Bonjour à tous, voici le nouveau chapitre et pour celui-ci un petit concours.

Dans ce chapitre j'ai fait un petit cross-over avec un univers tirer d'un visual novel. Le premier à me donner le nom de ce visual novel et l'élément que j'ai utiliser auras droit à une demande spécial pour l'une des prochain chapitre.

Sur ce bonne lecture.


- Je suis désolé mademoiselle mais, je le répète, ma guilde ne participera pas à ce raid… Je me demande même pourquoi vous vous obstinez toujours à venir nous harceler alors que je n'arrête pas de vous dire que nous n'avons pas le niveau pour participer.

Visiblement irrité la jeune fille qui faisait face à Maikan se mis à le dévisager durement un long moment tandis qu'il se contentait de supporter cette attaque, bien accoudé à la table et le sourire aux lèvres.

- Arrêter de vous moquer de moi, ça fait plusieurs semaines que des joueurs du groupe des Conquérants disent vous avoir vus sur les neuvième et dixième étages, vous et votre guilde, en train d'effectuer des quêtes annexe de haut niveau.

- Oh, ça ! Je comprends votre erreur, nous y sommes bien allé mais ce n'était pas pour faire des quêtes, en fait la première personne à nous avoir rejoint adore découvrir de nouveaux paysage mais comme c'est la plus faible d'entre nous on l'accompagne dans ses excursions.

De plus en plus contrarié par ce mensonge éhonté la jeune fille se redressa les poings en appuis sur la table pour toiser son interlocuteur de haut avant de reprendre d'une voix maitrisé.

- Vous n'avez pas envie de sortir de ce monde !? C'est notre devoir, à nous les meilleurs joueurs de SAO, d'avancer sur les étages. Nous nous devons de le faire pour tous ceux qui ne le peuvent pas, pour pouvoir les libérer le plus rapidement possible. Vous devriez avoir honte de vous cacher derrière nous alors que vous devriez vous battre à nos côté !

- Tu as vraiment des yeux magnifique quand tu es en colère, se contenta de répondre Maikan

Les yeux complètement écarquillé, une moue de dégout sur les lèvres et un léger rosé aux joues la jeune fille se releva précipitamment avant de s'en retourné, la cape blanche et rouge dont elle était équiper volant derrière elle… Pour finalement s'immobiliser brusquement devant la porte.

- Votre loup, dit-t-elle en se retournant. Je laisse tomber l'idée de faire venir votre guilde pour les raids mais vous au moins venez dans le labyrinthe avec votre loup. Ses capacités de détections nous permettraient d'avancer plus vite et les…

- Jeune fille, savez-vous pourquoi il n'y a pas de dresseur de bête dans votre groupe, la coupa Maikan. C'est parce que les familiers ont tendance à mourir rapidement dans une zone aussi dangereuse que le labyrinthe. Je dois avouer tu me déçois, tenter de me faire tuer mon loup parce que tu es incapable d'en avoir un… C'est plutôt puéril pour une personne qui tente de me demander de risqué ma vie pour elle.

Comprenant qu'elle n'arriverait à rien avec le bretteur Asuna ouvrit la porte de la petite pièce qu'ils avaient louée pour leur entretien mais cette fois ce fut Maikan qui l'arrêta avant qu'elle ne sorte.

- Dis-moi, le groupe des Conquérants ? C'est vraiment le nom que vous comptez utiliser ?

- Oui, je n'étais pas vraiment d'accord, c'est inutilement pompeux, mais tout le monde nous appels déjà comme ça alors…

- En fait, personnellement je trouve que c'est très bien trouver. Après tout un conquérant est une personne avec un objectif en tête qui avance vers lui sans s'en laisser détourné… Le seul problème c'est que souvent ils réussissent mais pour parvenir au sommet ils ont dû escalader une montagne de cadavre.

Cette fois s'en fut trop pour la jeune fille qui se mit en marche vers la porte de l'auberge.

- Reviens me voir après la conquête du dixième étage, nous comparerons nos pertes respectives et je te paierais un verre en mémoire de tes morts, lança Maikan avant qu'elle n'ait refermé violemment.

Restant à sa place le chef de la confrérie attendit quelques minutes afin d'être sûr de ne pas voir la jeune fille revenir puis il fit signe à un couple attablé un peu plus loin de venir le rejoindre précédé de peu par la masse de poils de Fenrir qui avait attendu à l'extérieur pendant l'entretien.

- Dit grand chef, si tu avais autant de talent pour séduire les filles que pour les mettre en colère tu deviendrais sans doute le Don Juan de l'Aincrad… Non mais sans blague t'était obliger d'en faire autant, demanda Loudor de but en blanc.

