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Chapitre 11
PDV Bella
Il était mort en 1918 de maladie, comme ses deux parents. Il était mort mais pourtant il était dans mes bras, il respirait, il parlait, son cœur…
Je cherchai les battements de son cœur en vain, j'allai même jusqu'à glisser ma main sous ses vêtements sans même réfléchir. Sous la peau glacée, aucun bruit, aucun mouvement.
« Je suis désolé, Isabella. » murmura-t-il avant de poser ses lèvres sur mon front.
« Me diras-tu la vérité ? »
« Oui, mais je vais te faire peur. »
« Ça n'arrivera pas. » promis-je.
Je nous guidai vers le salon, il s'assit à côté de moi, pour mon plus grand plaisir. Je l'avais touché et je ne pouvais plus m'arrêter. Son visage, qui me fascinait tant, subit donc mes caresses inquisitrices. Sous la pulpe de mes doigts, la peau d'Edward était à la fois douce, dure et froide. Il ne me quitta pas des yeux, ses pupilles trop noires pour être réelles. Il était incrédule, et me le dit.
« Pourquoi serais-je dégoûtée par toi ?! » me choquai-je.
« Parce que je suis… moi. »
« Tu es parfait, Edward. »
Il secoua la tête vivement, refusant de m'écouter.
« Tu es parfaite, pas moi. Je suis un monstre. »
Il ferma ses yeux, tira sur ses cheveux, il se dérobait déjà à moi alors que je venais enfin de l'apprivoiser. D'un geste simple, qui nous laissa tous deux émerveillés, toute sa tension disparut. Je posai un baiser léger sur ses lèvres. Nous nous dévisageâmes longuement ensuite. Il me sourit tendrement, comme si, enfin, il était en paix grâce à moi.
Moi j'étais en feu, ma peau s'échauffait depuis que j'avais embrassé Edward. Le sang de mes veines avait été remplacé par une lave infernale qui me forçait à vouloir plus. Je me penchai de nouveau vers cet étrange paradis qu'était la bouche d'Edward. Mes mains s'accrochèrent à lui, j'avais peur de me réveiller soudainement de ce rêve et trop vite, je le sentis s'écarter de moi.
« Isabella- »
« Je déteste mon prénom. » murmurai-je contre sa bouche.
« Désolé. »
« Mais la façon dont tu le prononces, ça me plait beaucoup. »
Je réussis à lui voler un autre baiser, plus féroce et désespéré. Ses mains à lui se posèrent sur mes hanches, elles remontèrent langoureusement jusqu'à mes cheveux, laissant leur trace éternelle et invisible sur mon corps.
« Ton cœur bat trop vite, Isabella. » plaida-t-il pour cesser nos baisers et nos caresses.
Sa chemise était froissée autant que ma tunique, mes cheveux peut-être aussi ébouriffés que les siens.
« Jamais je n'ai ressenti cela. » avouai-je, retrouvant un peu de ma retenue.
« Moi non plus. »
« J'ai dû mal à y croire. Toutes les filles doivent - »
« Non, Isabella, personne n'a éveillé en moi ces sentiments et ces sensations. » me jura-t-il solennellement.
Il embrassa ma joue puis se força à adopter une posture plus formelle.
« Si je t'avais rencontré à mon époque… » commençai-je, me souvenant de ses confidences couchées dans son carnet.
« Je t'aurais remarquée. » répondit-il, voilant à peine son désir.
« Mais tu as dit que tu ne rêvais que de partir à la guerre. »
« Je préfère me dire que ce que j'aurais ressenti m'aurait fait changer d'avis. Suis-je un lâche ? » me questionna-t-il, pensant sans doute à ma propre vocation que de m'occuper des soldats.
« Non. »
« Et toi ? Serais-tu partie ? »
« Je suis certaine que non. »
Il attendit, devinant mon hésitation à me livrer davantage. Je me mordais la lèvre, une mauvaise habitude selon ma mère, mais qui fonctionnait bien en général pour m'empêcher de trop en dire.
« Je le sais parce que je préfère rester enfermée dans cette maison une éternité avec toi plutôt que de retourner à mon époque. »
« Isabella… Je ne sais pas comment faire. »
« N'y pensons pas, pas ce soir. » exigeai-je.
Et pour appuyer ma requête, je lui donnai un autre baiser, hélas trop empreint de nos peurs pour nous satisfaire.
« Alors tu aurais demander à mon père la permission de me courtiser ? » m'enquis-je pour alléger l'atmosphère.
« Oui. » répondit-il, sérieux.
« Et tu m'aurais emmenée pour de longues promenades, toujours avec un chaperon ? »
« Oui. »
Cette fois-ci, il rit, son visage plus détendu.
« Et nous aurions bu du thé glacé sur le porche de ma maison ? » continuai-je.
« Oui… Isabella… Je t'aurais embrassée même, après avoir demandé ta main à ton père. »
« C'est le 21ème siècle, je sais de source sûre que ces pratiques n'ont plus cours, du moins dans notre pays. » le taquinai-je.
