Bonjour !
Comme le troisième, ce texte là est assez dense niveau longueur !
Par rapport au titre, bien que dans le jargon cinématographique les Midnight Movies désignent les films "étranges" diffusés à minuit dans certains cinémas, il n'est nullement question de ça. (Quoique ç'aurait pu être marrant d'écrire sur Aomine et Kagami revenant d'une séance :') )
Rating : T.
Comme d'hab, j'espère que ça va vous plaire et je vous souhaite une bonne lecture ^^ !
Réponse aux anonymes :
Oli la patate : Merci de ta review :3 ! J'aime bien aussi, ça lui correspond toujours plus que les comportements de midinette/soumis dans certaines fictions, en tout cas, alors bon XD ! Je suis contente que l'OS t'ait plu et que tu aies trouvé que les caractères étaient respectés, merci beaucoup à toi :D ! Pour le TakaKuro, je peux comprendre ta frustration :').
Midnight Movie
En regardant Kagami actuellement endormi à ses côtés alors qu'ils étaient à peine à la moitié de leur film policier, Aomine se sentait à la fois agacé et attendri.
Agacé car Kagami était celui qui initiait leurs soirées vidéos et qu'il lui faisait le coup à chaque putain de fois. Sérieusement, il le jugeait franchement gonflé d'avoir le toupet de s'endormir alors qu'il avait proposé. Pas faute d'avoir variés les films, pour que le programme leur convienne à tous les deux. Même les fois où Aomine n'avait pas tellement envie de bouger jusqu'à chez son amant et que ce dernier finissait par le convaincre de venir, ça se reproduisait. Il y avait de quoi avoir les nerfs en boules.
L'attendrissement, parce que son visage détendu était tout simplement des plus innocents. Aomine n'était pas du genre à employer le mot 'adorable', pourtant, Kagami s'en rapprochait dangereusement, il était forcé de l'admettre. Encore une chose qui distordait ses nerfs. Il y avait aussi un côté comique à sa position. Son corps pendait à moitié dans le vide, comme il était trop grand pour que sa tête repose sur l'accoudoir, étant assis tout au bout, et qu'il glissait petit à petit.
À chaque glissade, sa bouche s'entrouvrait.
Il ressemblait à un grand, très grand bébé.
Grand bébé qui allait finir par terre avant d'avoir eu le temps de battre des cils si rien ne l'en empêchait.
Le bleuté dut se faire une raison. Ce film n'était pas si bien que ça, après tout, un de ces scénarios clichés qui dévoilaient aux attentifs le retournement ô combien attendu au bout de vingt minutes, autant aller au lit. Il se leva, éteignit le lecteur DVD, l'écran de télé –qui lui donna, comme d'habitude, du fil à retordre, puisqu'il oubliait toujours que ce foutu bouton était derrière et non devant– et revint vers son amant. Se faisant une place entre la table basse et le canapé, il passa un bras sous ses jambes et l'autre derrière son dos. Souleva.
Première réaction : Putain.
Ce con était lourd, la cantine était bonne ! Logique, étant donné qu'il prenait les trois quarts de ses repas au Maji Burger. Le bleuté eut un rictus méprisant ; il était peut-être un grand gourmand, lui aussi, mais il s'entretenait là-dedans beaucoup moins souvent que le rouge, qui devait être le client le plus fidèle du Fast-Food.
Cela étant, il était médisant, les rôles auraient été inversés, Kagami aurait sans doute grimacé et galéré à le soulever, vu qu'ils faisaient pratiquement la même taille et le même poids. Sauf que lui, c'était tout du muscle. Bon, le rouge n'était pas gras non plus, non, il était bien foutu. (Plus que bien, mais pas autant que lui, c'est tout) Normal, vu que leurs séances de sports, basket et chambre, leur servait de renforcement à ce niveau-là.