- Pour qu'elle arrête de me harceler… Oui ! Depuis qu'ils ont passé le septième étage les Conquérants ont redoublé d'effort pour agrandir leurs rangs… Et mini-miss chevalier est devenue salement opiniâtre depuis qu'elle s'est mise en tête de se chargé du recrutement.

- Ils ont eu pas mal de mort dernièrement d'après ce que j'ai entendu, confirma Shiro.

- Je sais, depuis que le septième étage a été dépassé les anciens bêta-testeur n'ont plus grand-chose à nous apprendre, ils ne sont pas parvenu plus loin dans la version bêta et maintenant les Conquérants doivent lancer plusieurs raids de reconnaissance sur les boss pour apprendre leurs routines de combat… Automatiquement les pertes humaines ont augmenté aussi. Pauvre elle, elle n'a vraiment aucune chance de me convaincre de me jeter dans la gueule du loup, je n'ai pas l'intention de servir de chair à canon, pour personne !

- Bon, je sais bien que tu n'as pas tors sur le fond, fini par reconnaitre Loudor. Mais tu étais obligé de nous faire passer pour des lâches ? Maintenant même si je décidais d'aller les rejoindre pour mon propre compte cette fille risque de me claquer la porte au nez !

- Non, je ne crois pas, de ce qu'on m'en a dit cette fille est sérieuse et déterminé à terminer le jeu le plus rapidement possible. C'est pour ça que mon attitude l'énerve autant, j'ai tout fait pour lui faire comprendre qu'elle perdait son temps avec moi… Sinon, de votre côté ça a été ?

- Assez, oui, répondit Shiro. Un forgeron et une couturière sur le sixième étage nous ont rejoint en plus d'un informateur qui a accepter de s'entendre avec nous, énuméra la jeune fille.

Installer sur la chaise occupée par la vice-chef un peu plus tôt Loudor caressait la tête de Fenrir tout en écoutant le rapport.

- Nous avons des associé dans presque chaque ville ayant un point de téléportation, les indices sur les quêtes aléatoire que donne les PNJ nous arrivent directement, enchaina Loudor visiblement fière de leur résultat.

Au début le plan d'expansion de Maikan ne lui avait pas plus mais ces dernières semaines avait changé beaucoup de choses. Après avoir accepté Shiro dans la guilde ils avaient passé la nuit au village et au matin elle les avait mené au sixième palier, qui représentait la ligne de front à ce moment, pour y rencontré le rat. Maikan avait été surpris de constaté que derrière ce surnom peu flatteur et sous cette cape se cachait une jeune fille de petite taille dont les joues étaient marqué de trois trait horizontaux faisant penser à de petites moustaches… Mais ce ne fut rien en comparaison de la difficulté qu'il eut à faire aboutir les négociations qui suivirent. Dans les minutes puis les heures qui suivirent il comprit finalement que ce surnom n'était sans doute pas due qu'aux moustaches dessiné sur ses joues, pour la jeune fille chaque phrase qu'ils prononçaient, chaque question qu'il posait… Même celles qu'il ne posait pas en fait, devenait une information qu'elle pouvait monnayer et elle ne se gênait pas à le lui rappeler pour le déstabilisé, une attitude qu'il avait trouvé des plus énervante. Finalement Maikan avait dû se résoudre à abattre toutes ses cartes pour obtenir ce qu'il voulait sans avoir à déboursé. Le nom de la guilde qui avait attaqué Shiro, le nom de leur chef, leur tactique de meurtre par monstre interposer, leur équipement, les données topographique obtenu au sommet du beffroi sans parler de toutes les informations sur la quête du général gobelin… Ça pouvait sembler cher payer mais en échange ils avaient obtenu les noms et le moyen de trouver vingt joueurs qui, comme eux, semblaient ignorer les labyrinthes et surtout la garantie du rat qu'elle en révélerait le moins possible sur eux au membre du groupe des Conquérants… Ou au pire qu'elle leur offrirait une chance de la payer pour retenir ces informations avant de les délivrer.

En fait ce fut cette dernière chose qui fut la plus difficile à obtenir et âprement négocier mais contre toute attente elle avait fini par accepter à la toute fin… Maikan ne compris que plus tard le pourquoi de ce retournement. En revenant de leur rendez-vous, alors qu'ils s'en retournaient à leur auberge du deuxième étage, sur les marches du point de téléportation les attendais un duo de joueurs qui commençaient à se faire une sacré réputation. Un homme de grande taille à l'âge indéfinissable et dont l'attitude laissait transparaître une certaine noblesse et une jeune adolescente brune au regard déterminé… Heatcliff et Asuna étaient deux joueurs solos qui collaboraient activement avec l'Armée de Libération de l'Aincrad en faisant le lien entre eux et les guildes plus petites. À eux deux ils c'était rapidement démarqué dans leurs efforts sur le front ainsi que dans les combats contre les boss d'étages en se forgeant une solide réputation de combattant efficace… Et de toute évidence ils avaient réussi à convaincre le rat de leur parler de la confrérie avant qu'ils n'aient eu leur petite rencontre, information que Makian n'avais pas pensé à demander lors de son entretien avec le rat.