J'étais beaucoup plus troublée que je ne voulais le laisser paraître. Si seulement je pouvais l'avoir connu à mon époque, à notre époque, nous pourrions faire tout cela, nous pourrions être ensemble. Juste pour ce soir, je voulais croire qu'un jour, il me demanderait de m'épouser.
« Tu n'imagines pas comme j'aimerais vivre ce passé. Te rencontrer et pouvoir t'aimer sans dangers. » me dit-il, son front contre le mien.
« Et que ce serait-il passé ensuite ? »
Il inspira profondément, se détacha de moi seulement de quelques centimètres. Ses yeux avaient retrouvé leur teinte de miel qui me ravissait.
« Je reviens. »
Il disparut trop rapidement et revint à mes côtés avant que je n'aie pu compter jusqu'à dix. Il me fixa un instant, à la fois grave et heureux.
« Je me serais mis à genou devant toi, je t'aurais présenté la bague. » déclara-t-il en joignant le geste à la parole.
Mon cœur eut un raté, mes yeux s'emplirent de larmes. Émue et heureuse, je lui adressai un immense sourire.
« Elle appartenait à ma mère. » continua-t-il.
La bague était magnifique, en or blanc, ovale et incrustée d'une vingtaine de petits diamants.
« Isabella Swan, je promets de t'aimer à tous moments et pour l'éternité. Me feras-tu l'immense honneur de m'épouser ? »
Je voulais répondre mais j'avais peur qu'il ne se soit pas sincère. Il était persuadé que je retournerais à mon époque.
« Tu es sûr de toi, Edward ? »
« Isabella, je t'épouserais sur le champ si je le pouvais. Pardonne-moi, tu mérites tellement mieux. »
Évidemment il se méprenait sur mes paroles.
« M'aimes-tu ? » m'empressai-je de lui demander avant qu'il ne se morfonde encore.
« Oui ! Oh mon dieu, j'aurais dû commencer par cela. Je t'aime, Isabella, de tout mon être. »
« Alors ma réponse est oui. »
Nous échangeâmes des baisers qui nous poussèrent à vouloir plus. La raison gagna cette bataille, Edward semblait bel et bien avoir conservé les valeurs de notre époque. Nous avions déjà enfreint plusieurs règles, notre virginité était celle qu'il ne voudrait sans doute jamais transgresser.
« Reste auprès de moi, toujours. » chuchota-t-il en me berçant.
La soirée avait été longue, nos aveux et nos baisers m'avaient épuisée, j'attendais avec impatience de le découvrir davantage. Je m'endormis dans ses bras, sur le canapé, un sourire béat sur les lèvres.
_oOo_
Une douleur atroce me vrilla la tête, je voulus ouvrir les yeux mais c'était trop difficile. J'avais conscience que je m'étais mise en boule, les bras froids et durs d'Edward avaient disparu mais il était toujours là.
« Je ne sais pas, elle a mal. Elle ne parle pas, je ne sais pas quoi faire, Carlisle, viens vite ! »
Je perdais la notion du temps, emportée par ce mal affreux et une fatigue assommante. La seule chose qui me paraissait sensée était la présence d'Edward, ses mots, ses caresses, ses baisers. Je m'accrochais à lui, refusant de céder la partie, parce que je comprenais ce qu'il se passait. Mon entêtement ne ferait pas le poids, ni mon amour. Une force inconnue et mystérieuse m'avait accordée un souhait, quatre semaines plus tôt exactement. Je réussis à me maudire d'avoir souhaité quelques heures plus tôt rencontrer Edward à notre époque.
« Je pars. » parvins-je à dire.
Je puisai au plus profond de moi pour ouvrir les yeux et regarder encore Edward. Sur son visage parfait, l'inquiétude céda la place au remords et au désespoir. »
« Retrouve-moi, Bella ! m'adjura-t-il en sanglotant. Retrouve-moi avant que je ne meure ! Je t'aime, Bella ! Souviens-toi de moi et retrouve-moi ! »
Je sombrai ensuite, la douleur disparue mais mon corps emporté dans une torpeur puissante.
_oOo_
« Bella ! Mon dieu tu es revenue ! RENÉE ! »
La voix de mon père me fit me lever d'un bond. J'étais de retour en 1918, chez moi.
Allez-y, envoyez les tomates, j'ai un grand parapluie !
Les pauvres, tout justes fiancés et déjà séparés, la vie est cruelle parfois -)
Bella a voulu plus retourner à leur époque un soir de pleine lune, et son vœu a été exaucé, mais bien sur elle ignorait que cela se produirait.
J'ai un faible pour la lune, j'aime les légendes anciennes qui lui prêtent des pouvoirs, j'ai déjà utilisé la lune pour expliquer en partie la guérison des vampires dans ma fic « Guérison ».
A bientôt !
