Chapitre 2
« Haru, bienvenu au Chemin de Traverse ! » Hestia sourit quand elle vu le regard ébahi de sa nièce. Elle aussi avait été émerveillé lorsqu'elle s'était rendue dans la rue des sorciers pour la première fois.
Le chemin de traverse était une longue rue pavée. Des passants vêtus, tous pour la plupart de capes et de chapeaux, parlaient de quidditch ou d'articles lus dans la gazette du sorcier. Des chaudrons, des robes de sorciers et des balais étaient exposés dans les vitrines. Au loin, un bâtiment se distinguait des autres boutiques : Gringott, la banque des sorciers.
« - Par quoi est-ce que l'on commence ? demanda Haru, impatiente de découvrir les nombreux magasins et d'acheter ses fournitures.
- On va à Gringott, je doit retirer de l'argent. »
La nippone suivit sa tante à travers la foule de sorciers, observant la longue rue pavée dans ses moindres détails.
Le hall de Gringott était gigantesque. Un magnifique lustre accroché au plafond étincelait. Sur des bureaux, installés le long des murs, travaillaient d'étranges créatures.
« - Alors, c'est ça des gobelins ?
- Oui, pourquoi ? Il n'y en a pas au Japon ?
- Non, ce sont des Yokai qui gèrent les banques magiques. »
Hestia se dirigea vers le guichet du fond.
« - Bonjour, je souhaiterai accéder à ma chambre forte.
- Numéro du coffre, répondit le gobelin sans lever les yeux.
- 69.
- Avez-vous votre clé ?
- Oui, la voici.
- Veuillez me suivre, je vous pris. »
Émerveillée, Haru suivit le gobelin jusqu'aux wagonnets. Elle du s'agripper à sa tante pour ne pas tomber au démarrage, et ne pus retenir un cri lorsque le wagon atteignit sa vitesse maximale. Ils s'arrêtèrent devant l'une des portes que le gobelin ouvrit.
« - Wahou, s'exclama Haru car le coffre était remplis de gallions : un vrai trésor, alors tout ça, c'est à toi ?
- Non, à ton père, c'était l'argent qu'il possédait avant de disparaître. »
Haru aurait juré voir une larme couler sur la joue d'Hestia mais ne dit rien et se contenta de remplir sa bourse de pièces d'or.
« Allez viens ! Maintenant, on va aller acheter ta baguette ! » Hestia s'arrêta devant une vielle boutique, la pancarte usée indiquait : Ollivander - Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C.
L'intérieur était rempli d'étuis et de boites, renfermant certainement des milliers de baguettes. « Bonjour ! » Haru sursauta, elle n'avait pas remarqué la présence du vendeur dans la pièce.
« - Ah ! Hestia Jones, baguette en bois de châtaigner, crin de licorne, assez rigide, vingt-trois centimètre.
- C'est exact, et voici ma nièce Haru Tsubaki. Elle va entrer à Poudlard et vient donc chercher sa baguette.
- Vous devez être la fille de Frédéric Jones, remarquable Auror, bois de hêtre, ventricule de dragon, vingt-cinq centimètre, facile à manier.
- De quelle main, tenez-vous la baquette ?
- Je suis gauchère.
- Parfait, attendez-un instant. »
Ollivander disparu quelque minutes puis revient, plusieurs étuis à la main. « Essayer ceci, bois de pin et ventricule de dragon. » Haru pris la baguette et tenta de l'agiter. Le vitres se brisèrent mais le vieux sorcier ne s'en soucia pas. « Non, certainement pas ! Essayer plutôt ceci, peut être qu'elle pourrait vous convenir. Bois d'acajou plume de phénix trente centimètre et demi. Légèrement flexible, particulièrement habile pour la métamorphose. »
La nippone ressentit une sensation de chaleur l'envahir lorsqu'elle saisit la baguette.
« - C'est celle-ci ! s'exclama Haru, j'ai trouvé ma baguette magique !
- Sachez, miss Tsubaki, que les baguettes à plume de phénix sont extrêmement rares, d'autant plus que le phénix auquel je prélevais ces plumes a disparu après la mort de Albus Dumbledore. Les détenteurs de baguettes à plumes de phénix sont destinés à de grandes choses. Le dernier sorcier a m'avoir acheter une baguette de ce genre n'était autre que Harry Potter en personne ! »
Alors, la jeune sorcière, ébahie, ne pu que l'observer...
Haru et Hestia se rendirent ensuite au magasin de chaudrons puis chez l'apothicaire. Elles achetèrent aussi des plumes, du parchemin, une balance et un télescope. Après, Haru passa au moins une heure à Fleury et Bott, à choisir des livres sur la magie.
Pour finir, elles allèrent chez madame Guipure, acheter l'uniforme de Poudlard. La fillette soupira, elle n'avait jamais été coquette et détestait tous ces essayages.
Tandis que la vendeuse prenait ses mesures, Hestia regardait les dernières nouveautés. Plusieurs élèves de Poudlard étaient dans la boutique : une fillette aux yeux verts à l'air hautain et à la chevelure couleur de feu, un rouquin, certainement un Weasley et une fillette a l'air mystérieux au paupières lourdes, qui avait une masse de cheveux bruns, cette jeune fille paraissait seule et intriguait Haru pour une raison inconnue.
Le soir tomba, et les deux sorcières rentrèrent, épuisées par leur journée d'achats. Haru se rendit directement dans sa chambre pour y ranger ses nouvelles affaires, pressée de commencer à lire l'histoire de Poudlard. Soudain, Hestia fit irruption dans la chambre, l'air grave : « Haru, je viens de recevoir une lettre du Japon. On a retrouvé ta mère évanouie, elle semblerai avoir été torturée. »
Horrifiée, la nippone sentie un étrange malaise l'envahir, puis tout devint noir...