Leur offre avait été assez simple, comme leur guilde ne parvenait pas à recruter de nouveau membre ils n'avaient qu'à la dissoudre pour rejoindre l'armée et combattre à leur côté au sein du groupe des Conquérants. Bien entendu Maikan avait poliment refusé en disant pour la première fois qu'ils n'en avaient pas le niveau, rien ne l'aurait fait abandonner sa guilde maintenant qu'il avait enfin ce qu'il lui fallait pour la développé. Malheureusement s'en était suivi une série d'entrevue avec la jeune fille qui, visiblement loin d'être dupe, était déterminé à voir tous les joueurs en ayant la capacité rejoindre la ligne de front.

Entre temps les cousins s'étaient mis au travail et à l'aide des informations donnés par la petite informatrice avaient cherché les joueurs de leur liste, ainsi ils avaient réussi à trouver quatre nouveaux membres. Ceci fait ils avaient ensuite mis en place un système unique à leur guilde, les associés. L'idée était venu à Maikan alors qu'il accompagnait Loudor qui avait décidé de faire décorer le pommeau de son épée d'une tête de loup par un orfèvre et sans plus approfondir il s'était insérer dans la conversation pour inviter l'homme à les rejoindre. Le fait de joindre une guilde n'était pas nécessairement un gage de réussite et de profit pour un artisan comme lui et il avait donc immédiatement refusé la proposition mais son intérêt s'était rapidement fait évident quand le chef de guilde avait exposé son idée.

Le principe était simple, une association informelle et fonctionnel. La guilde « officiel » fournirais à Gart, l'orfèvre, ainsi qu'a tout artisan voulant bien les rejoindre les matériaux d'artisanat qu'ils récolteraient pour la moitié de leur valeur en cols. De plus il lui avait également promis qu'il s'assurerait que chacun de ses membres viendraient le voir pour chaque travaille qui serais dans les mesure de ses capacités. En échange l'artisan accorderait un légers rabais aux membres de la guilde et surtout il tendrait l'oreille dans les rues des villes et villages où il officiait. Souvent les PNJ dévoilaient des informations ou des indices sur les nouvelles quêtes ou sur des trésors cachés et comme les artisans passaient beaucoup de temps en ville ils étaient souvent les premiers à les entendre… Avant de vendre l'information aux informateurs pour augmenter leur chiffre d'affaire. Mais ça s'était de l'histoire ancienne, fini les longues séances de négociation avec le rat, avec tous les risques que cela entrainait.

Tous y gagnaient au change et comme l'association restait secrète les associés ne risquaient pas de représailles de la part de potentiels ennemis de la guilde principal. La confrérie ayant déjà attiré l'attention de groupe de chasseurs de testeurs sans parler du groupe des Conquérants personne n'aurait voulu prendre le risque d'une attaque, ou pire, d'un boycott. Au final Gart avait accepté et avait même proposé de fabriquer plusieurs petites breloques, bague, pendentif, broche ou encore des épingles à cheveux, à l'effigie d'un petit loup qui servirait aux membres pour se reconnaitre entre eux.

Les jours qui suivirent ressemblèrent à une étrange séance de shopping dont le but n'était pas d'obtenir des biens mais plutôt les gens qui les vendaient et après avoir fait le tour des trois premiers étages ils étaient parvenus à convaincre six nouvelles personnes à rejoindre leur réseau. C'est avec le sourire que Makian s'arrêtait souvent pour repenser à leur principal argument de vente, celui qui avait convaincu la majorité de leurs nouveaux amis… Le secret. Étrangement la promesse des différents avantages ou encore celle des profits considérable qui seraient engendré en laissait plusieurs hésitants alors que le simple fait de demander à ce que tout demeure secret les avaient immédiatement convaincu. Il semblerait bien que certaines personnes vivant dans ce monde étaient plus attirer par l'idée de faire partie d'une confrérie secrète que par l'appât du gain, aussi étrange que cela puisse paraitre. Au final il y avait même eu quelques informateurs voulant conclure des accords similaires, comme Maikan l'avais dit plus tôt la ligne de front avait finalement dépassé le point le plus haut atteins par les bêta-testeur et le prix des informations tout comme la concurrence dans le milieu avaient littéralement explosé. Quelques un d'entre eux avait ainsi voulu assurer leurs arrières, grâce à la confrérie ils avaient droit à des informations de première mains sur des quêtes de haut niveau…

Avec les dernières nouvelles que Shiro lui amenait le chef calculait que la confrérie des loups comptaient désormais une trentaine de membre si on incluait les associés. Ils étaient certes loin d'avoir la puissance l'Armée de Libération de l'Aincrad ou encore de l'Alliance du Dragon Sacré, guilde bien plus petite, mais c'était tout de même un bon résultat.

