Le destin… pourquoi pas ?
Chapitre 1
-Kazahaya… Personne ne viendra troubler notre petite vie… Nous resterons ici, ensemble, tous les deux…
-Kei… Pourquoi on ne sort jamais du parc ? Il existe quelque chose derrière, mais quoi ?
Un regard dure lui répondit.
-Il n'existe rien, au dehors. Le dehors ne pense pas à nous, alors ne pensons pas à lui.
-Mais pourquoi, Kei ?
-N'y pense plus !
-Kei…
La jeune fille s'approcha de son frère doucement, avant de nouer ses mains autour du cou fragile de l'adolescent, et de serrer.
-Je refuse que tu sorte d'ici. J'ai préféré tuer nos parents que de les partager avec toi, je préfèrerais te tuer que de te partager avec le reste du monde !
-Kei ! Kei !
-Kazahaya ! Qu'est-ce qui te prends ?
Le châtain ouvrit les yeux pour voir Rikuo penché au dessus de lui.
-R…Rikuo ?
-Je ne sais pas ce qu'avait Kakéi dans la tête en nous prenant une chambre à un lit ! Tu es incapable de rester immobile !
-Je… Désolé…
-Si je suis incapable de travailler en revenant à la pharmacie, ce sera de ta faute !
-Mmm…
Rikuo cessa de parler et se tourna vers Kazahaya.
-Qu'est-ce qui te prends ? Je te charrie, et tu ne te mets pas à hurler ? Aurais-tu enfin compris que la nuit était faite pour être silencieuse ?
Kazahaya releva ses jambes et entoura ses genoux de ses bras, tête penchée. Rikuo haussa un sourcil, puis posa une main sur l'épaule de son colocataire et le sentit trembler.
-…Kazahaya ?
-Ça…Ça va… Un… Un cauchemar…
Le brun regarda son vis-à-vis.
-Un cauchemar ? Ça ne devait pas être rigolo du tout, tu te débattais comme si quelqu'un essayait de t'étrangler !
Kazahaya sursauta. Étrangler. Kei avait voulu l'étrangler. Non, il ne devait pas y penser. Il avait fuit, pour rester en vie. Parce que s'il était resté… c'était Kei ou lui qui aurait été tué. Tué. Il se recroquevilla un peu plus sur lui-même, sans remarquer les larmes qui coulaient sur ses joues.
Rikuo, lui, les avait vues. Ce cauchemar avait-il un lien avec le passé de Kazahaya ? Ce passé caché dont il n'apprenait que des brides éparses, au fil des missions ? Il ne pouvait en vouloir au châtain de lui cacher, lui non plus ne parlait pas de sa famille.
Le brun couvrit son complice, puis ferma la lumière.
-Dors, on prends le train dans quelques heures pour retourner chez nous. On remet la statue à Kakéi, puis on doit bosser.
-O…Oui…
Kazahaya se recoucha, en boule, et ferma les yeux. Pendant de longues minutes, Rikuo entendit les sanglots étouffés de son compagnon.
Kazahaya entra à la Pharmacie Midori avec un grand sourire.
-Kakéi ! On a la statue !
-Bravo, je n'en attendais pas moins de vous !
-On aura notre prime ?
-J'ai reçu les factures, mais je vous signale que vos « dépenses » consistait en vos repas et votre hébergement, et non la tonne de souvenirs que Kudo a ramener. Donc, vous n'aurez pas de primes, répondit le pharmacien.
-Ahhhh nonnnn ! s'exclama Kazahaya.
Rukuo soupira. A chaque coup, il se faisait avoir.
-Allez hop hop, donnez-moi cette statue, puis filez ! J'ai toutes ces boîtes qui doivent être rangée avant la pause !
-Bon… d'accord…
Et Kazahaya s'élança vers les rangées pour ranger les produits. Rikuo sourit. Le jeune finirait par se tuer à la tâche. Il s'appuya contre le mur, et Kakéi s'approcha de lui.
-Tout s'est bien passé ?
-Oui. Comme prévu, il a été possédé par l'esprit du sculpteur et lui a permis de compléter son œuvre.
-Alors, il n'y a eu aucune complication ?
-Et bien… Il a fait un cauchemar pendant la nuit.
-Ah bon ?
-On aurait dit que quelqu'un essayait de l'étrangler.
