Demeure Weir. Le lendemain 16heure.

John, Catherine et Elizabeth étaient dans le salon et discutaient avec Ronon, Teyla et Rodney. John serait Liz dans ses bras. Il avait eu une de ses peurs. Ils avaient eu pour mission de surveiller des bateaux sur l'océan atlantique qui étaient soupçonner de transporter de la drogue. Mais voila l'avion furtif du docteur Weir s'était abîmé en mer, elle avait passée la nuit perdu au large et n'avait été retrouver que dans la matinée extrêmement affaiblie. John avait passé de longues heures d'angoisse terrible tout comme Catherine. Toutefois la jeune femme n'avait pas voulu rester a l'hôpital, elle était donc la dans le salon, roulée dans une couverture en en tremblant encore. John resserrait son étreinte pour lui faire comprendre qu'il était là.

Rodney : Alors comme ça vous êtes pilote de chasse, vous cachiez bien votre jeu Elizabeth.

Liz : J'étais pilote de chasse maintenant je suis une diplomate, c'est Catherine la pilote, je vole de temps en temps et normalement seulement pour le plaisir. Mais la je ne suis pas sûre de remonter dans un avion un jour.

Et je ne suis pas prêt à t'y relaisser monter.

Elizabeth se leva brusquement quand elle entendit cette voix qu'elle connaissait si bien et qui la terrifiait.

Liz : (apeurée) Général !

Catherine s'était levée à son tour mais seule Elizabeth s'était approché du grand général Marshall Weir. Et dès qu'elle avait été à bonne distance, il lui administra une gifle magistrale. John et Ronon s'étaient lever d'un bon, mais Elizabeth n'avait pas ciller, pas esquivée un seul geste de défense.

Marshall : Tu sais combien a coûté cet appareil, petite insolente.

Liz : Tu as lu le rapport. C'est une défaillance technique qui a fait que l'appareil c'est écrasé.

Marshall : Et tu oses me répondre.

Alors qu'il allait lever une nouvelle fois la main sur Elizabeth, John l'intercepta dans sa lancée et Ronon s'apprêtait à faire la même chose.

John : Je vous interdit de la toucher.

Marshall : Et qui êtes vous pour avoir l'affront de me parler comme ça ?

John : Lieutenant-colonel John Sheppard.

Liz : John, non...

John : Liz recule.

Marshall : Votre carrière est fini COLONEL !

John : Peu importe ma carrière, vous ne toucherez plus à Elizabeth.

Marshall : C'est MA fille !

Ronon : Ca ne vous donne pas le droit de la battre.

John : (à son équipe) Allez chercher vos affaires. Elizabeth, Catherine c'est valable pour vous.

Marshall : Mes filles restent ici !

Ronon : (se mettant devant le général) Je serais vous je n'en serais pas si sûr.

Chacun alla chercher ses affaires sauf Ronon et John qui s'occupaient de retenir le général. Teyla se chargea d'aller leurs chercher. Une fois à l'extérieur, John rassembla ses "troupes".

John : Ronon, Rodney vous emmenez Elizabeth à la Cheyenne Moutain.

Rodney : Bien.

Liz : John c'est de la folie. Tu ne peux rien contre mon père.

Cath : Elle a raison colonel.

John : C'est ce qu'on verra. Rodney.

Rodney : Nous partons maintenant. Mais et vous ?

John : Je vous y rejoindrais.

Les deux soeurs se serrèrent dans les bras comme si c'était la dernière fois qu'elles se voyaient.

Liz : Je t'aime Catherine.

Cath : Je t'aime aussi.

Puis le docteur Weir embrassa John avant de partir avec les deux hommes.

Cath : Et maintenant ?

John : On passe chercher Astrid et on les rejoint.

Cath : C'est de la folie.

John : Je ne vous laisserais pas derrière, Elizabeth ne le supporterait pas. Vous téléphonerez au général Guimauve pour lui dire au revoir sur le chemin.

Cath : Je ne vois pas ce que viens faire Claude la dedans.