- Nous faisons quoi maintenant ? Demanda Shiro.

Le plus grand jeta un regard sur la grande salle de l'auberge ou ils louaient présentement chacun une chambre avant de sourire.

- Si on s'achetait un endroit où s'installer ?!


Marchant dans les rues de Corleaf Loudor ne pouvait s'empêcher de penser et se demander ce qu'il deviendrait dans ce monde. Depuis le premier jour Maikan et lui avaient focalisé tous leurs efforts sur une seule chose, un simple objectif, survivre… Et cela leur avait suffi, au début. Cet impératif les avait poussés à quitter la ville du départ et avait été leur moteur pour apprendre à se battre et finalement fonder la Confrérie des Loups… Malheureusement Loudor devait maintenant faire face à un constat difficile à avouer, cela ne lui suffisait plus. Souvent, comme ce soir, il se surprenait à aller se promener sur l'étage de la ligne de front pour observer les membres des Conquérants sortir et entrer du labyrinthe en les enviant ouvertement. Depuis quelques semaines un groupe avait mis en place l'équivalent d'un journal d'information ou on pouvait trouver un peu de tout, des critiques sur la meilleure nourriture, des informations simples sur certaine quête mais plus que tout il y avait aussi un compte rendue sur l'avancée du jeu, ce faisant certain membre des Conquérants étaient devenu de véritable célébrité. En fait ce n'était pas vraiment pour ça que le jeune homme les jalousait, même si ça restait tout de même une des raisons, après tout qui n'a pas déjà voulu inspirer respect et reconnaissance chez ses pairs ?

Mais non, en fait contrairement à Maikan qui semblais se complaire à suivre le peloton de tête Loudor aurais voulu le mener, à quoi bon faire partit des plus fort de ce monde s'ils ne pouvaient pas le montrer !? Bien entendu Loudor ne s'imaginais pas être plus fort que ces joueurs qui passaient tout leur temps sur le front mais dans un combat à deux avec son cousin il était persuadé de pouvoir s'en sortir contre n'importe qui… Et pourtant il devait bien se rendre à l'évidence, il ne servait à rien de ressasser tout ça, après tout peu importe ce qu'il en pensait il restait un problème de taille contre lequel il ne pouvait absolument rien faire… En l'état actuel des choses il était totalement impuissant vis-à-vis de sa situation.

Quand il avait fondé la confrérie il avait décidé d'en cédé le commandement à Maikan à la fois pour le pousser à ne pas se reclure dans un coin de la ville du départ mais aussi pour une autre raison beaucoup moins avouable… SAO n'était pas le premier jeu massivement multijoueur auquel ils jouaient ensemble et il était déjà arrivé qu'il lui confie la tête de leur guilde mais à chaque fois c'était lui qui menait en coulisse, Maikan n'était tout au plus qu'un joueur actif avec un titre pompant car il ne voulait pas communiquer avec d'autre joueur que lui… Pas cette fois, Loudor lui-même avait eu du mal à croire la détermination dont faisait preuve son cousin pour diriger la confrérie et même s'il ne pouvait nier ses résultats cela ne l'empêchait pas de croire qu'il aurait pu faire mieux.

Quittant la ville il finit par arriver au sommet d'une petite colline ou était ériger la grande tour carré de cinq étages qu'ils avaient acheté quelques temps plus tôt, leur nouveau cartier général. Alors qu'il approchait il aperçut justement la cause de son conflit intérieur assis dans une meurtrière au sommet de l'édifice, en grande discussion avec Shiro.


Cela devais bien faire des heures que Maikan fixait le plafond de sa chambre sans pouvoir dormir, depuis tout petit il avait toujours souffert d'insomnie et le fait d'être coincé dans un jeu vidéo n'avais rien fait pour aider les choses. Même s'il ne se souvenait plus du nom de ce syndrome il se rappelait avoir déjà lu un article sur des personnes ayant la phobie de dormir, enfin, pour plusieurs s'était plus la peur de ne pas se réveiller… Il devait souffrir d'une maladie similaire mais à une différence près, avec les semaines et les mois qui passaient il en était venu à avoir peur de se réveiller.

