hurlait à plein poumon, non seulement parce que la douleur était atroce, mais aussi parce qu'il espérait que quelqu'un finirait bien par l'entendre. Les résistants avaient bien dû se rendre compte de l'absence de l'un des leurs et ils viendraient le chercher rapidement mettant KO ces monstres.

« C'est incroyable comme c'est jouissif d'entendre ses insectes hurler au moindre petit bobo » expliquait l'homonculus à Kimblee et ses hommes. En plus, il est venu se livrer à nous de lui-même, franchement, comment peut-on être aussi bête. Je pense que tu vas faire un splendide premier avertissement » annonça Envy en prenant l'apparence du colonel qui était devenu le supérieur d'Havoc.

« L'armée est vraiment pourrie jusque la moelle » balança Havoc en crachant sur l'homonculus.
« Tu ne pourrais pas dire mieux » riait Envy en allongeant ses doigts en longs fleurets qu'il utilisa pour transpercer de part en part le corps du lieutenant.
La douleur fut tellement forte que ce dernier perdit connaissance. Les gardes du corps détachèrent le militaire et le portèrent devant l'entrée du chalet dans la plus grande discrétion. La neige qui tombait recouvrait doucement le corps meurtri du pauvre lieutenant et changeait de couleur pour devenir lie de vin tout autour de la blessure immense que lui avait fait le palmier.


Regardant la neige tomber par la fenêtre de sa chambre, Yoki se demandait vraiment ce qu'il faisait dans une telle pagaille. Lui qui cherchait le calme depuis que cet idiot d'Elric lui avait fait donner sa mine et son argent aux habitants de Youswell, c'était raté. Sortant tranquillement de ses pensées, il se mit à regarder le paysage et fut attiré par un morceau de tissu bleu qui était déposé devant la porte.

« Ils sont des inconscients dans cette maison, cette couleur unique à l'armée va attirer l'œil » marmonnait l'ancien militaire en ouvrant la porte pour aller rechercher l'objet en question. Arrivant à proximité, il se rendit compte qu'il ne s'agissait pas d'une simple veste mais d'un corps blessé vu la couleur de la neige. Il se débarrassa de son manteau qu'il posa sur la personne en question et partit chercher du secours dans le chalet.
Armstrong et Sieg sortirent et transportèrent avec la plus grande attention la personne meurtrie par une blessure qui semblait avoir été faite à l'arme blanche. Débarrassant le pauvre blessé de ses vêtements trempés de sang et de neige, Armstrong fut horrifié de voir qu'il s'agissait du lieutenant Havoc.

« Yoki, vous allez me chercher tout de suite la petite May ainsi que le colonel et sa seconde. Soyez naturel pour ne pas effrayer les autres, nous allons le mettre dans sa chambre afin qu'on ne voie pas l'étendue des blessures qui risqueraient d'en choquer certain » ordonna le commandant d'une voix ferme et douce.

Heureusement ces derniers n'étaient pas très loin et arrivèrent rapidement au chevet de Jean.

« Ses blessures sont très graves et sérieuses, je peux refermer les plaies et traiter un peu le mal, mais je suis incapable de soigner des lésions internes graves s'il y en a ». Expliqua May tout en activant son elixirologie sur le corps de Jean.

Mustang et Riza comprenaient que leur ennemi les avaient suivi mais avec toutes les précautions prises, il leur semblait impossible d'être retrouvé dans ce désert blanc leur semblait impossible. Ils n'auraient que leurs réponses une fois le lieutenant conscient. Riza demanda à Mustang et aux autres de sortir, elle voulait rester seule avec Havoc et le veiller. Elle avait promis de prévenir l'ancien colonel au moindre signe de mouvement.

Elle remplit une bassine d'eau fraiche et délicatement nettoya les plaies réduites par May. Comment avait-elle pu ne pas voir qu'il avait changé de destination. Tout était de sa faute, c'était elle qui aurait dû se trouver sur ce lit blessée et non Jean. Pourquoi s'était-il encore une fois sacrifié, elle ne le savait pas mais elle le veillerait et le soignerait jusqu'à la fin de ses jours si cela s'avérait nécessaire. Elle était la seule à blâmer et elle se laissa aller à pleurer, chose qu'elle n'avait pas faite depuis longtemps pour protéger l'ainé des Elric. Croyante, elle prit les mains de Jean et se mit à prier pour le réveil de son compagnon d'arme.

