Merci pour vos reviews !

C'est génial parce que je n'avais pas du tout pensé qu'Emmett irait faire une frayeur à Bella, j'ai eu plusieurs d'entre vous qui ont pensé à lui au lieu d'Edward. Vous faites vivre les fics grâce à vos reviews 3

Edward est bel et bien là, d'ailleurs, voici un chapitre de son point de vue. J'écrirai des PDV Edward de temps en temps.

Bonne lecture !


Chapitre 4

PDV Edward

« Et ça ne te gêne pas qu'elle soit amoureuse de lui ? »

Esmé parut réellement décontenancée par ma question. Elle en fit presque tomber le grand bol dans lequel elle préparait de la pâte à pancake.

« Je t'en prie, c'est encore une enfant. » lâcha-t-elle finalement, incapable de taire son insécurité.

« N'empêche… c'est une humaine et elle peut nous causer beaucoup de problèmes. Si tu ajoutes à ça son béguin pour ton mari, les dégâts pourraient être pires. » insistai-je.

« Edward ! Arrête ça tout de suite. »

« Ok, je t'aurais prévenue. »

J'allais pour sortir dans la cuisine quand elle me retint par la manche.

« Attends, tu as vraiment entendu ça dans ses pensées ? »

Non je n'avais rien entendu des pensées de l'humaine, mais Carlisle se ressassait ses souvenirs d'un siècle plus tôt quand il avait rencontré Isabella. Elle en pinçait pour lui, je l'avais décrypté facilement, mon père adoptif aussi. À l'époque, il avait trouvé ça simplement touchant. Il n'avait pourtant rien fait pour encourager Isabella, il avait plutôt agi comme un grand frère envers elle.

« Elle est réveillée. » éludai-je.

« Bien, tu vas pouvoir t'excuser de lui avoir fait peur cette nuit. Tu as raté l'occasion de lui faire une bonne impression à votre première rencontre. » me disputa-t-elle.

Je poussai mon numéro de gros bébé boudeur jusqu'au bout, Esmé était très dure à attendrir depuis que l'humaine était arrivée dans nos vies.

« Au fait, quand vais-je récupérer chambre au juste ? Il va falloir des semaines pour me débarrasser de son odeur, elle est tellement puissante. »

« J'ai déjà prévu d'aménager le grenier pour toi… À moins que tu ne préfères le sous-sol ? » se moqua ma mère.

« Le grenier. » grommelai-je, vaincu.

Isabella descendit sur la pointe des pieds et tomba au bas de l'escalier. Je me précipitai vers elle, trop tard pour lui empêcher de toucher le sol hélas.

Crétin ! hissa Rosalie qui avait assisté à la scène et m'avait vu user de ma super vitesse pour venir au secours de l'humaine.

« Elle n'a rien vu. » me justifiai-je tout bas.

« Tu vas bien ? » questionna Esmé en aidant Isabella à se redresser.

« Oui. »

L'humaine se mit à rougir violemment, mettant à mal mon contrôle. Puis elle me regarda, la peur dans ses yeux, me reconnaissant comme étant le méchant monstre qui l'avait réveillée la nuit passée. S'en était trop pour moi, je quittai le salon pour rejoindre Emmett et Jasper à l'extérieur. Je pus suivre dans les pensées de ma mère ce qui se passa ensuite.

« Je te présente Rosalie. »

Isabella murmura un timide bonjour à l'attention de ma sœur qui ne fut pas très aimable.

« Je t'ai préparé à manger. » annonça après Esmé.

L'humaine la suivit dans la cuisine, je pus ainsi les observer de loin par la fenêtre. Les cheveux bruns déjà emprisonnés en un chignon sur sa tête, son corps entièrement recouvert par ses vêtements, son visage nu, Isabella ressemblait à ces jeunes filles que j'avais croisées à mon époque. Mais elle était indubitablement la plus belle créature, et aucune femme, vampire ou humaine, n'avait jusqu'alors trouvé grâce à mes yeux. Pourquoi fallait-il qu'une humaine, dont le sang me rendait fou, ait cet effet sur moi ? Elle était ma malédiction, difficile de croire qu'elle n'était pas venue pour me torturer de mille manières.

« Edward, allons chasser. » me proposa Jasper, me tirant de mes pensées.

Quand tu penses à son sang, j'y pense aussi, me rappela-t-il intérieurement, sans pour autant me le reprocher.

« Pardon. »

« Eh bah moi je vais aller la voir ! » décida Emmett.

Il entra une seconde plus tard dans la maison, Rosalie lui ordonna de faire attention et de ne pas trahir notre nature devant la fille. Dans sa bouche, le mot fille était une insulte, j'en avais déjà assez de cette hostilité. Je demandai à Jasper de patienter encore un peu avant d'aller chasser, je voulais savoir si mon idiot de frère et ma snobinarde de sœur allaient bien se comporter avec l'humaine.

« Salut, Isabella ! Moi c'est Emmett ! »

« Bonjour Emmett. » répondit Isabella poliment.

« J'ai un tas de questions pour toi ! »

L'humaine laissa échapper un petit rire joyeux, Emmett avait cette capacité à mettre à l'aise quand il ne voulait pas effrayer.

« Je t'écoute. »

Ils allèrent avec Esmé au salon, mon frère lui demanda d'où elle venait, ce qu'elle faisait mais très vite, ce fut elle qui lui posa des questions. Elle voulait vraiment tout savoir sur les évènements de ces cent dernières années. Il accepta de regarder avec elle les DVD de Jasper. Rosalie fulminait, jalouse. Elle avait beau prétendre être inquiète des risques de que cette humaine posaient en restant chez nous, elle était surtout jalouse de l'attention envers Isabella.

