- C'est une blague, demanda Maikan passablement irrité.
La veille le boss du second étage avait été vaincu et une nouvelle fonctionnalité du jeu avait été débloqué en même temps que le troisième étage de l'Aincrad, le système de guilde. Loudor avait passé une longue heure à lui énuméré les nombreux avantages qu'il y avait à faire partie d'une guilde, principalement le coffre commun et l'assistance de nombreux joueurs membre pour diminuer les risques, avant de lui proposer de fonder leur propre guilde. À eux deux ils avaient suffisamment de fond pour démarrer et de cette façon ils resteraient maitre de leur destin, sans être sous les ordres de personne ils pourraient choisir leur combat.
Finalement Maikan avait accepté et, le soir même, Loudor avait lancé les procédures avec un enthousiasme certain.
- Au fait, tu as une idée pour le nom de cette guilde, lui avait demandé Maikan pendant qu'il faisait des manipulations sur son écran.
Son cousin ayant eu un sourire qui ne lui disait rien de bon Maikan s'était aussitôt méfié mais ce n'était pas vraiment comme s'il pouvait y faire grand choses et au bout d'un court moment une fenêtre apparut devant ses yeux.
- Tu es sérieux, demanda-t-il après avoir lu l'invitation.
- Oui, pourquoi ?
- La confrérie des loups !?
- C'est génial, non ?
Maikan avait fixé son cousin un long moment, incrédule, avant de pousser un soupir de résignation.
- Et pourquoi ce nom au juste ?
- C'est pourtant simple, nos deux noms contiennent le mot loup, on a été élevé comme deux frère et pour un adict des jeux assassin's creed comme toi qui porte sans arrêt une capuche ça doit être cool de faire partie d'une confrérie.
Excédé Maikan s'était laisser tomber sur une chaise en se massant les tempes, comment un homme élevé avec lui et partageant le même sang pouvais-t-il être aussi con !?
- Tu sais très bien que je mets cette cape pour ses statistiques défensives et ses capacités de dissimulation parce que je n'ai pas assez de force pour une armure qui ne réduirait pas ma vitesse !
- Maikan, chère cousin, non… Mon frère. Il serait temps que tu te mettes à assumer tes gouts vestimentaire de merde et que tu arrêtes de tout mettre sur le dos de ta force de fillette anémique, s'était moquer son vis-à-vis.
Découragé le jeune homme avait abandonné la partie, accepter l'invitation à entrer dans la guilde et à peine quelques instant plus tard une seconde fenêtre apparu sous ses yeux.
« Félicitation, vous venez d'être nommé maitre de la guilde : La confrérie de loups ! »
- C'est une blague ! Loudor !? C'est quoi cette histoire encore, pourquoi je devrais être le chef de ta guilde ?
- Ne t'énerve pas cousin, c'est mieux comme ça. Désigne moi comme second et délègue moi les trucs comme le recrutement et la diplomatie, toi tu décideras des objectifs et de notre politique général… Ça devrait faire, non ?
Maikan réfléchit un moment et, à son grand désespoir, il ne pouvait que convenir que son cousin avait raison. En temps normal Loudor aurait été un leader parfait pour ce jeu mais en considérant ses tactiques habituelles, si on le laissait aller, dans un mois ils seraient mort ou à la tête de la plus puissante ligue d'assassins de l'Aincrad.
- D'accord, fini par cédé le plus grand des deux en appuyant sur « oui ». Ce que tu peux me faire chier quelques fois.
- Arrête donc de te plaindre et trouve donc une stratégie pour la suite.
- … Pour le coup on va devoir faire simple, on reste derrière les têtes de liste, on évite de se faire remarquer, on monte de niveau autant que possible et on recrute dès que l'occasion se présente.
- Oui chef, compris chef, se moqua Loudor en se mettant au garde à vous.
- Et surtout, arrête de m'appeler chef !
- Oui chef !
- Non !
- Pourquoi pas, il veut nous suivre.
- J'ai dit que s'était hors de question qu'on le prenne avec nous, ça nous ferais bien trop remarqué !