Même s'il n'était pas médecin il en savait suffisamment sur les comas pour savoir ce qu'il advenait d'un corps inerte trop longtemps, les masses graisseuse et musculaire qui fondaient, les risques de maladies… Il suffirait d'une petite blessure passé inaperçu, d'une infection repérer trop tard, d'une plaie de lit infecté pour qu'il se réveille amputé d'un membre et même dans le meilleur des cas il lui faudrait sans doutes plusieurs mois de réadaptation pour espérer reprendre une vie normal… Et ce n'était malheureusement qu'une partie des problèmes qu'il aurait. Connaissant son employeur au réveille il n'aurait plus de travaille, plus d'appartement et sans aucun doute une dette de frais médicaux faramineuse. Décidément c'était beau la vie de citoyen actif dans la société.

Sans parler de cette peur il y avait aussi le dilemme qu'elle entrainait qui le torturait des nuits entière, participer ou non à l'avancer du jeu. Tout faire pour sortir le plus rapidement possible d'ici au risques d'en mourir ou tout miser sur la survie et le regrette au réveille. Il connaissait bien l'avis de Loudor à ce sujet et quelque fois il avait passé bien près de céder mais chaque fois l'image de son nom barré d'un trait dans la forteresse de fer noir l'avait rappelé à l'ordre.

« Et puis merde ! » Pensa-t-il en sortant de son lit.

Ce n'était pas avec ce genre de pensées qu'il allait finir par trouver le sommeil alors autant allé se promener. Il sélectionna rapidement quelques vêtements dans son inventaire avant de sortir de sa chambre pour prendre un escalier à sa droite. Décidément Maikan adorait cette tour, sans parler du grand potentielle qu'elle possédait avec ces cinq étages en comptant le rez-de-chaussée qui était agencé comme une auberge : comptoir, cuisine et salle commune. Les étages supérieurs possédaient tous quatre chambres spacieuses que les membres « officiel » de la guilde avaient investi mais seul Shiro et lui en avait pris au dernier étage. Maikan avait fait ce choix pour avoir un peu plus de calme tandis que la jeune fille avait tout simplement voulu être au plus près du sommet ouvert et entourer de meurtrière. C'est justement à cet endroit qu'il la découvrit en passant la trappe d'accès, comme à son habitude elle fixait l'horizon le regard perdu et un vague sourire aux lèvres. Décidant de ne pas troublé sa contemplation Maikan alla se poser entre deux merlon pour observer les lumières de la ville en contrebas.

- Encore du mal à dormir ? Finit-t-il tout de même par demander après quelques minutes.

- Oui, toi aussi, lui répondit-t-elle sans quitté les étoiles des yeux.

- Oui.

Ce n'était pas la première fois que les deux insomniaques se retrouvaient au sommet de cette tour pour discuter en pleine nuit, certain membre de la confrérie les ayants aperçu les croyaient même en couple, mais la vérité était tout autre. En fait Maikan profitait de ces rencontres opportunes pour tenter de comprendre sa jeune équipière, Shiro l'intriguait au plus haut point. Depuis son adolescence le jeune homme avait développé une passion pour le comportement humain et un certain talent pour analyser le caractère des gens de son entourage... L'attitude taciturne de leur première membre avait donc très tôt stimulé sa curiosité et ce soir il avait bien l'intention d'en apprendre un peu plus, ou tout du moins de confirmé une théorie.

- Tu sais, tu devrais sourire plus souvent, tu es plus jolie quand tu souries.

- Pourquoi tu me dis ça, tu es venu me faire une déclaration ? Le contrat-t-elle tout en sachant très bien que ce n'était pas le cas.

- Non, pas vraiment, ne le prend pas mal mais même si physiquement je te trouve très attirante je te trouve un peu trop jeune pour moi. Je ne saurais jamais quoi faire ou ne pas faire avec toi, rie-t-il en lui répondant honnêtement… Non, si je te disais ça c'est juste que j'ai remarqué que les seules fois ou tu souries c'est quand tu te perds devant un nouveau paysage, c'est curieux non.

- Ou veux-tu en venir Maikan ?

- Nulle part, je suis simplement curieux. Je sais que pour beaucoup de personne parler de l'IRL ici est impoli mais avant j'étais du genre à peu parler, je préférais écouter et regardé les gens, ça m'a appris beaucoup sur ce que les gens disent sans ouvrir la bouche… Toi par exemple, quand tu te déplace dans une pièce que tu ne connais pas tu as tendance à longer les murs et à le toucher à chaque pas, tu fais pareil avec les meubles, un peu comme si tu étais habituer à devoir te faire des repères partout où tu vas. Même chose dans les escaliers, je crois t'avoir déjà vue compter les marches.

