Chapitre 4 : L'ancien temps
La fabrication de l'automail de Ben allait prendre du temps. Il demanda a Winry le top du top, et elle était décidée a donné le meilleur. Elle eut accès à un atelier au plein cœur de centrale et pouvait utiliser des outils et matériaux de dernière génération. Mais cela ne pouvait pas réconforter Ben. Outre la perte de son bras, ce qui le préoccupa le plus, c'était qu'Elgar c'était enfuit. Le commandant fit son rapport à Mustang. Il y a tout décrit en détail. Comme le fait que Ben se révéla être un alchimiste, et qu'Elgar avait l'aire de bien le connaitre. Le général n'attendit pas très longtemps avant d'aller interroger Ben en personne afin d'en tirer des réponses. Ce dernier lui répondit : « Laissez-moi un peu de temps. Je vous direz tout, à vous, Armstrong et Winry ». Roy n'eut d'autre choix que de le faire surveiller par deux hommes en faction devant sa porte.
Un jour, Winry lui rendit visite.
-Salut Ben, je vais devoir t'embêter il faut que je fasse des mesures ton bras.
Il ne répondit pas. Elle se rendit compte que, devant la fenêtre, il tenait une photo. Toujours cette même photo. Il se retourna vers elle.
-Winry, les mesures devront attendre, j'ai des choses à dire à Mustang et Armstrong. Et à toi aussi, il est temps que je réponds à vos questions.
Winry alla les chercher. Quelques heures plus tard, dans une salle de l'hôpital, Armstrong arriva le premier, suivit par Roy. Ce dernier pris la parole.
-Alors, décidé à répondre ?
-Oui, asseyez-vous, prenez un café, ça risque d'être un peu long.
-Très bien, alors tout d'abord, dit moi quel est le lien entre toi et Elgar.
-Je le connais depuis un bon moment, nous avons étudié l'alchimie ensemble, mais laissez-moi commencer per le début.
Ils furent tout à coup surpris et écoutèrent Ben attentivement. Il commença à raconter l'histoire de sa vie :
« Comme vous le savez, je viens de Calderas. Une immense ville étendue à perte de vue. J'ai grandis dans le cartier de plus infâme, qu'on appelle « la ville basse ». Mes parents sont morts alors que je ne devais pas avoir plus de quatre ans. Et j'ai été élevé dans un orphelinat. Toute mon enfance j'ai vu mes amis partir avec de riches familles. Moi, personne n'a jamais voulue de moi. Il faut dire que je n'étais pas un gosse facile. Je passais mon temps à essayer de m'enfuir. Mais un jour, à mes douze ans, j'y suis enfin arrivé. J'ai quitté cette prison pour vivre de mes moyens. Pendant près de trois ans, chaque jour, mon objectif était d'avoir de quoi manger le soir. Et je n'y arrivais pas toujours, mais au moins je vivais comme je le voulais et c'était tout ce qui m'importait. Je m'étais fait un petit chez moi dans un immeuble à l'abandon. La journée je trouvais des petits travails, mais quand ce ne suffisait pas, quand je ne pouvais pas me payer à manger, et bien je me servais. Et j'étais plutôt doué. »
Roy se leva et demanda a Ben.
-Et quel est le lien avec Elgar ?
-Laissez le continuer général ! rétorqua Winry.
-Oui je pense qu'il ne nous raconte pas tout ça pour rien. ajouta le commandant.
- Je sais que ça parait long, mais patience, ça arrive.