- Mais c'est toi qui a dit qu'on devait recruter et depuis on est arrivé au cinquième étage sans trouver personne qui te convienne, on devrait sauter sur l'occasion, non ?
- Sur la base tu as raison mais quand je parlais de recruter je voulais dire une personne, un joueur, pas de ça ! S'exaspéra le bretteur en pointant l'objet de leur conversation.
Entre les deux cousins se trouvait un grand canidé qui, assit sur ses pattes arrière, avait le museau à la hauteur de la poitrine de Maikan. La créature était un grand loup argenté et comme son nom l'indiquait son épaisse fourrure semblait entièrement faite de fils de ce métal précieux. Le duo était justement entré dans cette forêt pour trouver des créatures de son espèce, la fourrure qu'ils dropaient permettaient à certains artisans de fabriquer des pièces d'armures à la fois solides et légère mais à leur grande surprise leur chasse ne s'était pas dérouler comme prévu. Avant de se lancer dans cette entreprise ils avaient pris la peine de se payer les services d'un informateur afin d'en apprendre plus sur les monstres de cette zone et ils avaient ainsi appris que la créature la plus répandu des environs était le loup argenté. Ces canidés de près de soixante centimètres de hauteur se déplaçaient en meute de trois et avaient un schéma de combat en équipe, tandis que l'un d'entre eux immobilisait leur cible d'une morsure à la jambe les deux autre le harcelaient de coups de griffes… Simple mais efficace et surtout mortellement dangereux pour les petits groupes comme le leur et les joueurs solo. Occasionnellement une de ces meutes étaient accompagnées d'un grand loup argenté, faisant le double de la taille de ses congénères ses points de vie étaient doublés et même s'il ne portait aucune attaque leur présence bluffait les statistiques des autres loups de même race de dix pour cent.
C'est justement une de ces bêtes qui c'était mise en tête de les suivre dans une zone sure après qu'ils aient passé deux heures à rechercher leur proie sans succès. Les deux joueurs avaient rapidement remarqué le gros animal mais étrangement celui-ci n'avais fait preuve d'aucune agressivité envers eux et quand ils avaient tenté de l'attaquer il c'était contenter de fuir avant de revenir un peu plus tard. Fatigué de ce petit jeu Maikan avait eu l'idée d'appâter l'animal avec un peu de nourriture sans se douter une seule seconde de ce que cette action provoquerait, une fois que le loup eut avalé la saucisse laisser sur le sol une fenêtre était apparu soudainement sous ses yeux.
« Souhaitez-vous faire du grand loup argenté, niveau quatorze, votre familier ? » Lut-t-il incrédule.
- C'est génial ! S'exclama Loudor en lisant par-dessus l'épaule de son cousin.
- C'est une blague, répondit le principal concerné.
L'échange qui avait suivi durait depuis maintenant près d'une trentaine de minutes et aucun des deux ne voulaient reculer de sur ses positions. Loudor voyait en ce loup une fantastique opportunité doublé d'une chance sans pareille, depuis quelques temps deux ou trois dresseurs de bêtes étaient apparu et les rumeurs sur tous les services que leurs familiers leurs rendaient au quotidiens le faisait saliver d'envie. De son côté Maikan ne voyait que les problèmes que leur apporteraient la visibilité due à ce nouveau statut de dresseur de familier alors qu'il souhaitait avant tout rester discret. Depuis la conquête des deux derniers étages le groupe qui menait les raids contre les boss recrutait activement et il n'avait pas vraiment envie de passer ses journées à refuser de les suivre ou à fuir leurs recruteurs.
- Maikan, tu n'arrêtes pas de dire que ta priorité est de nous garder en vie, pour ce que j'en sais la plupart de ces bêtes ont des capacités de détection ou de soins, tu imagines, plus d'embuscade surprise ou bien tes HP qui remonte en pleins combat sans avoir à prendre de potions ! On peut vraiment se passer de cette aide ?
Coincé et n'ayant aucun argument suffisant pour contrer l'argument de son cousin Maikan ne put que plier.
« Tant pis pour la discrétion. » Se dit-t-il tout en appuyant sur oui.