Le regard de Kakéi s'adoucit. Saiga sortit de l'arrière-boutique en baillant.
-Tiens ! Les jeunots sont revenus ! Aslors, la nuit a été agitée ?
-En effet… commença Rikuo.
-Ah ah !
Saiga s'élança vers les rangées et attrapa Kazahaya par la taille.
-Alors comme ça, notre petit chaton perdu est devenu grand ?
-Hein ? Quoi ?
-Alors, le petit gars a eu une nuit agitée ?
-Rikuo ! T'a parlé !
-C'était secret ? demanda Saiga.
-C'est… gênant…
-Gênant d'avoir des pulsions sexuelles ?
-…HEIN ?
-Il a fait un cauchemar, intervint Kakéi.
-Oh… Pardon. Je croyais… Oui, bon.
Et il s'éloigna. Kazahaya resta figé un moment, puis une cliente s'approcha pour une information. Rikuo regarda son co-équipier, rouge comme une tomate, puis sourit. « C'est un vrai gamin. ». Puis, il remarqua que Saiga le regardait avec insistance, avant de lui faire signe. Il le suivit donc dans l'arrière-boutique.
-Oui ?
-J'ai trouver la trace de Tsukiko.
Cela prit du temps à Rikuo avant de comprendre le sens des paroles de Saiga.
-…Quoi ?
-Elle est sur une propriété privée, je n'ai pas pu entrer. Il y a une énorme grille qui entoure la propriété et qui s'étends sur des kilomètres.
-Je trouverai le moyen d'entrer.
-Tu emmèneras Kudo ?
-…Non. Ça doit être dangereux. Et ça ne le regarde pas.
-Tu crois ? demanda une voix.
Il se tourna vers la porte pour voir Kakéi.
-…Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Je te croyais plus intelligent, Rikuo. N'as-tu pas remarquer un fait ? Peu de temps après l'enlèvement de Tsukiko, tu es arrivé ici, et tu as trouvé…
-…Kazahaya… Tu crois que c'est lié ?
-Je ne crois pas. Je sais.
-Cette propriété a un rapport avec lui ?
-Oui. C'est l'endroit qu'il fuit.
-Alors pourquoi l'y emmènerais-je s'il fuit cet endroit ?
-Parce que son destin y est lié.
Rikuo regarda Kakéi avec insistance.
-Depuis quand réponds-tu aussi clairement aux questions ?
-Depuis que le moment est arrivé.
-Quel moment ?
Saiga s'approcha de Kakéi pour passer un bras autour des épaules du pharmacien.
-Comme tu le sais, Kakéi est un Sakimi. Il peut voir ce qui se passera dans le futur. Il savait ce qui vous attendait, tous les deux, c'est pour cela qu'il a créé cette pharmacie. Pour pouvoir vous épauler. Vous donner un toît et un travail, mais aussi des missions pour vous habituer à vos pouvoirs.
-Et toutes les fois où tu a escroquer Kazahaya ?
-Ah ! C'était pour lui rendre le jour où il partirait, sourit Kakéi.
-…Je ne te crois pas.
-Tu fais bien, sourit Saiga, parce qu'il ne lui rendra pas. C'est ce que Kakéi appelle « sa paye », pour l'aide qu'il vous offre. Alors ? Veux-tu l'adresse de cette propriété ?
Rikuo le regarda, l'air sérieux, ou du moins, plus sérieux d'à l'habitude.
-J'ai jurer de ramener Tsukiko, même si ce devait être de la mort.
-Je te confie donc cette nouvelle mission, fit Kakéi. Mais tu dois emmener Kudo avec toi. Vous êtes une équipe, et puis… Vous aurez besoin l'un de l'autre.
-C'est plutôt lui qui a besoin de moi, habituellement.
-Crois-moi, tu auras besoin de sa présence plus que jamais.
Rikuo sortit de l'arrière-boutique sur ces paroles plus qu'énigmatique, avec en poche un papier couvert d'encre, pour aller aider Kazahaya avec la pharmacie.
Saiga se tourna vers Kakéi.
-Tu crois qu'ils s'en sortiront ?
-Bien sur que si. J'ai vu.
-Il me semble qu'on aurait pu leur en parler… Au moins à Rikuo. Qu'il soit en mesure d'aider Kudo.