- Tu as raison, c'est impoli de poser des questions sur l'autre monde et je n'ai pas l'intention d'en parler ! Dit la jeune fille sans pouvoir dissimuler une touche d'irritation brisant le ton monocorde de sa voix.

Satisfait Maikan n'en rajouta pas, Shiro l'intriguait toujours autant mais il ne voulait pas la forcé et de toute façon sa réaction lui avait déjà confirmé ce qu'il soupçonnait. C'est à ce moment, en baissant les yeux, qu'il aperçut Loudor qui revenait tranquillement sur la route du village.

- Le sous-chef est encore partit se promener en pleine nuit, souligna Shiro.

- Je sais, il doit être allé sur les terrains de chasse seul de son côté.

- Tu le pense vraiment ?

- Non… Je ne sais pas où il va ni ce qu'il y fait mais ça ne m'inquiète pas vraiment.

Détournant les yeux de l'horizon pour la première fois la jeune fille toisa le chef de guilde avec tout son sérieux.

- Depuis que je suis avec vous il n'est d'accord avec aucune de tes décisions… Un jour il va se retourné contre toi.

- Non, ça n'arriveras pas. Je lui fais confiance, nous avons été élevé comme des frères et de toute façon… S'il me le demandait je lui laisserais la tête de la confrérie.

Visiblement en quête de question Shiro se contenta de continuer à fixer son compagnon, attendant qu'ils reprennent la parole.

- C'est lui qui a fondé la guilde, c'est lui qui m'a pousser à venir à ton aide, grâce à tes contacts c'est lui qui a trouver et recruter tous nos autres membres… Sans lui je serais sans doute toujours dans la ville du départ à attendre qu'on me sauve. Loudor m'a peut-être nommé chef mais il a bien plus que moi la stature pour diriger la Confrérie des Loups.

- Si tu le dit, se contenta de répondre la jeune fille en se retournant.


Cela faisait bien une heure que Maikan était repartit mais Shiro était toujours sur le toit, elle fixait toujours les étoiles au-dessus du village, mais elle n'arrivait plus à apprécié le spectacle nocturne. Toutes ses pensées étaient tournées vers Maikan, vers ce qu'il avait déjà remarqué sur elle… Au moins, même maintenant qu'il avait compris, il ne semblait pas avoir pitié d'elle, ça aurais pu être pire.

Avant ses quatorze ans elle avait été une petite fille et une adolescente tout ce qu'il y a de plus banale avec une famille, des amis… Une vie. Puis son grand frère avait acheté cette vieille lampe magma sur internet et il avait voulu l'essayer mais, manquant terriblement de patience, il avait voulu la faire chauffer sur la cuisinière pour faire fondre la cire à l'intérieur du cylindre de verre plus rapidement. Elle était justement en train de demander à son ainé si la procédure n'était pas dangereuse quand sa vie avait totalement basculer dans un grand fracas. Son dernier souvenir de cette journée était une sensation de brulure au niveau du visage, plusieurs cris et le noir.

Quand elle s'était réveillée à l'hôpital tout le haut de son visage était couvert de bandage et sa première pensée claire avait été qu'elle avait peur qu'il lui reste des cicatrices au visage… Ce qu'elle ne savait pas c'était que très bientôt son apparence serait le dernier de ses soucis. Elle ne savait plus trop ce qui l'avais inquiéter en premier quand son médecin et ses parents étaient venu lui parler, la retenue du docteur alors qu'il la rassurait sur la gravité de ses brulures, le silence maladroit de ses parents ou bien la douleur lancinante dans ses yeux. Finalement c'est sur un ton professionnel que le médecin avait abordé le nœud du problème.

« Quand la lampe à éclater des bouts de verre ont été violement projeté dans toutes les directions, ton frère et toi avez eu beaucoup de chance de vous en sortir sans blessure mortelle… Mais malheureusement en plus de l'eau bouillante que tu as reçue des éclats de verre qui se sont logés dans tes yeux et les dégâts sont malheureusement trop important pour envisager une guérison. Afin de limité les risques d'infection et de t'éviter de trop souffrir nous allons devoir opérer à ablation… »

C'est à ce moment que la voix du médecin s'était perdue dans le flot des émotions qui l'avait envahi alors qu'elle réalisait… Elle était aveugle, et dans peu de temps on allait lui retirer ce qui restait de ses pauvres yeux, achevant de la condamner à ces ténèbres. Les semaines qui suivirent elle tenta malgré tout de gardé le sourire, surtout pour ses parents et son frère, qui n'avais au final écopé que de quelques égratignures dans l'accident, elle ne pleura pas une seule fois et reçu même quelques visites… Malheureusement cela ne dura pas. Entre sa mère qui était devenu trop protectrice, son père qui refusait d'admettre la réalité de sa nouvelle situation d'handicapé en s'obstinant à agir comme si elle voyait toujours et son frère qui refusait pratiquement tout contact avec elle tellement il était rongé par la culpabilité… L'ambiance dans la famille était rapidement devenue insoutenable et les disputes c'était multiplier. Et si seulement ce n'avait été que de ça.

