Bonjour !

Oui, je sais, deux semaines de retard alors que j'avais déjà décalé...Je m'en excuse, mais j'ai énormément de devoirs au lycée donc c'était tout simplement pas possible pour moi de poster avant, ou sinon le texte aurait été bâclé, et ça aurait été dommage. Mais il est là, fini et long, donc ça compense :').

Le texte se passe lorsque Kuroko et Aomine étaient encore à Teikou, à la fin de leurs années de collège, et traite de leur relation à cette période.

Il justifie le rating, cette fois-ci, c'est du M sans trop d'ambiguïtés. L'atmosphère change un peu du reste, dans le sens où c'est plus sérieux et peut-être un peu plus "dramatique", le contexte obligeant.

Bonne lecture !


Lumière noire

« Daïki-kun ! Je… »

Kuroko essaya de parler, mais perdu sous les sensations, il n'y parvenait pas. Ses doigts griffèrent les épaules de son amant, ses jambes relevées se crispant. Il tourna faiblement sa nuque, cachant une partie de son visage dans l'oreiller confortable.

Bougeant lentement en lui, le rythme très doux de ses va-et-vient dans son antre vierge il y a quelques minutes contribuant à la montée de son plaisir, Aomine serrait les dents. Il avait du mal à se retenir d'aller plus vite, voire de, sans vouloir être vulgaire, défoncer ce cul étroit, tout à sa merci pour cet instant magique. Cependant, il voulait justement que ça soit magique pour Tetsu. Lui donner l'Orgasme. C'était difficile pour une première fois, néanmoins, grâce à sa stratégie, il n'était pas loin d'atteindre ce but irréalisable aux premiers abords. Il se faisait passer au second plan, ce qui était considérablement étonnant venant de lui, traçant son chemin de l'entrée à la prostate sans forcer plus que nécessaire. Son pénis finissait par le traverser de mieux en mieux.

Le corps de son petit-ami, nullement habitué à toutes ces attentions, et ses chairs dilatées avaient besoin de temps pour que le plaisir puisse exister. S'il ne calculait pas bien son coup, pour sûr, le petit bleu aurait mal ou ne sentirait rien d'autre que la présence de son érection. Sa main masturbait le membre dressé entre leurs deux ventres, parcimonie oubliée. Les gémissements légers de son ombre résonnaient de plus en plus clairement à son oreille et il voyait sa satisfaction personnelle augmenter de pair. Outre le fait qu'il voulait faire plaisir à Tetsu, ses intentions n'étaient pas si altruistes que ça. Non seulement le plus petit aurait plus facilement envie de le refaire s'il lui faisait connaître efficacement le double plaisir, mais ça ferait aussi de lui un bon amant.

Avoir de bons résultats était important pour Aomine Daïki. Au sport comme au sexe.

Aussi…il avait à se faire pardonner.

En ce moment, les choses n'allaient pas bien, entre lui et son ombre sur le terrain. Il séchait les entraînements, ce que Kuroko désapprouvait. Il l'envoyait paître, ce qui le blessait. Étant donné que le basket était ce qui les réunissait, bien avant la romance qu'ils avaient entamée, ils ne passaient plus de temps ensemble. Un simple message avait suffi pour les conduire à ça. 'Je ne veux pas perdre Daïki-kun', qu'il avait dit. Hésitant sur ce qu'il allait répondre, ou s'il allait le faire, Aomine avait entendu la sonnette. Kuroko était sur le pas de sa porte, en uniforme, téléphone enfermé dans une main qui tremblait un peu. Il avait ce regard déterminé, prêt à ce qu'ils s'expliquent.

Derrière la feinte assurance de son petit-ami, Aomine avait perçu de la tristesse. Ils n'avaient pas parlé longtemps avant de s'embrasser. Kuroko avait déclaré qu'il était prêt à se donner, parce qu'il avait à peine quinze ans et qu'il ne voyait que cette solution pour sauver leur relation amoureuse, si celle en tant qu'équipier était fichue. Le grand bleuté avait bien protesté pour la forme, arguant qu'il n'était pas obligé, mais le plus petit avait pris cette résolution. Ses parents étaient de nuits. Ils avaient prévenu ceux de Kuroko qu'il dormirait chez lui.

Ils avaient eu le loisir de se lancer.

Aomine ne regrettait pas. Et il ne voulait pas que Tetsu regrette.

