[N'oublie jamais que je t'aime]
Chapitre 2 : Si tu savais comme je t'aime
Date de publication : 13 octobre 2015
Note de l'auteur : Bonjour !
Alors voilà la suite de l'OS précédent avec la réaction d'Hermione. J'espère que ça vous plaira.
Bonne lecture !
Ce matin, je prends mon petit déjeuner en compagnie de Ron et Harry. Alors que j'attrapais un pichet de jus de citrouille, un hibou fauve atterrit devant moi en un grand battement d'aile. Peu habituée à recevoir du courrier, je sursaute violemment. Je me méfie : après tout, nous sommes en guerre et je ne reconnais ni la chouette, ni l'écriture élégante qui orne l'enveloppe. Je décachète celle-ci lentement, extirpe la lettre de l'enveloppe et commence ma lecture.
Je tremble. Malefoy… Mort. Malefoy est mort. Je retiens mes larmes. Nous nous trouvons dans la Grande Salle et je ne craquerais sous aucun prétexte devant tout le monde. D'autres ne font pas preuve d'autant de retenue que moi. Une petite Serdaigle éclate en sanglots. D'après ce que je distingue de ses cris, son père est mort. J'essaye de lutter quelques instants encore mais c'est un combat perdu d'avance. Je balbutie une phrase à l'adresse de mes amis :
- Je dois… Y aller, je vous rejoins en cours.
- Où vas-tu ? demande Ron avec son tact habituel, ne voyant pas que je suis au plus mal.
- Hermione que se passe-t-il ? questionne Harry plus doucement. Lui a remarqué, ce qui signifie que ma peine doit se lire sur mon visage. Si tu dois aller quelque part, je t'accompagne, reprend-il.
- Non Harry, merci. J'ai besoin d'être seule.
Et je m'en vais, à la recherche de la première salle vide que je pourrais dénicher. Il ne me faut pas plus deux minutes pour me rendre compte que les deux idiots de service me collent aux basques et qu'ils se pensent discrets.
- Qu'est-ce que vous n'avez pas compris, dis-je d'une voix que je m'efforce de maîtriser, dans le concept de s'isoler ?! RETOURNEZ MANGER ! je hurle ensuite aux garçons qui repartent, penauds.
J'erre au hasard, espérant trouver une pièce où il n'y ait personne. Je tombe sur une classe inoccupée, m'y engouffre et claque la porte. Je m'effondre sur la première chaise venue et pleure toutes les larmes de mon corps. Drago est mort… Parti tuer le serpent. Il s'est sacrifié pour nous, pour que nous avancions. Comment était-il au courant pour les Horcruxes ? Je n'en savais rien et je ne m'attardai pas sur cette question. Je sors la lettre de ma poche et la relis. C'est la première qu'il ne m'ait jamais envoyé. De nouveaux sanglots me secouent alors que je relis la dernière phrase. J'aurais dû… J'aurais dû lui dire. Je l'aimais tant, et ce, depuis ma première année. Voilà pourquoi son insulte 'Sang-de-Bourbe' à mon encontre l'année suivante m'avait blessée si profondément. Si je lui avais avoué… Nous aurions été ensemble, je l'aurais fait revenir sur le droit chemin et il ne serait pas mort… Soudain j'ai une illumination. Et si… Non il ne vaut mieux pas que j'espère, la chute n'en serais que plus douloureuse. Pourtant je ne peux m'en empêcher. Et si Drago avait tué Nagini et qu'il avait réussi à s'enfuir ? Après tout, c'est un très bon sorcier, très puissant. Dans ce cas je ne dois pas perdre une minute ! Il est peut-être perdu, blessé quelque part, aux portes de la mort ! Je me lève au moment où la porte, à laquelle je tourne le dos, s'ouvre. Pensant qu'il s'agit de mes meilleurs amis, je martèle :
- Je croyais vous avoir dit de me laisser tranquille !
- Je pensais que cela t'intéresserait de savoir ça.
La voix qui me répond, froide et hautaine, me saisit tellement que je vais volte-face à une vitesse ahurissante. Et je me retrouve nez à nez avec Blaise Zabini. Il me toise avant de jeter un journal sur la table qui se trouve entre nous. Je jette un coup d'œil à la première page et le peu d'espoir que j'avais de revoir Drago un jour s'évanouit.
« L'héritier Malefoy a été retrouvé mort ! » clame la une.
Je fonds en larmes une fois de plus. Je savais pertinemment que je tomberais encore plus bas quand toute forme d'espoir serait réduite à néant mais j'avais besoin de me raccrocher à quelque chose. Je me fige lorsque je sens des bras m'enlacer. Zabini n'a pas quitté la salle, contrairement à ce que je croyais.
- Tu l'as lue ? me questionne-t-il.
Je comprends instantanément de quoi il parle : la lettre.
- Bien sûr, je réponds.
- Dis-moi que tu l'as crue !
- Oui…
- Il me parlait souvent de toi tu sais. Depuis ta gifle en troisième année, il t'aime. Il me racontait tout, j'étais son seul ami, son meilleur ami. Il me faisait confiance.
Blaise pleurait à présent.
- Il me faisait confiance… répéta-t-il. Sûrement parce que j'étais comme lui… Il t'aimait tant Hermione, il faut que tu me croies !
- Je te crois Blaise.
- Je vais… Te laisser seule, me dit-il en me lâchant. Mais avant rends-moi un service. Ne l'oublie jamais. Fais-le pour lui. Promets le moi.
- Je t'en fais la promesse.
Le Serpentard s'en alla, me laissant avec mon chagrin pour seule compagnie. Je relus la lettre une dernière fois, ultime souvenir que j'avais de Lui.
- Si tu savais comme je t'aime, Drago, murmurai-je.
Note de fin : C'était vraiment très court mais bon j'espère que ça vous aura plus quand même !
A bientôt !