- En plus je préfère les chats, marmonna-t-il alors que son tout nouveau loup s'approchait de lui, sans doute en quête de nourriture.
- Dit cousin, ça fait une semaine qu'il est avec nous, tu devrais peut-être songer à lui attribuer un nom avant de devoir définitivement l'appeler « Eh toi ! », dit Loudor en attirant effectivement l'attention de l'animal qui ne quittait plus son cousin.
- Je sais, j'y pense.
- Tu sais, si tu as du mal à trouver une idée je peux toujours aider !
- Merci mais non merci, je vais trouver quelque chose, répondit le plus grand tout en craignant le pire.
Ce n'était pas vraiment qu'il ne faisait pas confiance à son cousin mais il se méfiait vraiment de sa lubie de nommer avec des mots amérindiens tout ce qui lui passait sous la main. S'il ne voulait pas que son loup se retrouve affublé d'un nom imprononçable il devait trouver un nom au plus vite… Mais quoi ?
- J'avais pensé à… Tenta Loudor avant de se rendre compte que son cousin ne l'écoutait plus du tout.
Ayant enfin eu une idée satisfaisante Maikan s'était empresser d'ouvrir le menu du loup pour sélectionner son profil pour y entrer un nouveau nom.
- Fa… Fen… Tenta de lire Loudor avant de lever les yeux sur le maitre du loup en quête d'explication.
- Fenrir, c'est en vieux nordique, à l'origine s'était le nom d'une créature mythologique. Un loup engendré par un dieu maléfique qui finit par dévorer le roi des dieux lors de la bataille de la fin du monde, c'est bien non !?
Loudor se contenta de hausser les épaules, visiblement déçu de ne pas avoir choisi lui-même le nom de leur nouveau compagnon, tandis que le nouvellement baptiser Fenrir aboyait joyeusement.
- Bon, si même lui aime ça je ne peux rien dire de plus, céda finalement l'ainé… Mais j'aurais pu trouver mieux.
La grande épée lumineuse termina son arc de cercle parfait fauchant au passage trois petites créatures sans aucune pitié faisant descendre les points de vie de deux d'entre elles à zéro en un instant. Le survivant, propulsé au loin, se rétablit immédiatement après avoir touché le sol pour revenir à l'attaque voulant profiter de la garde grande ouverte de l'épéiste pour le frapper de son épieu acéré mais il ne parvint jamais à ses fins. Jaillissant du flanc droit du guerrier une volée de fin traits lumineux le frappa au visage et au torse mettant fin à la vie du monstre ainsi qu'au combat dans une gerbe de polygone lumineux.
- Foutu perte de temps, s'exaspéra Loudor en examinant la fenêtre indiquant les gains qu'il venait de faire lors de ce combat.
- Arrête de te plaindre, ce n'est pas comme si on avait d'autre choix, il faut traverser cette forêt pour rejoindre le village.
Sur ses mots Maikan reprit sa marche mais malgré son ton calme lui aussi commençait à perdre patience. Cette forêt était sans aucun doute le pire secteur qu'ils avaient eu à traverser à ce jour. Entre une auberge en bord de route qui faisaient office de zone sure et le village qu'ils voulaient atteindre pour y accomplir quelques quêtes intéressantes se trouvait un territoire boisé que l'on pouvait pratiquement qualifier de donjon tellement les sentiers qui le parcourait était nombreux et tortueux… Mais ce n'était pas le pire. Toute la zone grouillait littéralement de petites créatures humanoïdes au teins verdâtre appelé gobelins sylvestre. Ces vermines d'à peine un mètre de haut et armé de vulgaires épieux de bois semblaient bien faibles lors des premiers accrochages mais avec le temps qui passait leur caractère redoutable se faisait de plus en plus sentir. Leurs faibles constitutions et leurs attaques dérisoires étaient largement compenser par trois caractéristiques qui faisaient de ces créatures des monstres mortellement dangereux. Premièrement ils possédaient une capacité de contre qui faisait que presque chaque attaques qui leur était porté encourait presque inévitablement une contre-attaque tellement rapide qui en était impossible d'y échapper à moins d'avoir un équipier prêt à intervenir. Ensuite ces vermines prenaient un malin plaisir à attaquer avec un surnombre écrasant, des groupes de quarante ou cinquante individus se jetaient littéralement sur les pauvres joueurs, et finalement leurs temps de réapparition était ridiculement court. Si le combat avait le malheur de durer plus de quatre ou cinq minutes une nouvelle vague de monstre faisait son apparition obligeant les pauvres joueurs à tout reprendre à zéro si ce n'était dans une situation encore pire.