John : Vous l'aimez, il vous aime, je ne veux pas qu'il s'inquiète de votre disparition. Où est le lycée de votre fille ???

Cath : De l'autre coté de la ville.

John : Alors en route.

Teyla, Catherine et John montèrent à bord de la deuxième voiture. John parcoura les rues de la ville sous les indications du capitaine Weir. En moins d'une demi heure ils arrivèrent au lycée d'Astrid. Et dix minutes plus tard, Catherine en ressortie avec sa fille.

Astrid : Mais j'étais en plein cour de physique, tu n'avais pas le droit de venir me chercher comme ça.

Cath : C'est un cas de force majeur. Il faut qu'on parte loin. Ton grand père a encore voulu frappé Bessy et ses amis se sont interposé.

Astrid : (à John) Qu'est ce que vous attendez pour démarrer?!!!

Cath : Il est trop tard pour prendre un avion. Papa a du faire mettre des barrages filtrants. Colonel direction Andrews, Claude va nous aider.

John : Vous êtes sûre ???

Cath : Oui. Vous l'avez dit Claude et moi sommes très proche mais en réalité nous sommes plus proche que vous le croyez.

Astrid : C'est mon père.

C'était plus une affirmation qu'une question et Catherine regardait sa fille surprise.

Cath : Comment...?

Astrid : J'ai les yeux bleus pratiquement violet, tu les as gris et papa marron. Et bizarrement les yeux de Claude sont de la même couleur et tu es très proche de lui. Il ne fallait pas être idiote pour deviner.

John : Attachez vos ceinture, il ne faudrait pas se faire arrêter pour quelque chose de stupide.

Bureau du général O'neill. Pendant ce temps.

Samantha Carter était en face de son compagnon et le regardait perplexe. Il venait de lui expliqué la situation des suites de l'appel téléphonique qu'il avait reçu du général Marshall Weir.

Sam : Jack, tu connais la réputation de se général et tu connais Elizabeth Weir. Il faut que tu fasse quelque chose.

Jack : Je sais Sam.

Depuis maintenant quelques temps ils sortaient ensemble, et devaient d'ailleurs passer la semaine en amoureux au chalet de Jack mais voilà un imprévu l'avait obligé à rentrer à Washington D.C. Et maintenant cette histoire lui tombait déçu. Jack O'neill se leva brusquement et ouvrit la porte de son bureau pour parler à sa secrétaire, une femme d'une cinquantaine d'années et qui connaissait très bien son métier.

Jack : Abbygail, appelez moi la sénatrice Léonie Weir.

Abby : Le sénateur Weir est en réunion, monsieur.

Jack : Je sais mais c'est important, dites lui que ça concerne sa famille.

Abby : Bien monsieur.

Le général O'neill referma la porte et se ressaya derrière son bureau quand soudain son téléphone sonna. Il le décrocha brusquement.

Jack : Quoi ?... Colonel Sheppard... C'est de la folie... Je vais faire de mon mieux pour vous protéger d'ici... Non, n'allez pas à la Cheyenne Moutain... Allez à mon chalet dans le Minnesota en attendant le départ du Dédale... Sam, le colonel Carter va vous envoyer les coordonnées sur votre JPS... Faites attention Sheppard, le général Weir est dangereux.

Il raccrocha.

Sam : Alors ?

Jack : Il a prit la fuite avec son équipe, les deux sœurs Weir ainsi que la fille de l'une d'elle. Il allait en direction de la Cheyenne Moutain mais je les ai redirigé vers mon chalet.

Sam : Tu risques gros, Jack.

Jack : Je sais mais je préfère suivre ma conscience.

Sam : C'est pour ça que je t'aime.

Jack : Moi aussi je t'aime.

Sam : Tu devrais appeler le général Hammond et le général Landry.

Jack : Occupes toi de Landry, je m'occupe d'Hammond.

Sam : (avec le sourire) A vos ordres.

On frappa à la porte.

Jack : Entrez.

Il s'agissait de la secrétaire.

Abby : Monsieur, la sénatrice Weir arrive.

Jack : Bien merci.