Il eut un sourire en songeant que si les rôles avaient été inversés, cet idiot l'aurait engueulé au lieu de laisser. Il l'aurait réveillé d'une tape, faisant la gueule et serait parti se coucher sans un mot. Le bleuté avait conscience d'être un peu ridicule pour sa part en choisissant de le transporter comme une princesse, mais il en avait envie. Et les envies de ce genre n'étaient pas légions chez Aomine. De plus, ce crétin dormait. S'il ne se réveillait pas, nul problème pour sa fierté. Ayant fini d'hisser le corps contre son torse, il eut la bonne non-surprise d'avancer sans trop d'encombre. Il avait de la force, il était bien capable de porter son propre poids. Kagami devait être à peine plus léger.
Il remarquait surtout que son sommeil était très profond pour se trouver si inerte entre ses bras. Les sentiments d'attendrissement et d'irritation continuèrent à se chevaucher à l'intérieur de lui. Titubant légèrement au moment de traverser le couloir qui se révélait un peu étroit, il fit face à un deuxième problème. La porte de la chambre. Comment l'ouvrir sans faire tomber Kagami ? Ah, bordel, il aurait dû simplement le repositionner sur le canapé et se rendre dans la chambre tout seul. Il aurait eu tout le loisir de se coucher en travers du lit, comme il aimait tant le faire. Le regret s'ajouta à son grattoir névritique.
Il resta planté comme un piquet devant l'obstacle boisé, réfléchissant à une stratégie qui mettait tout son temps pour émerger. Aomine savait qu'il ressemblait à un débile et ses bras commençaient à fatiguer. Ce fut à cet instant que la tête rouge remua, complètement hagarde.
« Euh, Daïki, qu'est-ce que je fous là ? »
Aomine soupira.
« Ben je te porte.
—Heh ?! Mais lâche-moi, je t'ai rien demandé ! »
Alors qu'il se débattait, le basané ne put le retenir et n'essaya aucunement. Kagami rencontra le plancher avec beaucoup plus de dureté qu'il ne l'aurait voulu.
« Connard, ça fait mal
—T'as dit 'lâche-moi'. J'ai lâché. »
Le dunkeur fusilla l'As du regard. Une petite bataille s'entama, que ni l'un ni l'autre ne semblaient vouloir briser, même quand Aomine déclara, voix rieuse :
« Allez, fais pas la gueule, tu vas pouvoir bouger ton gros cul toi-même, comme ça. »
Ce à quoi Kagami répondit du tac au tac, surprise, colère et vicieux désir de mettre l'autre hors de lui se mêlant dans ses propos :
« T'as vu le tien ? Il tombe en plus ! »
Ses arguments réussirent haut la main. Perdant de son superbe dédain, Aomine fronça les sourcils.
« Comment ça 'il tombe' ? D'où tu me dis ça ?
—Ben ouais, t'as les fesses tellement graisseuses qu'elles sont un peu pendantes, et tu me dis bien que j'ai un gros cul, toi !
—Va te faire mettre, enculé ! »
La colère sévissant à présent des deux côtés, ils s'étaient plaqués contre la porte, inversant alternativement la tendance à chaque montée de voix. Oh, pour sûr, ils passaient de très bon moments tous les deux, entre leurs insultes et leurs coups (de temps à autres), de véritables instants d'amours se voyaient éclore. Pas ce soir, manifestement.
« Tu veux qu'on aille vérifier qui est l'enculé ?!
—C'est tout vu, c'est toi !
—J'en suis pas bien sûr…»
Kagami avait une ébauche de sourire qu'Aomine eut franchement envie d'effacer. Sans préambule, il se jeta sur les lèvres de son amant et l'entraîna dans la pièce précédemment inatteignable, où ils purent régler leur compte d'une manière beaucoup plus plaisante, mais pas plus constructive. Ce n'était pas leur préoccupation, pour être honnête. Kagami constata une nouvelle fois qu'il réussissait peut-être à avoir le dessus au basket, mais pas au lit, malheureusement…Enfin, l'expérience n'était pas déplaisante. Il devenait toujours dingue quand le bleuté lui faisait ce truc avec sa langue juste sous l'oreille, en le préparant avec tendresse avant la brusquerie à venir quand il serait en lui. Aomine, quant à lui, fut bien entendu très heureux d'avoir prouvé à son idiot personnel qui était le patron dans cet appartement. (Insinuer qu'il dirigeait ici était étrange puisqu'il n'avait aucun droit sur la résidence, mais c'était ça, le fun)
« Taïga. »
Hm ?