Si les grand groupes de joueurs avait peu de mal à traverser les huit cent mètres séparant les deux zone sure le voyage se révélait être un véritable enfer pour les joueurs solitaires et les petits groupes comme celui que formait Maikan et Loudor. Cela faisait près de trois heures qu'ils parcouraient les sentiers de cette forêt, tentant vainement de retrouver leur chemin et, selon les estimations de Maikan, ils n'avaient dû parcourir que la moitié du trajet.
- Je crois que j'ai une idée, dit Loudor alors que Fenrir aboyait à deux reprises pour les avertir d'une nouvelle vague d'ennemis.
- J'espère qu'elle est bonne, dit Maikan alors que de nombreux bruit de pas se faisait entendre dans les bois.
- COURS !
Avec un temps de retard sur son cousin qui l'avait surpris pour le coup Maikan prit aussi ses jambes à son cou. L'idée n'était pas mauvaise en soit, s'ils parvenaient à garder suffisamment d'avance sur la horde qui les pourchassaient ils pourraient peut-être réussir à franchir la forêt sans perdre plus de temps en combat stérile. Ce n'était pas une méthode très glorieuse, fuir à toute jambe devant des créatures aussi faible ne ferais pas partit de leur plus grande fierté, mais Maikan n'avais rien à faire de la gloire et Loudor en avait assez de combattre ces gobelins. De plus ces petites vermines n'accordaient pratiquement pas d'expérience en les tuant, encore moins de cols et absolument aucun item intéressant.
- Eh, d'après toi nous avons traversé combien d'embuscades depuis qu'on cour, cria Loudor après plusieurs minutes de courses le long des sentiers.
- Je ne sais pas, deux ou trois, pourquoi ?
- Regarde derrière !
Sans s'arrêter Maikan jeta un coup d'œil à leur poursuivant et ce qu'il vit manqua le faire trébucher, derrière eux un véritable tapis grouillant de gobelins les poursuivaient en les fixant de leurs yeux rougeoyant. Dans cette situation impossible de les dénombrés efficacement mais le plus grand des deux hommes pouvais aisément estimer que la horde dépassait la centaine d'individus.
- Merde, les premiers que nous avons croisés ont continué à nous suivre, s'exaspéra-t-il. C'est de la triche !
Sans prendre la peine de prendre en compte la plainte de son maitre Fenrir aboya bruyamment à deux reprises le regard rivé sur le prochain embranchement du sentier.
- À droite, cria Loudor comprenant qu'ils allaient bientôt être complètement encerclés.
D'un même mouvement ils quittèrent le sentier pour s'enfoncer dans les bois, c'était sans aucun doute le meilleur moyen de se perdre mais pour l'instant c'était préférable au fait de se retrouver coincé entre deux bandes de monstres antipathiques. Même s'il ne l'avouerait sans doute jamais à son cousin Maikan était maintenant plus qu'heureux d'avoir cédé et gardé Fenrir à leur côté. Même si le loup était totalement inutile au combat sa capacité de détection faisait de lui un allié irremplaçable sans parler du fait que depuis un certain temps ils étaient parvenus à décoder ses différents avertissements. Un aboiement signifiait l'arrivée d'un joueur, deux l'approche de monstres, un grondement la présence d'un piège ou d'une créature caché et un long hurlement la présence d'autre créature de la race des loups. Grace à ces précieux avertissements ils avaient toujours une longueur d'avance sur leurs adversaires et n'étaient pratiquement plus jamais surpris mais quelques fois, comme en cet instant, le fait de savoir ce qui venait ne pouvais rien faire pour aider. Fenrir aboya de nouveau à deux reprises en regardant devant eux tout juste au moment où les cousins débouchaient dans une clairière.