Dans une voiture en direction de la Cheyenne Moutain.

Rodney McKay conduisait la voiture nerveux à coté de lui, un Ronon pensif et à l'arrière Elizabeth qui pleurait doucement. Le silence régnait mis à part la radio qui fonctionnait pour savoir si un message d'alerte était envoyé contre eux. Quand Soudain le portable de McKay sonna le faisant sursauter.

Rodney : Allo.

John : Rodney c'est Sheppard. On change de destination. Je vous envois les coordonnées JPS sur le PDA d'Elisabeth. Nous serons arrivés à destination avant vous.

Rodney : D'accord.

John : Comment va Elizabeth ?

Rodney : Bien enfin je crois.

John : Passez la moi.

Rodney tendit l'appareil à Elizabeth.

Liz : Allo ?

John : Liz c'est moi, nous venons de récupérer Astrid. Nous avons obtenu de l'aide du général Guimauve.

Liz : Bien. C'est un homme bien et il tient beaucoup à Catherine.

John : Je sais. Je vais te laisser, je t'aime Liz.

Liz : Moi aussi.

Il avait raccroché. Et se fut au tour de son PDA de sonner, John venait de leur faire parvenir les coordonnées JPS du chalet de Jack.

Bureau du général O'neill. Washington D.C.

Samantha Carter qui portait encore son uniforme officiel était encore au téléphone avec le général Landry quand le général Weir arriva en trombe sans frapper dans le bureau.

Marshall : Général O'neill, je veux savoir où sont mes filles ???

Jack : Bonjour général Weir.

Samantha raccrocha et reporta son attention sur les deux hommes.

Marshall : (reportant son attention sur Samantha) Colonel veuillez nous laisser.

Jack : Samantha restera la où elle est.

Marshall : Enfin peu importe. Je sais que le lieutenant colonel John Sheppard travaille sous vous ordres. Je veux qu'il soit mis aux arrêts.

Jack : Et pour quelle raison ???

Marshall : Enlèvement. Il a prit mes filles.

Jack : (mentant un peu) Ah bon ?!! Je viens pourtant d'avoir le docteur Weir au téléphone et elle ne m'a pas parler d'enlèvement.

Marshall : Ce type lui a fait un lavage de cerveau. Ce type est dangereux, il a levé la main sur moi.

Jack : Le colonel Sheppard n'est pas un violent mais je le sais très proche du docteur Weir si vous avez lever la main sur elle, il aura forcement prit sa défense.

Marshall : Foutaise.

Jack : Je vous en pris général, de surcroît je viens de parler avec la sénatrice Leonie Weir.

Marshall : De quel droit osez-vous...

C'est ce moment la que choisi la sénatrice pour entrer dans le bureau.

Marshall : (furieux) Leonie !

Leonie : (d'une voix calme) Bonjour Marshall.

Marshall : Bon sang Léonie, qu'est ce que tu as fait ?!!!

Leonie : J'ai mis mes filles et ma petite-fille sous la protection des généraux O'neill, Landry et Hammond. J'en ai plus qu'assez des coups que tu portais à Elizabeth et ceux que Dominique portait à Catherine.

Marshall : Dominique a le droit de voir sa fille.

Leonie : Non Marshall, Dominique n'est pas le père d'Astrid.

Marshall : (de plus en plus furieux) QUOI ??? Tes filles sont la honte de notre famille.

Leonie : A maintenant c'est mes filles !

Le général Weir esquissa un pas en direction de la sénatrice. Jack se leva prêt à intervenir mais Leonie ne bougea pas, peut-être pour la première fois elle était prête à défier son mari.

Marshall : Qui est le père d'Astrid ???

Léonie : Je regrette Marshall ! Si moi je n'ai plus le choix, tu n'auras plus de prise sur les vies d'Elizabeth et Catherine. Je veux que mes filles soient heureuses.

Elle retira son alliance, la posa dans la main de son mari avant de prendre la direction de la porte.

Marshall : Léonie !!!

Jack : Vous les avez perdu, général.

Marshall : Je vous le ferais payer.