Et il continua :
« Un jour cependant, tout ça allait s'en retrouver changer. C'était un jour particulièrement mauvais, il pleuvait à torrent, certains quartier en étaient même inondés. Comme à mon habitude, j'étais en train de rejoindre ma planque, quand je vis ce qui bouleversa ma vie. Une jeune fille, à peine plus jeune que moi était assis dans un coin sous la puis, pleuvent et essayant de se réchauffé. Je m'avançai vers elle pour l'aider et l'amener avec moi. Elle s'appelait Milly, elle était la fille d'un riche propriétaire d'une chaine de boutique dans les hauts quartiers. Je lui demandai comment elle s'était retrouvé la. Elle me répondit qu'elle s'était perdue quand, avec ses parents, ils sont venus dans le coin pour leur nouvelle boutique. En voyant comme elle avait peur, j'ai décidé de m'occuper d'elle. Je lui suis donné toute les provisions que j'avais et de quoi se réchauffé. Toute la nuit nous avons fait connaissance et nous sommes devenus très proches. Mais il fallait qu'elle retourne chez elle. Le lendemain, je l'ai raccompagné dans les beaux quartiers d'où elle venait. Ici, il n'y avait pas de place pour les voyous dans mon genre. La garde de la ville faisait du très bon travail, enfin, pour cette partie de la ville. Arrivée chez elle, elle fut recueillie par une servante de la maison. Quand son père arriva, il n'eut pas l'aire d'être tellement affecté par ce qui venait de se passer. Non il avait même l'aire en colère. Je crue qu'il allait corriger sa fille, jusqu'au moment ou il s'aperçu de ma présence. Il dévisagea et cria immédiatement à la garde. J'eu à peine le temps de réagir qu'ils me saisir pour me jeter dans une cellule. »
-Tien, tu as fait de la prison en plus ? demanda Mustang.
-Mais quoi t'accusait-on ? demanda à son tour Winry.
-Et bien, un jour je me suis introduit dans une boutique pour trouver le coffre et en prendre l'argent. Et devinez qui m'est tombé dessus !
-C'était le père de ton ami ?
-Oui commandant, comme quoi, le hasard fait bien les choses.
-Je ne comprends pas, pourquoi dis-tu ça ? interrogea Armstrong en se touchant la moustache.
-Laissez-moi continuer, ce n'est pas encore fini.
« L'homme m'avait bien reconnue et en a déduit que j'avais enlevé sa fille et que je m'apprêtais à demander une rançon, ce qui aurait été un plan compétemment idiot ! Mais il était du genre borné. Mais au bon milieu de la nuit, Milly vint m'aider à m'échapper. Elle était très intelligente et avait prévue son coup. Tout se passa à merveille. En sortant du cartier, je lui demandai :
-Pourquoi tu as fait ça, ton père va te tuer !
-Ca ne risque pas, il ne me verra plus c'est terminer. Et puis, tu m'as bien aidé toi aussi ! Je ne pouvais pas rester la a regardé mon père se défouler sur un innocent. Me dit-elle en me tirant par la main.
-Milly, je ne suis pas innocent… elle me coupa.
-Je sais ce que tu as fait dans une de ses boutiques. Et très franchement, je t'en remercie. Cela fait bien longtemps qu'il ne préoccupe plus de rien d'autre que de son confort personnel. Je n'ai jamais compté pour lui. Alors que toi, tu as fait plus en une nuit que lui en tant d'années. Elle s'arrêta de courir et se tourna vers moi, me lâchant la main.
-Enfin, tu étais perdue et trempée, comment j'aurais pu te laisser comme ça ?
-Demande ca a tout ceux qui sont passé, fessant semblant de ne rien voir. Et puis, avec toi, je me sentais en sécurité. Alors c'est décider, fini de vivre avec quelqu'un qui ne me regarde même plus, je veux te suivre.
-Alors viens avec moi ! lui dis-je en lui reprenant la main.
Elle a ainsi vécue avec moi près d'un an. A partir de cette nuit, je me suis énormément attacher à elle, et réciproquement. Elle me parlait de sa passion pour la chimie, et tout comme moi, de l'alchimie. Elle me confia que son rêve était d'intégré « Le centre », la meilleure école de sciences de Calderas.
Le jour de son anniversaire approchait, et j'avais trouvé le cadeau idéal. Je lui donnai une fiche qui annonçait l'ouverture des concours pour intégrer « Le centre ». Jamais je ne l'avais vu aussi contente, nous avions une chance de réaliser un rêve. Mais les sélections ont été très rudes. Il y avait théorie, pratiqué et entretien personnel. Milly réussit les examens, et grâce à son aide, moi aussi. Elle m'a appris ce qu'elle savait. Mais les examinateurs m'ont dit que j'avais eu d'excellents résultats en pratique. Nous avons donc étudié trois ans là-bas. Il y avait de tout, de la physique, de la chimie, des mathématiques, et un peu d'alchimie. C'était très difficile, mais je n'avais pas le droit d'abandonner.