Ce dernier se débattit plus promptement, alors que son pouce s'attardait sur la veine battante le long de sa verge. Il se mordit la lèvre, comme pour retenir quelque chose, et lui jeta un regard si étrange qu'Aomine en fut désarmé. Peut-être qu'il souffrait, enfin de compte, ou peut-être que c'était simplement trop bon. Il espérait la deuxième solution et entreprit de proférer des encouragements.

« C'est bon, Tetsu, t'y es presque. C'est bien.

—Daïki-kun…Accélère…Sinon tu ne vas pas… »

Le basané écarquilla les yeux, quand bien même il ne fut pas si surpris que son petit-ami ait compris ce qu'il faisait. Tant pis.

« Non.

—Mais... »

Volant les paroles d'une bouche trop parlante à l'aide de la sienne, il tâcha de transmettre de la tendresse alors qu'il effectuait un nouveau retour. Il abaissa main, qu'il rendit lente, voluptueuse, récupéra son air, son amant accédant au même privilège. Le plaisir qu'Aomine ressentait se faisait plus vif, et si la frustration voyait sa durée s'étaler, peut-être qu'il parviendrait à l'orgasme, lui aussi. Ça restait cependant difficilement supportable et il n'avait qu'une hâte : celui de son petit-ami, pour se retirer et se finir lui-même. Ou peut-être bien que Tetsu le finirait de ses mains si douces et si chaudes, pour un mec. Il était toutefois trop tôt pour qu'il impose à Kuroko le rythme qui lui permettrait de jouir. Il en flagellait son mental pour ne pas céder à ses désirs bestiaux.

« Ça y est, Tetsu ? T'es proche ?

—Daïki-kun, plus vite, s'il te plait ! »

La réponse n'était pas claire et revenait à son souhait précédant. Aomine ne sut comment interpréter, avec cet idiot. Ressentait-il un besoin de plus de force ou se souciait-il encore de lui ? À croire que le soupçon d'espoir avait trop percé sa voix.

« T'es un impatient ou quoi ? »

Sa voix se craqua presque. Il le devenait tellement, de son côté.

« Je veux te sentir. »

Sans répondre, Aomine souffla à son oreille d'une manière qu'il voulut rendre sensuelle. Avec ou sans succès, il n'en sut trop rien. Il donna un coup de hanche plus violent en Kuroko. À peine. Sa bouche entoura le lobe, il traîna jusqu'au cou, prenant bien soin de rendre le trajet humide, et mordit ensuite la peau blanche de l'épaule dans une pulsion qu'il jugea lui-même étrange. Oh, légèrement, et il relâcha immédiatement son emprise. En croisant le regard du bleu, il fut rassuré. Kuroko était la proie du plaisir et ne se souciait pas de sa petite morsure. La main bronzée ne chômait pas. La respiration de Kuroko se perturba, plus audible, moins régulière. Son corps frissonna puis trembla entre les bras du bleuté. Il comprit.

Son ombre était en train de jouir.

Aomine sourit. Un gémissement ravalé retentit bruyamment, sans doute la manifestation émotionnelle la plus crue qu'il n'ait jamais entendu de Kuroko, qui éjacula quelques secondes après.

Oh, que c'était dur de ne pas laisser aller à son tour.

Il voulait se retirer mais Kuroko enroula ses jambes dans son dos et contracta durement ses parois intimes autour de son membre. Ce fut plaisant pour lui, il se sentit frissonner de la tête au pied, mais sans doute un peu douloureux pour Kuroko qui grimaça.

« Pourquoi tu ne veux pas jouir en moi ? »

Il avait parlé lentement et sa respiration n'était toujours pas revenue à un rythme normal. Aomine se sentit fier de l'avoir rendu comme ça.

« J'essaie d'pas te faire de mal.

—Tu ne m'en fais pas.»

Le plus grand soupira encore, mais cette fois-ci, c'était de dépit.

« Je veux que Daïki-kun prenne du plaisir aussi.

—T'en es sûr ? Je peux vraiment y aller ?

—Oui. »

Aomine n'eut pas à tendre la main trop loin pour attraper de quoi essuyer sa main et le ventre de son petit-ami. Il aurait pu le faire après, et il avait franchement la flemme de le faire, mais si ça coulait sur les draps, il aurait fallu les changer. Une action qu'il se sentait encore moins enclin à réaliser. Il visa la poubelle à distance et l'un des projectiles manqua sa cible. Kuroko esquissa un sourire, et Aomine sut qu'il allait faire une remarque parce que c'était si typique de lui. Ses hormones et son désir prenaient possession de lui. Kuroko avait dit oui, il s'était retenu jusqu'au moment voulu, et il ne se le ferait pas dire deux fois. Il perdait le contrôle et ne voulait pas perdre plus de temps.