Jack : Oh mais je n'y suis pour rien, vous avez creusé vous même ce fossé entre vous et votre famille.

Marshall : Si je les intercepte avant qu'ils ne soient sur Atlantis ou si ils reviennent sur Terre, ils auront à faire à moi. Vous êtes prévenu.

Il quitta à son tour le bureau, Sam s'approcha de son compagnon et se glissa dans ses bras, doucement il lui posa un baiser dans les cheveux.

Sam : Jack il va essayer de les intercepter avant qu'ils ne montent dans le Dédale.

Jack : Je sais. Il faut que je vois le colonel Caldwell.

Sam : On peut peut-être essayer de contacter les asgards.

Jack : Sam, chérie je ne veux pas me débarrasser de toi mais je vais avoir besoin de toi à la Cheyenne Moutain pour couvrir leur fuite.

Sam : Oui.

Jack : Désolé, pour notre dîner en amoureux.

Sam : On en aura d'autres. Mais si on ne fait rien le colonel Sheppard et le docteur Weir n'en auront plus eux.

Jack O'neill la regarda surpris.

Sam : Me dit pas que tu n'as rien vu.

Jack : Vu quoi ?

Sam : Jack ! Ca se voit comme le nez au milieu de la figure, je ne sais pas si ils sont ensemble ou pas mais ils sont très proche. J'espère juste qu'ils ne mettront pas autant de temps que nous.

Jack : Oui. Mais avec ce qui vient de se passer, leur relation va forcement évolué.

Sam : Je file il faut que je sois à la Cheyenne moutain avant le général Weir.

Jack : Fais attention à toi et au bébé.

Sam : En parlant du bébé, il va falloir que j'en parle aux autres.

Jack : Un problème ? Daniel et Teal'c vont être fous de joie.

Sam : Je sais mais j'ai peur de la réaction de Mitchell, parce qu'il va falloir que j'arrête les missions.

Jack : Pour un temps c'est vrai mais tu pourras reprendre après.

Sam : Vivre entre Washington et Colorado Spring avec un bébé. Ca sera de la folie, Jack. Il va falloir faire des choix. Et cette fois ma famille passera d'abord.

Elle l'embrassa.

Sam : Je vais préparer mes affaires.

Jack : Je vais te faire préparer un jet privé.

Elle lui sourit, puis quitta le bureau.

Base aérienne d'Andrews.

La voiture de John fut intercepté par le général Guimauve avant qu'ils ne pénètrent dans la base . Ca dernier était assez nerveux quand il monta dans la voiture.

Claude : Démarrez !

Le colonel Sheppard s'exécuta.

John : Où allons-nous ?

Claude : Il faut rejoindre ma propriété. Un hélicoptère nous y attend. Il faut se dépêcher avant que les soldats du général Weir nous encerclent.

Teyla : Je suis prête à me battre si il le faut.

Claude : Vous ne ferez pas le poids, mademoiselle, le général à beaucoup de personnes à son service. (se tournant vers les autres personnes présentent dans la voiture.) Catherine, Astrid vous n'avez rien Dieu soit loué.. Sheppard tournez à droite à la prochaine.

John : Bien général.

Astrid : Général merci d'être venu nous aider.

Claude : Mais c'est tout naturel, Astrid.

Astrid : Parce que vous êtes mon père ???

Claude Guimauve regarda successivement Catherine et Astrid, surpris.

Claude : Catherine ?!

Cath : Je suis désolé Claude de ne pas te l'avoir dit, mais il y avait tellement de raison. J'avais a peine 17ans, il y avait Dominique, mon père...

Elle avait les larmes aux yeux. Claude lui encaissait la nouvelle, partagé entre joie et colère.

Claude : Je savais que tu avais rompu avec moi et demandé ta mutation parce que tu étais enceinte. Mais en faites c'était pour me fuire.

Cath : Non pour te protéger, Claude, parce que justement je t'aimais et je... je t'aime encore.

Elle avait dit ça à voix basse mais il avait entendu. Il serra doucement la jeune femme dans ses bras puis serra également Astrid. La famille était enfin réuni.