Au centre de celle-ci se trouvait une vingtaine de gobelins harcelant inlassablement une jeune joueuse qui, malgré une résistance désespéré, voyait ses points de vie disparaitre avec régularité. Dans l'urgence du moment un terrible plan germa dans l'esprit de Maikan, une idée qu'il ne pourrait sans doute jamais se pardonner, une tactique qu'il avait souvent mise en application dans d'autres jeux… Loudor et lui n'aurais qu'à faire le tour du combat pour que la horde à leur poursuite se jette sur la pauvre fille leur laissant ainsi amplement le temps de fuir la zone. C'est alors qu'il se demandait toujours s'il serait suffisamment lâche pour le faire que la jeune fille croisa son regard et toute la résignation qu'il y lut suffit à le convaincre qu'il ne pourrait sans doute jamais se pardonner ce meurtre. De son côté Loudor agis sans se poser la moindre question et força le passage de trois puissant balayage horizontaux éclaircissant les rangs des monstres encerclant la jeune fille. Dans la même foulée il se mit dos à elle tandis que Maikan le suivait dans la brèche pour se positionner à sa droite et que Fenrir se plaçait à l'abri entre eux.
- Il te reste des potions de soins, demanda le bretteur en voyant la jauge de vie de la fille passer dans le rouge.
- Oui. Répondit-t-elle calmement.
- Alors prends en vite une pendant que Loudor et moi te couvrons, quand tu auras récupéré nous verrons comment nous sortir de ce bourbier.
Sans répondre la jeune fille sortit une fiole de la bourse à sa ceinture et la bue tandis que les deux hommes tentaient de faire le plus de dégâts possible dans les rangs ennemis afin d'augmenter leur agro et d'attirer les monstres sur eux le temps que la potion de la jeune joueuse finisse de faire effet.
- C'est bon, annonça la fille deux minutes plus tard.
Malheureusement pour eux la horde qui les entourait maintenant avait été rejointe par leur poursuivant et devait maintenant compter près des deux cent individus.
- On n'en voie pas le bout, rugis Loudor en avalant l'une de ses dernières potions de soins.
En effet le nombre de créature diminuait mais bien trop lentement pour espérer une victoire sans parler qu'ils étaient toujours au centre de cette forêt.
- Il faut briser l'encerclement sinon on est mort, lui répondit Maikan entre deux techniques d'épée.
- Je veux bien mais pour aller où ?
- Cinquante mètres à l'est, il devrait y avoir une zone sure ou s'abriter, leur dévoila leur compagne de mésaventure.
Toujours en plein combat les deux cousins se concertèrent du regard un instant avant de hocher la tête.
- D'accord, on tente le coup ! Loudor, tu crées une brèche avec une grosse technique, moi je la tiens ouverte pendant que tu récupère et toi tu gardes nos arrières, décréta Maikan se tournant vers la fille. Surtout reste près de nous, nous ne pourrons pas revenir te cherché.
- Compris.
Sans plus attendre l'épée a deux mains de Loudor s'illumina d'une lumière jaune qui, après un moment de chargement, balaya les rangs adverses à trois reprises rapidement suivi d'une volée de trait bleu qui repoussa un peu plus les quelques survivants du premiers assaut. Ainsi commença la lente avancée du trio vers leur survie. Tout pris qu'il était par l'intense combat qu'il menait Maikan eu tout de même le loisir à quelques occasion de voir comment se débrouillait la nouvelle venue et rapidement il se rendit compte que la jeune fille était bien plus forte qu'eux… De sans doute trois ou quatre niveaux.
Elle arrivais sans trop de mal à gérer la soixantaine de gobelins la harcelant sur trois côté tout en protégeant l'angle mort de Loudor sans parler du fait qu'elle parvenait à parer une partie des redoutables contres des monstres avec son sabre court… Dire que malgré tous ses points d'agilité et de dextérité Maikan n'y était jamais parvenu. Malheureusement pour lui il y avait presque autant de créatures derrière eux que devant et il n'avait vraiment pas le temps d'observé plus attentivement la technique de la sabreuse, même s'il commençait à se demander comment une personne aussi douer qu'elle avait pu se retrouver en si mauvaise posture. Avec l'habileté dont elle faisait preuve il ne voyait en fait qu'une seule chose qui aurait pu autant abaisser ses points de vie contre un si petit groupe de gobelins mais ce n'était pas vraiment le moment de s'en préoccuper.
