Note de l'auteure: Après un petit moment a vous avoir fait attendre, voici dont le quatrième chapitre de Le destin... Pourquoi pas ? Compte tenu du fait que la folie de Kei est à un stade élevé et que cela lui fait faire des actions tout sauf irréprochable, je me vois obligée de monter le rating de cette fic... De T, je dois passer à M... Enfin, voici le quatrière chapitre, et malgré ce qui s'y passe, j'espère qu'il vous plaira...

Chapitre 4

Kei fixait Rikuo avec une lueur amusée.

-Et comment comptez-vous donc m'empêcher ?

Elle leva une main, et une bourrasque de vent se leva, tourbillonnante, autour de Kazahaya, qui croisa ses bras devant son visage pour se protéger. Tsukiko s'agrippa au bras libre de Kei, la suppliant d'arrêter. Rikuo fixait la colonne de vent, sceptique. Des larmes coulèrent sur les joues de Kazahaya alors que ses vêtements se déchiraient par a coup et que des coupures apparaissaient sur son corps. Rikuo ouvrit de grands yeux en comprenant que le vent était tranchant. Sans hésiter, il traversa le tourbillon, ignorant les coupures, et enveloppa Kazahaya dans ses bras, protégeant son corps avec le sien. Il sentit du sang couler sur sa joue, le long de ses jambes, mais ne fit que raffermir sa prise sur le corps tremblant, alors que Kazahaya s'agrippait à son chandail, son visage caché contre son torse.

-Kei ! Arrête ! Je t'en prie ! Arrête ! Kei ! criait Tsukiko. KEI ! NE BLESSE PAS RIKUO ! JE NE VEUX PAS QUE TU LUI FASSES DE MAL !

Le vent cessa aussitôt, et Kei regarda sa compagne avec douceur. Chancelant, Rikuo se laissa glisser au sol, tenant toujours fermement Kazahaya dans ses bras. Tsukiko se précipita vers eux, et passa ses bras autour du cou de Rikuo, blottie contre son dos.

-Rikuo ? Est-ce que ça va ?

-Tsukiko…

-Chéri, je t'en prie, dis-moi où tu as mal… Tu sais que je peux t'aider…

-Guéris-le, d'abord, répondit-il en désignant Kazahaya d'un mouvement de tête.

Ce dernier était blanc sous son masque de sang, et avait perdu connaissance, toujours dans les bras de son camarade. Rikuo l'étendit au sol, et Tsukiko s'approcha de lui. Le télékinésiste se tourna vers Kei, le visage empli de haine. Elle se contenta de sourire avec amusement.

-Je ne l'ai pas touché.

-Vous l'avez blessé… Encore ! Qu'est-ce que vous avez contre lui ?

-Il est parti.

-Vous aviez voulu le tuer ! Il aurait du rester ici, a sursauter au moindre bruit, a avoir peur de tout, et finalement devenir fou ?

-Il n'avait pas le droit de m'abandonner, fit Kei avec une moue d'enfant. Mais ce n'est pas grâve ! Car j'ai trouvé Tsukiko, et maintenant, Kazahaya est revenu ! Comme Tsukiko ne veut pas que je te tue, je vais t'envoyer loin d'ici, et nous vivrons ensemble tous les trois. Pour toujours !

-Je ne partirai pas d'ici sans Tsukiko et Kazahaya !

-Mais si, tu le feras. Parce que c'est ce que je veux.

-Le monde n'existe pas seulement pour satisfaire vos caprices.

-Le monde autour de moi, si. Je suis la maîtresse de ce monde, tu peux comprendre ça. Je veux créer, je créé. Je veux détruire, je détruits.

Elle leva une main vers Kazahaya et Tsukiko, et chacun eut alors sur le dos un magnifique kimono.

-Dans cette propriété, tout m'obéit. Et tu feras comme le tout. Je te dis de t'en aller, tu t'en iras. Avant de disparaître.

Rikuo serra les poings, tremblant de rage, et une roche explosa à côté de lui. Kei sourit.

-Le pouvoir de la destruction… Mais tu ne le contrôles pas encore. Et ton pouvoir est moindre au mien. Tu ne pourrais pas détruire quelqu'un… Moi, si. Tu veux une preuve ?

Rikuo se plaça devant les deux personnes qu'il voulait protéger. Tsukiko, qui avait finit d'utiliser son pouvoir de guérison sur Kazahaya, se leva pour déposer une main sur l'épaule de Rikuo.