-Tu sais bien qu'ils ne doivent rien savoir. C'est la condition principal à ce que je puisse les aider, « je ne dois rien leur dire. ».
-Il me semble que c'est cruel de les envoyer dans cette maison de fous…
-Et pourtant… Même les sains peuvent vivrent dans l'ombre de la folie…
Kazahaya s'arrêta en voyant l'endroit où ils étaient. Le parc où il s'était effondré après avoir fuit Kei. Le parc où Rikuo l'avait trouver. Le brun s'immobilisa en voyant son compagnon figé. Il finit par lui désigné un endroit.
-C'était là, exactement. Ça fait déjà six mois que je t'endure. J'aurais jamais cru résister aussi longtemps. Allez, viens. On a une mission.
Kazahaya le suivit, mais plus il s'approchait de l'endroit qu'il avait fuit six mois plus tôt, plus il tremblait. Rikuo s'arrêta devant une grille, puis sortit le plan de Saiga de sa poche.
-C'est ici.
-NON !
Rikuo se retourna, surprit.
-Comment, non ? C'est ici, regarde le plan toi-même !
-Non, non, non ! Je refuse d'entrer là !
Oh. L'endroit qu'il fuyait. Bien sur qu'il ne voulait pas y entrer.
-Kazahaya, on a pas le choix. Viens. C'est une mission, on doit le faire. Sinon, Kakéi nous fera dédit.
-Je ne veux pas entrer là !
-KAZAHAYA KUDO ! TSUKIKO EST LÀ, JE DOIS ALLER LA CHERCHER ! JE REFUSE DE LA LAISSER MOURIR, ET J'EN AI RIEN A FAIRE DE TES PETITES CRISES DE PEUR !
Kazahaya resta choqué devant les cris de Rikuo. Jamais le brun ne s'était emporté ainsi contre lui. Il avait été cynique, méprisable, détestable, mais jamais il ne s'était emporté contre lui. Cette Tsukiko comptait donc tant pour lui ? Le chatain pencha la tête. Pouvait-il empêcher Rikuo d'être heureux avec celle qu'il cherchait depuis si longtemps ? Pouvait-il être aussi égoïste ? Même s'il trouvait la mort dans cette propriété… Cela ne ferait que mettre une fin à cette existence étrange, anormale, où il ne faisait jamais rien comme personne. Ce ne serait que le juste retour des choses. Il aurait du mourir dans cette propriété, il y avait de cela 6 mois et demi. Il allait y mourir, mais en sauvant quelqu'un, et en rendant Rikuo heureux. Un geste héroïque ? Peut-être. Même s'il tremblait de peur.
-On entre ?
-…On entre…
Rikuo s'approcha de la grille, mais fut éjecté, comme si une barrière magique s'était dressée. Il se releva difficilement, cherchant son souffle.
-Qu'est-ce que…
-Une barrière héréditaire.
-Quoi ?
Kazahaya s'approcha de Rikuo en soupirant, puis prit une roche coupante au sol. Rikuo recula, puis sursauta en voyant la pierre faire une entaille au poignet de Kazahaya. Ce dernier s'approcha un peu plus de Rikuo, avant de lui appliquer du sang sur les mains, sur le front. Puis, il le prit par la main, et s'approcha de la grille. Aucune barrière ne s'érigea.
-Comment as-tu fais ? demanda Rikuo une fois qu'ils eurent passé la barrière en l'escaladant.
-Je n'ai rien fais… Seuls ceux ayant du sang des Kudo peuvent passer cette grille. Je t'ai seulement fait « profiter » de mon sang maudit…
a suivre
Et oui, c'est ma première fic de Lawful drug... Mais en lisant les autres fanfictions, j'ai eu envie d'écrire sur ce manga que j'adore aussi ! Notez que je suis une auteure qui essait de se diversifier... Du Harry Potter, oui, mais aussi du Dragon Ball, du Alice 19th, du Lawful Drug, du Fantôme de l'Opéra... Sans comptet tout ce qu'il y a dans mes cartables que je n'ai pas le courage de retranscrire !
Que pensez-vous de ce premier chapitre de Le destin... pourquoi pas ? ? J'espère qu'il vous aura plus, j'attends vos reviews, et on se revoit au chapitre 2 !
ParaSan