Il leur fallu une quarantaine de minutes pour atteindre la lisière de la forêt et une fois que ce fut fait le combat s'en trouva grandement facilité. Se servant des arbres comme couverture supplémentaire le groupe put accélérer sa marche et déboucha rapidement sur un grand cercle de pierre semblable à ceux se dressant en Europe et, comme l'avais promis la jeune fille, aucun gobelin ne les y suivis. Soulagé, à bout de souffle et épuiser le trio se laissa tomber au sol le temps de se remettre
- Merci, fini par dire la nouvelle venue. Pendant un instant j'ai cru que vous alliez me laisser en plans avec vos petits copains.
Maikan, qui avait déjà bien du mal à contenir son euphorie à la seule idée d'avoir survécu, ne put qu'être admiratif devant le calme apparent de la sabreuse.
- En fait, j'y ai bien pensé, avoua Maikan… Mais mon compagnon n'est pas un fan de meurtre par monstre interposé et je ne pouvais pas vraiment le laisser derrière.
- Je vois, dit-t-elle simplement… J'aurais probablement fait la même chose.
Un long silence suivi la remarque et il ne fut briser que par un grand éclat de rire de Loudor qui était maintenant coucher sur le dos en fixant le ciel.
- Vous feriez un malheur dans une réunion de speed dating tous les deux, rie-t-il. Tu pourrais au moins te présenté avant de lui avouer avoir pensé à la tuer.
Maikan se contenta de sourire en reconnaissant la justesse du commentaire et se redressa pour tendre la main à la jeune fille.
- Moi c'est Maikan, mon cousin Loudor et cette boule de poils c'est Fenrir, les présenta-t-il tout en détaillant pour la première fois sa vis-à-vis.
Ses cheveux noirs étaient coiffés en une longue queue de cheval lui descendant au milieu du dos, son visage était joli mais sans plus, un poids moyen, une taille moyenne pour une adolescente asiatique de quinze ou seize ans. Sans doute qu'avant d'être plongé dans ce monde elle devait se fondre dans la masse tellement elle était banale… Enfin ceci dit, cela n'était peut-être pas tout à fait exact car ses yeux devaient la démarquer de la masse. Le droit était d'un brun très clair et chaleureux tandis que le gauche d'un bleu profond comme la mer, ce contraste de couleur donnait un petit quelque chose de fascinant au visage de la jeune fille mais en ce moment s'était autre chose que son physique qui provoquait l'admiration du bretteur.
L'équipement de la jeune fille le faisait presque littéralement bavé d'envie. La quasi-totalité des pièces d'équipement qu'il avait vu à ce jour était des armures de cuir ou de style occidental, y compris la demi-cuirasse qui protégeait le côté droit de sa poitrine. Pour les armes c'était la même chose, épée droite, glaive, hache de bataille, rapière, bec de corbin… Lui qui avait rêvé de combattre une naginata ou un nodachi à la main ou encore de revêtir l'armure lourde des samouraïs de la grande époque avait été plus que déçu de ne pas en avoir trouvé à ce jours… Enfin, jusqu'à cet instant. Les brassards ainsi que l'épaulette droite de la sabreuse semblait provenir de l'armure d'un guerrier japonais du dixième siècle tandis qu'a sa hanche pendait un sabre court à une main.
- Appelez-moi Shiro… Et pourrais-tu arrêter de me fixer, ça commence à être gênant, ajouta la fille sur un ton étonnamment clame pour ses propos.
- Désolé de t'avoir mise mal à l'aise, dit néanmoins Maikan. J'étais seulement impressionner par ton équipement, je commençais à croire qu'il n'y avait pas de sabre japonais dans SAO.
Lentement Shiro dégaina son sabre pour l'exhibé devant un Maikan visiblement envieux.