Embrassant, tenant la nuque pour rapprocher le visage, l'autre bras passant dans le dos pour faire de même avec le torse, il se colla, forçant Kuroko à écarter les jambes davantage.

Et enfin, il bougea sans se retenir. Ce ne fut pas rapide, au début. Juste régulier. Plus régulier que tout ce qu'il avait fait auparavant. Un bras du bleu passé dans son dos remonta agripper sa nuque où les ongles se plantèrent. Le bleuté ne se sentit pas capable d'arrêter. Quand l'autre main de Kuroko appuya sur sa hanche comme pour l'encourager, il se rassura et se laissa aller.

Complètement.

Ses propres gémissements s'amplifièrent. Il finit par desserrer son emprise sur le torse du plus petit pour attraper ses jambes, saisissant depuis les genoux pour se donner une visée plus ancrée. Il les relâcha vite, ce n'était pas très confortable, cependant ses mouvements de hanches ne s'étaient pas taris. Les picotements familiers de la délivrance s'intensifiaient dans son sexe. Encore un peu et…

La fin.

Pantelant, il goûta le plaisir alors qu'il se figea dans son mouvement.

Sa conscience se réveillait. Kuroko avait les joues rougies et le souffle court, mais il ne paraissait pas souffrant. Il avait même l'air…content, ou du moins satisfait. Ils avaient tous les deux trouvé leurs comptes ici, et le basané éprouvait une sensation victorieuse.

Un nouveau baiser fut échangé. Aomine se retira, cette fois-ci sans recevoir de protestation, et observa le peu de semence qui coulait de l'antre ouverte de Kuroko.

« Je vais te nettoyer.

—Je peux le faire seul.

—Ça sera plus pratique si je te le fais. »

Le bleu acquiesça. Il se tourna sur le ventre après qu'Aomine le lui ait demandé, et se laissa faire quand il inséra ses doigts en lui, un nouveau mouchoir pour récupérer ce qu'il enlevait, les sensations devenant de moins en moins dérangeantes, malgré la maladresse dont son amant faisait preuve. Il n'était pas à blâmer, après tout, ils n'avaient pas l'habitude. Enfin, un 'C'est fini' résonna depuis le pied du lit. Kuroko attendit patiemment la sensation de vide dans son corps pour se retourner.

Aomine partit jeter le mouchoir sali et son frère qui avait raté la poubelle dans cette terre promise, rencontrant directement la semi-érection qu'il avait suscité en regrimpant sur le lit. Il n'en revint pas. Déjà ? Kuroko était déjà d'attaque ?

Se rendant compte de sur quoi son amant se focalisait, le petit bleu cacha son entrejambe, un rougissement flanquant des belles couleurs sur ses joues. Le plus grand s'empressa de saisir ses mains.

Il avait une idée.

« Tu ne vas pas… ? »

Kuroko demanda, surpris, quand la tête d'Aomine s'approcha de son pénis. Qui se vivifia néanmoins, son propriétaire apparemment sensible à l'idée. Kuroko se tut, et Aomine prit l'absence de mot pour du consentement. Ce ne fut pas bien long, une fois qu'il l'eut en bouche. Il se réjouit des soupirs et des gémissements peut-être plus appuyés, maintenant que la douleur de la pénétration avait disparue chez son petit-ami. Il s'amusa à agacer son sexe, il ne put s'empêcher de mettre les dents, un peu, et leurs inexpériences faisaient qu'il ne s'heurtait heureusement pas à trop d'exigences. Quand la jouissance frappa Kuroko une deuxième fois, Aomine ne lui laissa même pas le temps d'entamer un mouvement de recul. Il avala.

S'il était sûr que Kuroko et lui n'étaient pas faits pour être coéquipiers, le plus petit n'était pas le seul à tenir à leur couple, et c'était sa manière à lui de le montrer.

Allongé sous lui, Kuroko semblait épuisé.

« Daïki-kun, est-ce que tu as été de nouveau excité ? »

Aomine comprit qu'il offrait éventuellement de le soulager.

« C'est bon, si tu devais t'occuper de moi dès que je bande, on passerait notre vie à baiser.