Pendant son hospitalisation des amies à elle étaient venu lui rendre visite avec une carte de prompt rétablissement signé par toute sa classe mais cela n'avait que cruellement montré le fossé qui les séparait maintenant. La carte, la dernière revue de mode sortie, un roman lu en classe… Chaque sujet de conversation lui rappelait douloureusement ce qu'elle ne pourrait plus jamais apprécié. Après quelques semaines elle était sortie de l'hôpital pour retourner chez elle et tandis qu'elle prenait des cours du soir pour apprendre à vivre avec son handicap son père avait exigé d'elle qu'elle reprenne l'école… Son école, son père avait forcé la main de la direction. L'expérience avait été encore plus éprouvante que ce qu'elle avait craint. Au début les enseignants ainsi que ses camarades avaient bien tenté de l'aider mais avec le temps ces soutiens c'étaient rapidement taris. Venir en aide à l'impotente de service était devenue une corvée que seul la délégué de classe accomplissait, plus par sens du devoir que par envie, et toute cette aide n'était qu'approximative… Personne ne savait vraiment quoi faire. Ses enseignants n'était pas formé pour ça et avaient de plus en plus de mal à gérer tous les problèmes que sa condition entrainait depuis son retour. Finalement un garçon avait passé le cap de l'acceptable en lui faisant un croc en jambe en pleine classe… Juste pour rire. À la fin du trimestre ses notes étaient au plus bas et elle était ouvertement brimé par ses camarades, finalement c'est avec un soulagement manifeste que son professeurs principal et la responsable d'orientation l'avaient reçu à sa demande. Tout ce qu'elle attendait d'eux c'était qu'ils convainquent ses parents de la faire transférer au plus vite dans un établissement adapté à ses besoins.

Très motiver à l'idée de se débarrasser de cette jeune fille qui compliquait, bien involontairement, leur travaille et fort de sa demande explicite les deux responsables firent des pieds et des mains pour lui trouver le meilleur établissement possible mais l'étape la plus coriace, convaincre ses parents, fut un échec retentissant. Sa mère était totalement fermée à l'idée même de la laisser partir loin d'elle pour aller en internat quand a son père… Ce fut sans doute le plus difficile pour elle, à la simple mention d'un établissement spécialisé il avait tenté de mettre les deux représentants de l'école à la porte sans sommation. Malgré l'aide des adultes tout avait été perdu d'avance et cette fois s'en fut trop pour elle et elle fit peut-être la seule chose qui pourrait encore ramener sa famille à la raison... Une crise monstre. Pour la première fois depuis l'accident elle perdit son sang-froid, éclata en sanglot et leur déballa tout, qu'elle n'avait plus aucun amis, qu'elle était terroriser à l'idée d'aller à l'extérieur, qu'elle était même incapable de retrouver les toilette de l'école sans aide, que ses cours de réadaptation ne donnaient rien et qu'elle était en train d'échouer sa scolarité… Sa mère sembla un peu s'amadouer mais pas son père qui se contenta de lui ordonner sèchement de se clamer, ce qu'elle fit… Avant de retirer ses prothèses oculaires, que sa mère avait volontairement demandées de couleur différente pour « faire plus jolie », pour tourner son visage aux orbites vides vers la position approximative de son paternel.

« Regarde papa, regarde ! Je suis aveugle ! Je suis aveugle et je ne peux rien y faire, je vais toujours être aveugle, accepte le. Si tu tiens absolument à ce que je reste un poids pour mon entourage pour le reste de ma vie dit le moi tout de suite… Je préfère aller me suicidé plutôt que de vivre comme ça plus longtemps. »

Ayant fini sa tirade elle voulut aller s'enfermé dans sa chambre laissant les adultes figés sur place mais une table basse, dont elle avait oublié la présence, se trouvait sur sa route et la violente chute qui suivis fut vraiment la goutte de trop. Alors que ses prothèses roulaient sur le sol elle tenta de frapper le meuble malgré la douleur dans sa jambe mais elle ne fit que fendre l'air misérablement avant de pousser un pur cri de frustration qui résonna longtemps dans la pièce… Et le pire c'était que, désorienté par sa chute et privée de repère par le silence qui régnais maintenant, elle ne savait plus du tout vers ou aller pour fuir cette situation pathétique et embarrassante.