Claude : Colonel entrez là, nous sommes arrivé.

Chalet de Jack O'neill. Minnesota. D'une dizaine d'heures plus tard.

Claude, John, Teyla, Astrid et Catherine étaient arrivés au chalet en hélicoptère il y a déjà plusieurs heures de ça. Claude et Catherine avaient longuement discutés au sujet de leur relation et d'Astrid. Astrid, elle s'était endormie à peine trois heures après leur arrivée. Quand soudain le moteur d'une voiture se fit entendre. Le colonel fit signe à Teyla de rester à l'intérieur puis il prit une lampe torche et quitta le chalet. Dehors l'obscurité régnait en maître par cette nuit sans lune. Soudain il fut aveuglé par les phares d'une voiture.

Colonel ! Vous êtes là ! Dieu merci.

C'était la voix de Rodney. La voix de se scientifique égocentrique, râleur mais toujours fidèle.

John : Rodney, bon sang je n'aurais jamais cru dire ça mais je suis heureux de vous voir.

Rodney McKay avait coupé les phares de la voiture, et il discutait simplement éclairé de la petite lampe torche que tenait John à la main. Jusqu'à que quelqu'un allume la lumière du perron. John pu voir que la fatigue se lisait sur le visage du scientifique. La porte du chalet s'ouvrit et Teyla sauta dans les bras de Ronon. Le géant se pencha et posa un doux baiser sur les lèvres de l'athosienne.

Ronon : Tu m'as manqué.

Teyla : Toi aussi.

John : (inquiet) Où est Elizabeth ?

Ronon : (sans lâcher Teyla) Elle dort dans le... la... dans le chariot.

Rodney : On dit une voiture, Ronon, une voiture.

John : Entrez à l'intérieur, je vais la chercher.

Elizabeth fut allongée avec Astrid dans l'unique petite chambre du chalet pendant que les autres discutaient au salon.

Rodney : Et maintenant on fait quoi ?

John : On attend. Le général O'neill nous donnerons le signale du départ pour Atlantis et surtout le moyen de nous rendre sur le Dédale.

Claude : Atlantis ? Dédale ?

Le colonel Sheppard encore retourné par les événements de ses derniers jours n'avaient pas fait attention à ses mots. John du prendre une décision, il allait leur parler.

Cath : On parle mythologie maintenant.

Rodney : Non pas vraiment.

John : Le Dédale est un vaisseau spatial. Et Atlantis est une cité dans la galaxie de Pégase commandée par Elizabeth.

Claude : Vous plaisantez ???!

John : Non absolument pas. Et c'est là que nous emmenons Catherine et Astrid pour les mettre en sûreté.

Cath : Claude vient avec nous.

John : Je verrais ça avec le général O'neill.

Le colonel Sheppard se leva et parcoura le salon-salle à manger des yeux, l'ambiance de la pièce était chaleureuse, sur la cheminée trônait quelques photos, le général O'neill y était représenté avec une femme blonde qui n'était pas le colonel Carter et un enfant probablement le fils disparu de Jack. Sur une autre le Général O'neill était enlacé au colonel Carter, ils semblaient vraiment heureux, la suivante devait avoir été prit le même jour, Cassandra Fraisir riait au éclat chatouillée par Jack, elle tendait les bras à Samantha la suppliant de l'aider. C'est à ce moment qu'il comprit que l'impression étrange qu'il avait au domicile parentale d'Elizabeth, c'est le manque de photo de famille, en bref les lieux étaient dépourvus de toute vie. Soudain il entendit du bruit à l'étage. Il monta les marches quatre à quatre et pénétra dans la chambre, Astrid, paniquée tentait vainement de réveiller le docteur Weir qui avait le sommeil très agité. Le sang de John ne fit qu'un tour et il s'approcha anxieux de la jeune femme. Elle était brûlante de fièvre.

John : Non Liz chérie tu ne peux pas me faire ça.

Il la prit dans ses bras avec précaution, la tête de la jeune femme qui était très affaiblie retomba contre le torse de son amant. Il descendit les escaliers. Catherine arriva à lui en un éclair.