—Charmant. »

Le basané haussa les épaules, faisant signe de se lever à l'adolescent pâle, ce à quoi ce dernier s'exécuta. Aomine tira les couvertures en travers du lit pour qu'ils puissent s'y blottir. Souriant, Kuroko se glissa en même temps qu'Aomine. Le plus grand ouvrit un bras, Kuroko posant sa tête contre sa poitrine et apprécia l'étreinte qu'il lui donna. Ils étaient bien, couchés ainsi.

« Comment tu te sens, Tetsu ?

—Bien. »

Kuroko n'épiloguait pas sur son ressenti. Il ne le faisait que rarement et se trouvait souvent à endurer tant que ça ne gênait pas autrui, aussi, Aomine se sentit obligé de lui tirer les vers du nez.

« T'as pas mal ?

—Non, pas trop.

—T'es fatigué ?

—Prends-moi dans tes bras.

—Okay… »

Cette façon de couper court amusa le plus grand qui ne tergiversa plus, pivotant son corps de manière à entourer celui de son ombre de son deuxième bras.

« Je t'aime, Daïki-kun. »

Aomine donna un baiser claquant au sommet de son crâne.

« J'sais, dors.

—Dis-le moi. »

Kuroko se mût davantage contre lui tout en remontant la couverture, un frisson le faisant gémir. La chaleur de leur acte envolée, il faisait en effet plutôt froid dans la chambre du bleuté. Même lui le déplorait. Le turquoise le regarda dans les yeux, attendant de voir sa requête exaucée.

« Je t'aime. »

Le soulagement idiot de ne pas avoir été rabroué les lui fit fermer. Idiot parce qu'Aomine n'aurait jamais fait ça, pas quand ça touchait à de tels sentiments.

« Merci.

—Dis-le aussi, toi. »

Une pointe de surprise passa dans les yeux clairs. Après tout, il l'avait déjà dit une fois, et Aomine n'avait jamais été porté déclarations affectives, encore moins à les tourner en boucle. Ce n'était pas non plus le style de Kuroko, mais aujourd'hui était exceptionnel après tout, et il se sentait bêtement joyeux à cette idée.

« Je t'aime. »

Il avait un regard brillant, heureux du moment tendre que le plus grand n'allait pas tarder à briser, une ébauche de sourire mutin en guise d'expression.

« Nan, nan, pas ça. Dis que je suis bon au pieu. »

La luminosité vira instantanément de glace.

« …Bonne nuit, Daïki-kun.

—Allez, quoi, je t'ai fait jouir deux fois ! Je veux des compliments ! »

La voix de Kuroko se raffermit.

« Bonne nuit.

—Tetsu… »

Définitivement joueur et amusé, Aomine fit descendre ses mains sur la peau douce des hanches de Kuroko – probablement froides au vu de son sursaut.

« Ne me chatouille pas ! Daïki-kun était parfait. Je peux dormir maintenant ?

—Pas sans un baiser. »

Kuroko parut surpris de sa déclaration alors qu'Aomine initia le fameux baiser. Sous le signe de la douceur en premier lieu, mais sans doute dans une envie passionnée, Kuroko aspira sa langue et agrippa sa nuque pour l'approfondir, se collant autant que possible contre lui ensuite. Aomine renforça son étreinte et une fois qu'ils y mirent fin, il déposa ses lèvres sur la joue blanche.

« N'aie pas peur. Même si tu peux plus être mon ombre, tu restes mon Tetsu, et ça, ça changera pas.

—Merci. »

Aomine jurait et Kuroko appréciait. Néanmoins, ils savaient que les choses n'étaient pas si simples. Cependant, le baume au cœur après cette soirée riche en émotion, ils fermèrent les yeux en étant paisiblement heureux.


Concrètement, on peut supposer qu'ils restent ensemble ou finissent par rompre, mais ça dépend de plusieurs choses. Si Kuroko était capable d'accepter à l'époque qu'Aomine ne veuille plus être sa lumière mais l'aime quand même, et si Aomine était capable de faire fonctionner leur relation tout en étant obnubilé par la victoire. Bon, si on suit le canon, il est clair qu'Aomine ne parait pas être dans cet état d'esprit, et je pense pas que Kuroko non plus, mais chacun peut imaginer ce qu'il veut :').

En espérant que ça vous ait plu !

Une review ? ^^

Le prochain sera un AkaKaga, et j'essaierai de faire en sorte qu'il arrive en temps et en heure, si possible.

Merci d'avoir lu !