Fut à peu près le seul son intelligible que Kagami produisit, ses bras étreignant l'oreiller, son corps traversé par la béatitude et animé par une unique envie, celle de pioncer.
« Embrasse-moi.
—On s'est déjà embrassés.
—Je t'ai embrassé. Maintenant, je veux que toi, tu m'embrasses. »
Kagami poussa un profond soupir.
« T'agis comme un gamin. Sérieux, tu as peut-être fait le premier pas, mais j'ai participé au baiser.
—Je m'en fous. C'est ta punition pour m'inviter à voir des films tout seul à côté d'un macchabé.
—Macchabé ? »
Kagami dressa son torse, un sourcil en l'air.
« T'es toujours mort à côté de moi. »
Un peu boudeur, le basané croisait les bras, soutenant le regard avec son arrogance habituelle. Même avec ses reproches pathétiques, il arrivait à donner l'impression physique d'être en position de supériorité. Les arguments parvinrent étonnement au rouge, qui baissa les armes. Se vautrant accessoirement sur le matelas.
« Je te demande pardon. Je sais que c'est chiant, mais j'y peux rien, à chaque fois j'ai ce putain de coup de barre.
—Ouais, mais si tu te fais chier avec moi, ça sert à rien de m'inviter. »
Le rouge roula des yeux.
« Je me fais pas chier. »
Ses joues rougirent.
« Je t'invite parce que j'aime vraiment être avec toi.
—Ouais, t'aimes vraiment dormir à côté de moi, quoi. »
Aomine, désabusé, choisit de se moquer gentiment. Il n'allait pas faire tout une histoire à ce sujet, il n'était pas une gonzesse. Kagami ricana, tournant sa tête de manière à ce que leurs regards ne se croisent pas.
« C'est ça. Mais surtout après qu'on ait fait l'amour, c'est mieux que pendant le film. »
Le bleuté éclata de rire, s'heurtant au visage furibond de son amant, qui s'était retourné à toute vitesse pour le mitrailler. Il semblait proche de l'explosion.
« Tu me sors cette niaiserie et tu veux pas m'embrasser ?
—Va niquer. »
Il ne sut dire si le dunkeur était rouge de rage ou de gêne. Il eut un sourire en coin qu'il sentit s'agrandir pendant qu'il parla :
« C'est d'jà fait. »
Kagami secoua la tête, serrant poings et dents.
« Pff. Bonne nuit.
—Et mon baiser, il vient à pied ?
—Ta gueule. »
De mauvaise grâce, le rouge l'embrassa. Aomine sentit qu'il prévoyait de le faire à la furtif, ce pourquoi il retint sa nuque, le forçant à accepter sa langue demandeuse et les tranches de chairs à s'humidifier pendant l'échange intense. A bout de souffle, ils se quittèrent, le basané satisfait parce qu'il avait eu ce qu'il voulait, le dunkeur rageur d'avoir été ainsi maté.
Pendant que l'un s'endormait en marmonnant un 'j'te déteste' à l'encontre de l'autre, ce dernier pensa 'je t'aime', mais se garda bien de le dire. Il se contenta de murmurer un 'moi aussi', la tendresse dans sa voix révélant la véritable signification de ces deux petits mots.
Voilàà pour ce cinquième texte. (Ha, ça passe vite XD)
Petite review pour faire votre bonne action de la journée, les gens ? :')
Prochain texte : (J'ai vachement hésité sur quoi annoncer et sur ce que je voulais publier en premier, en tapant ces lignes j'hésitais encore brièvement XD) MuraKuro.
Merci d'avoir lu !