- C'est un wakizashi, on peut seulement avoir ce genre d'arme si on a déjà les compétences épée courte et katana. Les techniques sont moins puissantes que celle d'un katana mais elles s'activent plus rapidement et ont un downtime beaucoup plus court pour les grosses techniques. En plus le wakizashi donne aussi un bonus de défense de deux secondes après chaque technique.
Maikan était impressionner par la réponse et ce pour deux grande raison, premièrement il n'aurait pas cru que certaines armes requérait plus d'une compétence pour l'obtenir et ensuite il savait parfaitement que ce genre d'information pouvait se vendre à prix d'or auprès des informateurs qui, eux, la revendait encore plus cher… Pourtant elle venait de leur donner cette information le plus simplement du monde. De plus cela concernait l'un des aspects les plus importants de leur nouvelle vie, les compétences. Si les statistiques étaient importantes les compétences l'étaient tout autant car chacune des actions spécifiques comme la fabrication d'objet, le maniement des armes ou même l'acuité de certains sens en dépendait. Le nombre de compétence était pratiquement infini, pour en augmenter l'efficacité il faillait collecter des points de compétence en les utilisant ce qui pouvait être extrêmement long et ardu mais cela payait car, parfois, développer une compétence permettait d'en déverrouiller une nouvelle. D'autre n'était débloqué que pour des raisons tellement obscures que cela ne relevait pratiquement que de la chance de les obtenir, comme pour la compétence de maniement du katana d'après ce que lui en avait dit un informateur.
Toutes ces variables rendaient le système de compétences de SAO incroyablement complexe ajouté au fait que chaque joueur n'avait qu'un nombre limité de compétences applicables et là encore ce nombre variait d'un joueur à l'autre et pas seulement selon leurs niveaux. Maikan lui-même en avait six alors que Loudor qui était pourtant du même niveau que lui n'en avait que cinq, tout du moins selon ce qu'il lui en avait dit. Tout cela pour dire qu'apprendre que certaines compétences devaient être apprises en même temps afin de s'équiper de certains items était une information de première qualité.
- Belle arme, merci pour l'explication et enchanté de te rencontrer, dit Maikan alors que Shiro lui prenait enfin la main avec hésitation.
- Dites, intervint Loudor. Je ne veux pas casser l'ambiance mais on fait quoi maintenant ? On est toujours au milieu de cette forêt et déjà que sur le sentier s'était de la merde pour trouver notre chemin…
La question était bonne, s'ils se perdaient dans les bois il serait difficile d'en sortir et, même si ce n'était pas encore critique, leur réserve de potions avait été dangereusement réduite.
- Vous voulez aller où ? Demanda Shiro.
- Il devrait y avoir un village tout juste avant la sortie de cette forêt, on y trouve le départ d'une quête que nous voulions faire, expliqua le plus grand.
- Je vois, le village d'Obeleau et la quête du général gobelin, je connais le chemin mais… Vous savez que les récompenses de cette quête sont presque uniquement des matériaux d'artisanat ?
- Oui on le sait mais on veut la faire tout de même, répondit Maikan encore surpris des connaissances de la jeune sabreuse. Je ne sais pas où tu comptais te rendre Shiro mais je crois que tu devrais nous accompagné au village… Sans compter qu'un guide ne serais pas de refus, voyagé à trois serais sans doute plus prudent pour nous. Une fois au village tu pourras faire ce que tu veux.
Semblant réfléchir un instant la noiraude fini par hocher sommairement la tête.
- Pourquoi pas, de toute façon je n'étais venu dans cette forêt que pour voir le paysage et je n'ai pas vraiment envie de mourir dans cet endroit.
- C'est sûr que ces fichus gobelins doivent être une horreur à gérer en solo, approuva Loudor en fixant les bois comme si les petits monstres ne faisaient que les attendre de l'autre côté des pierres. Dis, tu pensais vraiment pouvoir traverser ça toute seule ?
Shiro ne répondit pas, se contentant de s'étendre sur l'herbe pour admirer les nuages qui flottaient entre cet étage et le suivant tandis que ses points de vie finissaient de revenir à leur maximum d'eux même.