Cath : (inquiète) Mon Dieu Bessy !

John : Il faut que je l'emmène à l'hôpital.

Rodney : Le général Weir vous retrouvera.

John : Je sais mais je ne peux pas la laisser comme ça.

Il prit la direction de la voiture et installa la jeune femme, toujours inconsciente sur la banquette arrière.

John : Rodney, vous ne changer rien au programme pour le moment je vais prendre contacte avec le général O'neill pour lui expliquer la situation mais il se pourrait que je ne puisse pas retourner sur Atlantis.

Teyla : John...

Ronon : Je viens avec vous.

John : Non, vous restez avec les autres, je ne veux pas que vous vous retrouviez coincé sur Terre. Atlantis à besoin de vous. (alors qu'un d'eux allait répliquer) Et il faut que vous les protégiez jusqu'à Atlantis.

Il prit le volant et démarra brusquement.

Clinique St Joseph. Minnesota.

Le colonel gara la voiture juste devant les portes de clinique il lui avait fallu pratiquement un quart d'heure pour y arriver et il était rongé d'inquiétude. Il descendit de la voiture puis ouvrit la porte de l'arrière pour en extirper Elizabeth qui était inconsciente.

John : Vite un brancard.

Deux infirmiers et un médecin arrivèrent avec un brancard. John y posa avec précaution son fardeau et les suivit. Mais au moment où il la firent entrer dans une salle d'examen, le médecin fit signe à John qu'il ne pouvait pas aller plus loin.

Médecin : Je regrette. Je viendrais vous donner des nouvelles dès que possible.

John : Faites de votre mieux.

John se retrouva seul dans la salle d'attente complètement angoissé. Il prit de la monnaie qu'il avait dans les poches et se dirigea vers la cabine téléphonique qui se trouvait à deux pas de lui. Il appela le général O'neill pour l'informer du changement de situation mais John voulait absolument que les autres partent pour Atlantis. Puis avoir raccrocher, il s'était installé dans un fauteuil pour attendre les nouvelles du médecin. Le médecin ne revint qu'une heure plus tard. John se dirigea rapidement vers lui.

John : (inquiet) Alors ?

Médecin : Votre amie...

John : Liz est ma compagne.

Médecin : Votre compagne a subi un choc émotionnel récemment ?

John : En quelque sorte oui.

Médecin : "En quelque sorte", votre compagne était en état de choc.

John : "Etait" ? Comment va-t-elle maintenant ?

Médecin : Elle est dans le coma.

John : Je... je... Je peux la voir ?

Médecin : Elle est dans la chambre 679.

John : Quand sortira-t-elle du coma ?

Médecin : Ca peut-être dans une heure comme dans un jour, un semaine ou peut-être jamais.

John : Nous n'avons pas une semaine.

Le médecin le regarda sans trop comprendre.

Médecin : Allez la voir, parlez lui certain pense que ça aide.

D'un pas hésitant, John se dirigea vers la chambre de la jeune femme, il ouvrit doucement la porte et entra dans la pièce. Elle était là, allongée sur le lit, le teint très pâle voir même livide, elle respirait lentement. Il voyait sa poitrine se lever et s'abaisser régulièrement. Il s'approcha et lui prit tendrement la main.

John : Oh ma pauvre Liz. Je suis désolé c'est de ma faute si tu es dans ce lit.

Il prit une chaise et, sans lui lâcher la main, il se mit à lui parler de tout et de rien, le docteur lui avait conseillé de lui parler. Et c'est ce qu'il fit il lui parla de son enfance, de sa vie dans l'armée et ses missions dans la galaxie de Pégase. Puis le jour se leva sans qu'il s'en rend compte.

John : Je t'en pris Liz réveilles toi. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le au moins pour Catherine et Astrid, elles ont besoin de toi... J'ai besoin de toi... C'est peut-être égoïste mais je veux t'avoir à mes cotés, Liz pour le reste de notre vie, je veux qu'on est des enfants tu m'entends ?