-Rikuo… Pars… Ou accepte de rester avec nous. Ne la contrarie pas. Je t'en prie…

Kei joignit ses mains devant elle, comme dans une prière.

-Izshtenu agami atara mighera… Izshtenu agami atara mighera… Izshtenu agami atara mighera…

Une ombre apparue devant elle, silhouette humaine aux formes incertaines. Après un moment, ils purent voir une adolescente se tenir devant eux. De grands yeux où on pouvait lire une innocence d'enfant. Son corps était nu, et ses cheveux blonds, longs jusqu'aux reins, ne cachaient que très peu sa poitrine dénudée.

-C'est ma création… fit Kei en souriant. Elle est réussie, n'est-ce pas ? Elle est plus humaine qu'une véritable humaine… Sur bien des points !

Elle s'approcha de la jeune fille et la caressa du bout de ses longs doigts aux ongles pointus. Sous la caresse, le bout rose se dressa alors que de l'incertitude apparaissait dans le regard vert de la création.

-Si ce ne serait du fait qu'elle ne sait rien de rien, elle pourrait aisément vivre parmi les humains… Jamais ils ne verraient la différence entre elle et une vraie femme… Ni dans sa manière d'agir, ni dans sa consistance, ni dans son fonctionnement… Tu veux peut-être la tester ? Voir si elle est bien comme une vraie femme ?

Les yeux de Kei brillaient de malice, alors que sa main descendait des seins pour toucher le ventre plat de l'adolescente dans une caresse sensuelle et lente.

-Tu veux voir si elle se cabrera sous tes caresses, si elle pleurera lorsque tu la posséderas ? Veux-tu tester la moiteur de son sexe, la voir se cabrer sous tes coups de reins, l'entendre gémir contre ton oreille ? Veux-tu goûter sa boisson de désir, toucher sa perle de désir ? Veux-tu lécher son intimité comme tu le ferais avec une glace ?

Tandis qu'elle parlait, sa main descendait toujours vers la toison encore blonde de l'adolescente, se collant contre son dos alors que la jeune fille se cabrait légèrement vers l'arrière alors que l'autre bras de Kei l'enserrait, que son autre main caressait ses seins et que, la bouche contre son oreille, elle parlait à Rikuo d'une voix semblable à celle d'Ève lorsqu'elle tentait de convaincre Adam de commettre le péché de la chair avec elle, frôlant de ses lèvres le cou de la jeune fille.

-Kei ! Arrête ça ! cria Tsukiko, tremblante de rage.

Mais Kei l'ignora. La création ferma les yeux, la tête penchée vers l'arrière, appuyée contre l'épaule de Kei, lorsque cette dernière écarta les parois de son sexe pour y faire pénétré un doigt, et un gémissement sortit de ses lèvres.

-Veux-tu la sentir étroite autour de toi, chaude et humide, lorsque tu te perdras en elle ? Veux-tu goûter la sueur qui maculera son corps lors de votre union ? Ou préfèreras-tu goûter ses seins, tel un enfant nourrit par sa mère ? Les prendre en bouche et te délecter de leurs blancheur, mordre l'auréole brune qui pointera de désir ?

Elle embrassa le cou de la jeune fille tout en commençant un langoureux mouvement, suivant le même rythme que ses doigts dans l'intimité de l'adolescente, dont la gorge laissait sortit des gémissements plaintifs alors que ses hanches suivaient le même mouvement que celle de Kei et qu'elle enroulait une jambe autour de celle de cette dernière pour faciliter le passage et que la main pénétrait un peu plus. Ses bras étaient relevés et elle se tenait au cou de Kei et que tout son corps tremblait et qu'elle se penchait vers l'arrière tout en poussant son bassin vers l'avant, plus à la rencontre de la main qui la brûlait de l'intérieur.

-Veux-tu savoir à quel point elle est mouillée, à quel point elle te désire ? Ou préfèrerais-tu que ce soit elle qui te goutte, qui te prenne en bouche et te mange comme une friandise ?

Les pupilles de Rikuo n'étaient plus que deux fentes étirées. Désir ou rage ?

-Veux-tu sentir ses lèvres autour de toi, sa langue te lécher sur ta longueur, la paroi chaude de sa bouche lorsqu'elle te sucera jusqu'à ce que tu en jouisses ? Veux-tu la voir avaler ta liqueur amère ? Veux-tu savoir à quel point elle est une véritable femme ?

