Chapitre 3
Kei s'avança et, doucement, caressa la joue de son frère. L'un de ses ongles le griffa, et une trace de sang apparue sur la joue du châtain qui ferma les yeux. Sa respiration cessa un instant, et ne reprit que lorsque la jeune femme se recula. Il ouvrit les yeux, pour voir la folie dans les yeux de cette sœur qu'il avait tant chérie. Elle saisit son poignet et l'entraîna avec elle, ses doigts crispés sur le poignet fragile de l'adolescent, ses ongles perçant la peau. Rikuo plissa les yeux de rage. Kazahaya la laissait faire, semblable a un enfant résigné à ne pas avoir la luge tant souhaitée pour Noël.
Rikuo les suivit jusqu'à la maison. La porte s'ouvrit et une femme aux longs cheveux noirs sortie pour accueillir les frère et sœur. Le cœur de Rikuo se serra.
-Tsukiko…
Kei relâcha le poignet de son frère pour s'approcher de sa captive et caresser sa joue doucement. Tsukiko sourit, et embrassa la folie incarnée. Rikuo recula brusquement, alors que Kazahaya ouvrait de grands yeux.
-Mais… Je… Je ne comprend pas…
-Kei… Tu nous présente ? demanda Tsukiko en souriant.
-Mon petit frère, Kazahaya. Kazahaya, Tsukiko, ma compagne.
-J'ai beaucoup entendu parler de vous, Kazahaya.
Tsukiko tendit la main pour serrer celle de Kazahaya, et remarqua alors le sang qui coulait de son poignet.
-Vous êtes blessé ? demanda t'elle, soucieuse.
-Il s'est fait mal en escaladant la barrière, fit Kei en souriant.
-N'aurait-il pas été plus simple de sonner ? Nous aurions été ouvrir…
-Mon petit frère adore faire des surprises… N'est-ce pas, Kazahaya ?
-O…Oui, Kei…
Il avait une voix de gamin terrifié, et Rikuo se retint à ce moment-là de ne pas sortir de sa cachette pour le prendre dans ses bras. Mais il restait là, espérant savoir ce que Tsukiko, sa chère Tsukiko, faisait là, avec cette folle…
-Que diriez-vous d'une tasse de thé ? demanda celle que Rikuo avait cherché partout.
-Assoyez-vous à la table, je vais aller en faire. Tsukiko, tu peux surveiller mon frère ? Je crois qu'il semble un peu nerveux, je ne voudrais pas qu'il se sauve…
-Compte sur moi, Kei.
La folle s'éloigna, et Tsukiko se tourna avec un charmant sourire vers Kazahaya.
-Qu'est-ce qui vous a décidé à revenir ?
-Rikuo.
Les yeux de Tsukiko s'agrandirent de surprise.
-Vous connaissez Rikuo ?
-Il vous attend à l'extérieur de la propriété. Il n'a pas cessé de vous chercher, depuis six mois. Vous pourrez retourné dans le vrai monde et…
-Je refuse d'abandonner Kei !
-Pourquoi ? Vous ne voyez donc pas qu'elle est folle ! Elle a tué nos parents, elle a voulu me tuer il y a six mois ! Elle aurait tué Rikuo s'il n'était pas parti à temps !
-Elle a un comportement étrange parfois, je l'avoue, mais elle ne…
-Elle est folle ! Complètement folle ! Rejoignez Rikuo avant qu'elle ne vous blesse aussi !
-Non !
S'en fut trop pour Rikuo, qui sortit de sa cachette pour s'avancer vers eux.
-Rikuo… souffla Tsukiko.
-Dépêchez-vous ! Avant qu'elle ne revienne ! souffla t'il.
-Partez, je vais la retenir, dit Kazahaya.
-Ne dis pas de bêtises ! répliqua Rikuo. Suivez-moi, vite !
-Rikuo ! Je ne veux pas partir ! Je ne peux pas abandonné Kei comme ça !
-Elle t'a enlevée !
-Oui, c'est vrai, je l'avoue ! Mais pour combler le vide qu'avait fait l'absence de son frère ! Kei a besoin que l'on s'occupe d'elle, qu'on l'aime ! Elle ne veut rien de plus ! Je ne peux pas l'abandonné !
-Tu n'es quand même pas tombée amoureuse de cette folle, de cette meurtrière ?
La voix du brun était pleine de rage. Tsukiko le regarda froidement dans les yeux.
-En quoi cela te concerne t'il ?
-Tiens donc… fit la voix de Kei. Nous avons de la visite, on dirait… Tu a mentis, Kazahaya… Tu a dis qu'il était partis… Tu m'a mentis !
Le plateau avec la théière et les tasses tomba au sol, et bientôt Kazahaya fut au sol, Kei assise sur son ventre et les mains autour de son cou.
-Kei !
-KAZAHAYA !
Alors que Rikuo allait assommer la folle avec une roche, Tsukiko se jeta a son cou.
-Kei… Chérie… Arrête… Laisses-le… Même s'il a mentit… Nous restons avec toi… Rikuo ne nous emmèneras pas loin d'ici… Ne t'en fais pas… Lâche-le… Kei… Tu ne veux pas tuer ton petit frère… Tu veux qu'il reste vivant, ici, avec toi et moi…
Kei finit par relâcher la prise sur le cou de son frère, qui étouffait. Il porta les mains à sa gorge, cherchant son souffle.
-Kazahaya… Est-ce que ça va ? demanda Rikuo.
Ne pouvant parler, il fit un signe de tête. Doucement, Kei se releva, aidée par Tsukiko, et Rikuo saisit son camarade par le bras pour l'éloigner de cette furie. Le psychométrique s'appuya contre l'épaule de son colocataire, les mains toujours à sa gorge en sang des ongles de Kei. Le visage de Rikuo était fait de rage.
-Plus jamais vous ne le toucherez ! Jamais !
Le visage de Kei s'étira d'un sourire.
-Voilà qui est intéressant…
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j'ai eu un peu de mal avec ce chapitre là... Aussi que j'avais beaucoup d'idées pour d'autres fanfictions... mais je ne vous oublie pas ! "Je ne vous oublie pas... Non, jamais... " Arggggg Maudite chanson...