OoOoO

Mustang était revenu à l'entrainement d'Izumi mais le cœur n'y était pas. Savoir qu'ils étaient traqués et qu'en plus son homme de main était entre la vie et la mort ne rassurait pas le corbeau de flamme. Il se fit vite mettre au tapis par la femme au foyer qui le traita d'impuissant. En temps normal cette insulte aurait fait bondir au quart de tour le corbeau de flamme, mais là, il quitta la pièce pour rejoindre sa chambre et faire des recherches dans les livres d'alchimie d'Edward. Il voulait trouver le moyen de détruire ce satané Père, de faire souffrir les homonculus encore vivants et c'est un regard chargé de vengeance et de haine qui commença à se marquer sur son visage.

Ed vint le retrouver une dizaine de minutes plus tard sur les conseils de son maitre qui trouvait le comportement de Mustang plutôt étrange. L'accueil que reçu Edward fut aussi des plus déroutant.

« Qu'est-ce que tu fiches ici, tu me suis comme un chien en laisse ou quoi » demanda Roy sur un ton que le jeune alchimiste ne lui connaissait pas. « Tu ne peux pas me foutre la paix, plus je réfléchi à notre situation, plus je me dis que tous les malheurs qui nous sont arrivés sont là par ta faute. Tu as voulu jouer au plus malin à douze ans et maintenant on se retrouve tous coincé ici dans ce maudit chalet parce que tu t'es cru le plus doué et le plus intelligent des gamins de ton âge. Tu es la plus grande source de problème que je n'ai jamais connu sur cette terre et en plus tu es infidèle. J'aurais du choisir Riza plutôt que toi, sombre crétin. Maintenant tu sors de cette chambre et si tu te sens seul, va donc te taper ta mécano, elle n'attend que cela. Tu n'auras plus jamais rien de moi, tu m'entends, tout est terminé entre nous »

Ed ravala ses larmes et sortit de la pièce. Il tomba sur Yoki qui ne sachant pas garder sa langue raconta l'histoire des blessures d'Havoc. Voulant s'assurer de la véracité des dires de l'ancien militaire, Edward prit la direction de la chambre du blond.
Voyant dans quel état était la lieutenant, il n'osa pas l'aborder. Alors il prit son manteau, laissa une lettre pour Riza et Alphonse et s'enfonça dans le froid à la recherche des monstres qui avaient pu commettre de telles atrocités.
La plaie d'Havoc avait laissé des petites trainées rouges dans la neige et malgré que cette dernière tombait doucement, le sang apparaissait toujours aussi fort.

Arrivé près d'une grotte, il entendit des bruits à l'intérieur. Son premier réflexe fut de transmuter sa lame puis de rentrer avec précaution. La pièce avait servi de salle de torture vue les larges trainées rouges qui avaient éclaboussées les parois et le sol. Une voix se fit entendre derrière lui.
« Et alors Fullmetal nabot, on vient venger son garde du corps ? » et d'un coup de masse, il assomma Edward mais en prit soin, il s'agissait d'un des sacrifices et donc, il ne pouvait pas se laisser aller à son maximum de cruauté.


Le repas était servi au chalet et la fine équipe se demandait où avaient bien pu disparaitre Jean et Ed. Riza inventa que le lieutenant avait attrapé la grippe et qu'il se reposait au lit, mensonge qui passa parfaitement puisque les rares personnes au courant acquiescèrent pour donner plus de poids à l'invention d'Hawkeye.
Alphonse qui ne mangeait pas trouva la lettre que son frère lui avait laissée et déboula comme une furie dans la salle à manger pour attraper l'ancien colonel par sa chemise.

« Comment avez-vous pu faire cela à mon frère ? Pourquoi vous avez rompu ? Il a laissé une lettre adressée pour moi et Riza expliquant que vous l'aviez congédié définitivement et qu'il allait réparer les erreurs qu'il avait commise. Mustang qu'avez-vous dit à mon frère pour qu'il s'en aille d'ici alors que la neige tombe et pour quelle raison l'accusez-vous de tous les maux qui nous ont conduits ici ? »

Riza restait interdite face à la lettre. C'était elle la responsable pas Edward. Pourquoi Roy lui faisait payer pour un crime qu'il n'avait pas commis. Chamboulée, la jeune femme empoigna son manteau et une lampe torche pour retrouver son protégé malgré le blizzard.

TBC Ariane et n'oubliez pas les reviews, cela me fera chaud au coeur pour omn retour

Merci a fullmetalfanfic pour la relecture