Kei avait une voix rauque a présent, et l'adolescente se mordait les lèvres pour ne pas hurler alors que la main continuait sa besogne. Ses yeux s'agrandirent et un cri échappa à son contrôle alors que ses jambes la trahissaient. Kei retira sa main et l'étendit au sol, face à Rikuo, le corps tremblant et les jambes écartés, dévoilant son sexe mouillé.

-Veux-tu savoir à quel point elle est une véritable femme ?

-Non.

Le mot était tombé comme une massue, faisant sursauter Kei et Tsukiko.

-Comment, non ?

-Je ne suis pas intéressé, et de plus… Si véritablement elle est humaine, elle n'a pas à jouer les esclaves sexuelles simplement parce que VOUS le désirez. Si vraiment elle est humaine, c'est un viol que vous venez de commettre.

Les yeux de Kei se mirent à briller de fureur, et l'instant d'après, elle était sur l'adolescente et la lacérait de mouvement de vents, comme elle l'avait fait avec Kazahaya un peu plus tôt, mais en plus violent. Le sang gicla autour d'elles, et lorsqu'elle se releva, le visage barbouillé de rouge, un cœur encore battant entre les mains, terriblement calme, elle se tourna vers Rikuo.

-Si elle était vraiment vivante, ceci serait un meurtre.

Et elle sera le poing, écrasant le cœur qui émit un bruit de gargouillis alors qu'un peu plus de sang giclait.

-C'est un meurtre… mais peux-tu le prouver ? A-t-elle déjà existé aux yeux de quelqu'un ? Était-elle enregistrée quelque part ? Avait-elle une identité, un nom ? Avait-elle simplement prononcé un mot ? Était-elle vivante ? Oui… A-t-elle existé ? Cela est une autre question… Je l'ai crée. Je l'ai détruite. Pourrais-tu en faire autant ?

Tsukiko tremblait derrière Rikuo. Son teint était blanc, elle semblait proche de la nausée. Jamais elle n'avait vu Kei dans cet état. Jamais elle n'avait vu son amie utiliser ses pouvoirs de cette façon, et elle se demandait combien de fois, en six mois, Kei avait-elle pu ainsi « jouer » avec des créations.

Kazahaya émit un grognement et s'agrippa à une jambe de Rikuo pour se relever. Il leva la tête pour voir, a deux pas de lui, le corps mutilé d'une adolescente dont les jambes écartées laissaient voir son sexe maculé de sang.

Rikuo pencha la tête pour le regarder, et s'agenouilla aussitôt pour le prendre dans ses bras en voyant le visage effrayé et dégoûté que Kazahaya. Alors qu'il le serrait contre lui et cachait le visage de l'adolescent contre lui tout en lui caressant les cheveux, il réalisa que la création et Kazahaya avaient les mêmes yeux verts.

Tsukiko se pencha a son tour et sourit nerveusement à Kazahaya.

-Vous êtes éveillés ? Vous allez mieux ?

-Q…Qu'est-ce qui s'est passé… ? demanda t'il d'une voix effrayé.

-Je montrais seulement à ton ami à quel point mon pouvoir de création et de destruction était puissant… et parfaitement fonctionnel. Cependant, il a refusé de vérifier cette dernière option de lui-même… Quel gâchis ! Pourtant, j'étais sûre qu'elle lui plairait… A peine sortie de l'enfance, belle et pure, si parfaite… Une véritable invitation à la luxure, un fantasme vivant ! Et lui refuse… Oh !

Kei plaqua une main sur sa bouche.

- Pardonne-moi… Je ne devrais pas rire de toi. Et je n'aurais jamais du te faire cette petite mise en scène. Tu a du franchement m'en vouloir, mais tu a su résister à la tentation… C'est bien, petit ! Je suis sure que tu feras un excellent prêtre !

Et elle éclata de rire.

-Je ne me suis pas destiné à la prêtrise, dit Rikuo d'une vois calme. Je n'accepte juste pas de coucher avec n'importe qui d'autre que la personne que j'aime.

Kazahaya releva la tête, et vit le regard ému et fier de Tsukiko lorsqu'elle regarda Rikuo.

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Ouaiiiissssss... Bon. C'est mon chapitre. C'est pas du tout mon genre d'écrire ça, quoique j'ai fais quelques lemon avec Remus et Severus... (Deux, en fait.) et que je "voulais" essayer d'écrire avec deux filles... quoique là... Eum... C'est pas exactement comme une vraie relation, mais bon... Enfin... Malgré... Eum... ÇA... Comment vous le trouvez ?