Il y a peu de chance qu'Elizabeth est un jour des enfants.

Le colonel Sheppard se tourna brusquement en direction de la personne qui se trouvait à l'entrée de la chambre. Il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'années, elle était brune, la peau clair. Elle n'était pas très grande mais une grande force de caractère émanait d'elle.

John : Et je peux savoir qui vous êtes ???

Je suis la sénatrice Léonie Weir.

John : Weir ?

Léonie : Je suis la mère d'Elizabeth (alors que John allait répliquer) Non rassurez vous c'est moi qui est mis mes filles sous la protection du général O'neill.

A mieux y regarder, il est vrai que cette femme ressemblait à son Elizabeth, les mêmes trait fin, les même yeux gris, ma même tristesse dans le regard. Cette tristesse qui avait envahie Elizabeth depuis qu'elle était sur Terre.

John : C'est le général O'neill qui vous a dis où nous trouvez ?

Léonie : Oui. Vous savez colonel Sheppard, je n'ai pas su protéger Elizabeth de mon mari, mais ça ne m'empêche pas d'aimer mes enfants.

John : Drôle de façon de les aimer, vous auriez pû, vous auriez dû la protéger.

Léonie : C'est ce que j'ai essayé de faire mais on ne peut pas contrer le général Weir. Il serait parti avec Bessy et Cathy. J'ai préféré les garder près de moi pour tempérer les ardeurs de mon mari.

John : (baissant la tête) Je suis désolé.

Léonie : Mais il est vrai que j'aurai dû essayer de faire changer les choses.

John : (changeant de sujet) Pourquoi disiez vous qu'Elizabeth ne pourra pas avoir d'enfants ???

Léonie : Les coups qu'elle a reçu ont fragilisés sa colonne vertébrale, elle ne pourrait pas porter une grossesse à terme sans risque de paralysie des membres inférieurs.

John : Il y a d'autres moyens d'avoir des enfants. Mais encore faut-il que ma Liz se réveille.

Le colonel Sheppard senti une légère pression sur sa main. Il se tourna vers sa compagne dont les yeux commencèrent à papillonner.

Liz : (très faiblement) John...

John : Je suis là, ma princesse.

Liz : Où... ?

John : Chut, ne parle pas mon amour. Tu es à l'hôpital.

Elle ouvrit la bouche et la referma quand John prit la parole.

John : Les autres continuent de partir pour Atlantis.

Elle semblait soulagée.

Léonie : Maintenant qu'elle a repris conscience, il faut que vous partiez. Marshall doit déjà être sur votre piste à cause des papiers que vous avez dû remplir lors de son admission. Pas le temps que le médecin l'examine.

Léonie Weir s'approcha de sa fille et lui prit l'autre main

Liz : Ma...man...

Léonie : Oui ma fille, je suis fière de toi. Je veux que tu sois heureuse, même si ça veux dire ne plus jamais de voir. Je t'aime.

Léonie quitta la pièce quelques instants et en revint avec un siège roulant.

John : Liz n'est pas en état de voyager.

Léonie : Mais on a pas le choix.

Le colonel Sheppard glissa un de ses bras derrière son dos et l'autre sous ses genoux puis la souleva avec précaution pour la déposer dans le siège roulant.

Léonie : Une voiture vous attends à la sortie de la clinique. Voila les clefs. Prenez la direction de la cheyenne Moutain, le colonel Carter vous y attend.

John : Bien merci pour tout sénatrice.

Léonie : Il n'y a vraiment pas de quoi. Protégez ma fille c'est tous ce que je vous demande.

John : Oh pour ça vous pouvez compter sur moi.

Le colonel Sheppard quitta la chambre avec le docteur Weir sous le regard du sénateur. Une larme roula le long de la joue de Léonie Weir, c'était la dernière fois qu'elle voyait sa fille. Elle n'avait désormais plus personne sur qui compté elle se retrouvait seule au monde emprise aux mains d'un homme violent. Mais elle ne pouvait pas abandonner sa carrière pour disparaître, trop de gens comptaient sur elle.