Pendant ces trois années, nous avions fait la connaissance de celui dont les résultats étaient bien devant les nôtres, Elgar. Lui aussi convoitait une place pour apprendre l'alchimie de haut niveau. Pour y avoir accès il fallait encore passer par des épreuves. Nous pouvions passer seul, ou en groupe. Nous avons donc choisis de le faire à trois, Elgar, Milly et moi. »
-J'ai entendue des choses sur cette grande école. Et en effet, il parait que les études y sont particulièrement difficiles. affirma Mustang.
-Et c'est là que tu as appris à faire ce que tu as fait sur cette créature ? demanda Winry.
-Pas tout à fait.
« Pour cette épreuves, nous devions faire une grosse manipulation, don je passerai les détails. Un jour, alors que nous terminions les préparatifs, je devais faire une réaction chimique. Mais j'avais encore des tas de feuilles à remplir. J'ai donc demandé à Milly de le faire à ma place. Et ce fut ma plus grande erreur. Les composants était plus instables que nous l'avions imaginé, nos calculs se sont révélés faut. Le produit s'est embrasé, avec une bonne partie du laboratoire, et Milly. Nous avons réussi a vite contenir l'incendie mais c'était déjà trop tard. Milly fut gravement bruler. Elle se roulait parterre en criant de douleur. Une image que je n'oublierai jamais. Quand les médecins la prirent en charge, nous savions tout de suite que c'était la fin. Ils ont réussi à calmer sa douleur pour essayer de la sauvée. Le soir, je vins la voir. Elle était méconnaissable. J'espérais m'être trompé de cambre mais au font je savais que c'était bien elle. Elle qui avait un si jolie visage, avec son grand sourire et ses yeux marrons. Elle qui à présent était couverte de bandages, laissant apparaitre quelques petits espaces autours de ses yeux, ou sa peau avait comme fondue. Quand je me suis assis a coter d'elle, elle sentit ma présence. Elle prit ma main et chuchota quelque chose. Je me suis approché de sa bouche pour entendre ce qu'elle voulait me dire, mais plus rien. Elle était partit. Je venais de perdre la seule personne qui avait compté pour moi. »
Après ces derniers mots, un grand silence s'abattit dans la salle. Roy restât bouche-bé, ne sachant pas quoi dire. Il vit même une larme couler sur le visage de son commandant, qui regardait le sol, les poings sur les genoux. Winry aussi pleurait, se cachant la bouche avec une main. Roy fini par prendre la parole. -Tu as vécu une vraie tragédie, nous sommes tous désolés pour toi. lui dit-il essayant de ne pas laisser paraitre son malaise.
-Vous êtes désolé général ? Attendez, je n'ai pas encore fini !
Winry se retourna vers lui avec de grands yeux.
« Pendant plusieurs mois, je suis resté isoler, me répétant que c'était de ma faute, que c'est moi qui aurais due mourir. J'ai refusé de voir toutes les personnes voulant me présenter leurs condoléances. C'était tous des menteurs, ils m'ont toujours regardé de haut. Mais un jour Elgar est venus. Il me dit qu'il a trouvé un moyen de ramener Milly. Il avait fait des recherches sur la transmutation humaine. Le grand interdit de l'alchimie. Et j'en étais conscient de cet interdit. Mais à quoi bon, si je pouvais réparer mon erreur. Puis le jour de notre essaye était arrivé. Nous avions rassemblé tous les éléments, il était temps de la ramener. Mais une fois de plus, tout tourna au désastre. Je m'aperçus que ce n'était pas de l'alchimie. C'était bien différent. Et Elgar me parla de ce qu'il avait vraiment appris. Il ne s'agissait pas seulement de la transmutation humaine. Mais de quelque chose d'encore plus ancien et dangereux. On appel ceci la nécromancie. Quand je voulais l'arrêter il lança l'incantation et puis plus rien. Je ne me suis réveillé qu'une heure après, comme plonger dans un coma. Et aucune trace d'Elgar. Mais au centre de la pièce y gisait un corps difforme à l'apparence presque humaine. Et ceci ressemblé vaguement a la créature que nous avons vue à Rushvalley. »