Finalement une série de pas se firent entendre et même si son premier réflexe avait été de repousser la main secourable qui s'était poser sur son épaule elle avait fini par se laisser faire pour qu'on la guide à sa chambre.

- Laissez-la faire ce qu'elle veut s'il vous plait, avait soupiré son grand-frère avant de quitter la pièce.

Sans un mot il l'avait guidé à sa chambre pour la laisser s'effondrer sur son lit.

- J'ai… J'ai entendu ce que tu leur as dit, je suis désolé. J'espère qu'un jour, tu pourras me pardonner.

Après cela elle l'avait laissé s'en retourné sans lui répondre, malgré tout elle aimait trop son frère pour lui dire la vérité mais ce soir-là elle n'avait pas eu la force de lui mentir. Quelques semaines plus tard elle arrivait à l'académie Yamaka, sans doute la plus grande école adapté pour handicapé du pays, la totalité des élèves y étudiant souffraient d'un handicap quelconque, cela allait d'un membre amputer aux maladies incapacitantes. Les seuls exceptions était des jeunes ayant décidé de faire carrière dans une professions en rapport avec l'aide aux handicapé et, bonne chose pour elle, chaque niveau de scolarité avait des classes spécialiser pour les étudiants non-voyant, sourd ou muet.

C'est dans cet environnement, encadré par du personnel compétant et entourer de jeunes de son âges, parfois dans des situations bien pire que la sienne, qu'elle avait passé les deux années suivante. Rapidement elle était devenue capable de se débrouiller bien mieux seule et elle avait également vaincu sa peur de l'extérieur sans parler de ses notes qui était remonté au même niveau qu'avant l'accident. Malheureusement au niveau relationnel la situation était beaucoup moins bonne. Non seulement elle ne c'était rapprocher de personne, préférant la solitude, elle évitait aussi au maximum de devoir retourné chez elle. Depuis le jour de son admission la seule chose qui l'avait obligé à aller revoir sa famille avait été la fermeture des dortoirs pour l'été. Son frère, en particulier n'avait plus eu aucun contact avec la jeune fille depuis le soir ou il avait intercédé auprès de leurs parents. Le psychologue qu'elle avait commencé à rencontrer après son admission croyait que cela venait de la perte de confiance envers les gens qui c'était développé chez elle avec les évènements qui avaient suivi son accident : la perte de ses yeux à cause d'une erreur de son frère, être délaisser par ses amis à l'école, la surprotection de sa mère, le déni de son père et aussi l'incapacité de ses professeurs et médecin à la protégé de tout ce petit monde.

L'un des buts de l'académie Yamaka étant de donner aux jeunes handicapé les moyens de bien s'intégré en société l'un de ses professeurs se mis à s'inquiéter sérieusement pour elle au cours de sa dernière année d'étude et son idée pour l'aider avait eu le mérite d'être novatrice. Contactant l'un de ses anciens camarades de classe travaillant dans le domaine de la recherche médical il lui avait parlé de la situation de son élève. Quelques jours plus tard il avait toqué à la porte de l'adolescente avec sous le bras la boite du nerve gear et un passe pour la bêta-test du dernier jeu en cours de production, Sword art online. L'idée était simple, si elle n'était pas capable de s'ouvrir au monde dans la réalité peut-être que dans un univers fictionnel fortement basé sur la coopération elle y parviendrait et peut-être aussi que cet expérience pourrais lui redonner un peu d'espoir. Selon son ami le dispositif transmettait des ordres directement au cerveau du joueur alors même si sa jeune élève avait perdu ses yeux elle pourrait normalement, le temps d'une partie, recouvrer la vue.

Ça avait marché, peut-être même un peu trop. Pendant la phase bêta elle avait passé tellement de temps connecté qu'elle en avait raté des cours et elle avait même passer bien près de se faire confisquer la console quand l'infirmière de l'établissement avait commencé à craindre pour sa santé. C'est sans doute pour cette raison que quand Kayaba Hakihiko avait annoncé les règles de ce monde elle avait certainement été la seule à se réjouir de la situation et qu'encore aujourd'hui elle craignait de voir les Conquérants avancer aussi rapidement vers le dernier étage… Quand ça finirait par arriver, quand le dernier point de vie du dernier boss de cette forteresse volante finirait par être volé par un joueur on lui retirerait son nerve gear et elle replongerait dans les ténèbres de sa vie misérable.