« Viens avec nous Rose. » lui ordonnai-je depuis l'extérieur.

« Vous allez chasser où ? » nous demanda-t-elle après nous avoir rejoints.

« Tu es obligée d'être une peste avec elle ? » attaquai-je.

« Alors Jasper avait raison. » s'exclama-t-elle, un sourire mauvais sur ses lèvres rouges.

Jasper s'excusa et je vis dans ses pensées la discussion qu'ils avaient tous eue la nuit précédente après avoir fui de ma chambre.

« Le coup de foudre, comme c'est mignon ! » railla ma sœur, me tirant des souvenirs de mon frère.

« Carlisle a raison, tu dois nous dire ce qu'elle pense. » me dit Jasper rapidement, sentant ma colère envers Rosalie monter dangereusement.

Comment leur avouer que je n'entendais rien ? J'avais beau essayer, les pensées de l'humaine m'étaient inaccessibles, ça ne m'était jamais arrivé auparavant.

« De toute façon, elle ne peut aller nulle part, ou bien elle sera enfermée dans un asile. » pointai-je en croisant mes bras fermement sur mon torse, pour ne pas passer mes mains dans mes cheveux et me trahir.

« Et c'est une mauvaise chose parce que… ? » ironisa Rosalie.

« Elle sait que Carlisle ne devrait pas être en vie, s'agaça Jasper. Oui elle peut nous causer de gros problèmes, c'est pourquoi elle doit rester avec nous. Sois proche de tes amis et encore plus proches de tes ennemis. » cita-t-il.

« Je ne suis pas d'accord, personne ne la croira de toute façon. » répéta Rosalie.

« Elle n'appartient pas à notre époque, peut-être que dans quelques heures, elle aura disparu. » dis-je en sentant ma gorge se serrer à l 'idée de ne plus la revoir.

« De toute façon nous avons voté, même sans la voix d'Edward, ils sont majoritaires, elle reste. » rappela mon frère.

Jasper aussi avait voté contre, mais puisqu'Alice voulait absolument voir Isabella rester avec nous, il avait fait contre mauvaise fortune bon cœur.

_oOo_

Repu et résigné à ne pas me laisser influencer par une humaine, je retournai chez nous trois heures plus tard en compagnie d'Alice, Jasper et Rosalie. Je sautai directement vers ma chambre pour une douche rapide. Je remarquai aussitôt que mes affaires avaient en partie disparu. Mon canapé avait été remplacé par le grand lit acheté lorsque Carmen et Eléazar étaient venus nous rendre visite à l'automne dernier. Ma penderie était désormais remplie de vêtements pour Isabella. Mon bureau avait été évincé au profit de celui plus petit qui habituellement était au rez-de-chaussée. Toute trace de mon occupation de cette chambre avait été effacée. Alice, après sa matinée à faire du shopping pour l'humaine, avait converti ma chambre de garçon solitaire en chambre pour jeune fille…

Après ma douche, une serviette autour des reins, je dus me rendre au grenier pour m'habiller. Alors que j'allais monter les escaliers, Isabella sortit du bureau de Carlisle, mon père sur les talons. Tous les deux me regardèrent, lui ennuyé et elle très surprise. Isabella se détourna rapidement, ses joues rouges.

« Nous t'attendons au rez-de-chaussée, Edward. Décent. » me dit mon père.

Isabella le suivit aussitôt pour descendre les escaliers, elle se retourna juste une seconde vers moi. Décidément, je n'aurais pas l'occasion de lui faire une bonne deuxième impression.

Au grenier, mes affaires avaient été juste empilées, à moi d'arranger l'espace. Je m'habillai rapidement puis rejoignis la famille au grand complet au salon. Esmé me sourit et s'approcha de moi, elle crocha son bras au mien et me força à venir au centre de la pièce.

« Isabella, voici Edward. Il a quelque chose à te dire. »

Excuse-toi de lui avoir fait peur cette nuit ! m'intima-t-elle.

L'humaine se leva, me fit face en relevant son menton. Elle tentait de maîtriser sa peur tout simplement instinctive.

« Bonjour Isabella, la saluai-je en m'inclinant légèrement. Je suis désolé de t'avoir effrayée. J'aurais dû attendre ton réveil pour récupérer mon ordina-, euh mes affaires. Ça ne se reproduira plus. » jurai-je.

Comme si tu allais être capable de te tenir éloigné, se moqua Emmett.

« C'est à moi de m'excuser d'avoir pris ta chambre. » murmura Isabella.

Plus un mot ne fut prononcé ensuite, Emmett remit en lecture le DVD sur la guerre du Vietnam que l'humaine avait voulu regarder. Rosalie et Alice s'étaient mises à l'écart pour discuter. Jasper s'était assis sur le fauteuil le plus éloigné d'Isabella et était prêt à répondre à d'autres questions. Esmé alla en cuisine, elle s'amusait beaucoup à cuisiner pour l'humaine et se ravissait à chaque compliment reçu. Carlisle retourna à son bureau, il avait posé deux semaines de congés à l'hôpital pour tenter de trouver une solution au problème de notre invitée.

Comme mes sœurs et mes frères, j'avais reçu l'ordre de rester dans le salon. Si je leur avais avoué que le sang de l'humaine me tentait plus qu'aucun autre, mes parents n'auraient peut-être pas insisté. Finalement j'allai m'asseoir au piano, j'effleurai les touches, mimant la mélodie qui s'insinuait dans mes pensées depuis que j'avais vu Isabella Swan.